Le respect pour la dignité humaine ne se mérite pas, il est une donnée préalable."

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OLYMPIA - MENACE DE DEPOT DE BILAN - BANQUES ET ACTIONNAIRES DOIVENT ASSUMER LEURS RESPONSABILITES : MOBILISONS-NOUS !

jeudi 18 juin 2009 , 1690 : visites

Joë Triché, Conseiller général, a tenu lundi 15 juin une conférence de presse sur la situation du groupe Olympia. Il était entouré de Rolande Barthélemy, Conseillère municipale, de Ginette Triché, ex-salariée de chez Jacquemard, par ailleurs longtemps secrétaire du Comité d’entreprise et de Christian Barthélemy, militant de la section du PCF de Romilly.

L’objectif était de lancer un appel à la mobilisation des salariés et de la population de Romilly et de ses environs pour la défense de l’emploi dans le groupe Olympia. En effet, Maître Brun, avocat des 47 salariés licenciés en 2005 et chargé de faire appliquer la décision rendue par la Cour d’Appel de Reims, vient d’assigner en liquidation le groupe Olympia devant le tribunal de commerce.

Dès lors, peut s’enclencher un processus risquant d’aboutir à un dépôt de bilan pur et simple. Cette nouvelle étape est la conséquence du refus de la direction d’appliquer la décision de justice au motif qu’elle ne disposerait pas des moyens financiers pour s’y conformer ; ce qui reste à démontrer. Comment un groupe qui réalise sa production en la délocalisant et en réimportant de pays où les salaires n’excédent pas 110 € par mois, peut-il ne pas gagner d’argent ? C’est la raison pour laquelle une commission d’enquête s’impose. Et d’ailleurs, si la direction est si sûre d’elle, on ne voit pas pourquoi elle s’y opposerait ? Au contraire.

Ainsi, pour le Conseiller général communiste, la perspective d’un dépôt de bilan n’est sans doute pas la meilleure solution. Si un tel cas de figure pourrait être une bonne aubaine pour les actionnaires qui échapperaient au paiement de leurs dettes, en revanche le pire est à craindre pour l’emploi et la pérennité des sites romillons. Dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire, toutes les hypothèses sont envisageables y compris la recherche d’un éventuel repreneur qui ne manquera pas de venir avec ses exigences. Ne parle-t-on pas d’ailleurs déjà d’un sureffectif actuel de 50 salariés ? Tout ceci conforte à penser que le jugement de la Cour d’Appel de Reims est utilisé comme prétexte à de nouvelles coupes sombres dans l’emploi.

Face à cette situation extrêmement préoccupante, l’heure doit donc être au rassemblement et à la mobilisation pour la défense de l’emploi dans le groupe Olympia.

Tel est le message que veut adresser l’élu communiste aux salariés et à la population. Pour cela, il a décidé de mettre une pétition en circulation pour celles et ceux qui veulent agir pour exiger des banques et des actionnaires qu’ils assument leurs responsabilités. Les banques, en cas de nécessité avérée, doivent accorder le financement nécessaire à l’entreprise et les actionnaires du groupe Olympia, qui clament leur volonté de vouloir sauver les 300 emplois restants sur les sites de Romilly, doivent apporter les garanties nécessaires à l’obtention des fonds.

Compte-tenu de l’extrême gravité de la situation, Joë Triché attend aussi du Conseil municipal de Romilly qu’il produise un acte fort de mobilisation. Dans cet esprit, il vient d’adresser un courrier au maire pour lui demander la convocation d’urgence d’une session extraordinaire du Conseil municipal qui permettrait d’adopter une délibération mettant les banques et les actionnaires au pied du mur (Cf. courrier ci-dessous).

Comme indiqué lors de cette conférence de presse, ce dossier nécessitera sans doute d’autres initiatives : elles seront prises prochainement. Affaire à suivre...

P.-S.

LA LETTRE DES ELUS COMMUNISTES & PARTENAIRES AU MAIRE DE ROMILLY

Le 15/06/2009

Monsieur le Maire, La menace effective d’un dépôt de bilan du groupe OLYMPIA doit nous faire craindre le pire. De nouvelles suppressions d’emplois, voire la fermeture pure et simple des sites romillons, serait en effet un nouveau coup très dur pour les salariés, pour l’activité économique locale et pour l’ensemble de notre ville, bien évidemment.

Confronté à cette situation d’une extrême gravité, un acte urgent et fort de notre Conseil municipal nous apparaît d’une absolue nécessité. Dans cette perspective, nous vous demandons de convoquer dans les délais les plus brefs une séance extraordinaire du Conseil municipal. Cette session extraordinaire pourrait permettre l’adoption d’une délibération exigeant des banques ou organismes financiers qu’ils accordent, si nécessaire, un prêt afin que cette entreprise honore les clauses du jugement rendu par la Cour d’Appel de Reims concernant les demandes de 47 salariés licenciés en 2005 dans le cadre de la poursuite de sa stratégie de délocalisation de production.

D’ailleurs, si les actionnaires sont aussi attachés qu’ils le font savoir au maintien des 300 emplois restants à Romilly, il leur appartient d’apporter, avec les biens patrimoniaux ou une partie de l’actif du groupe, les garanties nécessaires à l’octroi d’un tel prêt. En réunissant cette session extraordinaire de notre Conseil municipal, nous allons adresser aux salariés et à l’ensemble de la population de notre bassin de vie, un signal fort de notre préoccupation et de mobilisation pour la défense de l’emploi. Dans l’attente, Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments distingués

La Dépêche de l’Aube N1030

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