J’aime encore mieux être moi-même dans toute ma misère que d’être aucun de ces gens-là dans toute leur prospérité.” J J ROUSSEAU

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LA VOIX DU MONDE DU TRAVAIL CHEZ LE PREFET

jeudi 2 avril 2009 , 751 : visites , par LDA

Une délégation des élus-es communistes du département a été récemment reçue, à sa demande et pendant 1 heure 30, par le préfet de l’Aube. Cette délégation était composée de Jean-Pierre Cornevin, conseiller municipal de Saint- André-les-Vergers, secrétaire départemental du PCF, de Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional, de Marie- Françoise Pautras et de Joë Triché, conseillers généraux et d’Anna Zajac, conseillère municipale de Troyes et déléguée à la Communauté de l’agglomération troyenne.

Après les fortes mobilisations du monde du travail, des retraités et des chômeurs des 29 janvier et 19 mars, l’objet de cette entrevue était de porter au représentant du gouvernement les exigences du mouvement social et, plus particulièrement, de traiter des conséquences dans notre département de la crise financière et économique du système capitaliste et de ce qu’il convient de faire pour éviter aux salariés d’avoir à en "payer la note". Transparence et écoute de solutions alternatives Sur la situation économique dans l’Aube et ses perspectives, pour les élus communistes, la transparence doit être totale ; ils ont déploré d’apprendre trop souvent par la presse, autrement dit quand il est bien trop tard, des licenciements, des fermetures d’entreprises, des redressements judiciaires concernant des entreprises implantées sur leurs propres territoires.

Ils ont donc demandé la création d’une cellule de crise composée du préfet, des élus-es, des organisations syndicales pour être informé bien en amont des situations les plus critiques afin d’être en mesure de pouvoir travailler à rechercher des solutions alternatives à la casse des emplois. A ce sujet, la délégation à réaffirmé ne pas admettre que les propositions des syndicats et des élus ne soient jamais mises à l’étude ; à chaque fois, un seul point de vue est pris en compte : celui des patrons et des actionnaires. Des fonds publics pour payer les dettes de cotisations sociales patronales et restaurer les profits ! La discussion a bien évidemment abordé des situations concrètes et dramatiques pour les salariés. C’est ainsi qu’ont été évoqués les graves problèmes rencontrés dans de grandes entreprises auboises : EMO à Troyes où plus de 50 licenciements sont annoncés avec peut-être l’intensification de la délocalisation de la production. PRECIPLAST à Sainte-Savine où l’avenir de l’entreprise et de l’emploi est lié au bon vouloir de VALEO.

SYMPA à Vendeuvre-sur-Barse rachetée par la communauté de communes après que des fonds de pensions aient "siphonné" la valeur ajoutée créée par les salariés, plongeant de la sorte cette entreprise dans le rouge. SIRCà Marigny-le-Châtel où 51 licenciements sont annoncés ainsi que le rachat des locaux par la communauté de communes pour apporter de la trésorerie afin de payer les dettes de cotisations sociales, notamment d’URSSAF.

OLYMPIA à Romilly où il semblerait que les mesures d’accompagnement annoncées pour faire accepter le dernier plan de licenciements
- plateforme logistique et développement de nouveaux produits - ne soient pas à la hauteur des promesses faites.

CYCLEUROPE aussi à Romilly qui a actuellement recours au chômage partiel (2 semaines par mois) et demain menacé par la levée des mesures antidumping qui protègent encore un peu l’industrie du cycle en Europe. Rappelons encore que les locaux de cette entreprise ont été rachetés en 2008 par le Conseil général pour 2 millions d’€ ; or 2008 est aussi l’année où CYCLEUROPE a reconstitué ses profits (1,5 millions d’€) : ceci expliquant peut-être cela ?

Suspension de tous les plans de licenciements, études de solutions alternatives et implication du secteur bancaire pour l’investissement et la défense de l’emploi Ce tour d’horizon effectué par les élus-es communistes avec le préfet les a conduit à formuler 3 propositions :

1 - Les plans de licenciements doivent être suspendus.

2 - A chaque fois que des licenciements sont envisagés, le préfet doit mettre en place une table ronde réunissant les services de l’Etat, la Banque de France, les élus-es et les organisations syndicales pour rechercher des solutions alternatives et mettre à l’étude les propositions des syndicats.

3 - Le gouvernement injecte des milliards d’€ dans le système bancaire ; cet argent ne doit pas alimenter de nouvelles opérations spéculatives, mais doit servir à financer des investissements créateurs d’emplois ou à sauvegarder ceux qui existent actuellement.

Dans ce cadre, les élus communistes ont tenu à souligner combien il était urgent d’octroyer des droits et surtout des pouvoirs nouveaux aux salariés et aux comités d’entreprises pour leur permettre de faire avancer d’autres critères de gestion des entreprises. Pour les communistes, l’entreprise ne doit pas être lieu de création de profits par tous les moyens pour quelques actionnaires, mais lieu de création de richesses pour l’épanouissement des individus et de toute la société.

Faiblesse du plan de relance dans l’Aube Cette rencontre avec le représentant du gouvernement dans l’Aube a été l’occasion aussi de souligner l’extrême faiblesse pour notre département du plan de relance gouvernemental et de dénoncer, une fois de plus, qu’il était inadmissible, alors que l’on parle sans cesse du "Grenelle de l’environnement", que pas le moindre euro n’ait été mis sur l’électrification de la ligne Paris- Bâle au moins pour la 1ère tranche de Paris à Troyes.

A n’en pas douter, après les grandes manifestations des 29 jenvier et 19 mars, l’organisation d’un 1er mai unitaire - du jamais vu depuis longtemps - sera une nouvelle étape importante pour se faire entendre.

Une mobilisation qu’il faudra poursuivre et concrétiser le 7 juin prochain à l’occasion des élections européennes en votant pour les listes présentées par le Front de Gauche, composées du PCF, du PG et de la GU.

Dans les luttes et dans les urnes pour changer en France et en Europe !

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1019

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