La Dépêche de l'Aube n°735 du Jeudi 23 octobre 2003 La Dépêche de l'Aube n°735 du Jeudi 23 octobre 2003

La dépêche de l'Aube n°735 du Jeudi 23 octobre 2003

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Nos services et entreprises publics dans le colimateur de la mondialisation capitaliste.
La récession est là .
Le pouvoir capitule devant la mondialisation capitaliste

A peine le Premier ministre vient-il d’admettre que la France évolue «dans un contexte récessif», après avoir nié pendant des mois l’évidence de la mauvaise santé économique du pays, que la presse de droite tente aussitôt de tourner la page en estimant soit que le pays «échappe à la récession», soit que la «reprise est en vue»...
En fait, tous les chiffres de l'Insee confirment la gravité de la situation. La France, avec une prévision de croissance scotchée au plancher ne peut envisager aucune embellie avant des mois. Toutes les spéculations officielles sur un retour progressif à la croissance reposent désormais sur l'avenir de la reprise américaine et la santé du billet vert. Saint dollar, priez pour nous!
Mais pour le gouvernement, l'essentiel est de contenir le débat qui pourrait s'ouvrir sur ses choix politiques. Ils cachent la récession. De peur que les Français n'en tirent des conclusions inquiétantes. Un pays frappé par la récession a le devoir de réagir. Le faire supposerait d'ouvrir un grand débat national tout à la fois sur les choix budgétaires qui annulent toute marge de manœuvre pour soutenir la relance, sur les stratégies financières des grands groupes, sur le rôle central joué par les marchés boursiers internationaux, sur l'orientation de la construction européenne. Prisonnier de ses contradictions, le gouvernement veut maintenir l'étouffoir notamment avant les élections du printemps 2004.
Les Français pourraient payer très cher cet aveuglement.

Car les choix de politique économique du gouvernement sont au cœur des engrenages qui nourrissent le "contexte récessif" enfin admis du bout des lèvres par Jean-Pierre Raffarin. Maintenir le cap sans sourciller, c'est donc délibérément promettre du sang et des larmes aux Français alors même qu'ils souffrent déjà terriblement du chômage et de la précarité et que les économies réalisées sur leur dos enfoncent un peu plus le pays au lieu de l'aider à s'en sortir.
Les "ouf" de soulagement poussés par certains sur le thème "la France échappe au pire" en disent long sur la résignation qui a gagné les milieux dirigeants de la finance et du patronat devant les conséquences alarmantes des politiques actuelles d'insertion dans la mondialisation capitaliste. Les femmes et les hommes qui travaillent dans notre pays et en créent toutes les richesses ne sont plus à leurs yeux que des variables d'ajustement. L'hypocrisie du discours gouvernemental sur la revalorisation du travail est chaque jour dévoilée par des actes qui ne cessent d'abaisser, en les licenciant, en les sous-payant, en les déqualifiant, en les délocalisant, des travailleurs de toutes conditions.
Le meilleur remède contre la récession reste pourtant, pour un pays comme le nôtre, sa capacité à mobiliser pour le bien commun la formidable puissance d'invention que recèle aujourd'hui le monde du travail.
Ce qui n'a évidemment rien à voir avec le fait de le presser comme un citron avec pour seul objectif d'en tirer le maximum de jus financier.

Anna ZAJAC et Pierre MATHIEU Conseillers municipaux de TROYES
invitent enseignants et parents d'élèves à une soirée d'information et de discussion
Le Mardi 4 Novembre à 18 h 22ter avenue A. France 10000 TROYES
Roland Jacquet trésorier national du PCF entouré des responsables aubois.
Le trésorier national du PCF dans l’Aube

Une première pour la fédération de l’Aube ce mercredi 8 octobre, puisque de mémoire de communiste aubois, aucun trésorier national n’était venu officiellement honorer de sa présence les locaux de la fédération.
Cela est chose faite, puisque Roland Jacquet a participé à la deuxième conférence financière de la fédération de l'Aube. L'événement n'est pas passé inaperçu, puisque l'ensemble de la presse écrite locale a répondu à notre invitation et Roland a été l'invité du journal de la télévision locale Canal 32 qui rayonne sur 80000 foyers.
L'occasion pour lui de rappeler, le formidable élan de solidarité qui s'est manifesté envers le PCF au lendemain de l'élection présidentielle. Plus de 3 millions d'euros avaient été collectés en deux mois ½ provenant de citoyens -es de tous horizons politiques et prouvant ainsi l'enracinement du PCF dans le paysage politique français. Un appel largement entendu dans l'Aube puisque 264 personnes ont versé 28587 €.
Notre trésorier national a mis également l'accent sur l'originalité du financement citoyen du PCF, composé des cotisations des adhérents, de la souscription, du reversement des indemnités des élus, de la vente du muguet et du financement public des partis politiques.
La discussion de cette conférence financière a porté particulièrement sur la nécessité qu'il y a de réussir l'objectif de la souscription nationale 2003.
Notamment pour permettre de financer l'organisation de la riposte nécessaire à la politique ultra libérale de la droite, et ses conséquences néfastes pour notre peuple. A titre d'exemple le quatre pages comportant nos propositions alternatives sur les retraites a coûté 70 000 € et le huit pages sur la constitution européenne 40 000 €. Il s'agit également de subvenir aux dépenses que vont engendrer les prochaines échéances électorales (cantonales, régionales, européennes )
20 aubois ont déjà répondu à cet appel, pour plus de 1000 € collectés.

Les finances de la fédération
Les finances de la fédération de l'Aube et celles de son hebdomadaire La Dépêche de l'Aube ont été également abordées par les conférenciers.
Il a été constaté depuis la création de notre Association Départementale de Financement (ADF) en juin 2001, une amélioration constante du montant des cotisations versées, ainsi qu'une augmentation du nombre des Prélèvements automatiques, les deux étant certainement liées. Cependant les cotisations qui représentent 20 % de notre budget fédéral doivent faire l'objet d'un effort militant particulier. C'est là que se tient la principale source d'amélioration des finances fédérales et le potentiel de progression est grand. Le reversement des indemnités d'élu représente 57 % du budget fédéral et la souscription 10% concernant notre hebdomadaire La Dépêche de l'Aube, auquel nous tenons comme à la prunelle de nos yeux parce qu'il est depuis plus de 80 ans un lien irremplaçable avec les communistes et les hommes et femmes de progrès du département. L'effort pour assurer sa survie doit se poursuivre. 15 000 € ont été collectés en deux mois sous forme de dons, abonnements ou prêts. L'objectif des 30 000 € d'ici la fin de l'année peut être atteint. Chaque lecteur, chaque communiste doit se sentir impliqué dans cet objectif.
La conférence financière à permis de mettre en avant les progrès réalisés, le potentiel qu'a le parti communiste pour trouver les moyens de son activité, ainsi que les efforts qu'il reste à fournir. Roland Jacquet a lancé un appel à l'ensemble des communistes aubois ainsi qu'aux hommes et femmes de progrès pour que l'objectif aubois de la souscription nationale du PCF qui est de 6000 € soit atteint le plus rapidement possible. Tout est entrepris pour qu'il soit entendu.


JP Cornevin

 

St-André-les-Vergers .
Réfection de l’avenue Wilson. Et l’eau ?

Les travaux d’aménagement de l’avenue Wilson ont donc commencé cette semaine.
Si beaucoup d’explications ont été fournies sur la couleur du revêtement, la longueur des trottoirs, le zig-zag de la circulation, l’enfouissement des lignes EDF et PTT, un étrange silence pèse sur le réseau d’eau.
Intérrogés par téléphone, les divers services de la mairie de St André, de la SAUR, de la CAT ont été pour le moins très évasifs.
Nous avons pu savoir cependant que le problème avait été soulevé et la commune de St André sollicitée mais que les travaux nécessaires ne seront pas exécutés dans le cadre de la réfection actuellement en cours. La SAUR nous a précisé que les travaux seront ponctuels «quand les tranchées ouvertes par les PTT coïncideront avec les branchements».
Le réseau d’eau n’est plus aux normes
Or, il s’agit d’un très vieux réseau qui donne de temps en temps des signes de faiblesse : rupture des attaches de la colonne par exemple.


D’autre part, et c’est bien le plus grave, toutes les jonctions de cette canalisation aux compteurs des usagers sont en plomb. Il s’agit donc bien d’une question de santé publique qui a été rejetée d’un revers de main par le maire de St André. La mise aux normes européennes (suppression de toutes conduites d’eau en plomb) va entrer en vigueur vers 2005. Devra-t-on pour cela éventrer bitume, trottoirs, espaces verts, alors qu’il aurait été si facile de prévoir l’ensemble de la réfection des réseaux au cours des mêmes travaux ? Bien sûr, la facture aurait été plus lourde, mais tout compte fait, les contribuables de St André ne paieront-ils pas plus cher, lorsqu’il faudra recasser l’avenue «rénovée ?»
Il est bien étrange de voir fouler aux pieds les directives européennes par un élu par ailleurs si chaud partisan, en bon UMP, de l’Europe des puissants.


G. Delabruyère

Humeurs

Lire jusqu’à livresque
Au Salon du Livre pour la jeunesse, on se presse autant pour voir que pour entendre. Voir des images avant de voir des mots. Les couvertures sont un véritable appel au crime de lecture. Les formats, les couleurs, l'odeur de l'encre fraîche, une incitation vraie au viol des mots. Arrive le moment troublant de la lecture. C'est difficile d'extirper le dedans des mots. Fatigant même. Ce que veut dire courbette, coursier, coaguler, craindre…Mais quand on a commencé on est sous l'effet d'une boisson troublante qui vous rend complètement "livre", même si on ne comprend pas tout. On s'invente, on se fabrique. Sans le sperme des livres, on ne saurait pas naître..


Janleu

Ecoutez-voir

...Comparaison
On a souvent par pure méchanceté comparé le communisme et le fascisme. On ne rencontre pas cela seulement chez les politiciens, mais aussi dans les livres d'histoire et des soi-disant philosophes prêtent leur voix au concert. Le fascisme c'est une mauvaise idée qui a réussi. Le communisme c'est une bonne idée qui a échoué. Le fascisme est une haine, le communisme un humanisme. Le fascisme veut détruire. Le communisme veut construire.
Bernard Sobel qui est toujours communiste (il y en a !) se déclare communiste égoïste : il ne peut pas être heureux quand il voit un chômeur, un sans-papiers, un pauvre à côté de lui. Alors, il essaie par tous les moyens d'aider ces gens à s'en sortir, par égoïsme, pour être heureux.

Malicette


...Handicapés SDF
En me rendant à Paris, à l’hôpital des 15/20, j’ai été écoeuré, ulcéré.Pendant que certains ministres prennent l’avion comme moi je prends le bus et que cela coûte énormément d’argent, notre argent, des handicapés en fauteuil roulant font la manche pour survivre, dorment dans leur fauteuil. Ils sont SDF et aucune structure ne peut les accueillir comme les autres SDF car ils sont en fauteuil. En 2003, il a été décrétée l’année européenne du handicap. On gaspille énormément d’argent pour faire venir dans des villes le bus du handicap. Alors que cela ne sert à rien, puisque rien n’est fait pour les handicapés. Pourquoi tant de tapage médiatique pour annoncer 2003 l’année duhandicap, alors que les handicapés restent sur le trottoir à mendier une pièce pour manger.
Merci messieurs les élus de droite pour cette misère et détresse humaine. 2004, pourquoi pas l’année de la misère, cela fera encore un coup médiatique.

J. Bouxin

Recueillement sur la tombe de Maurice Camuset.1er novembre 2002
A quand la rue Maurice Camuset ?
(Appel de ses amis)

Le maire de Romilly vient de donner le nom de Mr Michel Pheulpin à l’office des séniors de Romilly (Mr Pheulpin était membre de la municipalité actuelle, il décéda en 2002).
Nous prenons acte, et saluons la mémoire de Mr Pheulpin. Mais nous disons : «A quand la rue Maurice Camuset».
Maurice, lui, passa près de 60 ans de sa vie, d’abord pour nos libertés lors de ses combats dans la Résistance, puis se mettant au service de ses compatriotes, de sa ville de Romilly, dès la fin de la guerre, en en devenant le maire pendant près de 40 ans.
Ce n’est pas un seul édifice qui mérite son nom, mais bien une rue, symbolisant ainsi l’ensemble des réalisations que lui seul a concrétisé, soit : «...l’adduction d’eau dans toute la ville (ce fut une vraie révolution dans tous les foyers romillons), les collèges, lycées, les colonies de vacances, les classes de neige, la MJC, la Maison de l’Enfance, le club municipal omnisports, le stade, la piscine, l’hôpital, l’école de musique, le cinéma EDEN, la maternité, les foyers des anciens, sans oublier les nombreuses constructions d’HLM (logements sociaux qui firent tout le nouveau Romilly, etc...»).
C’est tout Romilly qui fut transformé durant son long et important passage à la tête de sa ville. Son action fut immense, il a accompli un travail extraordinaire pour toutes les générations de Romillons, qui peuvent, aujourd’hui, profiter de ces installations, que ce soient les jeunes ou que ce soient les moins jeunes.
Ajoutons à cela le temps qu’il consacra au sein des diverses associations de la ville, et, de par sa grande activité dans la Résistance, en particulier dans celle des anciens combattants, et, au plan local, départemental et national au sein de l’ANACR, tout cela jusqu’à son dernier souffle, ne ménageant ni sa santé ni sa vie familiale.
Chevalier dans l’ordre national du Mérite (en 1982), il entra dans la famille de l’ordre de la Légion d’Honneur en février 2001 (un an avant sa disparition!!).
L’immense foule présente lors de ses obsèques dont beaucoup de personnalités de Romilly et de la région, de tous horizons, démontra (si cela était nécessaire) tout le respect et la grande estime qu’elle portait à Maurice.

C’est pourquoi nous répétons : «Le nom de Maurice Camuset doit être donné à une rue importante de Romilly» comme cela fut fait pour Henri Millet (maire pendant 7 ans de 1895 à 1902), comme cela fut fait pour Hugues-Bernard Gornet-Boivin (maire pendant 11 ans de 1855 à 1866). La rue portant le nom de cet ex-maire est très longue. La 1ère partie de celle-ci peut-être attribuée à Maurice comme il le souhaitait et comme nous le souhaitons. (C’était une partie du parcours qu’il empruntait chaque jour pour se rendre à l’Hôtel de ville).
N’oublions pas non plus que Maurice ne fut pas seulement un grand maire ouvrier, mais qu’il fut aussi un grand patriote : en lui, il y avait 2 personnalités. C’est en accord avec Gisèle son épouse, avec Arielle, Hubert et Yvette ses enfants que nous renouvelons notre souhait.
Le 23 février 2004, il y aura bientôt 2 ans que Maurice nous quittait. L’année 2004 sera l’année du 60ème anniversaire de la Libération dont il fut un ardent artisan, et pour laquelle il a risqué sa vie. Cette année-là doit être celle marquant toute cette reconnaissance qui lui est due. Il n’y a pas lieu d’attendre plus longtemps ou alors qu’on nous dise : «Pourquoi?».Comme Henri Millet ou Hugues-Bernard Gornet-Boivin, après son inlassable dévouement et après le travail qu’il a réalisé tout au long de sa vie, Maurice, lui aussi doit avoir sa rue au coeur de sa ville qu’il a complètement transformée, ce que personne n’a fait, ni avant ni après lui ! Nous demandons à toutes les personnes de Romilly et de la région, personnalités et autres personnes à titre personnel, sans exclusive, en accord avec notre souhait et désireuses de nous soutenir dans les démarches que nous serions amenés à entreprendre de nous le faire savoir, soit par courrier, soit par téléphone, chez:
- M. et Mme Pierre et Ginette Collot 57 rue du Colonel Fabien - 10100 Romilly-sur-Seine (tél 03 25 24 71 01)
- Mme Camuset Gisèle 15 rue Simone Herczkowiez 10100 Romilly-sur-Seine (tél 03 25 24 88 61)

Les amis de Maurice
qui ne l’oublient pas :
P. et G. Collot

Le PCF, le voile, l’école
Dignité et émancipation

L’exclusion de deux jeunes filles voilées d’un lycée d’Aubervilliers a suscité de nombreuses réactions. Intervenant le 19 septembre dernier devant la commission sur la laïcité, Marie-George Buffet faisait état de la réflexion communiste sur la question.
" En tant que femme, et féministe, je suis fermement opposée à la négation de la liberté, de l'intégrité de la femme dans son corps et ses désirs que symbolise le voile. Un voile qui dit que le corps féminin est coupable d'exister. C'est pour moi l'objet d'un combat. Mais que faut-il combattre derrière le voile? La religion? Ou encore, pour tout dire, dans l'esprit de certains, - amalgame détestable - l'immigration maghrébine ? Ou bien la domination masculine ? Car, à écouter les jeunes femmes du collectif. Ni putes ni soumises, il s'agit bien pour une partie d'entre elles de se protéger avec le voile. D'autres se le voient imposer, d'autres enfin ont été convaincues d'accomplir ainsi un devoir religieux. Ce qu'il nous faut combattre dans le voile, c'est bien l'atteinte portée aux femmes."
Pour ce qui relève de la responsabilité publique, l'attitude conforme à l'idéal Républicain est de combattre les comportements portant atteinte à l'égalité hommes/femmes. Pas question d'accepter non plus que face à la violence de l'un, on cantonne l'autre au repli. On ne peut être favorable aux lieux et horaires réservés aux femmes, au recul de la mixité à l'école comme au travail. La société française est mixte par nature, hommes et femmes doivent être égaux, et l'idéal républicain ne peut souffrir une renonciation au vivre ensemble dans l'égalité.
"Faut-il donc prendre appui sur le voile pour interdire tout signe distinctif - car le vocable "ostentatoire" correspond-il à une définition opérante ? ajoutait la dirigeante communiste. Faut-il, en somme, bannir les convictions religieuses et philosophiques de l'espace

public ou "laïc" ? Ou faut-il combattre fermement ce qui porte atteinte à la dignité de l'individu, ce qui l'agresse, ce qui provoque des situations d'affrontement, par l'élaboration d'un règlement librement consenti ? Ce combat ne doit pas se faire dans la négation des principes de la laïcité. Cela doit se faire par la laïcité, dans une confrontation publique exigeante et l'appel à la conscience et à l'intelligence de chacune et de chacun."
Nombreux sont ceux qui demandent une loi. Certains, tout simplement, car ils cherchent sur quoi appuyer leurs décisions. Mais cette loi, pourquoi serait-elle limitée au champ de l'école? Et non pas à l'ensemble du champ public…? Si cela était le cas, la laïcité ne serait-elle pas réduite à une uniformité imposée?
"Je ne crois pas en cette solution, a estimé la secrétaire nationale. En revanche, je ne conteste pas le principe qu'il faille à partir de lois existantes un mode d'emploi de la laïcité d'une part, et du combat républicain pour l'égalité hommes/femmes d'autre part."
Ce qui est en cause à travers cette question, c'est la capacité de l'école à jouer complètement son rôle émancipateur. Et cela passe par l'application pleine et entière du principe de laïcité. En effet, l'école ne peut en aucun cas faire abstraction de l'identité de chaque élève. L'égalité et la laïcité ne sont pas l'uniformité; la République n'a pas à se faire le chantre d'un combat néo-positiviste. L'éducation est le processus de formation d'individus libres et responsables. Cela nécessite de connaître et de comprendre. L'éducation rentre en compte dans la formation de l'identité.
Il ne s'agit pas de ressusciter l'école de la Troisième République mais d'inventer une école résolument laïque, permettant, de façon adaptée à la maturité des individus, l'expression de toute la pluralité dans le respect de la République et des missions éducatives de l'institution.

Le mercredi 19 novembre 18 h
Salle F. Mitterrand Débat citoyen
pour la création des postes nécessaires à l'hôpital et pour une réforme de l'assurance maladie garantissant le droit à la santé et l'accès aux soins pour tous.

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