Le respect pour la dignité humaine ne se mérite pas, il est une donnée préalable."

Tzvetan Todorov Linguiste

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Olympia : Une commission d’enquête s’impose

jeudi 2 juillet 2009 , 779 : visites

Avant que le groupe OLYMPIA s’engage dans sa politique de délocalisations, toute la production sortait des usines romillonnes. Jusqu’à 1 200 ouvriers et ouvrières y ont travaillé et, chaque année, 2 à 3 millions d’€ de bénéfices nets étaient réalisés. Aujourd’hui, à en croire la Pdg, c’est la " cata " : le groupe serait au bord d’un abîme financier alors que la quasi-totalité de la production est réalisée en Roumanie et importée de Turquie, pays où les salaires mensuels avoisinent les 100 € par mois. Y comprenne qui pourra. A partir de 1998, ont été enclenchées les délocalisations entraînant les premières vagues de licenciements massifs en 2000. La direction expliquait alors qu’il n’y avait pas d’autre alternative pour sauver les emplois locaux et pour renouer avec les bénéfices.

En 2000, le plan de licenciements devait dégager une réduction de la masse salariale de 3,4 millions d’€ (rapport du cabinet d’experts SECAFI). Et, comme l’indique un document de cette époque de la direction, cela permettrait au groupe de réaliser dès 2001, 2,7 millions d’€ de bénéfices nets. Toutes ces promesses et prévisions ont fondu comme neige au soleil. Les délocalisations se sont amplifiées, les licenciements se sont succédés en 2003 puis 2005 ; l’effectif de Romilly se réduisant de 1 200 à moins de 300 aujourd’hui.

Notons encore qu’en 2000, la SECAFI relevait aussi dans son rapport un " endettement négatif " du groupe ; une structure financière " solide " avec une réserve de 20 millions d’€. Aujourd’hui, tout cela aurait donc disparu ?

Si les affirmations de la direction sur la situation actuelle s’avéraient réels, cela traduirait un terrible échec de la stratégie de délocalisations mise en oeuvre par la direction. Tant d’emplois cassés pour en arriver là : quel gâchis ! Pour en avoir le coeur net, une commission d’enquête indépendante devrait donc être diligentée. A l’Etat qui a accordé les aides publiques de la mettre en place ; aux élus et aux contribuables de l’exiger.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1032

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