La dépêche de l'Aube n°839 du Vendredi 21 octobre 2005

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Europe - Libéralisme

La directive Bolkestein n’est pas morte !

C’est en 1946 qu’Ambroise Croizat, ministre communiste, a inauguré le premier centre de Sécurité sociale à Paris.

Le projet de directive sur la libéralisation des services dans le marché intérieur, la fameuse directive Bolkes-tein, est de retour !
Ce projet participe du déploiement actuel des projets libéraux en France, en Europe… et dans le monde. Le contrat nouvelles embauches, la directive Bolkestein, le projet d'accord général sur le commerce des services à l'échelle du globe relèvent de la même logique : celle d'une insécurité sociale généralisée.
Si ce texte était adopté dans les termes proposés par la Commission européenne, le dumping social serait encouragé au nom de la libre circulation des services dans l'Union, sans parler des dangers qui planent sur des services publics inclus dans le champ d'application du projet initial. Une perspective aux antipodes de l'aspiration à l'Europe sociale qui traverse tout le continent.
Le risque de dumping social demeure
Objet d'une vive condamnation lors du débat référendaire au printemps dernier, la directive Bolkestein - que Chirac assurait pourtant retirée purement et simplement - fait son retour au Parlement européen. Un retour lui-même différé en vérité car le débat qui devait avoir lieu à Strasbourg ces jours-ci est finalement reporté à janvier 2006.
Pour l'heure, le projet qui doit servir de base à la discussion des eurodéputés présente certains amendements. Ils portent sur la restriction du champ d'application de la directive, sur le contrôle des prestataires de services par le pays de destination (et non plus par le pays d'origine comme le propose le projet initial) et sur le remplacement du principe du pays d'origine par le principe très libéral de la reconnaissance mutuelle, qui autorise un prestataire fournissant des services dans un État membre conformément à la législation de ce dernier à fournir sans entraves ce service dans un autre État membre. Ce principe n'offre aucune garantie contre les lourds risques de dumping social.


Mobilisation pour le retrait
Repoussé au début de l'année prochaine, l'examen du projet de directive par le Parlement européen devrait être moins feutré que ne l'espèrent ses promoteurs, si la mobilisation sociale et citoyenne est au rendez-vous.
La priorité est de dire que cette directive n'est pas morte, qu'elle est toujours à l'ordre du jour. Il faut saisir la chance offerte par ce report. L'effort doit porter d'ici à janvier sur la mobilisation, seule à même de bousculer l'issue du débat et le rapport de forces. Le terrain est fertile pour relancer aussi la réflexion, la sensibilisation, l'intervention des citoyens. On peut faire retirer la directive Bolkestein comme on a fait gagner le non, le 29 mai dernier

LDA

1er Congrès du Parti de la Gauche Européenne (PGE)

Le premier Congrès du parti de la gauche européenne (PGE) se tiendra les 29 et 30 octobre à Athènes.
Le CN a élu la délégation du PCF. Elle sera composée des camarades suivants : MG Buffet, Y. Dimicoli, Ch. Mendelsohn, JK Gau, A. Obadia, E. Gauthier. Elle sera accompagnée par cinq invités : Robert Bret, Jean-Claude Lefort, Chantal Petitjean, Yves Salesse et Raoul-Marc Jennar.
Par ailleurs, il a été fait la proposition au PGE d’inviter les organisations suivantes qui ont accepté : les Alternatifs, Convergence citoyenne pour une alternative de gauche, LCR, MARS, MRC, le Parti communiste réunionnais, PRS et les Verts.
C’est dire l’importance que le PCF veut donner au congrès pour qu’il prenne toute sa place dans un espace politique européen..

 

Session du Conseil général Jacquemard :
la déclaration de Joë Triché

«Depuis sept ans que je siège au sein de cette assemblée, à chaque ouverture de session je suis amené à intervenir sur la situation économique du département et sur la casse massive de l'emploi qu'il subit.
C'est dire l'ampleur des coups portés à son industrie et des gâchis qu'ils représentent pour les salariés qui ont à les subir. C'est en effet tout un potentiel industriel et un savoir-faire qui disparaissent au nom d'une course à la compétitivité uniquement basée sur la mise en concurrence des salariés, des peuples et des pays à l'échelle mondiale, afin de rechercher de nouveaux profits pour les actionnaires. L'ouverture de cette session me conduit une nouvelle fois à intervenir sur ces questions.
En effet, avec l'annonce du licenciement de 300 salariés chez Jacquemard, c'est un nouveau coup dur terrible qui s'abat sur la ville de Romilly mais aussi sur notre département. L'annonce de l'arrêt total de la fabrication de chaussettes à Romilly avec ses conséquences au niveau de l'emploi suscite une très vive émotion et une très grande colère dans le personnel et parmi la population romillonne.
Depuis 2000, c'est le 3e plan de casse massive de l'emploi mis en œuvre dans le groupe Jacquemard, avec pour conséquence la liquidation de 600 emplois. A chaque fois, ces plans ont été présentés comme nécessaires pour assurer la pérennité du groupe Jacquemard à Romilly. Or aujourd’hui, il faut constater que cet engagement n’est pas tenu puisqu’il s’agit de la délocalisation de l’ensemble de la production qui est décidée. Pourtant à chaque fois, l’Etat et les collectivités ont été mis à contribution, en 2003 plus de 1,2 million d’euros. Cette situation pose une nouvelle fois la question de l’efficacité des fonds publics et exonérations diverses dont bénéficient les entreprises. Elles sont accordées au nom de l’emploi et bien souvent ce sont des licenciements qu’il faut subir. Je rappellerai qu’au


niveau national, ces différents cadeaux représentent 23 milliards d’euros dans le budget de l’Etat sans que cela ne se traduise par une réelle efficacité au niveau de l’emploi. Parce qu’elles sont distribuées sans aucun contrôle ni engagement au niveau de l’emploi, ces différentes aides n’empêchent pas la quasi-liquidation du groupe Jacquemard à Romilly.
Et que dire du fameux «contrat de site» présenté comme un miracle pour Romilly et sa région ? Aujourd’hui, le PDG du groupe Jacquemard promet beaucoup avec l’installation d’un centre de logistique devant desservir la grande distribution. Selon ses propos, il devrait permettre le reclassement de 127 salariés. Ce projet, pour lequel il est nécessaire d’obtenir des engagements précis et concrets n’est pas à lui seul une vraie solution pour l’emploi puisque 169 salariés vont se retrouver sur le carreau. Ce qui n’est pas acceptable.
C’est pourquoi, il m’apparaît nécessaire pour éviter ce drame et ce gâchis, de demander le maintien d’un niveau de production pour maintenir ces 169 emplois, au moins jusqu’à ce qu’une solution d’emploi soit trouvée pour chacune et chacun des salariés, par exemple au niveau de la logistique, qui d’après les propos du PDG, devrait se développer rapidement et en externe de l’entreprise Jacquemard. Cela suppose d’envisager un vaste plan de formation pour ces 169 salariés, qui dans ce cadre, devront conserver leur contrat de travail Jacquemard. Cette formation devrait permettre à celles et ceux qui le désirent de se reconvertir sur d’autres professions.
Je vous demande donc, Monsieur le Président, de solliciter du Préfet et des ministères concernés, l’arrêt de la procédure de licenciements en cours et la tenue d’une véritable table ronde pour envisager avec toutes les parties concernées, la mise en oeuvre de telles solutions. Les salariés de Jacquemard, la ville de Romilly et le département de l’Aube ont tout à y gagner»

Le CAPAL En route pour d'autres victoires !

Né lors de la campagne victorieuse du référendum sur la constitution européenne, le collectif du " NON de gauche " continue son combat contre le libéralisme. Lors d'une dernière réunion, il a décidé de se transformer en Collectif Aubois Pour une Alternative au Libéralisme - CAPAL - et de réaffirmer son identité et ses objectifs :
Qui sommes-nous ?
Des habitant(e)s du département de l'Aube, des syndicalistes, des militant(e)s associatifs (ATTAC, CGT, Sud,…), des membres de partis politiques (PCF, socialistes, verts, MRC ), qui ont mené campagne ensemble dans un esprit unitaire, contribué à la victoire du non de gauche au referendum, et qui poursuivent la lutte pour une Europe anti-libérale.
Que voulons-nous ?
Le débat référendaire a permis aux électeurs de comprendre le lien intime entre les politiques anti-sociales et anti-démocratiques menées en France par les gouvernements successifs et le fonctionnement des institutions européennes. Mais le résultat du referendum a montré également que les forces de la gauche anti-libérale, quand elles sont unies, ont la capacité de mettre en échec les tenants du libéralisme aussi bien au niveau national qu'européen.
Il s'agit maintenant de transformer cette dynamique unitaire en un projet gagnant, articulant à la fois, la refondation de la construction européenne sur des bases sociales et démocratiques et des propositions pour une alternative de gauche en France.
Que proposonsnous ?
De poursuivre le débat démocratique avec l'ensemble de la population auboise pour la construction de ce projet politique anti-libéral en proposant la tenue de forum, de débats, et de cahiers d'exigences…

Vous voulez rejoindre le collectif :
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Renvoyer à La Dépêche de l'Aube, 22 Ter Avenue Anatole France 10000 Troyes

Humeurs...

...FOULE SENTIMENTALE
Il faut vendre. Les grandes enseignes rivalisent d'imagination pour que la baisse du pouvoir d'achat se répercute chez les concurrents. Petit tour d'horizon :
Sur fond de manifs populaires et de répression policière, l'une d'elles s'affiche du côté des manifestants-consommateurs. Un bijou de récupération…
Une autre joue sur le mystère et l'espoir : tickets magiques, écrans magiques pour faire oublier dès la sortie de caisse la dure réalité de la note qui vient d'être payée. Payez et souriez, vous avez peut-être gagné. Le PDG parti en retraite n'a pas eu besoin du hasard pour empocher une prime de plusieurs dizaines de milliers d'euros. La certitude pour l'un, le rêve pour les autres…
Une entreprise de vente par correspondance m'oblige à taper un code "contact" pour me faire profiter des avantages réservés à tous ses clients. Si je ne tape pas le code, je paie plus cher ; encore une forme de magie ! On ne sait déjà plus très bien si c'est de la carotte ou du bâton…
L'agressivité se donne libre cours dans cette autre entreprise de vente par correspondance qui s'étonne que sa cliente n'ait pas passé commande depuis plusieurs mois, malgré la promesse de nombreux cadeaux. A l'en croire, c'est un véritable tribunal qui a siégé et examiné son cas. La sanction est dans l'air : si elle ne fait pas amende honorable en passant commande rapidement, elle sera rayée de la liste des "clientes exemplaires". On en frémit…
Que d'argent englouti dans des opérations de guerres publicitaires, et qui pourrait être utilisé à baisser les prix ! Et quel arsenal bureaucratique de fichiers, qui pistent nos achats, qui nous testent, qui nous flattent, qui nous menacent, et "qui nous prennent pour des cons alors qu'on est des foules sentimentales avec soif d'idéal... " (Alain Souchon).....

Guy Cure

Ecoutez-voir

..Baroin verse des larmes de crocodile
A qui Baroin et Menuel vont-ils faire croire qu'ils sont émus de la situation des salariés de Jacquemard. Il ne va bientôt plus rien rester de la production textile dans le département de l'Aube et ils disent qu'ils vont tout mettre en œuvre pour venir en aide aux trois cents nouveaux salariés qui vont être licenciés. Soyez en assurés ils n'en feront pas plus que pour les 20 000 autres qui ont été liquidés au nom de la loi du fric. L'UMP c'est le bras armé du MEDEF et ses députés sont là pour accompagner la bonne mise en œuvre de la délocalisation de l'industrie française. Baroin et Menuel gesticulent et versent des larmes de crocodile parce qu'ils pensent déjà à assurer leur réélection de 2007.
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Une salariée du textile au chômage ...

Nos peines...

Nous apprenons avec beaucoup de peine le décès de notre fidèle camarade Henriette Joffroy, veuve de notre regretté camarade Kiki Joffroy. En ces pénibles circonstances, la fédération de l'Aube du PCF adresse ses plus fraternelles condoléances à ses enfants ainsi qu'à toute la famille.
Jean Shoenenberger, ancien combattant 39/45 et fidèle lecteur de La Dépêche de l'Aube nous a quittés. Nous adressons à Mariette son épouse, nos condoléances et l'assurons de notre soutien en cette terrible épreuve..

Assemblée nationale - discussion budgétaire
"C'est un budget de droite pour une politique de droite"

Lundi 17 octobre : journée de la misère, la pauvreté de masse était mise à la une. Elle sévit en France où plus de trois millions et demi de personnes vivent avec moins de 600 euros par mois et la moitié des Français gagne moins de 1 400 euros nets par mois. Mardi 18 octobre : Noël des nantis avec le début de la discussion budgétaire. Les propositions du gouvernement n'apportent que des bonnes nouvelles... À la minorité de ceux qui n'ont aucune difficulté à boucler leurs fins de mois. Vous êtes patron, actionnaire de votre entreprise, assujetti à l'impôt de solidarité sur la fortune ? Vous bénéficierez de 75 % d'abattement de cet ISF. À une époque où les licenciements boursiers fleurissent, 19 milliards de nouveaux cadeaux fiscaux vont être consentis aux sociétés. Côté recettes, le budget sera "bouclé" grâce à de nouvelles privatisations, dont celle des autoroutes qui, pour rapporter dix milliards d'euros une fois à la vente, supprimera une source de revenus affectés jusque là à la modernisation des transports ferroviaires publics. Même si l'on peut supposer qu'il a lancé cette formule pour calmer la majorité de ses soutiens parlementaires face à sa frange la plus extrémiste dans un contexte de colère sociale, le ministre des Finances a fort bien résumé ses choix, jeudi dernier : "C'est un budget de droite pour une politique de droite " Venant après la présentation de la loi de financement de la sécurité sociale et son nouveau forfait de 18 euros, cette vision du budget de l'État ne peut qu'accroître le mardi les inégalités sociales déplorées le lundi.


LDA

Sans-papiers
Non à cette politique de haine et de désespoir

Dans l’Aube aussi les associations progressistes se mobilisent pour que soient respectés les droits de l’homme.

Le Parti communiste français, ainsi que plusieurs associations, syndicats, partis lancent un appel à l’insurrection des consciences contre le sort réservé aux sans-papiers.
Le texte parle de ces hommes, ces femmes pourchassés, traqués, empêchés de vivre, des gens fuyant misère et dictatures, souvent au péril de leur vie, victimes de réseaux mafieux et dont le seul tort est de vouloir construire un avenir meilleur pour eux et leurs enfants.
"Le gouvernement les transforme aujourd'hui, dit le texte, en gibier et en boucs émissaires des maux de la société française. À l'arbitraire de la loi s'ajoute celui des pratiques administratives sous la pression d'une politique du chiffre ignorant toute humanité".
L'appel évoque ensuite la vie quotidienne de dizaines de milliers de personnes dans la France de 2005 : voir ses enfants arrêtés en classe comme appâts, en être séparé arbitrairement, ne pouvoir se soigner décemment, ne se loger qu'entre des murs suintant la misère, parfois y laisser la vie et celle de ses gosses, se faire exploiter par des négriers sous l'œil complaisant des pouvoirs publics, avoir la peur au ventre à chaque mouvement, la rue devenant un espace d'insécurité légale…
Le texte parle encore de cette façon insidieuse d'associer immigration, terrorisme et délinquance ; des mêmes violences qui s'exercent de plus en plus sur les pauvres, les jeunes, les exclus ; du fichage de ces Français qui accueillent parents et amis…


"Cette politique porteuse de désespoir, de haine et de xénophobie semble tolérée, même de ceux qui par leur histoire ou leurs principes devraient y être les plus opposés", note encore l'appel.
Elle est indigne des principes démocratiques, de la France généreuse.
"Nous n'admettons plus que ces souffrances s'étalent dans nos villes", crie le communiqué. "Nous ne supportons plus que des enfants soient embastillés", insiste-t-il encore.
Les signataires se disent révulsés de voir que des familles ont brûlé parce que leur logement était dangereux et que ceux qui leur portent assistance sont à leur tour menacés !
"De proche en proche, ce sont nos libertés à tous qui sont aujourd'hui en danger", clame l'appel.
Il n'est pas possible de se taire. Certes, l'enjeu n'est pas simple, il n'existe pas de solutions miracles. Mais des pays comme l'Espagne, l'Italie, la Grèce, le Portugal ont procédé à des régularisations massives sans connaître "l'invasion" dont parlent certains politiciens.
La stratégie de l'Europe forteresse, verrouillée, grillagée, parquée, n'est pas acceptable.
En conclusion, les signataires appellent "d'ores et déjà à un moratoire contre les expulsions, […] à un large débat démocratique pour construire une autre politique fondée sur le respect des droits et libertés de tous et qui fasse de l'immigré, non pas un objet de rejet, mais un sujet de droit et de dignité"

Agenda culturel

L'INTERVENTION
Christine Berg a mis en scène cette courte pièce de Victor Hugo pour le public aubois, un public d'ailleurs éclaté dans les salles de l'agglomération. Christine qui dirige la Cie Ici et Maintenant est en résidence au Théâtre de la Madeleine, ce qui veut dire une présence artistique pour la saison 2005-06 et la création de spectacles. D'abord actrice, elle s'est jetée dans la mise en scène avec passion et son travail a fait mouche à chaque création. On se souvient de Noce de J.Luc Lagarde, Tableau d'une exécution de Howard Barker, L'Atelier volant de Novarina et de cet épatant Cabaret pour inventer la langue dont on a encore le frisson mélodieux en tête.
C. Berg est également une pédagogue chevronnée qui est responsable des ateliers du Crous de Reims et qui a donné. Elle a donné la parole aux femmes maghrébines, ce qui a abouti au spectacle "Quand je parle, ma voix n'est pas détruite".
L'Intervention de V.Hugo, courte pièce écrite en exil à Guernesey (1866) est une pièce sociale et politique sous des airs de comédie de boulevard. Edmond et Marcinelle s'aiment, sont pau-vres et dévorés par la jalousie et l'envie. V.Hugo pose une question : la misère est-elle source de haine ? On sait que la pensée
réactionnaire fait de toute revendication un acte d'envie et de cupidité. V. Hugo, au contraire, est du côté des pauvres. Il respecte le peuple et les chaumières, sans épouser toutefois les excès des émeutiers. Il méprise la foule, mais plus encore les palais.


Il est attentif au bruit sourd que font les révolutions. Chaque pan de son oeuvre est une arme comme le livre pour Brecht.
Dans cette pièce qui finit bien (comédie donc) il abandonne la gravité du ton habituel pour la légèreté presque la distanciation. Pauvreté et richesse se côtoient. La lutte des classes n'y figure qu'en filigrane.
La Cie Ici et Maintenant a ravi son auditoire. Alice Carel, Isabelle Morin, Laurent Nouzille et le facétieux Vincent Parrot ont pétillé comme feu de cheminée à digérer les brindilles et les avatars du monde. L'accordéoniste Lyonnel Borel, que j'avais déjà remarqué pour la qualité de ses inventions (il n'y a pas que Bach au monde, bondieu !) tenait un rôle rare mais précieux. L'accordéon a été tiré des bouges et du gros musette qui tache depuis que des Galliano et des Azzola l'ont fait forniquer avec le jazz et le classique. Il peut épouser aujourd'hui les grandes idées et les petites misères. On le voit de plus en plus au théâtre. Tant mieux.
Tout le reste de ce bon spectacle vaut par sa rapidité, sa simplicité, sa grâce et les spectateurs de La Rivière de Corps, Bréviandes ou Saint Julien ont applaudi à juste titre les représentations ponctuées parfois par des discours d'élus locaux moins savoureux que le texte du grand Victor.


Jean Lefèvre

10 000 euros à collecter d’ici la fin décembre pour le développement de notre activité

La riposte à la droite, la construction d’un rassemblement citoyen majoritaire appellent un développement de l’activité des communistes et de leurs amis.
Les initiatives prises à tous les niveaux, forums, tracts, invitations... nécessitent des moyens fi-nanciers importants. C’est pourquoi le PCF lance une souscription exceptionnelle dont l’objectif est de collecter d’ici la fin décembre 10 000 euros dans le département. Sur cet objectif, 3200 euros seront versés au Conseil National contribuant ainsi à couvrir les besoins nationaux estimés jusqu’à la fin de l’année à 800 000 euros.
Dans cette période, les organisations du PCF vont multiplier les initiatives afin d’atteindre les objectifs fixés


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Souscription exceptionnelle pour le développement de la riposte à la droite et du rassemblement citoyen
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