Le respect pour la dignité humaine ne se mérite pas, il est une donnée préalable."

Tzvetan Todorov Linguiste

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OLYMPIA : OU EN EST-ON ?

lundi 5 octobre 2009 , 821 : visites , par Joë Triché

J. TRICHE S’ADRESSE AU MAIRE POUR DEMANDER UNE RENCONTRE AVEC LE MEDIATEUR DU CREDIT :

Monsieur le maire, Le 7 juillet dernier, le tribunal de grande instance de Troyes a décidé d’accorder un délai de quatre mois pour que s’engage une conciliation entre la direction du groupe Olympia et des salariés, licenciés en 2005, qui ont eu recours à la justice pour faire prévaloir leurs droits.

A cet effet, Me Filippot a été chargé de mener à bien cette conciliation. Ce délai devait donc être mis à profit pour trouver une solution garantissant les intérêts de tous, à savoir que :

- le jugement de la cour d’appel de Reims puisse être appliqué,

- le dépôt de bilan soit évité car il représenterait de très gros risques pour l’emploi et l’avenir du site romillon.

Pour remplir ces deux conditions, il n’existe guère que deux solutions envisageables :

- ou bien les actionnaires du groupe Olympia disposent des ressources financières pour s’acquitter de leur dette à l’égard des salariés licenciés en 2005,

- ou bien, si tel n’est pas le cas, ils sollicitent l’octroi d’un crédit bancaire pour solder leur dette. Cette seconde hypothèse serait de nature à lisser dans la durée l’apurement des sommes dues par le biais du remboursement de l’emprunt.

Mais au-delà de cette urgence première, notre ambition doit être bien plus élevée pour le devenir de ce groupe et de l’emploi à Romilly. Ces dernières années, il a bénéficié d’aides publiques, notamment du Conseil Régional de Champagne-Ardenne, dans le cadre d’un plan de recherchedéveloppement.

Ceci a permis la création de produits innovants tels que la " podo-chaussette ". Dans un article du 23/04/2009 du journal " L’Usine Nouvelle ", il est indiqué que cela " doit permettre le réindustrialisation du site de Romilly-sur-Seine " ; mais, dans le même article, la Pdg,

Mme Rambaud, déclare : " Nous avons des contacts sérieux pour la [la podochaussette] commercialiser, mais il nous manque des fonds. " Ainsi, cette situation doit légitimement nous interpeller sur le rôle du secteur bancaire et du crédit qui, je le rappelle, vient de bénéficier de soutiens considérables de la part de l’état.

Alors que notre ville et les salariés ont terriblement souffert de la casse industrielle suite aux délocalisations de productions vers les pays à bas salaires, il m’apparaît inconcevable que ce secteur bancaire et du crédit ne soit pas impliqué pour soutenir une entreprise et ses emplois, et lui permettre de mener à bien les investissements nécessaires à la réindustrialisation du site romillon.

C’est donc dans cet esprit que je vous propose que nous sollicitions une entrevue avec le médiateur départemental du crédit, mis en place suite à la crise financière actuelle, afin que le secteur bancaire joue son rôle sur les deux points évoqués plus haut

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1045

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