“Ils n’ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement. Antonio GRAMSCI.

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CONDAMNÉE EN APPEL, APRÈS L’AVOIR ÉTÉ PAR LE TRIBUNAL DES PRUD’HOMMES, LA DIRECTRICE D’OLYMPIA MET LA PRESSION EN ANNONÇANT QUE LE PAIEMENT DES INDEMNITÉS SERA FATAL À L’ENTREPRISE

vendredi 22 mai 2009 , 952 : visites

« Un véritable tsunami s’abattant sans prévenir... » pouvait- on lire dans une double page sur ce sujet dans la presse locale du 15 mai.

Après le forcing sur les salariés, Mme Rambaud, mène désormais une campagne médiatique de grande ampleur. Le « sans prévenir » ne manque pas de sel ; il dénote peut être une grande naïveté de l’auteur de l’article, mais l’expression est irrecevable aux yeux de ceux qui ont suivi l’évolution de cette entreprise au fil des années.

Une avocate qui veut ignorer les lois :

Mme Rambaud, aujourd’hui Pdg de l’entreprise, fut auparavant le défenseur de Mme Jacquemard dans les litiges notamment dans ceux qui ont suivi les plans de licenciements successifs de cette société. Plusieurs fois, l’entreprise a été condamnée au paiement d’indemnités qu’elle contestait concernant les reclassements .Elle ne pouvait ignorer ce B.A.BA juridique des licenciements économiques. D’autant qu’on peut lui reconnaître une certaine compétence juridique surtout quand il s’est agi de son aide pour le montage des sociétés du groupe afin de mieux se servir des salariés et d’ obtenir des aides publiques. Mais forte du soutien inconditionnel du pouvoir politique de la droite et de l’ancienne municipalité avec son maire Michel Cartelet, elle se croyait certainement au dessus de la Loi. Voilà un jugement qui a le mérite de remettre les pendules à l’heure pour tout ce beau monde. Les salariés ont aussi quelques droits, la justice vient de le rappeler une nouvelle fois. La mise en accusation des salariés licenciés dont certains se trouvent dans des situations très précaires est révoltante et inacceptable.

Après la Roumanie, le Sri Lanka ... et ensuite ?

Plus grosse fabricante de chômeurs à Romilly depuis ces dernières années avec plusieurs plans successifs de licenciements pour cause de délocalisations
- les effectifs ont été réduits de 1 200 à 250 personnes - l’entreprise Olympia envisagerait aujourd’hui de vendre son usine de Roumanie. Pourquoi ? Parce que les salaires y sont devenus trop élevés, 110 € par mois c’est encore trop ! Les carnets de commandes seraient paraît-il pleins ; mais les chômeurs du bassin local restent le bec dans l’eau.

Inlassablement on nous ressort les mêmes ritournelles :

Tout ça c’est la faute aux 35 heures, aux chinois, à l’économie de marché et à la mondialisation grandissante, dixit la presse. Bref, c’est la faute à tout le monde sauf à la direction de l’entreprise ; c’est la faute à tout le monde sauf aux patrons qui organisent la mondialisation pour faire plus de profits. Ritournelle désormais bien connue tout comme cette bonne « vieille combine » du chantage à l’emploi lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés qu’ils ont eux-mêmes créées.

Des solutions toujours dans le même sens :

Après la course acharnée aux subventions publiques, aux exonérations de charges et d’impôts, les patrons cherchent désormais à s’affranchir de toutes leurs responsabilités en les transférant sur les collectivités et donc sur les contribuables. C’est la remise en cause des acquis sociaux, le dumping sur les salaires, l’explosion (constatée par les services de l’emploi) des petits boulots et des contrats « encore plus précaires que précaires »...Ils licencient, nous payons. Il est temps désormais de responsabiliser les auteurs de la casse de l’emploi ; par le remboursement des aides publiques comme cela commence à se pratiquer dans des cas malheureusement encore trop rares, mais aussi par l’engagement si nécessaire des biens et du patrimoine personnel. Il est temps que l’argent serve à l’emploi, à l’investissement, à la recherche et à la formation plutôt qu’au boursicotage et aux actionnaires.

Mme Rambaud doit respecter ses engagements sur l’emploi à Romilly  :

Ses larmoiements sur la situation financière de l’entreprise et sa culpabilisation des salariés victimes des licenciements sont insupportables. Il suffit de rappeler quelques chiffres Avant les délocalisations : Plus de 1200 salariés, des bénéfices chaque année, une réserve financière de plus de 21 millions € ; la famille Jacquemard une des 4 plus grosse fortune de l’Aube.

Avec les délocalisations (solution miracle pour renouer avec les bénéfices disait-on). Plus de 900 emplois supprimés à Romilly, des millions € d’aides pub liques pour les 3 5 h , l’accompagnement des plans de licenciements, 770000€ pour l’achat de métiers maintenant partis en Roumanie, des allègements de charges pour les bas salaires...et 3 millions € de la Ville pour l’achat de l’usine Colonel Fabien, c’est encore 160000€ de la région pour l’aide à l’Innovation et c’est enfin des salaires de 110€ pour les ouvriers en Roumanie.

Et avec tout cela, la Direction d’Olympia se dit au bord du dépôt de bilan ! Trop c’est trop. Ne pas être un patron voyou, pour Mme Rambaud aujourd’hui, c’est assumer ses responsabilités et c’est respecter ses engagements en matière d’emplois à Romilly.

Salariés, chômeurs, contribuables, population à chacun de se mobiliser pour la transparence et pour garantir les emplois.

Le 7 juin prochain, donnons nous un coup de main :

En votant pour le Front de Gauche aux européennes, on peut aussi se donner un petit coup de main en élisant des députés sur lesquels on peut compter.

La Dépêche avec la collaboration de Ginette Triché

P.-S.

- MEETING DU FRONT DE GAUCHE à Romilly-sur-Seine
- Mardi 26 mai - 18 H 30
- Salle François Mitterrand

La Dépêche de l’Aube N1026

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