Vous êtes communiste et pourtant vous utilisez Facebook ?
- Vous êtes bien éditorialiste au Figaro et pourtant vous vous soignez grâce à la Sécu.” Ian Brossat répondant à un journaliste du Figaro

Accueil > Archives > National > Economie – Social > DARCOS CONFORTE LE PATRON

DARCOS CONFORTE LE PATRON

France Télécom

jeudi 17 septembre 2009 , 594 : visites , par LDA

Le ministre du travail, a reçu hier matin le PDG de France Télécom, confronté depuis quelques semaines à une vague rapprochée de suicides ou de tentatives dans son personnel (voir déclaration de la F.D. du PCF ci-contre). Et comme prévu, les deux hommes sont sur la même longueur d’onde.

Le ministre a bien lâché des remontrances pour la forme, en " indiquant " à M. Lombard, selon le communiqué de presse du ministère, qu’il " appartient à l’entreprise de prendre toute la mesure du problème et de se doter d’une véritable stratégie d’accompagnement des femmes et des hommes de l’entreprise ". Mais sur le plan concret, qui intéresse les salariés victimes du management à la dure instauré chez l’opérateur téléphonique, le bilan est maigre.

Une pernicieuse restructuration

Le ministre a rappelé les mesures déjà prises par la direction : gel des mobilités pour un mois et demi (jusqu’au 31 octobre), mise en place d’un numéro vert et soutien psychologique pour les salariés les plus fragiles. " Au-delà ", Darcos à " engagé " l’entreprise à négocier un accord sur le stress au travail (chose déjà prévu), souhaitant notamment que soient mises en place une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) et une " meilleure prise en compte de la situation personnelle des salariés dans l’organisation du travail ". Entre les lignes, on comprend qu’il ne s’agit en aucun cas de revoir la légitimité des restructurations, mais seulement de les annoncer un peu à l’avance (GPEC) et de limiter les dégâts en repérant les salariés les plus à même de craquer.

Confirmation par Lombard, qui, au sortir de la rencontre, a jugé " impossible de mettre un terme aux restructurations de l’entreprise, comme le demandent les syndicats ". On va apprendre à bouger différemment, de façon plus humaine, plus sociale ", a-t-il promis, jurant que " le France Télécom de décembre ne sera pas le France Télécom d’aujourd’hui ". Peut-être influencé par l’actualité de la grippe A, le dirigeant estime que le plus urgent est de " contrôler le phénomène de contagion " des suicides provoqué, selon lui, par la médiatisation ". Invective à la presse plutôt déplacée de la part d’une entreprise qui a attendu la médiatisation des suicides avant d’admettre le problème.

Le technicien troyen qui s’est poignardé la semaine dernière a déclaré dans la presse locale : “Aucun responsable de France Télécom ne m’a contacté depuis ma sortie de l’hopital. Les grands pontes qui font tourner la société n’ont même pas cette évidence à l’esprit.”.

Sans commentaires...

P.-S.

DÉCLARATION DE LA FÉDÉRATION DE L’AUBE DU PCF :

- LE SORT DES SALARIÉS DE FRANCE TÉLÉCOM ET LEUR MAL-ÊTRE CONCERNENT TOUTE LA SOCIÉTÉ

Troyes a bien failli être le sombre théâtre du 22ème suicides de salariés à France Télécom. Heureusement les jours du technicien du centre de Pont Ste Marie ne sont plus en danger. Mais quand est ce que la direction de France Télécom prendra la mesure des drames qui se jouent dans ses murs. Comment ne pas voir dans cette litanie, la main d’un management de terreur qui vise à transformer un service public performant en une entreprise privatisée ou ne règne que la seule logique de la rentabilité.

Accroître encore et toujours la productivité, abaisser de nouveau et sans trêve le coût du travail, ce sont les ressorts qui ont permis à France Télécom d’engranger 4 milliards d’euros de profits en 2008 et de verser 1,40 euro de dividende par action. Il faut savoir ce qu’on veut... Notre société souffre du capitalisme et ce qui se passe à France Télécom en est la face émergée. Et si nous laissons les mains libre à Sarkozy et son gouvernement demain se sera au tour de La Poste et ses salariés de passer à la moulinette du profit..

Parmi les gâchis provoqués par le capitalisme, les ravages humains ne sont pas les moindres et ils accompagnent toujours la destruction de l’outil de travail. Que d’espoirs brisés, de dévalorisation de soi, sont provoqués par la précarité à laquelle une majorité de salariés sont désormais astreints ! A cause des logique capitaliste, c’est le travail lui même qui est malade, parce que les aspirations à se réaliser sont niées et la dignité bien souvent malmenée.

Le sort des salariés de France Télécom et leur mal-être concernent toute la société. Commencer tout de suite à transformer le système qui nous mène au bord de la catastrophe, c’est possible, urgent et nécessaire.

Il faut des mesures pour reconstruire une économie qui permette des conditions de vie digne pour chacun, où l’avenir ne serait pas synonyme d’angoisse, tel est le combat du Parti communiste français

La Dépêche de l’Aube N1043

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|