Vous êtes communiste et pourtant vous utilisez Facebook ?
- Vous êtes bien éditorialiste au Figaro et pourtant vous vous soignez grâce à la Sécu.” Ian Brossat répondant à un journaliste du Figaro

Accueil > Archives > Aube > Tout le département > Services publics – Promotions et développement > Réforme des collectivités, référendum sur la Poste... LA DROITE N’AIME PAS LA (...)

Réforme des collectivités, référendum sur la Poste... LA DROITE N’AIME PAS LA DÉMOCRATIE

jeudi 15 octobre 2009 , 724 : visites , par FLORENT BALLANFAT

L’UMP insulte les citoyens qui se mobilisent pour sauver le service public postal.

2,2 millions de votants se sont exprimés lors de la consultation citoyenne sur l’avenir de La poste. La droite qui a refusé le débat public sur ce thème n’a rien trouvé de mieux que de s’attaquer à ceux qui se sont unis pour offrir une occasion de s’exprimer à la population. Des accusations graves ont été portées par les différents représentants de l’UMP qui se sont exprimés sur le sujet, sans parler du mépris pour la population qu’ils ont une nouvelle fois affiché. Pendant ce temps c’est le silence radio du côté de celui s’autoproclame principal opposant à Sarkozy... la preuve que pour Bayrou et le Modem les services publics n’ont aucun intérêt...

On notera que la droite dans le département s’est signalée en refusant de mettre à disposition les locaux de leurs mairies pour cette consultation populaire. Les populations fragilisées par le changement de politique de La Poste déjà sensible mais qui risque encore de s’accélérer sur la voie de la privatisation, s’en souviendront lorsque la droite prétendra vouloir sauver les services publics.

Réforme des collectivités locales : le gouvernement ne supporte plus les élus...surtout de gauche... Que les collectivités locales puissent exercer une mission de service public comme le font les régions avec les transports régionaux ferroviaires de voyageurs, est insupportable pour la droite qui veut transformer les élus locaux en simple gestionnaire d’une aumône que l’Etat souverain leur accordera. Avec la suppression de la taxe professionnelle, c’est une nouvelle attaque que porte la droite à l’autonomie des collectivités sommées de faire comme le gouvernement en matière de service public à savoir : le strict minimum. Que des élus proches de la population puissent vouloir répondre aux besoins des populations qui leur ont donné une légitimité démocratique, est intolérable pour Sarkozy et ses sbires. " Trop nombreux " selon le gouvernement, les élus départementaux et régionaux sont surtout trop proches du terrain et deviennent exigeants en matière financière pour faire face aux besoins des populations abandonnées par l’Etat et ainsi écartées de la solidarité nationale. Au-delà de la réduction du nombre d’élus, échelon démocratique de proximité, le projet de réformes des collectivités vise surtout à réduire les dépenses des collectivités qui participent pourtant largement à la création de richesses dans notre pays.

Les investissements et les dépenses de fonctionnements des collectivités améliorent pourtant le quotidien des Français en leur fournissant des équipements et des services publics nécessaires. En réduisant les marges de manoeuvres des élus, et en faisant au passage un nouveau cadeau au Medef avec la suppression de la contribution des entreprises, la droite souhaite faire appliquer sa politique nationale d’injustice sociale par les représentants locaux du peuple au mépris du vote des électeurs.

C’est désormais une habitude qu’a prise la droite, s’asseoir sur la démocratie et faire taire les voix qui lui paraissent indésirables... le souvenir du " non " à la politique antisociale de l’Union Européenne exprimé par plusieurs peuples européens est encore assez frais pour que chacun puisse s’en rappeler

P.-S.

Le comité contre la privatisation annonce une semaine de mobilisation début novembre

Le Président ne nous entend pas, FAISONS PLUS DE BRUIT

Après avoir arrêté le décompte à plus de 2,3 millions de votants, le comité national contre la privatisation de La Poste pour un débat public et un référendum sur le service public postal a écrit au président de la République pour lui présenter les résultats et lui demander de prendre la mesure d’une mobilisation historique, révélatrice de l’opposition que provoque le projet de changement de statut de La Poste.

Pas de réponse du président à ce jour, ce qui constitue une marque de mépris vis-à-vis d’un exercice de citoyenneté qui a su trouver sa légitimité et sa crédibilité. Le comité national a donc décidé de continuer à construire la mobilisation sur cette question essentielle du service public postal, en créant les conditions pour amplifier la dynamique créée par la votation du 3 octobre.

La mobilisation contre la privatisation de La Poste continue avec l’interpellation des sénateurs qui examineront le projet de loi dès le 20 octobre en commission et se prononceront sur le sujet du 2 au 6 novembre 2009.

Le comité national décide de lancer une campagne de carte pétition à adresser au Président de la République. Cette carte postale qui sera en ligne sur le site Internet exigera :
- le respect de la votation du 3 octobre,
- le retrait du projet de loi de l’ordre du jour du Sénat et de l’Assemblée Nationale,

- l’ouverture du débat public,
- la tenue d’un référendum sur l’avenir du service public postal.

Le comité national appelle à faire du 31 octobre au 7 novembre une semaine de mobilisation contre la privatisation, pour le développement du service public postal et l’organisation d’un référendum. Le 31 octobre le comité national appelle à poursuivre les initiatives en cours et notamment à organiser des rassemblements devant les bureaux de Poste associant population, élus et postiers.

Le 2 novembre le comité national décide d’un rassemblement devant le Sénat en présence notamment de représentants des comités locaux et d’élus.

Si la loi est approuvée au sénat et que le gouvernement persistait, le collectif national prévoit d’organiser des manifestations décentralisées le même jour en novembre et met en débat dans les collectifs locaux la perspective d’une montée nationale à Paris en décembre, pour poursuivre la lutte contre le projet de privatisation de La Poste, porté par la légitimité des 2,3 millions de votants qui se sont exprimés sur le sujet et dont il convient de respecter la démarche.

La Dépêche de l’Aube N1047 A suivre donc...

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|