Le respect pour la dignité humaine ne se mérite pas, il est une donnée préalable."

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OLYMPIA : FONDS PUBLICS Du passé faisons table rase

Du passé faisons table rase

jeudi 2 juillet 2009 , 688 : visites , par LDA

Dans un article du 6 juin, le préfet de l’Aube, répondant sans doute au Parti communiste et à ses élus, tente de jouer la carte de la transparence sur l’emploi des fonds publics octroyés au groupe OLYMPIA

On y apprend d’ailleurs à cette occasion que ce dernier a contracté une dette de 1,5 million d’€ de cotisations impayées auprès de l’URSSAF ; plus de 2 millions d’€ il y a quelque temps. Sur les fonds publics, vouloir faire la transparence c’est à la fois dire la vérité sur la totalité des sommes perçues et les mettre en relation avec les objectifs pour lesquels ils ont été accordés. C’était bien évidemment pour sauvegarder l’emploi ! Dans ce cas, ne peut-on pas parler de détournements si l’on considère que cette entreprise en a bénéficié alors que dans le même temps elle supprimait 900 emplois à Romilly ?

Et des aides publiques, OLYMPIA en a perçu de toutes natures et en abondance :

Exonérations de cotisations sociales patronales sur les salaires jusqu’à 1,5 SMIC - jusqu’à 300 € par mois et par salarié concerné - ; exonération de taxe professionnelle... Et à chaque fois les gouvernements qui ont pris ces décisions ont expliqué qu’elles étaient absolument nécessaires pour soutenir l’emploi. Aujourd’hui, on voit le résultat.

De tout cela, le préfet n’en parle pas ; oubliée l’importance de ces exonérations, oublié aussi l’emploi ?

Mais ce n’est pas tout :

En 1997, la société FCR du groupe JACQUEMARD a obtenu une subvention de 740 000 € pour l’achat de métiers... déménagés depuis en Roumanie ! A cette même période, 21 000 € ont été accordés pour financer du chômage partiel, alors que l’on importait des chaussettes de pays à bas salaires, et de 42 800 € du programme européen " Objectif 2 ". 6 millions d’€ en 3 ans lui ont été versés dans le cadre de la mise en place des 35 h malgré une baisse des effectifs de 20%. En 2003, 1,2 million d’€ entre dans les caisses pour accompagner le plan de licenciements de cette même année (FNE, FNE dérogatoires, cellule de reclassement... De tout cela, le préfet ne parle pas non plus. Alors transparence ?

Quand une entreprise bénéficie d’aides publiques - et dans de telles propositions - il est du devoir des élus qui les accordent d’en vérifier l’utilisation et aux contribuables d’exiger des comptes. Toute aide détournée de son objet devrait être remboursée ! LDA

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1032

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