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Kléber / Michelin : LA CRISE A BON DOS !

jeudi 24 septembre 2009 , 1189 : visites , par JPC

Les salariés de Kléber /Michelin à la Chapelle St Luc vont devoir chômer 10 jours d’ici la fin de l’année. Le prétexte invoqué par la direction est " la dégradation des marchés ". La crise à bon dos !

En fait l’objectif de la direction est de continuer ce qu’elle a engagé depuis de longues années : freiner ou réduire la masse salariale en supprimant des emplois et en faisant pression sur les salaires pour répondre aux exigences sans bornes des actionnaires. Les chiffres sont éloquents : De 2000 à 2008, la part des salaires dans la production s’est réduite de 5,3 points, tandis que les dividendes, eux, ont progressé de 147 millions d’euros sur 8 ans. Alors que la part des salaires s’est réduite de 15%, les dividendes ont été multipliés par 2,5. (voir tableau)

La responsabilité de la direction du groupe

Ces dernières années, des milliers d’emplois ont d’ores et déjà été supprimés et plusieurs sites de fabrication sacrifiés comme l’usine de Kléber Toul. L’usine de La Chapelle comptait près de 1800 salariés il y a encore une douzaine d’années. L’annonce du chômage partiel à La Chapelle St Luc fait partie d’un nouveau plan de réduction de 3000 emplois en France que vient d’annoncer la direction du groupe. Pour se justifier, cette dernière fait état d’une baisse des volumes des ventes de 24,4% au premier trimestre 2009. Mais les dirigeants taisent leurs propres responsabilités dans cette chute des ventes. Alors que la productivité a augmenté de 20% ces deux dernières années (ce qui devrait entraîner une sensible baisse des prix des pneumatiques et donc permettre la conquête de nouveaux marchés) Michelin augmente de 11% les prix de ses pneumatiques au cours du premier trimestre 2009.

En 2008, la baisse des ventes qui avait commencé a eu, en fait, un impact financier très limité (244 millions d’euros) si on le compare à l’impact de l’augmentation du prix des matières premières (804 millions d’euros) : Pourquoi ? Parce que Michelin, afin de maintenir les profits de ses actionnaires - voire de les augmenter comme c’est le cas -, a utilisé tous les dispositifs de flexibilisation du travail pour adapter sa production aux commandes, sur le dos des salariés :

licenciement des intérimaires et des CDD après avoir imposé congés et RTT aux salariés en CDI, mesures de chômage partiel comme à La Chapelle St Luc etc.. Et cela tout en maintenant sa politique salariale désastreuse. Alors qu’aujourd’hui, Michelin voudrait, avec la mise en place de ces restructurations, aller plus loin en faisant supporter l’essentiel de l’impact des nouvelles baisses de ventes aux salariés, il y a au contraire l’occasion de faire tout autrement.

Au lieu des suppressions d’emplois, il faut faire monter des solutions alternatives :

Revoir la politique des prix, utiliser le ralentissement de la production pour des mises en formation massives, lancer de nouveaux projets au lieu de sacrifier les investissements pour maintenir les dividendes, faire la clarté sur les mouvements de fonds dans les filiales, notamment la société internationale de plantation d’hévéas-SIPH. Car Michelin se dit victime de l’augmentation des matières premières, mais n’at- il pas eu en même temps des retombées financières importantes émanant

* Voir ci-dessous : Part des salaires dans le chiffre d’affaires du groupe : une glissade ininterrompue

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1044

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