La Dépêche de l'Aube n°736 du Jeudi 30 octobre 2003 La Dépêche de l'Aube n°736 du Jeudi 30 octobre 2003

La dépêche de l'Aube n°736 du Jeudi 30 octobre 2003

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Forum Citoyen
Rassembler autour d’un projet alternatif !

Battre la droite et sa politique ? Mais pour quoi faire ? Recommencer ce qui a été rejeté le 21 avril 2002 ? Certainement pas ! Comment et avec qui construire un projet politique antilibéral ? Quel rassemblement pour le faire triompher et le mettre en oeuvre ?
Autant de questions que les communistes mettent en débat dans les forums citoyens qu'ils organisent partout en France. A Troyes, ce sont plus de cent personnes qui ont répondu mercredi 8 octobre à la bourse du travail, à l’initiative de la Fédération de l’Aube du PCF. Des dirigeants du PS, des Verts, du MDC ont participé au débat. L'UD CGT, la FSU, ATTAC, le MRAP étaient également présent ainsi que bon nombre de militants syndicaux ou associatifs, de salariés, de citoyens qui ne se résoud pas à laisser la droite au pouvoir.
La soirée animée par le journaliste de l'humanité, Dominique Bègle, débuta par une courte intervention du secrétaire de la fédération de l'Aube du PCF rappelant la situation politique : «une droite qui met à mal, tout ce qui avait permis à la France de s'élever au rang des nations modernes, capable de conjuguer prospérité économique, et, protections sociales, enviées de tous."
L'objectif des communistes dans ces forums
: "nous avons pour ambition de tout faire pour favoriser, à la fois la résistance aux coups portés et la co-élaboration de projets alternatifs." Les différences de vue entre les partis de gauche au pouvoir de 97 à 2002 : "Robert Hue, à plusieurs reprises était intervenu pour dire : "attention, on va dans le mur" Nous connaissons la suite, et le dimanche soir du 21 avril. Personne ici, ne veut revivre cela. Nous n'avons pas la même analyse tant sur la période passée, que ce qu'il faudrait faire désormais."
La parole à la salle
Sans temps mort, les participants sont entrés dans le vif du sujet.
La citoyenneté, la démocratie, les services publics, les délocalisations, pour très vite en arriver à l'Europe qui «telle qu 'elle se construit, n'est pas facteur de progrès social" au monde "où des millions de gens meurt de faim " et à l'alternative au capitalisme "mettre

un terme à la dictature de la finance".
Un sentiment semble t'il largement partagé dans la salle et qui aurait du permettre un débat de fond entre les représentants du PS, des Verts, du MRC et du PCF, si un étonnant consensus ne s'était pas créé entre eux sur la nécessité qu'il y a de changer la société. Une balle repris au bond un peu ironiquement par JP Cornevin "puisque nous sommes tous d'accord pour changer la société, peut être allons nous pouvoir concrètement nous accorder et nous rassembler pour dans un premier temps chasser la droite de la gestion de la région Champagne Ardennes en avril 2004 ?". Une question qui trouva malheureusement peu d'écho parmi les autres représentants de la gauche. Idem pour cette question venue de la salle "que ferait la gauche sur les retraites, les 35 heures, la sécurité sociale, les droits des salariés, la formation professionnelle, si elle revenait au pouvoir ?". L'occasion pour P Mathieu de rappeler que les communistes ont sur tous ces sujets des propositions claires, en rupture avec la logique libérale et sociale - libérale. Des propositions "pas à prendre ou à laisser" pouvant servir de socle à une véritable politique alternative pour la France, mais également pour les régions et l'Europe.
Approfondir le débat
Un débat qui resta certes un peu superficiel, c'est sans doute ce que voulu déplorer Maurice Jaillant le secrétaire de cellule d'Estissac qui demanda sous les applaudissements "il faut bien dire où l'on prend l'argent, il faut taxer le capital" mais un débat qui justement en appel d'autres pour approfondir l'ensemble des questions auxquelles d'une façon ou d'une autre, il faudra bien répondre si l'on ne veut pas se résoudre à la régression sociale promise par la droite. C'est sans doute le sens de la demande de R Leloup, secrétaire de la section de Bar/Seine du PCF, qui appela à la nécessité de poursuivre ces forums sur des thèmes plus précis. Et pourquoi pas "un forum sur l'emploi". L'ensemble des participants a entendu cette proposition avec intérêt.


LDA.

Anna ZAJAC et Pierre MATHIEU Conseillers municipaux de TROYES
invitent enseignants et parents d'élèves à une soirée d'information et de discussion
Le Mardi 4 Novembre à 18 h 22 ter avenue A. France 10000 TROYES
Conseil régional
Orientations budgétaires en débat

La semaine dernière, l’assemblée régionale était réunie pour son débat d’orientations budgétaires, préparatoire au vote du dernier budget de la mandature qui interviendra à la mi décembre.
Un débat sans vote. Le Président de la Région, Jean Claude Etienne (UMP) s'est employé, avec la verve qui le caractérise, à promouvoir sa politique en indiquant d'entrée "que rien n'était gravé dans le marbre" mais qu'il fallait "tenir compte de la réalité des finances". Il a mis en exergue l'augmentation de près de 30% des investissements de la région depuis 1999. Il a insisté sur le fait qu'il s'agissait des dernières orientations avant le transfert de ressources liées à la décentralisation et indiqué qu'il ne voulait pas obérer les possibilités de choix de la prochaine assemblée mais simplement "prendre pour les mois qui viennent les mesures qui s'imposent". Dans une masse globale de crédits stable, le Président a présenté des propositions de choix en tentant de démontrer que l'urgence était "l'emploi". Mais face à la multiplication des plans sociaux dans la région, quel autre discours pourrait-il être tenu par un chaud partisan de la politique Raffarin qui tente habillement de faire oublier à Chalons en champagne ce qu'il décide à Paris ? Et s’il y a eu un certain nombre d'avancées dans les dernières années dans les dispositifs régionaux, il ne faudrait surtout pas oublier que la droite n'avait qu'une majorité relative et qu'elle a du tenir compte de certaines propositions des élus de gauche et singulièrement des élus communistes. Cela ne fait pas, pour autant, de la politique régional une politique répondant aux besoins des Champardennais, loin s'en faut. Et n'oublions pas qu'avec le changement du mode scrutin, concocté par une droite qui craint la sanction des électeurs en mars prochain, la prochaine assemblée disposera obligatoirement d'une nette majorité en son sein. Vu sous cet angle, la sagesse du Président pourrait se révéler "meurtrière" car a-t-il indiqué il compte bien que la droite reste aux commandes et dans ces conditions nouvelles puissent faire passer, sans tenir compte de l’opposition, l’ensemble de sa politique.
Les propositions des communistes.
Au nom des élus communistes, Claude Lamblin, a fustigé l'orientation proposée. Il a souligné que dans une situation qui se dégrade, dans tous les domaines, et particulièrement dans celui de l'industrie et de l'emploi, reconduire simplement ce qui s'est fait hier, c'était accompagner la politique de casse en œuvre. (Attention à ne pas hypothéquer le présent) ont mis en garde les élus communistes. Fidèles à leur ligne de conduite,

d'essayer d'obtenir tout ce qui peut l'être dans le cadre singulier de l'assemblée régionale, les élus communistes ont à nouveau fait des propositions. Demande d'une remise à plat des aides à l'agriculture, aavec des aides plus sélectives pour ceux qui en ont réellement besoin. Sélectivité plus grande également pour les aides économiques et à l'exportation. Ne rien faire qui accompagne les délocalisations, tout mettre en œuvre pour le maintien et le développement d'une véritable politique industrielle de notre temps en Champagne-Ardenne. Dans tous les secteurs, conditionner les aides au critère du développement réel de l'emploi, en CDI, sans transfert venant d'autres unités. Proposition également formulée de conditionner les aides économiques des demandeurs à un réel effort de formation professionnelle en faveur des salariés. Dans le domaine des lycées, les élus communistes ont demandé que les familles n'aient plus à avancer les sommes pour l'achat des livres scolaires et que les crédits soient augmentés pour permettre une prise en charge plus importante du coût des livres et outils pédagogiques. Dans le domaine du transport ferroviaire il s'agit notamment d'accélérer la mise au point d'un dispositif permettant aux champardennais effectuant des trajets domicile/travail jusqu'à Paris de bénéficier de tarifs type "carte orange" avec participation des employeurs. Plusieurs milliers de salariés sont concernés. Dans le domaine de la culture, après quelques déclarations préoccupantes de Paul Granet, les élus communistes ont demandé la confirmation claire des engagements de la politique culturelle de la région. De nouvelles propositions également ont été formulées dans le domaine de la santé, après le scandale de l'été, pour assurer notamment un meilleur hébergement dans les maisons de retraite, et un meilleur accueil aux personnes âgées. Pour les élus communistes, il y a des domaines où la région à partir de ses compétences, doit s'engager encore plus fortement (recherche, prévention, dépistage) Dans le fil de ce qu'ils ont déjà obtenu, les élus communistes demandent un accroissement de la formation professionnelle pour qualifier et professionnaliser les salariés dans le domaine de la santé et de l'aide à la personne.


Pierre Mathieu
Conseiller régional

 

Rassemblement
à Romilly
Le lundi 3 novembre 2003
devant la mairie à partir de 9 heures
A l'appel des organisations signataires suivantes :
Parti communiste Français, Parti socialiste, Mouvement républicain et citoyen,
UL CGT , UL CFDT, le SDEN, Comité de privés d'emplois CGT, la CNL,
Le Secours Populaire Français.

Un ministre à Romilly :
Ensemble contre les mauvais coups du
gouvernement Raffarin et du MEDEF

Lundi 3 novembre 2003, le ministre DELEVOYE doit être à Romilly pour la signature officielle du contrat de site.
Ce contrat fait suite à la lutte des salariés de Jacquemard - Doré -Doré - Sorotex et devrait apporter des réponses concrètes aux graves problèmes de l'emploi par une ré-industrialisation et par de la formation.
En réalité, ce contrat ne répond pas aux attentes de la population. Il comporte essentiellement des financements d'infrastructures ( rond point, tourne à gauche, etc…) mais aucun engagement concret en terme d'emplois ni de formations.
Alors qu'après les licenciements de chez Jacquemard, Aube Chaussette, Cycleurope, Arméco, Doré-Doré, Sorotex etc…c'est maintenant l'annonce de la fermeture de Mutexil et d'une nouvelle restructuration chez Cycleurope.
Dans le même temps, les chômeurs voient leurs droits réduits, certains se voient même notifier leur fin de droits ce qui est insupportable..
Avec le gouvernement Raffarin au service des

exigences du MEDEF, c'est aussi le matraquage de mesures anti sociales.
-Attaques contre les retraites, la santé, le déremboursement des médicaments.
-Remise en cause de l'aide personnalisée à l'autonomie des personnes âgées.
-Suppression de l'allocation spécifique de solidarité aux chômeurs de longue durée.
-Remise en cause des 35 heures, des jours fériés, des moyens pour l'école.
-Attaque contre le droit aux logements avec l'augmentation des loyers et du sur-loyer
-Augmentation des impôts locaux due aux transferts des charges de l'état aux communes, départements, régions etc…
Toutes ces mesures représentent un recul social sans précédent avec des répercussions sur l'économie nationale et locale.
Par contre le gouvernement baisse de 500 millions d'euros l'impôt sur les grandes fortunes.
Il est urgent de se mobiliser contre ces mauvais coups,
et de montrer au gouvernement notre détermination contre sa politique.
Les organisations signataires vous appellent à venir manifester votre mécontentement et votre colère à l'occasion de la venue d'un ministre du gouvernement à Romilly.

Humeurs

A l’oeil, on les a.
Madame, appelons la Madame X, comme les rayons, vous savez ? Madame X téléphone à l’hôpital pour une radio panoramique (radio faciale) au service radiologique.
-Ah, Madame, c’est que notre matériel est très ancien. Il ne fonctionne plus. Veuillez consulter une clinique ou un cabinet privés…
Madame X était sidérée.
Elle me raconte ça, je la crois à peine, pourtant, la presse du 24 octobre titre en gros : «l’hôpital contraint de réduire son offre en radiologie». Ce sont les personnels qualifiés qui manquent. Les délais pour obtenir un RV sont très longs. C’est à peu près la même chose dans d’autres services. Madame X a pris un rendez-vous chez l’ophtalmo en octobre 2002 pour fin novembre 2003 ! Attention les yeux si elle ne peut pas s’y rendre ce jour-là ! Sur toute cette pagaille, les usagers, en tout cas, ne garderont pas les yeux dans leur poche.


Malicette

Ecoutez-voir

...Renaud
Les Nuits sont rebelles avec Renaud, chanteur engagé dans le réalisme, la qualité sans grande messe, le refus du système Star Académy, avec un fonds de révolte anti-Bush et plus du tout de vin rosé, promis juré.
Renaud on l’aime pour ses textes, mais voilà, de texte point dans ce grand bazar de guitares et de percus qui tabassent les oreilles. Les paroles si touchantes, si simples, si intimistes sont jetées dans la grande casserole du son sauvage dont paraît-il le public moderne ne peut plus se passer.
Je suis donc parti écouter la douce Souad Massi dont la voix transporte des harmoniques portugaises, bien qu’Algérienne. De texte, point dans ma langue, mais on devine que la femme est l’avenir de l’homme algérien tant la voix est belle, le cœur rebelle et le chant plein du rêve d’une humanité pacifique.
Janleu

Janleu

1) mais le son c’est beaucoup amélioré par la suite et le lendemain surtout
Assemblée générale des communistes deTroyes et de l’agglomération
Mercredi 5 novembre à 18h30 à la Fédération du PCF
22ter av. A. France 10000 TROYES
Dimanche 30 novembre à SAINTE SAVINE
1er LOTO DE LA DEPECHE DE L’AUBE
Réserver votre après-midi
Recueillement sur la tombe de Maurice Camuset.1er novembre 2002
Ils n’oublient pas

Les amis et camarades de Maurice Camuset, maire de Romilly-sur-Seine durant trente cinq années et résistant pendant la seconde guerre mondiale, se donnent rendez-vous samedi 1er novembre, jour de la Toussaint à 10h30 au cimetière Jean Jaurès de Romilly pour y déposer les fleurs de la mémoire et de la reconnaissance
La Dépêche toujours dans le rouge !
En juillet la situation de la Dépêche de l'Aube était dramatique. Une réaction rapide de communistes aubois et de lecteurs a permis de faire rentrer 15 000 € en tout juste 3 mois, sur un total de 30 000€ nécessaires à la poursuite de la publication de notre journal. La moitié du chemin a donc été réalisée mais la Dépêche de l'Aube ne pourra surmonter cette douloureuse étape que si le pari de collecter la totalité des 30 000 € est atteint. Nous renouvelons donc un appel pressant a toutes celles et ceux qui ne veulent pas que disparaisse ce lien essentiel tissé durant le siècle dernier entre les communistes et les forces sociales du département de l'Aube. Pour celles et ceux qui n'ont pas encore réglés leur abonnement 2003, il n'est pas encore trop tard pour bien faire. Pour les autres, camarades et compagnons de lutte, leur don ou prêt vont s'avérer vital d'ici à la fin de l'année.
Nous remercions fraternellement toutes celles et ceux qui ont déjà répondu à cet appel.
Faim dans le monde
Un mort toutes les 4 secondes

L’autre jour, sur le parvis des Droits de l’Homme à Paris, à l’initiative de l’association Action contre la Faim, retentissaient les prénoms de 451 silhouettes de bois, symbolisant le nombre de vies qui se seront arrêtes en une demi-heure, fauchées par la faim.
Guerre, embargo, catastrophe naturelle: les problèmes de famine les plus aigus à traiter arrivent dans le sillage des conflits armés. La faim peut être aussi une arme de guerre: l'Irak, l'Afghanistan, le Libéria en sont des exemples flagrants.
L'Organisation des Nations unies contre la faim (FAO) veut bâtir une alliance internationale contre la faim.
Regroupant producteurs alimentaires et consommateurs, organisations internationales, gouvernements, industriels de l'agroalimentaire, scientifiques, groupes religieux et organisations non gouvernementales, l'alliance sera chargée de "mobiliser la volonté politique, fournir les financements et mettre en œuvre des programmes permettant de vaincre la faim et la pauvreté".
Le projet en fait ambitionne de réduire de moitié d'ici 2015 le nombre de personnes sous-alimentées. Comme le précise Jean Ziegler, sociologue et rapporteur spécial

de l'ONU sur le droit à l'alimentation, " le concept de souveraineté alimentaire stipule que n'importe quel pays a le droit de nourrir sa population avant toute autre obligation. C'est le FMI, mercenaire du capital financier mondialisé, qui, à travers la gestion de la dette des pays pauvres, impose le recul de l'économie vivrière et empêche d'accéder à la souveraineté alimentaire. Si on arrivait à changer radicalement l'ordre du monde en allégeant la dette, une grande partie du problème agricole dans les pays du tiers-monde serait résolue. En même temps, en abolissant le libre échange imposé par l'OMC pour permettre aux pays africains de protéger leurs agricultures avec des mesures douanières, on se rapprocherait grandement de cet objectif de souveraineté alimentaire".
De son côté, le PCF vient de présenter un mémorandum intitulé "Agriculture et souveraineté alimentaire". Ce texte qui s'adresse à tous les acteurs du monde dural propose un nouveau modèle de développement agricole, centré sur le droit des peuples à se nourrir eux-mêmes et celui des paysans à vivre de leur travail

Le forum social européen se déroulera simultanément dans 4 villes :  Bobigny ,  Ivry,  Paris,  Saint-Denis
Forum social européen
La droite s’énerve

Un an après Florence, c’est au tour de plusieurs villes d’Ile-de-France (Paris, Saint-Denis, Bobigny, Ivry) de convier, du 12 au 15 novembre prochain, l’Europe des citoyens à réfléchir ensemble, à élaborer des propositions alternatives au libéralisme: une invitation à un grand moment de générosité et d’intelligence partagée.
Depuis près de douze mois, des femmes et des hommes n'épargnent ni leur temps ni leur fatigue pour faire que le forum soit une réussite. Les bénévoles se comptent par milliers, pour l'accueil, pour traduire les discussions, etc… Des comités se sont constitués dans des villes de banlieue et des arrondissements parisiens, qui lancent des initiatives de rencontres avec les jeunes, les salariés, les "sans", tous ceux de qui on sollicite habituellement si peu l'avis. Des municipalités s'engagent dans ce processus et l'on parle de "démocratie participative", redondance volontaire qui a le mérite de souligner que sans participation des individus, la démocratie s'étiole, la politique désespère et l'on se réveille un matin assommé comme au lendemain du 21 avril 2001 en France. Comme devant la victoire de Berlusconi en Italie, comme en Autriche avec une majorité teintée de brun, comme en Suisse avec le réveil populiste.
Les militants français du FSE travaillent donc à mettre la dernière main au programme: 55 réunions plénières avec des milliers de participants; des intervenants de tous les pays; 300 séminaires; des centaines d'ateliers. Une somme considérable d'expériences sociales, de confrontations d'idées, de projets, de recherches et une aspiration commune à construire une Europe de la solidarité et de la paix.
Mais ce bouillonnement agace la droite. Ainsi, les élus de l'UMP au conseil régional Île-de-France ont voté avec l'extrême droite contre une subvention au FSE. Le pouvoir pourtant prétendait voir d'un bon œil cette initiative. Le voilà pris en flagrant délit de double langage. Ces élus renvoient en direction de l'Europe une image indigne de la région capitale.

Ils veulent faire mal en frappant à la caisse une organisation aux moyens fragiles en dépit des aides de municipalités qui accueillent le FSE ainsi que des conseils généraux de Seine-Saint-Denis, du Val de Marne et de l'Essonne.
À quelques jours du jour J, cette sainte alliance droite/extrême droite contre le Forum confirme que les responsables UMP n'apprécient guère un sommet de l'Europe "d'en bas" contestant le projet de constitution Giscard, marqué au fer rouge du libéralisme. D'autant plus que la droite est taraudée par l'idée de priver le peuple du droit de se prononcer par référendum sur la constitution de l'Union, comme le montrent les dernières déclarations de Jacques Chirac.
Et puis, en cette période d'épreuve électorale pour le gouvernement, quelques signes en direction de l'extrême droite peuvent avoir leur utilité aux yeux de la droite francilienne

INVITATION

Pour la création des postes nécessaires à l’hôpital de Romilly
-Pour une réforme de l’assurance maladie garantissant le droit à la santé et l’accès aux soins pour tous
FORUM CITOYEN
Avec la participation de :
-Pierre MATHIEU, responsable national du PCF, Conseiller régional de l’Aube
-José CAUDRON, enseignant à l’Université Paris/Panthéon-Sorbonne et Reims Champagne Ardenne, spécialiste des questions de la protection sociale, membre de la fondation Copernnic
-Marc ZAMICHIEI, responsable national des Mutuelles de France, membre du conseil supérieur de la Mutualité.
-Nadine PRIGENT, secrétaire générale de la fédération CGT santé
Débat animé par Mathieu MONTES, rédacteur en chef de la revue des mutualistes «VIVA»

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