La dépêche de l'Aube n°787 du Jeudi 21 octobre 2004

Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur XRECHERCHE
Pour rechercher des informations dans le site de La Dépêche de l'Aube et ses archives.
Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur ATOMZ

Les élus communistes ont rendu compte aux manifestants de leur entretien avec le ministre des Transports.
Une soixantaine de communistes aubois avaient fait le déplacement.

T.G.V. EST

400 manifestants s’invitent à la pose du 1er rail

A l’appel du comité régional du PCF et des fédérations CGT cheminots de Champagne-Ardenne, une manifestation rassemblant 400 personnes à accueilli le ministre des transports Gilles de Robien qui était attendu à St Hillaire au Temple, pour inaugurer la pose du premier rail de la ligne du TGV EST.
Emploi, avenir des ateliers SNCF, de la ligne Paris-Bâle, du service public et du rôle de celui-ci pour le développement économique et l'aménagement du territoire etc, etc.. Les dégâts qu'occasionne la politique du gouvernement Raffarin sont tels, singulièrement dans le domaine des infrastructures, des transports et du service public, que l'occasion ne pouvait pas être manquée de faire connaître le mécontentement de la population.
Cela même, si concernant l'électrification de la ligne Paris-Bâle, la forte mobilisation de ces dernières semaines à laquelle les communistes et leurs élus ont largement contribué ( plus de 5000 pétitions déposées, l'ensemble des collectivités locales et territoriales de Paris à Chaumont, qui se trouve sur cette ligne ont demandé officiellement à l'Etat de tenir ses engagements) à permis d'obtenir des engagements fermes de la part du ministère des transports ( voir article ci-contre)
En effet, la Champagne-Ardenne subit de plein fouet les effets de la politique gouvernementale que soutien tous les députés et sénateurs de la droite régionale.
Quelques exemples significatifs :
suppressions d'emplois par centaines (aux ateliers d'Epernay 250, aux ateliers de Romilly sur Seine 40 et dans d'autres établissements régionaux)…
menaces sur l'avenir même de sites cheminots (Chalindrey, Epernay…)
gels importants de crédits d'Etat qui ralentissent ou remettent en cause des projets décidés dans le cadre du contrat de plan signé entre l'Etat et la Région pour la période 2000-2006 (plus de 50 %, pour les infrastructures routières crédits d'Etat, du plan pluri annuel de modernisation des gares en chute libre, réduction drastique des crédits,…)
décision de la SNCF d'abandonner purement et simplement toute une partie du transport des marchandises par le rail. Volonté, par exemple d'arrêter tout transport ferré de bois avec comme conséquence de transférer des centaines de camions sur les routes avec tout ce que cela comporte comme risques, comme nuisances et comme coûts pour les personnes, les collectivités (infrastructures routières) et pour l'économie des territoires concernés.
volonté de transférer à la région, sans garantie de compensation financière dans la durée, le déficit de la ligne nationale Lille Metz
refus de l'Etat d'assumer ses responsabilités propres dans le financement des surcoûts liés à l'arrivée du TGV/EST dans le secteur de Reims
tentative enfin de remettre en cause les engagements pris par l'Etat pour la première phase de l'électrification de la ligne Paris Bâle, section Troyes Gretz.
Tour à tour une délégation de représentant des fédérations, des syndicats de cheminots et une délégation d'élus communistes dans laquelle figurait notamment Pierre Mathieu, et Michel Billou, le tout nouveau sénateur-Maire de Nangis, ont été reçu par le ministre.
A l'issue de cette manifestation, les communistes de Champagne-Ardenne par l'intermédiaire de la secrétaire


du comité régional Karine Jarry, ont réaffirmé leur volonté de combattre dans le rassemblement le plus large avec les syndicats, les associations et la population, la politique de casse sociale de la droite et de travailler aux rassemblements nécessaires à la construction d'une alternative politique qui réponde à l'aspiration de notre peuple.

JP Cornevin

On sait que l'annonce officielle d'une manifestation à l'occasion de la venue du ministre des transports pour la pose du premier rail du futur TGV Est à précipité l'organisation pourtant attendue de longue date d'une réunion au ministère afin d'évoquer le financement de l'électrification de la ligne Paris-Bâle.
Mardi dernier sur le lieu même du chantier du TGV Est, Pierre Mathieu le vice-président communiste du Conseil régional, a devant les 400 manifestants rendu compte des engagements du ministre à l'issue de cette importante réunion :
" - l'Etat respectera ses engagements concernant l'électrification de la première phase du Paris-Bâle, section Troyes-Gretz. Confirmation a été faite de sa participation à hauteur de 25 %.
- Le financement de la part de l'Etat dans le surcoût constaté sur les travaux connexes à l'arrivée du TGV/Est dans le secteur de Reims ne se fera pas par prélèvement sur les crédits inscrits au contrat de plan Etat-Région pour l'électrification de la ligne Paris-Bâle. Ceux-ci sont donc maintenus dans leur intégralité. Le ministre a par ailleurs indiqué, dans la discussion, que l'Etat financera ces 6 millions d'euros par un effort supplémentaire de sa part. Cela laisse donc tous les crédits du volet ferroviaire du contrat de plan, non encore engagés, mobilisables.
- La ligne gardera son statut de grande ligne nationale.
- Il n'est pas question de remettre en cause le niveau de la desserte actuelle.
- Le Préfet de Région Champagne-Ardenne réunira le comité de suivi du contrat de plan, sur le dossier de l'électrification de Paris-Bâle, section Troyes-Gretz, courant novembre. A cette occasion, seront examinés avec les Régions Ile-de-France et Champagne-Ardenne et les acteurs concernés : le bouclage financier de l'opération, le déclenchement des études projets, les premiers travaux à réaliser, (un premier chiffrage de 20 millions d'euros est avancé par le ministre).
Au regard des volontés exprimées, durant l'été, par le Préfet de Région Champagne-Ardenne de ponctionner une partie des crédits de l'électrification, et par la SNCF de réduire la desserte à l'occasion de l'arrivée du TGV/Est en 2007, il s'agit incontestablement d'évolutions importantes.
A la demande du Président du Conseil Régional de Champagne-Ardenne et du Maire de Troyes et des représentants des départements, le ministre s'est engagé à transmettre par écrit les conclusions de la réunion.
Pour autant, le Conseil régional reste attentif et mobilisé pour que les engagements pris se concrétisent dans les meilleurs délais.
La réunion de novembre prochain sera la prochaine étape extrêmement importante, tout comme l'engagement financier, dès 2005, des collectivités concernées pour le financement des études de projets et des premiers travaux….. "
Joë Triché, conseillier général communiste dans l'Aube

Conseil Général du 18 octobre

Les élus communistes, toujours les plus incisifs contre la droite !

Marie-Françoise Pautras, conseillière générale communiste dans l'Aube

A l’occasion de la session publique du Conseil général, les élus communistes, Joë Triché et MF Pautras ont abordé deux questions qui sont au coeur de l’actualité Auboise.
L'emploi avec la situation économique et sociale et les transports ferroviaires avec le dossier de l'électrification de la ligne Paris-Bâle. Deux questions qui sont d'ailleurs intimement liés.
Sur l'emploi et la situation économique et sociale, Joë Triché à d'emblée souligné que : "tout continue de s'aggraver dans notre département". Et si l'Aube n'échappe pas au contexte national, l'aggravation est plus brutale qu'ailleurs comme le démontrent les différentes études publiées depuis la rentrée.
Le taux de chômage est supérieur à la moyenne nationale.
Le Conseiller général communiste a insisté sur le fait que : "l'Aube connaît désormais un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale». Tous secteurs confondus, les effectifs salariés ont reculé de 1,2% dans notre département. Ceux du secteur industriel ont fait une chute vertigineuse -6,1%- une dégradation deux fois plus élevée que dans la Marne et les Ardennes par exemple. Et malheureusement, les perspectives ne sont guère brillantes. 75 suppressions d'emplois à la Bonneterie de Champagne, 160 rayés de la carte à la Teinturerie de Champagne depuis le dépôt de bilan auquel il faut ajouter la liquidation pure et simple de ce qui restait de Tricofil pour ne parler que des dossiers les plus médiatisés.
Des difficultés sont sans aucun doute à attendre dans de grandes entreprises auboises comme Petitjean à St André les Vergers et Michelin à La Chapelle St Luc qui se trouvent au centre d'un véritable jeu de monopoly. A ce sujet Joë Triché à déclaré : "Dans cette société du fric qui vous est si chère, M. le Président, on fait son marché aux entreprises comme une ménagère fait son marché le samedi matin. Bien souvent, cela se fait sur le dos des salariés à qui on impose de nouveaux sacrifices et des conditions de travail aggravées. Cela se fait au détriment de l'emploi et des collectivités locales qui accumulent les problèmes sociaux et des pertes de recettes avec la baisse du produit de la taxe professionnelle.
Et comment ne pas être choqué quand, par exemple, dans le dossier de la Teinturerie de Champagne, on constate que le secteur bancaire a refusé d'apporter son concours financier pour la reprise de cette entreprise alors que ce même secteur bancaire finance des opérations de délocalisations destructrices d'emplois "
Augmentation de 10% des Rmistes dans l'Aube
Pas étonnant dans ces conditions, de constater que dans notre département le nombre de Rmistes a progressé de 10% en 2003. Une progression, là encore, deux fois plus élevée que celle enregistrée sur l'ensemble de la France Métropolitaine durant la même période. Cette situation dramatique pour l'emploi et des millions de familles dans notre pays ne révèle t-elle pas le terrible échec de la politique du gouvernement Raffarin sur le front de l'emploi ?
Concernant les Rmistes, Marie Françoise Pautras à justement dénoncés les prises de positions de Ph Adnot à l'occasion de la création du RMA (revenu minimum activités) en 2003. Elle " continue de m'étonner " à t'elle précisée. En effet " Vous déclariez en substance qu'une région qui compte beaucoup de Rmistes devrait être une région ou l'on vie bien. Je ne sais pas ce que vous envisagez pour tenir de tels propos car à mon sens, une région qui compte beaucoup de Rmistes est une région où on vie mal et où les gens vont mal. Quoi qu'il en soit, la création du RMA est effectuée dans la précipitation avec pour vocation comme vous le claironné de: "remettre au travail les Rmistes" Cette culpabilisation des chômeurs dans la droite ligne du libéralisme est irrecevable, surtout dans un département ou sévissent les délocalisations. Il n'y a pas de mystère, lorsque les licenciements et le taux de chômage augmentent avec de surcroît les mesures anti-sociales de M. Raffarin. Le nombre des Rmistes augmente considérablement, le dilemme n'est pas de remettre les personnes au travail mais que les entreprises s'investissent dans le développement et l'emploi durable et que les personnes soient correctement formées. Il s'avère que le RMA est loin d'avoir les effets escomptés non pas du fait des Rmistes mais celui des entreprises même celles qui criaient à la pénurie de main-d'œuvre comme le bâtiment ou le métier de la restauration. Sans doute la perspective de devoir s'investir dans un rôle de responsabilités sociales notamment au travers de la formation ou de la désignation d'un tuteur ne les séduit guère. Personnellement, je me réjouis que les garde fous conquis par les opposants au RMA soit dissuasifs car le RMA n'est pas une solution au problème de l'exclusion. Les élus communistes ont voté contre.
Délocalisation : de nouvelles aubaines fiscales pour les patrons
Comme à son habitude le président du conseil général s'engouffre dans les propositions


gouvernementales. Dernier exemple en date les "pôles de compétitivités" pour lutter contre les délocalisations. A ce sujet Joë Triché à déploré l'initiative de Ph Adnot : "Il n'y a que vous et le Baron Sellières pour croire que les 35 heures seraient la cause de toutes les difficultés. Alors bien sûr, le problème des délocalisations qui frappe tous les secteurs industriels même celui du tertiaire, est tellement une préoccupation et une angoisse majeure pour les salariés qu'il faut donner l'impression de s'en occuper. Mais s'en occuper, pour faire encore plus de cadeaux aux entreprises et mettre encore plus les salariés et les territoires en concurrence, tel est l'objectif recherché par le gouvernement avec la mise en place d'une vingtaine de "pôles de compétitivité" qui bénéficieront d'aubaine fiscale comme cela se fait déjà pour les zones franches. Avec ce dispositif, c'est l'organisation à l'échelle du pays des délocalisations Franco Française. Malheur aux territoires qui ne seront pas retenus comme "pôle de compétitivité". En fait, tout cela n'a qu'un objectif, accorder de nouveaux cadeaux financiers qui s'ajouteront aux 20 milliards d'euros dont elles bénéficient déjà avec bien peu de résultat en matière d'emploi. Mais comme si cela ne suffisait pas, vous en demandez encore davantage pour le patronat en proposant que les charges des entreprises soient réparties sur les produits consommés, c'est-à-dire sur les consommateurs. Vous pourriez faire un excellent conseiller du Baron Sellières car votre proposition consiste à déresponsabiliser complètement les entreprises en les exonérant de leurs devoirs à participer au développement du progrès social dans ce pays. Adepte du libéralisme, votre objectif avec cette proposition est d'éliminer tout ce qui gêne à la rentabilité du capital et au versement de dividendes aux actionnaires "
Les deux conseillers généraux communistes en ont profité pour rappeler les propositions du PCF en la matière :
"Pour lutter contre les délocalisations, il y a sans doute un autre chemin à emprunter que celui qui consiste à donner toujours plus à ceux qui opèrent un chantage intolérable en jouant sur la peur de perdre son emploi. Tout d'abord, des mesures de rétorsion sont à prendre pour interdire tout déménagement de machines et mise sous séquestre tant que des négociations ne sont pas engagées, pour taxer les crédits accordés par les banques aux entreprises qui délocalisent, pour exiger le remboursement de toutes les aides publiques perçues par ces entreprises. Il s'agit aussi de prendre des mesures incitant à l'emploi en créant dans chaque région un fonds régional alimenté avec les 20 milliards d'euros accordés chaque année au patronat afin de mettre en œuvre une nouvelle politique de crédit avec des taux d'intérêts abaissés pour les entreprises qui développent l'emploi, la formation des salariés"
La ligne Paris-Bâle
Enfin Joë Triché et Marie Françoise Pautras se sont félicités des dernières informations concernant la ligne Paris-Bâle : "Nous avons envie de dire ouf on l'a échappé belle car la remise en cause de l'électrification du 1er tronçon Gretz-Troyes était bien réelle et programmée. En effet, le Préfet de Région n'avait-il pas écrit qu'il avait décidé d'utiliser 52% des crédits d'Etat affectés à cette opération dans le contrat de plan pour financer les surcoûts du TGV EST. Heureusement qu'il y a des élus pour refuser de se résigner à cette situation en proposant une riposte qui dépasse les clivages politiques et en impliquant les usagers et la population. De nombreuses collectivités locales, sauf le Conseil général de l'Aube se sont concrètement engagées pour demander à l'Etat qu'il respecte ses engagements. Le rassemblement et la détermination auront été plus fort que la volonté de saborder ce projet indispensable pour notre département et ceux que la ligne Paris-Bâle traverse. Dans quelques semaines, nous débattrons des orientations budgétaires pour 2005. Elles devront comporter une ligne crédit pour participer dans un premier temps au financement des dernières études permettant de déboucher sur le démarrage". Une fois de plus les élus communistes auront été les plus incisifs pour dénoncer les mauvais coup de la politique de droite que relais de façon assidu le président du conseil général de l'Aube.

LDA

La session du Conseil général, a été marquée par la projection d'un film sur Taiwan afin de permettre, dixit PH Adnot "aux Conseillers généraux de ce rendre compte du défi qu'il nous faut surmonter pour faire face à la concurrence de l'Asie " Il veut réagir "vite et fort". Lorsque l'on sait que Ph Adnot ultra-libéral dans l'âme est un des plus fervents prêcheurs de mesure d'adaptation du code du travail afin de mieux satisfaire à la compétitivité internationale, le pire est à craindre. L'Aube a souvent servi de laboratoire aux pires mesures régressives des gouvernements de droite. On connaît trop bien le résultat. Nous y reviendrons dans une autre édition.

La perspective de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne
Déclaration du Parti communiste français

L’ouverture des négociations avec la Turquie en vue de son adhésion à l’Union européenne provoque des débats qui renvoient à la conception même de l'Europe : quel sens doit-on donner à cette Union ? Quel avenir voulons-nous lui construire ?
Le Parti communiste français milite pour une communauté solidaire des peuples européens, une Europe mobilisée pour le progrès social, la démocratie, les droits de la personne humaine, le développement soutenable, l'ouverture au monde, la paix.
C'est pourquoi nous rejetons avec indignation certains des arguments avancés pour s'opposer à cette adhésion, qui spéculent sur la peur et la stigmatisation de l'" autre ". Ils sont offensants pour le peuple turc et ils le sont aussi pour le peuple français, par l'image qu'ils en donnent. Ils sont surtout dangereux, car ils nourrissent à leur manière les thèses pernicieuses d'une humanité qui serait déchirée non pas par les ravages du capitalisme mondialisé et militarisé, mais par un prétendu "choc des civilisations", des nationalismes et des intégrismes.
Toute opposition "par principe" à l'adhésion de la Turquie - parce que c'est la Turquie… - est irrecevable.
Mais, pour envisager qu'un avenir commun à l'Europe et à la Turquie se construise dans l'intérêt des peuples de l'Union européenne et dans l'intérêt du peuple turc, il y a des conditions à créer. Il y a des exigences à faire prévaloir - vis-à-vis de l'Europe et vis-à-vis de la Turquie.
Il faut satisfaire les exigences en termes de démocratie et de droits sociaux portées par le peuple turc, par ses salarié-e-s, par l'ensemble des progressistes et des démocrates de Turquie et du Kurdistan de Turquie qui aspirent à un véritable Etat de droit, garantissant l'exercice des droits politiques, sociaux et culturels de toutes et de tous. Ces forces, dans cet esprit, mettent beaucoup d'espoir dans la perspective d'une adhésion future, en constatant que cette perspective permet de nourrir un processus de démocratisation concrétisé par des réformes institutionnelles déjà effectuées.
En même temps, elles mettent légitimement l'accent sur le chemin qui reste à parcourir pour extirper définitivement la torture, pour réduire le poids des militaires, pour une justice véritable, un Etat de droit stable et respecté, pour l'égalité des hommes et des femmes. La négociation qui va pouvoir s'engager doit impérativement permettre des avancées décisives dans tous ces domaines, accompagnées de leurs garanties, et


révéler également une disponibilité nouvelle de l'Etat turc quant au règlement de la question chypriote sur la base du droit international et quant à la reconnaissance du génocide arménien.
Et ces exigences de transformations profondes s'adressent aussi à l'Union européenne. Ses institutions et ses politiques, que le projet de Constitution prétend rendre irréversibles, ont mis en place une véritable dictature des marchés financiers. Mise en concurrence des salariés et des peuples, précarisation de la vie, délocalisations, pressions continues sur les salaires et les droits sociaux, casse des services publics, fermeture au reste du monde, atlantisme… Tel est le " modèle " qu'on prétend imposer à la Turquie, au détriment de l'avenir de son peuple. Déjà, le ministre turc des finances annonce que les réformes économiques en cours, menées avec le FMI, permettront à son pays de respecter dans cinq ans les critères de Maastricht : "Nous représenterons une alternative particulièrement séduisante pour les candidats à la délocalisation", indique-t-il… Et la Commission européenne évoque le rôle militaire que la Turquie pourrait jouer demain dans le cadre de la PESC (Politique étrangère et de sécurité commune) et celui de tampon bloquant les demandeurs d'asile…
L'Europe a besoin de changer en profondeur, pour que ses institutions politiques et financières favorisent et non interdisent l'intervention des peuples, des salarié-e-s, des citoyen-ne-s ; pour que de grandes réformes, telles une sécurité d'emploi ou de formation et de revenus, l'harmonisation des législations sociales par le haut, le déploiement des services publics permettent de lutter contre les fléaux que sont le chômage, la pauvreté, la précarité ; pour étendre et garantir les droits fondamentaux dont doivent disposer ses citoyennes et citoyens ; pour que les peuples européens construisent ensemble des réponses de solidarité, de partage, de progrès commun aux problèmes qui leur sont posés et contribuent à un monde de coopération et de paix..
C'est de cela qu'il est question au travers du processus engagé avec la Turquie, avec le peuple turc : l'urgence d'un nouveau projet pour l'Europe, émancipée du libéralisme qui la plonge dans la crise, lui permettant de répondre aux attentes et aux espoirs de ses peuples et du monde

Humeurs

HISTOIRE DE QUEUE
Piano à queue ou motocrotte il faut choisir. C'est l'ultimatum posé au maire de Sainte-Savine, J.J.Arnaud, par un conseiller municipal de la bonne vieille droite savinienne.
Depuis qu'ils ont perdu la mairie et que l'ancien maire est parti à mille milles de toute terre habitée par la politique, les survivants coillotistes cherchent désespérément la faille qui leur redonnera un peu de crédibilité. Pas facile.
Pourtant, l'autre jour, l'achat de 2 pianos de concert, nécessaires à la vie culturelle savinienne, a soulevé la colère d'Olivier Charles qui s'est mis à battre tambour pour ameuter le peuple. Non qu'Olivier détestât le piano, mais il faut savoir sérier les problèmes et flatter le quidam par où il pose les pieds. Propreté et sécurité doivent venir en tête. Il faut nettoyer la crotte et le délit, chasser le chien et le délinquant. Ensuite vient le concert pour un petit supplément d'âme que seuls les riches peuvent se payer. Le peuple mon dieu, il a le foot comme l'a si bien suggéré le maire de Troyes, on ne va pas encore l'emmerder avec du piano. Qu'il écoute d'abord le doux ronron de la motocrotte.
Quelle différence y a-t-il entre un chien et un piano ? -Aucune ! Ils sont tous deux armés d' une queue qu'ils ont le droit de montrer en public quand ils la remuent métronomiquement ou quand ils la font chanter. Les conseillers municipaux n'ont pas ce droit et c'est dommage parce que ça nous ferait rire un peu. Mais ils nous montrent parfois leur ignorance crasse et leur démagogie. On rigole aussi.
.

Malicette

Pétrole : Taxer les profits

L'explosion du prix des produits pétroliers, et les spéculations boursières auxquelles elle donne lieu, pèsent sur l'économie française mais également sur la population, particulièrement sur les Français aux revenus modestes ?
L'explosion du prix des produits pétroliers, et les spéculations boursières auxquelles elle donne lieu, pèsent sur l'économie française mais également sur la population, particulièrement sur les Français aux revenus modestes.
Des millions de foyers voient leurs charges de chauffage s'envoler; le coût du transport individuel devient insupportable. Les compagnies pétrolières tirent par contre tout le bénéfice de cette crise: une société comme Total a engrangé, au seul premier semestre 2004, plus de 4 milliards d'euros de profits !
Le gouvernement porte une large part de responsabilités. D'abord en refusant de rétablir la TIPP ou taxe intérieure sur les produits pétroliers. Cette taxe dite "flottante" baisse quand les prix montent à la pompe. Cela allégerait de plusieurs centaines de millions d'euros la ponction de l'État sur les Français.
Ensuite, en refusant de baisser de plusieurs centimes d'euros, comme il peut le faire, le montant de cette taxe à la pompe: la TIPP en effet représente comme la TVA un impôt indirect injuste puisqu'elle s'applique sans tenir compte des revenus.
Enfin, en privilégiant les transports routiers au détriment des transports fluviaux ou ferroviaires; ou en réduisant la participation de l'État au financement des transports en commun d'agglomération.
Le gouvernement doit donc prendre des dispositions d'urgence. Il faut qu'il décide de baisser de manière significative le prix des produits pétroliers, à la fois en rétablissant la TIPP flottante et en taxant les énormes profits des groupes pétroliers