La dépêche de l'Aube n°784 du Jeudi 30 septembre 2004

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Budget Sarkozy/2005 :
Injuste et inégalitaire


Le gouvernement se refuse à donner un coup de pouce aux salaires, misant uniquement sur une baisse des prix qui, de l'aveu même du ministre des Finances, ne devrait garantir qu'une hausse de 0,3 % du pouvoir d'achat d'ici au début de l'année 2005. Les entreprises du CAC 40 ont enregistré plus de 23 milliards d'euros de profit au premier semestre de l'année 2004. Des bénéfices record réalisés au détriment de l'emploi et des salaires. Les communistes lancent une campagne de pétition afin d'obtenir 300 euros par famille. Le coût total de cette mesure serait de 5 milliards d'euros. Nous proposons qu'il soit financé, d'une part, par un prélèvement, à hauteur de 1,5 % sur les revenus financiers des entreprises et des banques, d'autre part, par un prélèvement, à hauteur de 8 %, sur les prêts accordés par les banques pour des opérations de délocalisation. L'ensemble des familles non imposables, ainsi que celles incluses dans la première tranche d'imposition sur le revenu seraient concernées. Ce serait ainsi une manière pour le pouvoir politique d'agir pour reprendre ce qui a été pris aux salariés, au profit du capital, ces deux dernières décennies.

Le projet de budget 2005, présenté le 22 septembre en Conseil des ministres, exige toujours plus d’efforts de la part du plus grand nombre, réservant ses cadeaux à l’actionnariat boursier et aux contribuables les plus nantis tout en étranglant les dépenses publiques pour entrer dans le carcan du pacte de stabilité et répondre aux exigences de la Banque centrale européenne.
La cure de 7 milliards d'euros imposées par Bercy sur l'ensemble des ministères va faire peser de nouvelles contraintes qui ne permettront pas de répondre aux besoins collectifs en matière d'emploi, de formation, de santé, de logement, de culture ou de transports. Les députés communistes dénonce ce tour de vis supplémentaire, refusent ce scénario asphyxiant pour l'économie du pays et seront, à l'Assemblée, les porte-voix de tout ceux qui aspirent au progrès et à la justice sociales.
Pour les milieux d'affaires et les hauts revenus : c'est tout bon.
La liste des cadeaux est longue qui comprend les 450 millions d'euros de réduction de l'impôt sur les sociétés, la création d'un crédit d'impôt à l'export, la prolongation du dégrèvement de taxe professionnelle, l'institution de zones franches baptisées pôles de compétitivité, l'allègement des droits de succession au profit des patrimoines cossus ou encore la hausse de 50% de la déduction d'impôt pour les emplois à domicile qui bénéficiera à quelque 60.000 foyers privilégiés. Le soutien aux couches moyennes, c'est de la poudre aux yeux quand, dans la réalité, la moitié des ménages en France vit avec moins de 1.800 euros par mois et se trouve exclue de ces largesses.
Un budget d'autant injuste qu'il aggravera la situation des salarié-es, des précaires, des chômeurs qui cumulent les mauvais coups :
Hausse de la CSG, du forfait hospitalier, prélèvement d'un euro par feuille de soin, cotisation de retraite complémentaire pour les fonctionnaires: l'addition pour les ménages, supportée massivement par les salariés et les retraités, s'élève à 3,8 milliards d'euros. Dans le même temps, les prélèvements indirects de TVA et de taxe sur les produits pétroliers (TIPP), impôts injustes qui frappent indifféremment le citoyen modeste et le citoyen fortuné, continuent de peser sur le pouvoir d'achat, bridant la consommation et freinant la relance économique. Plusieurs milliers de veuves doivent en


outre redouter la suppression de leur pension de réversion suite à la parution d'un décret de Matignon.
D'autres orientations budgétaires sont nécessaires
Pour faire progresser la justice sociale et répondre aux besoins tout en favorisant la croissance, il est indispensable de favoriser la progression du pouvoir d'achat des salaires et des minima sociaux. (les communistes lancent une grande campagne pour obtenir 300 euros par famille)
Il faut également des mesures favorisant les emplois rémunérateurs et qualifiés, développant l'effort de formation, consolidant les bases solidaires de notre protection sociale. Cela passe par une fiscalité profondément modifiée. Une fiscalité qui rompt avec les cadeaux fiscaux, les exonérations de cotisations sociales et qui attaquent à la base la financiarisation et les détournements boursiers, les délocalisations et les licenciements, les chantages odieux à l'emploi, aux salaires et au temps de travail.
Plus généralement, le budget Sarkozy, fait d'inégalités, de détresse sociale, de chacun pour soi est à l'image de la société ultra-libérale dont rêve la droite. C'est la loi de la jungle, du plus fort, du plus riche. Les communistes contestent radicalement ce choix, rejettent ce système injuste; partageant les souffrances, la colère et l'inquiétude du plus grand nombre, ils militent pour une société qui se donne l'objectif premier de l'émancipation humaine. Le capitalisme peut être dépassé, l'ordre actuel n'est pas fatal.
Nous opposons la dignité et l'épanouissement de chaque personne à l'individualisme sans foi ni loi qui ne profite qu'aux puissants. A la concurrence aveugle, l'intérêt général et les services publics, le principe de coopération et de co-développement. Face au règne généralisé de la marchandise, qui conduit à faire des êtres humains eux-mêmes de simples objets, nous mettons en avant la satisfaction de leurs besoins. Face à la dictature de la finance, la maîtrise collective des décisions et le développement de la démocratie. Face à la précarité, au chômage, une sécurité d'emploi ou de formation tout au long de la vie.
Nous entendons disputer au capitalisme, dans tous les domaines, le sens même de l'ordre social.


JP Cornevin

Romilly-sur-Seine Deux cents personnes pour dire non à la haine raciale et à l’apologie de l’hitlérisme
Romilly-sur-Seine
Deux cents personnes pour dire non à la haine raciale et à l’apologie de l’hitlérisme

Près de deux cents personnes ont à l’appel de la FNDIRP, (Fédération nationale des déportés internés Résistants et Patriotes) manifesté pour condamner sévèrement les tags racistes et fascistes qui ont souillé les murs de Romilly.
L’indignation était en effet très grande quand mardi 21 septembre a été découvert cette odieuse agression. Très vite les prises de position se sont multipliées pour exprimer le rejet de tels actes qui représentent un véritable affront et une insulte à toutes celles et ceux qui ont eu le courage et pour beaucoup au prix de leur vie, de résister au fascisme et à la dictature qu’Hitler voulait imposer à l’Europe.
Dans un communiqué censuré par l’Est-Eclair, la section de Romilly du Parti communiste français ne manquera pas de faire part de son émotion «devant de tels actes inqualifiables». «On assiste en France à une recrudescence des profanations de tombes juives ou maghrébines, des agressions racistes, des incendies de synagogues. Cela est intolérable». devait-elle souligner.
Quand la vérité historique gène, l’Est-Eclair censure
Dans son communiqué, la section de Romilly rappelle le rôle joué par le Parti communiste pour que notre pays se libère du joug nazi et retrouve la démocratie et la liberté. Un rôle reconnu encore récemment par le Président de la République au moment des commémorations de la Libération de Paris.


«Nous tenons à rappeler le rôle actif qu’a joué le Parti communiste et ses militants durant cette sombre période. Notre Parti a été bien sûr interdit par l’occupant hitlérien et de nombreux membres arrêtés, déportés, massacrés ou fusillés. Beaucoup ont combattu le nazisme dans les rangs de la Résistance et participé activement à la libération de notre pays. Maurice Camuset a été de ceux-là. Durant ses 35 années de mandat de Maire avec ses différentes équipes, il a toujours su honorer la mémoire des Résistants, des Déportés et des Martyrs de la barbarie nazie. Il a été aussi au sein des associations d’anciens combattants et de Déportés un ardent défenseur de la paix, contre toutes les guerres et pour l’amitié entre les peuples. D’ailleurs, aujourd’hui beaucoup de rues de notre cité portent le nom de ces jeunes qui ont donné leur vie pour que la France recouvre la liberté et la paix (Charles Masson «1er fusillé de Romilly», Raymond Birer «décapité à la hache», Mary Favin «mort en déportation» et bien d’autres encore)» devait-elle indiquer dans son appel à se rassembler et à riposter contre cet acte insoutenable. Mais ce ne fut pas du goût de l’Est-Eclair qui supprime toute cette partie du communiqué de la section du PCF qui pourtant n’était qu’un rappel de la vérité historique.

LDA

Assemblées de section.
La campagne pour le NON à la constitution Giscard - La mobilisation pour l’électrification de la ligne Paris-Bâle - L’action pour l’augmentation du pouvoir d’achat - L’adhésion du PCF au parti de la Gauche européenne Etc......
Assemblées de section
-TROYES/AGGLOMERATION :
Mercredi 6 octobre à 18 h 30 au siège de la section 22ter av. A. France
- ROMILLY-SUR-SEINE :
Mardi 5 octobre à 18 h au siège de la section 66 rue de la Boule d’Or
- BAR-SUR-SEINE :
Vendredi 8 octobre 19 h à la Mairie .

Constitution européenne


Quand on est de gauche on doit dire non !

NON à la constitution Giscard OUI à une autre Europe

On se tromperait à voir dans le débat qui secoue rudement le Parti socialiste qu’un affrontement de pachydermes ou les amuse-gueules du plat de résistance présidentiel de 2007.
Cette confrontation, dans sa vivacité même, au travers des désarrois qui s'avouent - et ni l'une ni les autres ne peuvent réjouir les partisans d'un non franchement à gauche -, porte en germe le choix ou non d'une perspective de transformation de la société.
Dans les échanges, pas toujours amènes, qui opposent François Hollande et Laurent Fabius, on ne fera pas l'injure à l'un de la juger plus libéral que l'autre. C'est pourtant le rapport de notre société et de la gauche au libéralisme qui est en jeu. Lionel Jospin, entraînant avec lui bien des espérances, a lourdement chuté par trop de réticence à s'opposer aux diktats patronaux, tels ceux que Michelin lançait aux ouvriers de Clermont-Ferrand, ou par faiblesse lorsque, au sommet européen de Barcelone, le Premier ministre socialiste avait signé à côté du président de droite une déclaration ouvrant la voie à la privatisation de l'électricité.
La gauche doit-elle mettre un genou à terre ?
Or c'est cela que propose aujourd'hui le projet de constitution européenne concocté par Valéry Giscard d'Estaing, en soi une véritable appellation d'origine contrôlée. Tout doit être libéralisé, dit ce texte. Il deviendrait la loi de tous les Européens. Et il faudrait que les hommes de gauche s'y plient, un genou à terre devant Ernest-Antoine Seillère?
La crainte que François Hollande exprime est celle d'un isolement par rapport aux socialistes européens. Est-il tellement inquiétant que le PS français se distingue du bellicisme de Tony Blair et de son goût pour les privatisations, pour lequel il y a quelques années Laurent Fabius avouait son inclination? Faut-il que le député de Tulle propose à toute force, comme le chancelier


allemand, une réforme du droit du travail qui lamine les droits des salariés? L'avenir est-il à ce qu'un candidat socialiste promette à notre pays que, tous les lundis, il devra comme à Berlin ou à Leipzig rappeler où est le peuple et que la loi ne peut être dictée par les conseils d'administration? Est-il véritablement utile que le premier secrétaire du PS s'expose aux moqueries d'un Nicolas Sarkozy, qui ne rate pas une occasion de répéter que ce qu'il propose ressemble trait pour trait à la politique des socialistes européens ?
Les VRP de la commission de Bruxelle
En revanche, les socialistes français s'éloigneraient des Français qui apprécient fortement ces ser-vices publics que la constitution européenne prévoit de mettre à mal. Selon BVA pour Le Point, ils sont 85%à se dire satisfaits de la santé publique, 81% de la Sécu, 65% des transports publics. On sait aussi qu'ils plébiscitent les électriciens. Notre pays n'a vraiment aucune raison d'envier les chemins de fer britanniques privatisés dont la faillite est patente, pas plus que l'électricité anglaise, plus chère et moins fiable.
François Hollande, interrogé sur la gauche française, a répondu au Monde: "Quelle gauche ? Nos alliés, ce sont les socialistes européens!" Reprochant particulièrement aux communistes de ne pas avoir approuvé les étapes qui ont conduit l'Europe à l'état qu'elle connaît aujourd'hui - toujours moins de social, toujours plus pour les marchés financiers - il s'expose à devenir le VRP de la Commission de Bruxelles.
Etre un "bon européen" ne peut signifier - à gauche en tout cas - devenir un libéral par résignation. L'Europe sera à tous ou elle deviendra un carcan, une camisole pour les peuples. Dire "non" à la constitution de Giscard, c'est lancer un "oui" franc et massif à une Europe de la liberté, de l'égalité, de la fraternité


LDA

Humeurs

humeurs CONNAIS-PAS !
Romilly-sur-Seine a fêté les 20 ans du cinéma l'Eden. Quand on l'aime, il a toujours 20 ans. C'était en 1984. Les élus d'alors avaient convié Marcel Carné et François Truffaut, non pour une querelle des anciens et des modernes, mais pour une joyeuse naissance attendue par la population. Ces élus avaient dû faire beaucoup d'efforts et conquérir bien des soutiens, financiers aussi cela va sans dire. Efforts méritoires et victorieux puisque 1, 5 millions d'entrées ont été décomptées depuis lors dans les 3 salles Truffaut, Carné, Lelouch.
Pour cet anniversaire méritoire, Jacques Gamblin, Isabelle Carré et Bertrand Tavernier, agitateur notoire et pourfendeur de la médiocrité cinématographique, furent invités. Des discours furent prononcés par le maire, le régisseur, M Castaner et Me Lebrun, adjointe au maire. Le journal consacra un bel article à l'événement.
Hélas, personne ne se souvenait des inventeurs de la chose, ni du maire Maurice Camuset, ni de Marc Lacreuse qui monta le projet, ni de Georges Didier qui défendit le bébé encore fragile avec ardeur.
Le souvenir leur a fait défaut sans doute. Tant mieux pour eux, ils auront plus facile à écrire leurs mémoires n'ayant rien à raconter d'essentiel dans leur propre vie.

Malicette

Dernier hommage à mon père.

Merci d'être venus aussi nombreux pour l'accompagner et lui dire un dernier au revoir.
Papa était un grand homme (je sais, c'est toujours ce que l'on dit quand les personnes s'en vont, ce n'est pas toujours vrai, mais là, c'est le cas !)
Il était droit, juste, avait de vraies valeurs humaines. Il s'est toujours battu pour un monde meilleur, pour un idéal de paix. (Malheureusement trop de travail reste à faire). Comme disait papa : "le monde est devenu fou". Il a passé sa vie à aider les démunis, à se battre, à penser aux autres avant lui.
Son état de santé l'a rapidement contraint à suspendre toutes ses activités. Il s'est battu contre sa maladie, pas assez épaulé à son goût, avec un lourd sentiment de délaissement quand on n'est plus utile dans la société.
Il a montré une force de caractère impressionnante, un courage à toute épreuve en gardant toujours un moral d'acier et la rage de s'en sortir même s'il savait, au fond de lui, que l'amiante faisait barrage à toute sa volonté et aux thérapies les plus lourdes. Il a voulu y croire jusqu'au bout. C'était un combat permanent, plus le temps passait, plus il savait qu'il n'en sortirait pas gagnant. Il a su profiter avec les moyens qu'il avait, des instants précieux qui lui restaient , auprès de ses proches, de ses petits enfants et de ceux qui venaient lui rendre visite.
Je tiens tout particulièrement à féliciter maman qui a vécu au quotidien son enfer, en le rendant plus paisible et l'accompagnant complètement jusqu'au bout. Tous les deux nous ont montré un très bel exemple.
Il est et restera un homme remarquable. Il nous a donné une grande leçon de courage et de lucidité. Il faut penser à lui en tant que personne battante et le message qu'il nous laisse : "se battre bien sûr, mais surtout profiter de la vie, de tous les instants possibles, des petits bonheurs...."
Carpe Diem (1) : Il ne méritait pas ça (personne d'ailleurs), mais il faut se rappeler les bons moments passés en sa compagnie. Toute votre présence ici le prouve et nous aide pour ce jour tristement mémorable mais à la grandeur de son être.
Merci pour lui.

(1) Mets à profit le jour présent


Karine (fille d’Alain et Nicole Didier)