“Ils n’ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement. Antonio GRAMSCI.

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Olympia - Joë Triché, conseiller général, « Écarté des démarches officielles » .

UN DÉNI DE DÉMOCRATIE INSUPPORTABLE ET PRÉJUDICIABLE

jeudi 2 juillet 2009 , 836 : visites

« Nous sommes dans un pays démocratique, dans un Etat de Droit » se plait-on à répéter. Il semble qu’à Romilly, les politiciens aux commandes l’ont quelque peu oublié.

Après les déclarations tonitruantes de la PDG Catherine Rambaud qui consiste en fait à demander la reconnaissance d’une entreprise de « non droit » dans sa société, c’est aux élus de la majorité de s’y mettre.

Après les va et viens incessants de Baroin, Menuel, Vuillemin dans l’entreprise, on se demande bien pourquoi faire, et alors que les élus de l’opposition sont évincés, le Maire Eric Vuillemin déclare «  arrêtons de tout politiser ». Venant de personnalités éminentes de la politique c’est plutôt suspect, non ! En réalité, c’est un bon moyen de cacher la vérité aux salariés et à la population et de tenter d’empêcher le conseiller général Joe Triché de s’exprimer.

La pdg, Catherine Rambaud, qui, elle, s’est octroyé le droit de faire de la politique en étant sur une liste aux municipales a interdit aux salariés et aux élus du personnel de venir discuter avec lui.

Dans notre pays démocratique, un élu, s’il n’est pas de la mouvance majoritaire, s’il ne se conforme pas à la pensée unique serait-il un élu de seconde catégorie ? Ses électeurs, communistes et non communistes, seraient-ils des citoyens de seconde zone ?

C’est inacceptable et c’est préjudiciable Préjudiciable parce qu’il faut bien voir la réalité en face :

Les politiciens qui compatissent la main sur le coeur sur le sort des salariés, sur les licenciements et autres, sont pour le système de la concurrence libre et non faussée qui opposent les salariés entre eux, ils sont donc pour les délocalisations et leurs conséquences. Il faut se rappeler des déclarations de Mr Jacquet, responsable de la DATAR lors du plan de 2002 «  l’Aube est un département encore trop industrialisé » comme quoi on avait pas à se plaindre des licenciements. De même, les lois ne tombent pas du ciel, ce sont les « politiques » qui les décident et qui les votent.

Elles évoluent ou régressent au fil des gouvernements et de l’ampleur des résistances et des luttent sociales. Pour ne prendre qu’un exemple, la loi de modernisation sociale sous le gouvernement de gauche qui faisait suite aux nombreuses luttes pour l’emploi et contre les délocalisations. Elle ouvrait de nouveaux droits aux comités d’entreprises lors de plans de licenciements avec un droit suspensif et la possibilité de contre propositions, elle faisait aussi obligation aux employeurs qui licenciaient de participer à la réindustrialisation dans la zone concernée. En 2003 lors du 2ème plan de licenciements chez Jacquemard (Olympia), alors que les élus de droite et de ceux qui les soutenaient freinaient des quatre fers pour l’application de cette loi, Joe Triché , conseiller général, en soutien à la lutte des salariés et de leurs élus syndicaux, demandait en référence à l’ART. 118 et obtenait la tenue d’une table ronde à la préfecture avec l’ensemble des partenaires sociaux et des politiques  : Avec au final la signature du contrat de site dont certains s’approprient allègrement et injustement la paternité.

Depuis, avec le retour de la droite au gouvernement, tous ces articles favorables de la loi ont été supprimés

Comme également la loi Hue sur le contrôle de l’utilisation des fonds publics, certainement au nom de la transparence ! Lors du plan de 2005 où déjà, le conseiller général avait été écarté, ce sont Baroin, Menuel et le Ministre Borloo qui conseillaient de ne pas proposé le reclassement en Roumanie (de ne pas appliquer leur loi) faisant du sentiment à bon compte pour mieux faire passer ce nouveau plan injustifié de licenciements.

On voit où on en est maintenant.

Aujourd’hui, Joë Triché fait des propositions qui rencontrent un large soutien parmi la population et qui aurait le mérite de sortir de la situation actuelle chez Olympia en préservant l’intérêt des salariés licenciés, ceux des employés sur le site de Romilly et ceux de la population.

Je ne sais pas si les ex salariés ont gagné à la loterie comme le dit la PDG Catherine Rambaud mais en s’en prenant toujours aux élus qui défendent constamment et réellement l’Emploi on peut dire qu’elle a la « bêtise » de ne pas parier sur les bons chevaux. Continuons la mobilisation pour que la raison l’emporte.

Ginette Triché

P.-S.

Photo : Malgré les pratiques pas très démocratiques de Mme Rambaud, l’action de Joë Triché rencontre un fort écho dans la population romillonne. Comment en effet accepter le chantage à l’emploi orchestré par la Pdg d’Olympia qui ne vise qu’à préserver les seul intérêts des actionnaires du groupe. Notre photo : La PDG et son staff face à l’élu romillon

La Dépêche de l’Aube N1032

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