La dépêche de l'Aube n°782 du Jeudi 16 septembre 2004

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Fête du centenaire du journal l’Humanité
Elle restera gravée dans les mémoires

Nous la voulions belle, heureuse, festive, combative, intensément culturelle, passionnément populaire. Et encore un peu plus que cela si possible. Nous rêvions d'une Fête exceptionnelle pour les cent ans du journal. Au carrefour de la mémoire et des ambitions qui sont les nôtres pour l'avenir. Le pari est tenu. Au delà de nos espérances. L'édition 2004 de la Fête de l'Humanité restera gravée dans les mémoires.
Que faut-il retenir de ce rendez-vous de La Courneuve ? Tout, sans distinction.
L'affluence, le cap du demi-million de visiteurs dépassé, la foule massive des jeunes venus dès le vendredi soir camper sur les pelouses de la Fête.
Le foisonnement culturel, l'appétit d'un public jamais rassasié, reconnaissant et admiratif quand il fait la fête à Ferrat, rebelle et joyeux quand il souffle les bougies avec Tryo, Marcel et son orchestre, Les Motivés, ému aux larmes quand il rend hommage avec les Quilapayun aux vers de Pablo Neruda, heureux quand il se laisse envahir par les rythmes de Youssou N'Dour, curieux quand il rencontre les auteurs au village du livre, conquis quand il déambule au milieu des toiles géantes des cent peintres exposés en plein air, et toujours disponibles quand il faut finir en beauté avec Bashung et les Têtes raides.
L'énergie militante, qui dégageait comme un parfum de confiance retrouvée, l'accueil chaleureux réservé à Marie-George Buffet, comme le signe que l'espoir est de retour. La certitude, rencontrée partout dans la


fête, que face à la politique de la droite, une seule réponse est possible, celle de la résistance et du combat. La combativité, justement, pour mettre en échec les délocalisations, ou se lancer dans une campagne de longue haleine pour rassembler toute la gauche autour d'un non offensif à la constitution européenne.
L'émotion et la solidarité, qui tout au long du week-end ont électrisé les allées de La Courneuve, autour de Fadwa Barghouti, de Fatiha Benchicou, de ces voix pacifistes américaines, Leslie Kaplan, Jimmy Massey, Michael Berg, père d'un otage américain décapité, des otages français et italiens détenus en Irak, pour lesquels un appel vibrant a été lancé de la grande scène de la Fête.
la Fête a rechargé les batteries de tous celles et ceux qui ne veulent pas céder aux sirènes de la résignation. En faisant vivre à mille à l'heure un espace de pluralisme vivifiant, elle repousse les frontières étriquées dans lesquelles les chantres de la mondialisation capitaliste tentent d'enfermer les esprits.
Trois jours à La Courneuve, en pleine terre de fraternité, et cent ans après Jaurès, on se dit que travailler à la réalisation de l'Humanité, cela vaut encore sacrément le coup !


ML.

Le Paris-Bâle fait un détour par la fête de l’Humanité
Organisé dans le cadre de la fête de l'Humanité, un débat sur le Paris/Bâle à réunis Pierre Mathieu (PC) vice président de la région champagne Ardenne, chargé des transport, Jean Marc Longequeue, directeur régional de la SNCF, Bernard Sulpis délégué régional de RFF, Michel Billout Maire communiste de Nangis, Thierry Roy, administrateur salarié CGT de la SNCF, Jean Pierre Girault (Vert) président de la commission transport du conseil régional de l'Ile de France, Roland Daverdon (PS) vice président du conseil régional de champagne Ardenne et Karine Jarry présidente du groupe communiste de Champagne Ardenne.
Découvrez le site pour l'avenir de la ligne Paris-Bâle

Organisé dans le cadre de la fête de l'Humanité, un débat sur le Paris/Bâle à réunis Pierre Mathieu (PC) vice président de la région champagne Ardenne, chargé des transport, Jean Marc Longequeue, directeur régional de la SNCF, Bernard Sulpis délégué régional de RFF, Michel Billout Maire communiste de Nangis, Thierry Roy, administrateur salarié CGT de la SNCF, Jean Pierre Girault (Vert) président de la commission transport du conseil régional de l'Ile de France, Roland Daverdon (PS) vice président du conseil régional de champagne Ardenne et Karine Jarry présidente du groupe communiste de Champagne Ardenne.
Deux décennies d'efforts pour obtenir l'électrification de la ligne Paris/Bâle sont-elles en train de tomber à l'eau ? Pierre Mathieu le craint. Il l'a déclaré dimanche sur la fête de l'humanité à l'occasion de ce débat. "Ce qui est en train de se passer est extrêmement grave. Si les choses restent en l'état, le projet risque d'être plombé " Pour financer le surcoût du TGV est, le préfet de région projette de prendre l'argent dont il a besoin sur les crédits prévus au contrat de plan pour le Paris/Bâle. Il ne restera alors plus rien comme participation de l'Etat pour le Paris/Troyes. Sans attendre Pierre Mathieu a appelé à la mobilisation l'ensemble des élus, syndicats, associations, usagers etc. Une pétition circule depuis quelques jours dans le département. Plus de 1500 signatures ont été déjà collectées. Pour leur part les communistes multiplient les points de rencontre pour faire signer.


Pour la première fois, grâce à ce débat, des responsables de la SNCF et de RFF ont pu s'exprimer publiquement sur le Paris/Bâle. Ce qui a permis d'y voir plus clair sur les positions de chacun notamment sur la façon de trouver les financements. Sur ce sujet un consensus s'est rapidement dégagé : la solution ne peut venir que de l'Etat. Et pas seulement pour le surcoût concernant le TGV Est. Car comme l'ont rappelé les responsables de la SNCF et de RFF le montage financier de l'électrification n'est toujours pas bouclé tout comme n'est pas réglé " le statut de la ligne Paris/Bâle". Michel Billout le maire de Nangis a exprimé combien il était vital pour la banlieue est de Paris que se modernise la ligne Paris/Bâle. " Des gens perdent leur emploi à cause des manques de train, et des retards dus aux pannes des machines. Il a expliqué également comment la banlieue Est pourrait développer de nombreux logements si les transports en commun étaient suffisamment nombreux...
Pierre Mathieu a conclu le débat en ces termes " la clé se trouve à l'évidence dans un financement de l'état, mais pour l'obtenir il y a nécessité de nous faire entendre ".
Car c'est bien connu : l'état donne rarement satisfaction aux départements ou aux régions qui ne se mobilisent pas


LDA

NomPrénomAdresseSignature
    
    
    
    
    
    
    
    
    
    
    
    
Signez et faites signez cette pétition. (à retourner à Pierre Mathieu, 22 Avenue Anatole France 10000 Troyes)
Les communistes aubois sur la fête de l’Humanité

Comme chaque année, les communistes aubois se sont mobilisés pour assurer la présence de la fédération de l'Aube sur la fête de l'Humanité et ainsi contribuer aussi à son succès.
Outre le débat concernant l'électrification de la ligne Paris/Bâle organisé sur le stand de l'Aube (voir article ci-après) L'auberge Champenoise a durant les trois jours de fête servi plusieurs centaines de repas et régalé des convives venus de toute la France.
Politique, gastronomie et bonne humeur tel était le leitmotiv sur le stand de l'Aube.
La fédération de l'Aube remercie tous les camarades qui se sont investis à tous les niveaux et permis ce réel succès. Merci donc aux camarades qui n'ont pas hésité à prendre sur leurs congés pour rester jusqu'à 6 jours

sur la fête, à nos retraités à qui nous tirons un coup de chapeau, à ceux qui sont resté les trois jours de fête et pour qui le lundi matin c'est dur dur, aux camarades de passage sur la fête la journée du samedi ou du dimanche mais qui proposent malgré cela pendant quelques heures leurs services, merci aussi à ceux qui n'oublient jamais de faire un détour sur le stand de l'aube pour faire un coucou aux copains et boire une coupe de champagne. Enfin un grand merci à celles et ceux qui ne se déplacent plus sur la fête mais qui par leur contribution financière assurent la pérennité de notre journal l'Humanité.
D'ores et déjà nous lançons un appel aux camarades désireux de s'investir dans la préparation de la fête 2005 de se faire connaître auprès de la fédération

Romilly-sur-Seine :
Accueil des gens du voyage Assez d’hypocrisie.

Les organisateurs de la manifestation contre l’implantation d’un terrain départemental de grand passage réservé aux gens du voyage, étaient assez unanimes pour reconnaître que le succès attendu n’était pas au rendez-vous.
Pourtant, cette initiative a été avec complaisance, largement médiatisée par la presse locale. Deux cent personnes à peine se sont retrouvées dans les rues de Romilly avec à leur tête un certain nombre d’élus, écharpe tricolore en bandouillère.
Des élus que les salariés de chez Jacquemard, Sorotex et Mutexil auraient bien voulu retrouver à leurs côtés quand ils ont été licenciés
Joë Triché qui n’a pas participé au défilé, était présent au moment des prises de parole pour représenter la position défendue par les élus communistes au Conseil municipal, à savoir :
- que les gens du voyage doivent pouvoir bénéficier de structures d’accueil aménagées garantissant un hébergement dans des conditions sanitaires satisfaisantes
- que le lieu proposé par le Préfet apparaît incompatible avec la sécurité de l’activité de l’aérodrome et la création d’une zone d’activités économiques dans le secteur concerné (voir Dépêche de l’Aube du 26 août).Considérant que la ville de Romilly ne devait pas seule assumer cette responsabilité, les élus communistes

ont proposé la création de trois aires d’accueil réparties dans le département. Notons que la loi Besson de 2000 a été appliquée à Romilly avec la réalisation d’un terrain d’accueil de vingt cinq places. Mais au fait, combien de communes concernées dans l’Aube ont-elles appliqué à la lettre la loi qui impose aux collectivités de plus de 5 000 habitants de créer de telles structures ??
Ce sont les politiques qui décident !
Les organisateurs de cette manifestation l’ont voulu apolitique et non anti gouvernementale comme si ce n’étaient les politiques qui décidaient. Nous ne pouvons pas croire que le Préfet de l’Aube ait inscrit dans le plan départemental accueil des gens du voyage , la réalisation de cet équipement à Romilly sans l’avis de F. Baroin, député de la circonscription.
Et puis, comment admettre que l’on impose ce terrain à Romilly alors que le gouvernement de F. Baroin vient de décider d’accorder un délai supplémentaire de deux ans aux communes qui n’ont pas appliqué la loi ?
F. Baroin, lui aussi relayé par la presse locale, a indiqué en long et en large qu’il n’y était pas favorable, sans dire où il fallait réaliser ce terrain d’accueil. Vraiment la seule solution réside comme l’ont proposé les élus communistes, dans la mise en place de trois structures aménagées réparties dans le département

LDA

Humeurs

MORALE ET MIRACLES
C'est quoi la Jalousie ? Un vilain défaut ? Quand j'étais petit, ma grand'mère n'aimait pas que je lorgne sur le jeu de petits chevaux que mon petit voisin de classe remontait avec une manivelle. Plus tard j'entendais le patron de ma mère dire que les ouvriers qui réclament toujours des augmentations ne sont animés que par la jalousie.
Ainsi la jalousie serait un moteur de classe, et si c'est ainsi, je me dis que l'envie n'est pas un si vilain défaut. Plus on est riche plus on biche. Plus on est pauvre plus on est morose. Plus on a des sous, moins on est jaloux. Moins on en a, plus y a du dégât.
C'est comme "Qui paie ses dettes s'enrichit". Mon instit' écrivait ça au tableau en lettres calligraphiées, fallait voir. Or, qui paie sa taxe télé, sa CSG, ses impôts, sa dîme et sa gabelle, le pauvre, il mesure, dans son porte-monnaie, le degré de son infortune. Il ne se sent riche de rien du tout, même pas d'illusions.
Je vous le dis (j'parle comme Jésus), il faut enfoncer les proverbes et la morale. Ils ne sont faits que pour les riches. Contre la crise, nia que deux trucs : la lutte pour protester, se liguer, gréver, tout changer et la fête de l'Huma pour y perdre sa morosité. A la fête il y a eu Ferrat, Néruda, Angel Parra du théâtre et du cinéma, Quilapayun, Bashung et la foule, des miracles à tous les carrefours. Y a que Raffarin qu'on ne vit point : Chirac l'avait emmené à Lourdes. Et là, pas de miracle, il l'a ramené !

Jean Lefèvre

Fête de l’Humanité
Extrait de l' intervention, de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité.

d'hui, c'est le capitalisme mondialisé. Cet ultracapitalisme répand partout injustice, guerre, misère et chômage. Peut-on tolérer plus longtemps que la moitié de l'humanité vive avec moins de 2 euros par jour ? Que un tiers des êtres humains n'ait pas accès à l'eau potable, que le cinquième des enfants du monde ne mange pas à sa faim alors que les 15 personnes les plus fortunées au monde sont plus riches que toute l'Afrique. C'est insupportable ! C'est inacceptable ! Cette mondialisation-là, nous nous réjouissons qu'elle soit contestée par un mouvement altermondialiste multiforme qui rassemble les progressistes, les pacifistes et les défenseurs de la planète. Nous en sommes. Et nous voulons contribuer encore à l'élargir, à l'ancrer dans le monde du travail, à lui donner la force, l'unité, la capacité de proposer des alternatives et de gagner des droits humains nouveaux. L'Humanité est au service de cette union et de ce projet révolutionnaire. C'est à cette union et à ce projet révolutionnaire que travaillent les communistes.
Sarkozy, le monsieur plus du libéralisme.
(.) Chez nous, le gouvernement Raffarin, associé au grand patronat, met en éuvre une régression sociale et démocratique d'une rare intensité. (.) Cette droite exécutrice des basses éuvres du grand patronat veut aller encore plus loin. Pour achever son sale boulot, elle a, paraît-il, trouvé son champion : Nicolas Sarkozy. Sarkozy, le Monsieur Plus du libéralisme ! Sarkozy, à chaque fois qu'il ouvre la bouche, c'est pour faire un cadeau aux milliardaires et donner un coup de poignard dans le dos des salariés et des chômeurs. Sarkozy, c'est la sécurité pour la haute finance, mais l'insécurité sociale pour les jeunes et les travailleurs. Face à cette droite autoritaire, liberticide, antisociale, rassemblons-nous ! Pas question de se laisser faire ! (.)
Des réponses et des actes, des luttes, des engagements militants.
C'est ce qui est au cœur de la grande campagne lancée par mon amie, Marie-George Buffet, et les communistes pour l'augmentation des salaires, du pouvoir d'achat, l'attribution d'urgence d'une prime de 300 euros à ceux qui en ont le plus besoin, et pour bloquer tous les plans de délocalisations et les plans de licenciements. Utopie ! diront certains. Utopie ! Les adversaires du programme du Conseil national de la Résistance utilisaient ce même mot. À la Libération, la France rassemblée a su inventer des solutions nouvelles, comme la Sécurité sociale et les retraites, les services publics. Des innovations qui ont sorti le pays de la crise en faisant du progrès social le moteur du développement. Ces innovations sont insupportables aux capitalistes et à leur champion Sarkozy. Voilà pourquoi ils veulent maintenant inscrire l'ultralibéralisme dans une loi qu'on ne pourrait plus modifier. Une loi supérieure à toutes les lois nationales. Supérieure à toutes les Constitutions. Voilà pourquoi ils veulent imposer une constitution européenne taillée sur mesure pour les multimilliardaires. Cette loi, leur loi, c'est la loi de la jungle. Voilà pourquoi ils cachent le contenu de ce texte aux citoyens européens. Eh bien, qu'on cache ce texte. L'Humanité va le rendre public pour que chacune et chacun se fasse son opinion.
La victoire du NON est possible. Elle ouvrirait de nouveaux espoirs.
Depuis quelques jours, le débat s'emballe sur cette constitution. Nous ne nous en plaignons pas ! Des responsables de gauche commencent à dire avec nous que ce texte n'est pas bon. Tant mieux ! C'est la preuve qu'une majorité de Françaises et de Français s'interroge, s'inquiète et refuse qu'on continue de leur raconter des boniments. Nous nous félicitons, d'ailleurs, qu'un certain nombre d'arguments, mis en avant par le Parti communiste depuis des années, soient aujourd'hui employés par d'autres dirigeants de la gauche. Oui, nous pouvons construire un rassemblement majoritaire pour un NON de gauche à cette constitution. Dire NON à cette constitution, ce n'est pas dire NON à l'Europe, c'est dire NON à l'ultracapitalisme. Dire NON à cette constitution c'est dire OUI à une Europe progressiste, sociale, démocratique, pacifiste, solidaire. Une Europe féministe, antiraciste. Une Europe altermondialiste. La victoire du NON est possible. Elle ouvrirait de nouveaux espoirs. Elle donnerait du souffle aux luttes sociales. Elle permettrait enfin de jeter les bases d'une politique de changement. (.) À tous les niveaux : national, européen, mondial, la politique doit être fondée sur l'écoute, le partage des pouvoirs, l'implication et l'intérêt du plus grand nombre. C'est au service de cette ambition que se mettent les communistes. C'est au service de cette ambition que se met le journal l'Humanité, qui fête ses cent ans. "

Budget 2005
Ceinture pour les petits, cadeaux pour les riches

Alors que les Français ressentent une forte baisse de leur pouvoir d’achat, la politiqe du gouvernement ne paraît guère susceptible de les rassurer.
Bien au contraire, les orientations du budget 2005 et les "réformes sociales" pourraient signifier de nouveaux reculs.

Le cap maintenu de la "croissance zéro des dépenses de l'État" signifie d'une part la baisse des effectifs dans la fonction publique (moins 8000 emplois dont 3000 dans l'Éducation) et surtout une nouvelle année de blocage des salaires dans ce secteur. Ainsi que l'affaiblissement de l'ensemble des services publics.
La réforme du régime des retraites conduit à une baisse du montant des pensions. À terme, l'obligation pour nombre de salariés de cotiser pour une retraite complémentaire pèsera lourd sur le pouvoir d'achat.
La réforme de l'assurance maladie conduit à une hausse des prélèvements et à une baisse des remboursements qui grèveront de façon significative le budget des ménages les plus pauvres.
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Les baisses d'impôts déjà effectuées ou celles qui sont programmées et envisagées profitent surtout aux gros revenus et aux grandes entreprises. Par contre, la fiscalité qui frappe les plus démunis (TVA, taxes locatives, par exemple…) n'est pas touchée. Devant la flambée des prix du pétrole, Nicolas Sarkozy vient de réitérer son refus de rétablir la TIPP flottante qui permettrait de compenser les hausses à la pompe.
La même démarche sur les finances publiques conduit à la hausse des tarifs des services publics pour les transports, le gaz et l'électricité notamment. Pour ces derniers, la hausse est amplifiée par les conséquences du changement de statut des entreprises EDF et GDF.
Le gouvernement se refuse à encadrer le marché de l'immobilier (location et vente) alors que l'envolée des prix dans ce secteur est semble t-il pour beaucoup dans la baisse ressentie du pouvoir d'achat.
Il apparaît de plus en plus clairement que cette pression sur le pouvoir d'achat des plus démunis s'accompagne de cadeaux aux grandes entreprises, aux spéculateurs et aux très hauts revenus

L’électrification de Paris-Bâle
Et le Conseil général ?
Joë Triché, conseillier général de l'Aube recueille des signatures pour la pétition à la gare de Romilly

Les élus, les Conseils municipaux, les acteurs du monde économique, les organisations syndicales, les associations d’usagers, la population sont à nouveaux mobilisés pour que l’électrification de la ligne Paris-Bâle ne soit pas abandonnée.
Pour le respect des engagements pris et de la parole donnée.
Pourquoi, en effet, se mobiliser à nouveau pour ce dossier alors que la décision d’électrifier Paris-Bâle a été prise en 1998 par Jean-Claude Gayssot, le ministre des transports de l’époque. Une décision qui fut d’ailleurs actée en 2000 dans le contrat de plan conclu et signé entre l’Etat et la région Champagne-Ardenne. Une décision, qui d’ailleurs a connu un début de mise en oeuvre avec la réalisation des premières études et des premiers travaux nécessaires.
Or, aujoud’hui tout ceci pour l’instant est remis en cause par le gouvernement qui a décidé d’utiliser 50 % des crédits affectés à l’électrification de Paris-Troyes pour financer les surcoûts liés à la réalisation du TGV Est.
Si l’Etat persistait à vouloir utiliser les crédits de l’électrification de Paris-Troyes pour le TGV Est, notre département, ses habitants et l’économie auboise se trouveraient pénalisés au profit d’un équipement, certes indispensable, mais qui ne représente aucun avantage pour le sud de la Champagne.
Un dossier vital pour notre département, ses habitants, son économie et pour les usagers de cette ligne SNCF
Moderniser la ligne Paris-Bâle, électrifier le premier tronçon Paris-Troyes pour répondre aux attentes des
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usagers, pour favoriser l’économie auboise, le développement industriel et l’emploi est indispensable.
Notre département et ses salariés souffrent tellement des délocalisations qu’ils ont besoin d’infrastructures ferroviaires modernes qui favoriseraient la réindustrialisation.
Il est donc urgent d’obtenir de l’Etat qu’il honore ses engagements. Ne laissons pas remettre en cause ce que nous avons obtenu par notre action, notre rassemblement et les démarches diverses des uns et des autres. Comme rien n’est acquis définitivement, il nous faut à nouveau nous mobiliser. Notre rassemblement et notre détermination doivent devenir une force irrésistible.
Le Conseil général doit peser de tout son poids
L’assemblée départementale a toujours exprimée tout l’intérêt qu’elle portait à ce dossier car il est essentiel pour l’avenir de l’Aube. Philippe Adnot trouvait même que la participation financière de l’Etat était insuffisante. Je vois donc mal aujourd’hui comment le Conseil général pourrait accepter que celle-ci soit diminuée de moitié. Au contraire, l’assemblée départementale doit être complètement partie prenante de la mobilisation qui s’organise. Il y a urgence que publiquement, elle réaffirme à nouveau tout son attachement à l’électrification de la ligne Paris-Bâle et de son premier tronçon Paris-Troyes et demande à l’Etat le respect des engagements pris.


Joë Triché,
Conseiller général .