Le respect pour la dignité humaine ne se mérite pas, il est une donnée préalable."

Tzvetan Todorov Linguiste

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La bourse ÇA BRANLE DANS LE MANCHE

jeudi 26 mars 2009 , 889 : visites , par Jean Lefevre

L’expression date de la Commune ( [1]). Elle signifie que l’outil est usé et qu’il ne marche plus.

Le projet Altaréa de MM Boisseau et Baroin branle tellement dans le manche qu’ils ont dû jeter l’outil. Il ne reste plus rien des grandes illusions d’un centre commercial dans la Bourse pour redorer la vie de la cité. La locomotive commerciale est sur le quai. Il n’y a plus de fioul. C’est le fiasco.

L’association Bourse du travail qui a toujours refusé cette solution et lui a proposé un autre destin la Bourse, va de nouveau réitérer ses propositions. Il ne s’agissait donc pas seulement d’une protestation à propos du nom Saint-Nicolas qu’on voulait donner au projet, mais bien d’une opposition sur le fond.

D’ailleurs, dans la majorité municipale, le programme était loin de faire l’unanimité.

Revitaliser une ville ne passe qu’en partie par l’activité commerçante. Et quand on mise tout sur le commerce (exemple des magasins d’usine) on est court dans l’activité culturelle, sociale et même économique. Les commerçants eux-mêmes étaient inquiets et pas seulement à cause de la concurrence annoncée. Les enseignes pressenties se sont retirées.

Il faut maintenant changer son fusil d’épaule, repartir, construire du neuf et faire rapidement. Car l’état des lieux inspire la plus grande inquiétude. La présidente de l’association, Anna Zajac, nous a confié que la destruction du bâtiment acheté aux soeurs de la Providence a été extrêmement rapide. On n’a fait aucune attention à la qualité du bâti. On n’avait aucune certitude quant à ce qui serait réalisé en remplacement. On a de même commencé à détruire partiellement l’intérieur de la Bourse du Travail dont il est inutile de rappeler ce qu’elle représente dans la vie sociale, politique et culturelle de la ville.

Le bâtiment en état d’abandon continue donc à se dégrader ce qui provoque inquiétude et indignation de la part des habitants du quartier et des anciens locataires syndicalistes qu’on a prié de déguerpir le plus vite possible.

Il existe d’autres façons d’animer une ville ou un quartier surtout à Troyes qui va, selon les prévisions accueillir 10 000 étudiants, une population qui a des besoins culturels et récréatifs importants.

La meilleure façon de procéder c’est la concertation. Il faut faire marcher la démocratie. Il faut consulter d’abord et mettre en branle ensuite. Les vrais projets qui réussissent sont des projets portés par la population, des projets vivants et nourrissants. Un maximum d’organisations doit être contacté pour mettre au point une démarche citoyenne, utile à tous. Des idées nouvelles devraient apparaître dans cette confrontation qui nourriraient le Plan d’Action municipal.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1018

Notes

[1Ça branle dans le manche, ? Les mauvais jours finiront ? Et gare ! À la revanche, Quand tous les pauvres s’y mettront. (Jean-Baptiste Clément ; Sanglante, 1871)

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