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André Parise, résistant troyen est nommé officier de la Légion d’Honneur

jeudi 15 juin 2006 , 2097 : visites

C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons appris la remise de la Légion d’Honneur au grade d’officier à notre camarade André Parise, tout là-bas dans l’Ile de Ré, où il poursuit avec Ginette, son épouse, une retraite bien méritée.

Avec sa mère, Suzanne Parise, il a pris, tout jeune, une part active à la Résistance troyenne. Albert Ouzoulias (colonel André dans la clandestinité), évoque leur engagement dans son ouvrage “les fils de la nuit”. “Le 26 septembre 1940, un rapport du commissaire central adressé à la Préfecture, au Parquet de Troyes et à la mairie, relate l’existence et les distributions de tracts communistes”. Les tracts appelant à la Résistance, sont en effet tirés à Troyes. Une machine à écrire et une “ronéo” sont enfouies dans un trou entouré de planches sous les cabanes à lapins, chez Suzanne Parise, rue du Véon à l’âne. “A un moment donné, écrit A. Ouzoulias, le papier à imprimer manque. André Parise, qui travaille comme ouvrier charcutier, se procure un stock de papier blanc de boucherie”. Il a 16 ans !

Le 22 juillet 1942, André est arrêté. Ses camarades de lutte, Léon Coraut et Paul Pavoille également. Ils ne reviendront pas de déportation. Après son arrestation, André Pavoille est détenu à la prison de Troyes, puis à celles de Fresne, de Chaumont. Puis ce sera la déportation. “J’ai connu 17 camps, explique-t-il. Insert, Preslau, Gross Rosen, Daro, Rawensbruck, etc... La vie y était affreuse. Ce qui m’a permis de tenir, c’est un moral de plomb et l’aide des autres camarades .” Sa mère Suzanne est arrêtée le 8 juillet 1942. Elle va connaître aussi la vie terrible des camps. A..Breslau, André et sa maman se retrouveront. Suzanne Parise est condamnée à mort le 6 juin 1944. Elle sera libérée par les troupes soviétiques. André Parise sera délivré par l’armée rouge le 8 mai 1945.

“Quand je suis rentré à Troyes, le 15 juin 1945 dans mon quartier on croyait que j’étais mort. Il y avait un cercle de la jeunesse communiste à la Vacherie qui portait mon nom !” La Dépêche félicite André pour sa décoration si bien méritée et l’assure, ainsi que Ginette, de toute sa fraternelle amitié

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N873

Pour tous ceux et celles qui voudraient découvrir (ou redécouvrir) la Résistance dans l’Aube, nous recommandons les ouvrages d’André ouzoulias (Editions Sociales) “Les Bataillons de la jeunesse”, “Les Fils de la nuit” et celui de Cécile ouzoulias (fille de Maurice Romagon) “J’étais un agent de liaison”.

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