La Dépêche de l'Aube n°734 du Jeudi 16 octobre 2003 La Dépêche de l'Aube n°734 du Jeudi 16 octobre 2003

La dépêche de l'Aube n°734 du Jeudi 16 octobre 2003

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Troyes - Ecoles
Il faut maintenir à troyes les études surveillées gratuites

Si François Baroin s'était donné la peine d'écouter ce que disent enseignants et parents d'élèves, il n'aurait pas eu cette attitude méprisante en maintenant contre vents et marées son projet.
Anna Zajac a pourtant de manière très détaillée, rapporté ce qui fait débat, tant dans les assemblées de parents que dans les discussions, lors de la collecte des signatures (400 ont déjà été transmises au maire). En résumé :
les parents sont très attachés aux études surveillées gratuites car elles apportent une aide à la sécurité de l'enfant lorsque les horaires de travail ne correspondent pas aux horaires de l'école.
les études sont un plus pour l'écolier, parce que les familles ne se sentent pas toujours capables de lui apporter le soutien dont il a besoin ou lorsque de très jeunes enfants pertubent la concentration nécessaire aux devoirs
la gratuité de l'école est un principe, toute descrimination par l'argent est interdite. Le projet proposé est un premier accroc à l'égalité des chances. La ville a les moyens et le devoir de faire plus et mieux Quant au projet de "village éducatif " tout concorde a reconnaître qu'il n'est pas au point. Et d'abord parce qu'il a été "fabriqué " sans aucune concertation avec les acteurs même de la vie scolaire, les enseignants. A noter le dédain exprimé à propos de ces derniers, accusés de "laxisme " de "méconnaissance des textes officiels", etc... Si vraiment la ville de Troyes veut mettre en oeuvre un projet éducatif qui apporte un plus à l'enfant, qu'elle s'en donne le temps et les moyens. Les élus communistes ont redit leur disponibilité pour participer à de tels travaux. Mais cela ne justifie en aucun cas la suppression d'un service gratuit qui accueille tous les enfants. Il faut donc maintenir le système existant des études surveillées. La remise en cause de la gratuité a un relent de mauvaise cuisine politique assez nauséabond...

c'est une nouvelle attaque contre l'école laïque qui fait suite à toutes celles du printemps dernier qui avaient suscité tant de mécontentement
c'est encore la mise en application du principe de "tout faire payer" comme cela se met en place pour la sécurité sociale, les retraites, la santé, etc.
c'est la volonté de gérer les collectivités locales comme des entreprises
c'est en fait la politique Chirac- Raffarin qui s'applique ici : faire payer les usagers, quelles que soient leurs ressources ! Toutes ces constatations appellent à une

même conclusion : indépendemment de tout autre projet, il faut exiger le maintien dans toutes les écoles des études surveillées gratuites pour tous les écoliers.


Geneviève Delabruyère

Ce que disent les mamans de Romain Rolland

Autour de la table de la Dépêche, des mamans des Chartreux sont venues parler de ce qui leur tient à coeur, la suppression des études gratuites. "Pas normal, honteux, on n'est pas dans le privé mais à l'école laïque ?" "On pénalise ceux qui en ont le plus besoin". Elles sont scandalisées des propos qu'elles ont entendu à la réunion de quartier. "Au lieu d'emmener vos enfants à la foire de mars...", "peu à peu, on nous rogne tout !" "par exemple, tous les mardis soir, à l'école Romain Rolland de 16 h à 17 h 30, les enfants choisissaient entre plusieurs activités gratuites (musique, dessin, ping-pong) et c'était tous les enfants. Avec le nouveau système, c'est supprimé". "Depuis 2 ans, le goûter du matin, en maternelle n'est plus fourni. La mairie de Troyes donnait verre de lait et gâteaux secs. Terminé. Et pourtant il y a des enfants qui ne mangent pas le matin". Une jeune maman explique : "Je travaille à mi-temps et je gagne 700 euros. J'ai fait mon calcul. La garderie du matin, la cantine et à présent les activités payantes, je vais dépenser plus de 300 euros. A quoi bon travailler ?" "Je travaille à 7h1/2, de 7h1/4 à 9h, mes enfants vont à l'Amicale laïque : 2 euros 20 par jour et par enfant. 80 euros par mois". " Ils veulent faire tout privé. En attendant on paie, on paie... mais les salaires eux n'augmentent pas :" "Supprimer la gratuité des études, c'est mettre des enfants dans la rue avec tous les risques d'en faire des délinquants" "On nous dit que Troyes sera la ville la plus fleurie...mais on ne mange pas des marguerites !" "Je n'admets pas que l'on divise les enfants. Mon fils était choqué qu'un petit copain lui ait dit : tu ne vas pas aux activités parce que tes parents n'ont pas de sous" "Les parents d'élèves, à Romain Rolland ont décidé de ne pas payer la première facture. On ne va pas envoyer l'huissier à tous les Troyens". Voilà un petit aperçu de ce qui se dit dans les quartiers. Et toutes sont d'accord pour exiger le maintien des études gratuites.

Anna ZAJAC et Pierre MATHIEU Conseillers municipaux de TROYES
invitent enseignants et parents d'élèves à une soirée d'information et de discussion
Le Mardi 4 Novembre à 18 h 22ter avenue A. France 10000 TROYES
Fiscalité départementale
La droite auboise cogne dure

Nous sommes dans la période ou chaque contribuable s'acquitte de ses impôts locaux. Des impôts toujours plus chers tel est le constat que chacun peut faire.
C'est particulièrement vrai dans l'Aube où la part prélevée par le Conseil général est plus forte que dans les départements de même importance. Et cet écart risque encore de s'aggraver avec les décisions de la droite de cette assemblée. L'examen attentif de sa feuille d'impôt reçue récemment est révélatrice de ce point de vue. Concernant la taxe financière, la part alimentant les caisses du Conseil général est en augmentation de 12% sur trois ans. 2001 à 2003, celle de la taxe d'habitation progresse de 11,99% pour la même période. Comme le démontre l'exemple cidessous.

Taxe foncière : part départementale

2002

2003
Total
+8,89% sur 2001
+3,10% sur 2002
+11,99%
Taxe d'habitation : part départementale
2002
2003
Total
+8,51% sur 2001
+3,27% sur 2002
+11,78%

Mais en allant un peu plus loin dans la recherche, ce contribuable a constaté que pour l'année 2000, (toujours part départementale), il avait payé 148,79 euros de taxe d'habitation contre 199 euros en 2003 soit une augmentation de 33,7%. Bien évidemment, concernant la taxe d'habitation, chaque contribuable ne fera pas le même constat car depuis quelques années, il est tenu compte des revenus des ménages. Toutefois, ils seront sans aucun doute des milliers et des milliers dans notre département à ce reconnaître dans l'exemple évoqué ci-dessus.

Les ménages paient les cadeaux faits aux privilégiés de la fortune.
C'est bien connu, la droite prend plus d'une main que ce qu'elle donne de l'autre, sauf quand il s'agit des grandes fortunes, leur impôt a baissé de 500 millions d'euros. L'exemple des impôts est en effet patent de ce point de vue.
Le tandem Chirac/Raffarin vante sa politique de baisse de la fiscalité sur le revenu qui évidemment n'apporte rien aux 50% des ménages qui ne paient pas d'impôts tellement leurs ressources sont maigres. Et puis, cette baisse des impôts profite surtout aux deux tranches des revenus les plus hauts. Par contre, leur politique de désengagement de l'Etat dans bien des domaines avec des transferts de responsabilités aux collectivités territoriales pousse à des hausses importantes des impôts locaux qui eux, sont payés par tout le monde. La décentralisation à la sauce Raffarin va encore aggraver cette situation. Certes, les moyens financiers des communes, départements et régions sont insuffisants pour répondre aux besoins des habitants. Mais au lieu de toujours piocher dans la poche des ménages, pourquoi ne pas faire cotiser la finance. Par exemple, les élus communistes proposent et demandent l'instauration d'une taxe de 0,3% sur les actifs financiers des entreprises. Ils représentent près de 4000 milliards d'euros. Ainsi cette taxe permettrait de répartir 11 milliards d'euros aux différentes collectivités du pays sans mettre pour autant les entreprises sur la paille. Elles se verraient prélevées seulement 0,3% sur leurs stocks financiers.


Joë Triché

 

Disparition de Jean Reyssier


Hommage rendu samedi 11 octobre. Un dernier hommage a été rendu à notre camarade Jean Reyssier qui a exercé une importante responsabilité publique et politique. Il a été maire de Châlons en Champagne, député communiste, dirigeant de la fédération de la Marne. Une foule très importante assistait à l'hommage qui s'est déroulé à la mairie de Châlons. Pierre Mathieu, Conseiller régional représentait les communistes aubois. Nous reviendrons dans notre prochaine édition sur la vie et l'activité de notre camarade Jean Reyssier .

Humeurs

C’est scandaleux.
Il y a des Romillons qui continuent à vouloir que la Municipalité actuelle honore Maurice Camuset. Ils exigent qu'on lui donne une rue. Et pas n'importe laquelle, une qui partirait de l'hôtel de ville. Vous vous rendez-compte du culot. On s'étonne d'une telle persévérance. En effet, ce qui choque dans cette demande, ce qui fait problème, ce qui est tout à fait incongru, ce qui est même, à tout prendre, scandaleux, c'est que le Maire actuel n'ait pas fait droit à cette demande, qu'il se fasse tirer l'oreille, qu'il refuse même ce devoir de mémoire. Il tente bien sûr de s'en sortir en offrant une rue loin du centre ou un monument. Pourquoi pas une impasse ? Honorer un maire est un devoir simple, qu'on doit dépouiller de ses oripeaux politiciens. Ne pas l'accomplir, c'est comme gommer l'histoire. Regardez à Troyes, le maire actuel n'a même pas attendu que son prédécesseur soit mort pour lui donner une jolie place neuve devant l'immeuble de la C.A.T. Peut-être le jugeait-il mort politiquement, mais ce n'est pas à nous de peser l'âme de F. Baroin. Place Robert Galley en plein cœur de l'agglo, ça montre que les petits nouveaux honorent les anciens, reconnaissent leurs mérites et la vertu de leur longue carrière. Dans l'Aube et au-delà, on connaît l'importance qu'a eue Maurice Camuset, le Résistant, le militant, le maire. Et pas n'importe quel maire ! Ses fans disent en souriant qu'il a fait de Romilly une ville moderne avec l'eau sur l'évier. Il l'a également bouleversée en mettant son empreinte sur la jeunesse, la culture, le sport, la santé, l'école. Ils sont un peu timides nos Romillons qui réclament une rue, c'est Romilly même qui devrait s'appeler Camuset sur Seine.


Janleu

Troyes Conseil municipal
Le fait du PRINCE.

En n'acceptant pas d'inscrire à l'ordre du jour la question de la suppression des études surveillées comme le lui avaient demandé par lettre les élus communistes, François Baroin a déjà commis un acte arbitraire. Il en a ajouté bien d'autres lors de la séance publique du Conseil municipal à laquelle assistaient de nombreux parents et enseignants. Et déjà comme le rapportait Pierre Mathieu d'avoir pris la décision de créer la régie devant recevoir les paiements des familles à l'Hôtel Marisy le 14 juin...alors que la séance du Conseil municipal devant décider du projet se tenait le 26 juin ! Ensuite en refusant d'entendre les protestations des enseignants et des parents, fortement exprimées lors des réunions autour des écoles ou sur les 400 premières pétitions qui lui ont été remises 3 jours avant le Conseil municipal. Ou bien encore, en écorchant la vérité, affirmant avoir reçu la lettre ouverte des élus communistes après sa publication (ce qui est faux). En prétendant que des tracts avaient été distribués par les élus communistes à l'intérieur des écoles (ce qui est absolument inexact, de nombreux témoignages peuvent être apportés) ou encore que les tarifs du projet de Ste- Savine étaient plus élevés (ce qui lui a valu un cinglant démenti du maire de cette commune). Enfin et surtout en imposant -sans vote ni discussion- un projet mal ficelé, inégalitaire et rejeté par des centaines de familles troyennes C'est le fait du Prince. A noter cependant un petit bémol..."nous verrons en allant"?. Si la protestation contre la suppression de la gratuité des études s'amplifie, cela pourrait venir à bout de certains aveuglements

G. D

Isabelle Kaufmann, enseignante, parent d’élève 'Quel mépris à l'égard des gens !'

J'ai assisté, en tant que parent d'élèves de l'école Paul Bert, au Conseil municipal de Troyes. Ce qui m'a le plus choqué, c'est que le maire et l'ensemble de sa majorité municipale n'ont tenu aucun compte du mécontentement des parents. Nous sommes tenus comme quantité négligeable : La suppression de la gratuité des études surveillées, c'est une brèche pour aller à plus ou moins long terme vers le paiement de toutes les activités. Le maintien sans concertation du projet c'est le mépris à l'égard des gens qui se sont exprimés. Je voudrais demander à Mr Dehaut de relire les textes officiels qu'il cite si volontiers. Ce sont les devoirs écrits qui sont déconseillés, mais non les leçons, la lecture, les exercices. APaul Bert, les parents d'élèves se réunissent mardi soir pour définir ensemble quelle suite donner à leur action. Probablement une consultation écrite (1)
(1) Une telle consultation écrite a été faite à l'école du 14 juillet : 90% des parents se sont prononcés contre le projet.

Le RMA
Les nouveaux ayant-droit à l'exploitation sauvage

Alors que les entreprises continuent la valse folle des licenciements pour augmenter leur rentabilité financière, le gouvernement prévoit de mettre à la disposition du patronat, des salariés dont le coût défie toute concurrence : les Rmastes.
Au mois de mai, le Sénat a adopté un projet de loi de réforme et de décentralisation du RMI aux Conseils généraux, ainsi que la création du revenu minimum d'activité, le RMA. Ce projet de loi doit être discuté dans la précipitation à l'Assemblée nationale d'ici la fin de l'année pour être appliqué au 15 janvier 2004. Il pourrait être opérationnel selon les modalités suivantes : Le RMA est un nouveau travail précaire d'une durée déterminée de 20h, pour 6 mois, renouvelable 2 fois. Il est réservé aux bénéficiaires dans le dispositif RMI depuis 2 ans. Avec un demi-Smic par mois, le Rmaste touchera net 473 euros par mois, soit 62 euros de plus que le RMI. Il devra supporter toutes les dépenses et frais liés à l'emploi, transport, garde d'enfants, etc) sans disposer de moyens. Le RMA va enfermer ces nouveaux précaires, dans un dispositif. Le contrat d'insertion par le travail, qui le place sous tutelle, le contraint d'accepter un sous emploi, sous rémunéré, sous peine de se voir priver du RMI. Par contre, le RMA, est une aubaine pour l'employeur. Il touchera une aide d'un montant égal au RMI, sera exonéré des charges afférentes au bas salaire. Il ne versera les cotisations sociales que sur le complément du RMI. Le déficit de la sécurité sociale augmentera d'autant. Le RMA est une maind'œuvre soldée qui entraîne une baisse drastique du coût du travail. Après avoir été les victimes, délibérément sacrifiées au capitalisme brutal, qui les a plongés contre leur gré, dans l'exclusion, la désespérance, l'insécurité sociale, M. Fillion veut les remettre au travail après une cure de RMI d'au moins deux ans. Dans le même temps, le gouvernement Raffarin limitera la durée d'indemnisation des chômeurs, de l'allocation de solidarité spécifique. De ce fait, 1/3 des chômeurs en fin de droit tomberont dans la trappe .

du RMI au moins pendant 2 ans, 1/3 n'aura plus droit à rien, 1/3 séjournera dans l'allocation spécifique de solidarité et le tour est bouclé. La précarité est une chaîne bien organisée. Hors, les 3/4_ des Rmistes chômeurs sont très actifs dans leur recherche d'emplois
La moitié d'entre eux n'obtient même pas de rendez-vous auprès des employeurs, qui ne daignent même pas leur répondre par un courrier. Et pour ceux qui l'obtiennent, 4 fois sur 5, il n'est pas donné de suite. Et si 10% de ces Rmistes sont amenés à refuser un emploi, c'est du fait de l'éloignement du lieu de travail, d'un manque de transport, ou d'inadaptation de l'emploi à leur qualification. Les Rmistes ne sont pas plus paresseux que la moyenne, mais avant tout victimes d'un chômage massif et de la précarisation de l'emploi. Exiger d'eux qu'ils fassent les sales boulots, payés une misère, c'est faire pression pour abaisser les salaires, dégrader les conditions de travail pour l'ensemble des salariés. Dans ce contexte où le chômage augmente et avec les réformes d'indemnisation des chômeurs, le nombre des Rmistes va considérablement augmenter. Or, il n'y a aucune certitude pour les départements que les dotations de l'Etat pour financer ces nouvelles charges décentralisées, soient suffisantes. Il y a fort à parier que les contribuables paieront encore et toujours les pots cassés et que les impôts locaux vont eux aussi considérablement augmenter. Le RMA est une mesure à rejeter. Ce projet exploite l'idée généreuse de réduire la précarité vécue par des centaines de milliers de personnes, en rajoutant plus de précarité aux autres dispositifs existant. Il faut se battre pour obtenir un contrat d'insertion, payé au minimum sur la base d'un smic à taux plein, avec accès à la formation, l'acquisition et la reconnaissance d'une qualification qui favorisera un emploi stable, à taux plein, et correctement rémunéré.


MF Pautras

Nos peines: décès de Daniel Mauffroy

Nous apprenons le décès de Daniel Mauffroy. Nous adressons à notre camarade Pierrette ainsi qu'à sa fille Véronique et toute sa famille nos plus fraternelles condoléances.

Une sécurité sociale de haut niveau avec la mutualité

Ainsi la CM.U. a-t-elle été mise en oeuvre pour aporter aux familles les plus pauvres les prises en charges nécessaires en cas de soins. Des mesures qui restreignent l'accès aux soins des plus démunis La fédération des Mutuelles de France s'est investie dès le début pour obtenir la mise en place de cette grande réalisation sociale que représente la C.M.U. Or deux mesures adoptées le mois dernier par la majorité parlementaire, en catimini, viennent de restreindre gravement l'accès aux soins des plus démunis. Deux mesures qui donnent un avant goût de la réforme de l'assurance maladie voulue par le gouvernement. Ainsi l'aide médicale de l'Etat (AME) qui s'adresse aux personnes à très faibles ressources (moins de 560 euros par mois) et qui, du fait de leur situation administrative, ont été exclus de la CMU, vont devoir supporter le forfait hospitalier en cas d'hospitalisation et le ticket modérateur chez le médecin et le pharmacien. Autant dire qu'ils ont " toutes les chances" de se retrouver sans soins . Ainsi des problèmes de santé sans gravité risquent, faute de traitement, de se transformer en maladies plus lourdes donc plus coûteuses. En outre, la C.M.U. devient plus applicable immédiatement à l'acceptation du dossier par la sécu, mais subira un différé au 1er jour du mois suivant. Tout ceci représente

des mesures d'économies qui frappent les gens le plus démunis, les plus faibles. Au total, l'on estime que quatre millions et demi de personnes perdraient la gratuité complète des soins aujourd'hui garantie par le système que leur offre la C.M.U. Le gouvernement prend ainsi délibérément le risque d'aggraver les inégalités sociales de santé dont plusieurs études ont pourtant souligné l'inquiétante progression. Ce n'est pas de cette manière que doit être réglée la croissance des dépenses publiques de santé. En reportant une part croissante de celle-ci sur les assurés sociaux. Le ministre de la santé déclarait il y a quelques semaines qu'il fallait " sortir du tout gratuit". Avant lui, l'ex ministre de la santé J.BARROT présentait une idée de réforme en plaidant pour la sortie " des petits risques" de l'assurance obligatoire avec report de ceuxci sur les mutuelles ou les assurances. Il s'agit là, à notre avis, d'une inquiétante dérive. Pour éviter ces pires scénarios que représente cette orientation vers une privatisation rampante de la protection sociale, il est grand temps de lever les tabous sur les ressources de la sécu et à ouvrir le débat sur la participation des entreprises, ainsi comme le proposent les Mutuelles de France de faire contribuer tous les revenus, y compris les revenus financiers.

Le ministre DELEVOYE à Romilly :
Exprimons notre refus de la politique du gouvernement RAFFARIN

Le ministre DELEVOYE à Romilly : Exprimons notre refus de la politique du gouvernement RAFFARIN
Jean-Paul Delevoye ministre de la fonction publique devrait être à Romilly lundi 3 novembre pour une signature officielle du contrat de site. Un contrat censé apporter des réponses concrètes aux graves problèmes de l'emploi que connaît notre ville et sa région. Après les licenciements chez Jacquemard et Doré-Doré, après la fermeture de Sorotex et celle de Mutextil récemment annoncée, de nouvelles inquiétudes se font jour chez Cycleurope avec l'annonce d'une nouvelle restructuration. Or, force est de constater que dans ce contrat de site ne figure aucun engagement concret et précis en matière d'emplois. Mais Jean-Paul Delevoye, c'est le ministre du gouvernement Raffarin.
Un gouvernement qui :
-s'attaque au droit à la retraite et à la santé -remet en cause les 35 heures et l'aide personnalisée à l'autonomie des personnes âgées handicapées
-dérembourse des centaines de médicaments
-pousse à l'augmentation des impôts locaux en transférant des charges aux communes, départements, régions

-s'attaque aux chômeurs en diminuant leurs prestations
Un gouvernement qui :
-baisse les impôts des plus riches et celui sur les grandes fortunes
-accorde tout au Medef Le gouvernement Raffarin c'est la France d'en haut contre la France d'en bas, c'est une politique ultra-libérale pour le plus grand bien de la haute finance et des groupes industriels multi nationaux. Face à cette politique, la riposte s'impose comme la nécessaire construction d'une alternative politique avec les citoyens, les syndicalistes, les associations et les partis politiques de gauche, comme le souhaitent les communistes.
Jean-Paul Delevoye doit donc être accueilli comme il se doit.. Dans cet esprit, la section de Romilly du PCFs'est adressée aux syndicats, aux associations et aux partis de gauche afin d'envisager une initiative permettant aux salariés, à la population de notre ville et des environs d'exprimer leur mécontentement face à cette avalanche de mauvais coups.

PCF Section de Romilly

Joë Triché avec les manifestants lors de la venue à Troyes de Monsieur Mattei Ministre de la Santé.
Création des postes nécessaires à l’hôpital

Une exigence qui rassemble

Joë Triché, Conseiller général et membre du conseil d'administration de cet établissement a pris l'initiative d'une action d'envergure pour obtenir la création de quarante postes rien que pour la mise aux normes de certains services de l'hôpital de Romilly, à savoir la maternité, les urgences et la cardiologie. Rappelons que cette nécessité de créer quarante postes émane tout simplement du rapport présenté au CA de juin dernier par le directeur. Et bien évidemment, l'instance dirigeante de cet établissement à fait sienne les demandes du directeur de l'hôpital. Plus de 1500 signatures recueillies en quelques jours Partant de l'idée qu'il ne suffisait pas d'établir des normes de qualité et de sécurité mais qu'il fallait que le ministère de la santé accorde les moyens financiers aux hôpitaux, les communistes invitent la population à signer une pétition.En quelques jours, c'est plus de 1500 signatures qui ont été recueillies aux portes des entreprises, sur les marchés et devant les centres Leclerc. Et la campagne d'initiatives est loin d'être terminée. A l'unanimité, le Conseil municipal de Romilly vote le voeu présenté par le groupe "communistes et partenaires" Le souci de rassemblement pour obtenir des avancées, qui anime les communistes, a conduit les élus du PCF à saisir les conseils municipaux du secteur afin qu'ils adoptent des voeux où des délibérations à transmettre au ministre de la santé, à l'agence régionale de l'hospitalisation et aux différents parlementaires aubois. Dans cet esprit, le Conseil municipal de Romilly a adopté à l'unanimité le

voeu déposé par le groupe "communistes et partenaires" et lundi 13 octobre, et j'ai interpellé le Préfet à l'occasion de sa venue au Conseil général. Le 19 novembre : une nouvelle étape du rassemblement et de l'action Tout en étant dans l'action pour obtenir la création des postes nécessaires, les 15.000 morts supplémentaires à l'issue de la canicule de cet été, le déficit de la sécurité sociale nécessite la mise en oeuvre de solutions permettant de garantir le droit à la santé et l'accès aux soins pour tous. Ce n'est pas l'objectif du gouvernement Raffarin. Pour en débattre, est organisée, le 19 novembre une soirée d'échanges sur ces questions. La population, les salariés, les agents hospitaliers, les professionnels de la santé, les mutualistes sont invités à y participer. Plusieurs intervenants nationaux et spécialistes de ces questions participeront au débat qui sera animé par un journaliste et qui aura pour thème : la création des postes nécessaires à l'hôpital de Romilly et la construction au plan national d'un grand système de santé publique qui prenne en compte les besoins de l'homme, de sa naissance à sa mort et qui sécurisent l'ensemble de sa vie


Joë Triché

Le mercredi 19 novembre 18 h
Salle F. Mitterrand Débat citoyen
pour la création des postes nécessaires à l'hôpital et pour une réforme de l'assurance maladie garantissant le droit à la santé et l'accès aux soins pour tous.

Mettre un coup d’arrêt à la droite et répondre aux attentes.
Pierre Mathieu, Conseiller régional répond à nos questions REGIONALES

Avec les salariés de chez Jacquemard pour rencontrer le président du conseil régional.
En mars 2004 aura lieu le renouvellement des membres des assemblées régionales.
Nous entrons dans une phase plus active de la préparation de cette échéance. Comme en témoigne la presse départementale et les médias nationaux le sujet fait désormais parti de l'actualité politique. En Champagne-Ardenne les socialistes viennent de décider de leur chef de file pour ce scrutin : ce sera Jean-Paul Bachy maire de Sedan et actuel président du groupe socialiste à la Région. La semaine prochaine le conseil régional se réunira pour débattre des orientations budgétaires 2004, puis en décembre ce sera le vote du budget 2004. Les enjeux sont importants pour ce premier scrutin d'ampleur nationale depuis le retour de la droite au pouvoir. Pierre Mathieu, conseiller régional communiste répond à nos questions.
La Dépêche de l'Aube : Concernant le prochain scrutin des régionales, dans toutes les familles politiques, la préparation semble s'accélérer…
Pierre Mathieu :
Effectivement et il s'agit là d'une question très importante. Car c'est de la vie des Champardennais et de l'avenir de leur région, de l'emploi et des services publics, de l'éducation et de la formation professionnelle, de l'aménagement du territoire et des transports régionaux dont il est question et de se donner des élus sur qui l'on pourra compter. De la vie et de l'avenir, et ça c'est très important. Il ne faut pas laisser les mains libres à ceux qui veulent se servir de l'institution régionale comme relais actif, ou comme laboratoire pour la mise en œuvre de la politique gouvernementale et du MEDEF. Les citoyens doivent investir ce terrain avec leurs exigences, avec leurs propositions. Dans la dernière période beaucoup l'ont fait d'ailleurs, je pense par exemple, au refus des personnels de l'éducation nationale d'être transférés aux collectivités.
La Dépêche de l'Aube
: La droite a les pleins pouvoirs au niveau national. Elle dirige région, les 4 départements de Champagne- Ardenne et dispose à une exception près de tous les parlementaires. Elle dispose aussi de la quasitotalité des grandes villes….Le contexte politique semble ici très difficile…même si les sondages indiquent des pertes de confiance envers le gouvernement.
Pierre Mathieu :
Ce qui est très difficile ce sont les coups très durs portés contre les salariés, la situation de l'emploi ne cesse de se dégradé, contre les services publics, contre la protection sociale, la santé, les retraites…Jean Pierre Raffarin et ses soutiens régionaux, Jean Claude Etienne, Philippe Adnot, François Baroin s'occupent à leur manière de la "France d'en bas" comme ils disent. Tout ce qui peut être fait pour enrayer cette régression généralisée doit l'être dans l'action bien sûr mais aussi en utilisant le moyen du bulletin de vote qui permet de dire ce que l'on ne veut plus, qui permet d'exprimer ce que l'on souhaite, qui permet vraiment de décider de quels élus prendront demain quelles décisions. Pour moi ce qui doit être recherché en permanence c'est l'efficacité pour plus de progrès, pour aller vers des changements concrets s'inscrivant dans un processus indispensable de transformation sociale. La situation ne peut rester en l'état.
La Dépêche de l'Aube :
En quelques traits quel bilan de l'action des conseillers régionaux à la région ?
Pierre Mathieu :
Sincèrement, je crois que nous avons été utile et avons pu faire avancer, toujours en appui sur des actions des dossiers, des mesures positives, des idées. Oh bien sur dans un rapport de forces très défavorable (3 élus communistes sur 49, quant l'extrême droite en dispose de 9 !). Parmi les acquis l'obtention de l'électrification du premier tronçon de la ligne Paris Bale jusqu'à Troyes, même s'il reste à batailler pour obtenir la participation au financement de la région Ile de France.

Impensable sans notre lutte de dix ans, sans notre présence dans l'assemblée, sans le concours aussi du ministre des transports de l'époque Jean Claude Gayssot. Je pense à nos interventions pour améliorer l'offre de transports régionaux et pour obtenir une tarification plus avantageuse pour les salariés pour leur transport domicile/travail et pour le déplacement des étudiants ou encore la gratuité pour les déplacements de recherche d'emploi pour les chômeurs. Je pense encore à notre bataille pour obtenir la gratuité des livres et équipement pour les lycéens. Nous ne sommes pas totalement au bout mais le chantier est sur les rails et nous allons demandés pour la prochaine année de nouvelles améliorations. Et puis il y a notre combat incessant pour un contrôle et une meilleure utilisation des fonds publics, pour une formation professionnelle de qualité et ouverte à beaucoup plus de salariés qui en ont besoin. Il y a aussi nos actions pour aider les salariés en lutte je pense aux dossiers de Jaquemard et de nombre d'autres entreprises.
La Dépêche de l'Aube
: Tout cela a été possible aussi parce que la droite ne disposait pas de majorité absolue au sein du conseil régional et qu'elle a du tenir compte des propositions des élus communistes.
Pierre Mathieu :
Oui et nous avons eu constamment un double souci : combattre la droite et être utile à nos concitoyens dans l'institution dans laquelle nous siégeons. Bien ancrer à gauche et agissant toujours avec détermination avec une totale indépendance. La Dépêche de l'Aube : Seulement pour les prochaines élections la droite à changer la règle du jeu. Pierre Mathieu : Effectivement la droite très inquiète des conséquences de sa politique a choisi de tripatouiller le mode de scrutin. Et de mettre en place une machine infernale pour sauver son pouvoir, et dans tous les cas pour tenter de mettre hors jeu celles et ceux qui à gauche s'inscrivent dans une démarche de transformation sociale. C'est très grave et il convient pour décider de ce qui doit être fait en mars prochain de tenir compte de cet élément. Finie la proportionnelle intégrale. Nous aurons un système à deux tours sur la base d'une circonscription régionale ou toutes les formations n'atteignant pas 5% des exprimés n'auront aucune possibilité de représentation en terme d'élus et ou il faut au moins 10 % des suffrages pour pouvoir figurer au second tour !
La Dépêche de l'Aube
: Quelle démarche mettre en œuvre dans ces circonstances.
Pierre Mathieu :
Mon opinion personnelle, les communistes sont actuellement entrain de débattre de cette question, est que face à la droite et à une extrême droite très puissante dans cette région et qui cherche encore à progresser il faut dés maintenant travailler au grand jour avec des citoyens acteurs au contenu de la politique à mettre en œuvre au niveau régional et se donner les moyens d'avoir, avec l'apport et la présence de chacun une liste de large rassemblement capable de battre cette droite arrogante et faire vraiment du neuf. C'est me semble t-il compte tenu des conditions concrètes du scrutin en Champagne -Ardenne la voie de l'efficacité dans l'intérêt des Champardennais. Et c'est avant tout ce qui doit primer. Je ne doute pas que cette question politique, comme celle de ce qu'il convient de faire pour une intervention populaire permanente dans le champ politique et pour parvenir à une construction politique à gauche qui se donne les moyens de réussir seront au cœur des débat du forum départemental dont le parti communiste à pris l'initiative.
Contre le paiement des études surveillées à Troyes, P. Mathieu et A. Zajac élus communistes avec les parents en délégation à la mairie.

N°2 - La symphonie fantastique

Le nom fait frémir. La symphonie de Berlioz a soulevé l'enthousiasme et...les larmes d'une salle absolument sous l'emprise de cette oeuvre romantique du grand compositeur français. Le romantisme c'est le salé et le sucré, le chaud et le froid, la passion, le tapage, la démesure, le panache et l'assassinat du père, Mozart par exemple. Dans la symphonie fantastique, œuvre de jeunesse cependant, il y a tout cela, plus un clin d'œil à la musique future avec ses arrêts sur image et ses outrances calculées. Berlioz est le plus génial des compositeurs du 19e siècle. Il lui faut un meneur de jeu qui le comprenne et le sente. C'est Gilles Millière qui malaxe l'œuvre avec le talent d'un grand boxeur. Il ne rentre en coulisses qu'après avoir exténué son public et ses musiciens. Le disque étouffe les aspérités et gomme les différences. Quel bonheur d'entendre cette musique en chair et en os, avec de fraîches violonistes tirant l'archet jusqu'au sublime, des garçons barbus fracassant

les timbales et le chef survolant son nid lyrique comme un aigle impeccable. On avait 20 ans quand on faisait racler le 78 tours de la symphonie fantastique. La valse nous émerveillait comme un sourire au milieu d'un drame. On remettait la tête sur le second espace lisse pour la réécouter. Puis on passait directement à la Marche au supplice. On aimait la danse et la transe. Aujourd'hui cette musique a gardé nos 20 ans en conserve.


J.L.


L'Orchestre Symphonique de l'Aube donne ses prochains concerts avec Rossini, Bizet, Brahms et Chabrier le 28 novembre à Sainte- Savine, le 29 à Nogent-sur-Seine, le 30 à Troyes (10 h 30 précis), le même jour à Bar sur Aube à 15 h 30.

Mercredi 22 octobre à 19 h à la Bourse du Travail Ouvrons le débat pour l’alternative politique

Quoi de neuf depuis le séisme politique du 21 avril 2002.
Les mêmes qui défilaient médusés au lendemain de l'élection présidentielle, se sont retrouvés ensemble sur le pavé pour lutter comme cela était prévisible contre la politique de la droite. La réforme des retraites, l'école, la santé, les libertés individuelles, la déréglementation des services publiques, les régimes d'indemnisation d'assurance - chômage, le droit du travail, etc Autant de mesures imposées par le gouvernement répondant point par point aux exigences du MEDEF et de la construction libérale de l'Europe. Raffarin prend aux pauvres pour donner aux riches. Il ne faut pas avoir peur des mots. Face à cela la grande majorité de nos concitoyens restent désorientés. Beaucoup ont le sentiment qu'on ne tire pas toutes les leçons des échecs, qu'on leur propose les mêmes impasses : soit attendre les élections de 2007 sans bouger, pour une alternance sociale libérale qui une fois de plus échouera, soit en appeler éternellement à de miraculeux troisièmes tours sociaux. La construction d'une véritable alternative politique, antilibérale, répondant enfin aux attentes de notre peuple se fait toujours attendre. Cette situation si elle n'est pas débloquée peut être lourde de conséquence pour notre pays. Avec l'organisation partout en France de forums citoyens, les communistes veulent contribuer à débloquer cette situation. Le forum aubois aura lieu le mercredi 22 octobre à 19 h, à la bourse du travail de Troyes. La fédération de l'Aube du PCF à fait parvenir à tous les partis de gauche, aux

syndicats, aux associations de progrès une invitation à participer à ce grand débat ouvert à l'échange, à la confrontation, à la construction politique et citoyenne.
Bien entendu nous souhaitons une large participation des citoyens -es à titre individuel. Chacune et chacun doit y avoir la parole à égalité. D'ors et déjà le PS, le MRC, les Verts, la CGT ainsi que des personnalités du mouvement social nous ont confirmé leur participation.
On peut s'attendre naturellement à l'intervention dans le débat de salariés du service public et du secteur privé, d'enseignants, d'intermittents du spectacle, de chômeurs, ou de personnel de la santé, inquiets de leur devenir et désirant connaître la volonté des partis en présence au sujet de la construction d'une alternative politique digne de ce nom.
Ces forums s'adressent à tous ceux qui ne se résignent pas aux pouvoirs de la droite et à sa politique de classe. Leurs objectifs sont clairs : ouvrir une alternative politique antilibérale, les moyens pour y parvenir, la confrontation d'idées : Que les organisations progressistes, syndicats, associations versent leur contribution dans ce débat. Que les partis politiques disent ce qu'ils proposent. Confrontons publiquement nos points de vue, échangeons, débattons. Travaillons dans ces forums à des projets pour notre région, pour l'Europe : voyons comment les défendre et les porter ensemble. Ouvrons le débat.


J.P.C

Notes de lecture
Aux origines d’un département : l’Aube en Champagne de JL Peudon

Voilà un livre marqué par le passé d'enseignant et de syndicaliste de son auteur. Il s'agit de donner à comprendre la naissance d'une identité départementale, depuis les origines géologiques jusqu'à la fixation des limites administratives que nous connaissons. Ou comment l'action de la nature et les activités des hommes ont forgé un destin et une conscience. Le sujet pourrait sembler ardu, mais il est facilement accessible grâce à un constant souci de clarté : le format (24x32) permet un texte aéré, qui bannit le vocabulaire trop spécialisé et est accompagné de nombreuses illustrations. Jean-Louis PEUDON a sillonné le département pour photographier les paysages qui démontrent son propos. Il s'est battu avec les logiciels pour concevoir les cartes qui synthétisent les données. Il montre ainsi comment les conditions géographiques et les ressources naturelles permettent des développements mais ne les déterminent pas. Il ne suffisait pas d'avoir des rivières pour que les moulins s'implantent; et l'utilisation du parchemin n'était pas inscrite d'emblée dans l'élevage des moutons. "La leçon est celle, toujours actuelle, de Jean Bodin : il n'est de richesse que d'hommes "*. C'est particulièrement vrai pour le Moyen-Âge, où Troyes a acquis ses lettres de noblesse (ce qui aurait largement justifié que notre époque pérennise le Mois Médiéval autour d'un Centre d'Etudes Médiévales). "Depuis le Moyen-Âge, aucun homme politique n'a eu l'envergure de ces THIBAUD et HENRI qui ont sorti Troyes des eaux, façonné un axe et des carrefours, hissé des rendezvous d'affaires d'origine modeste au niveau international"*.
Jean-Louis PEUDON retrace la genèse des structures administratives héritées de l'Ancien Régime ou construites par la Révolution, en démêle la complexité et montre comment elles sont le résultat des activités

humaines au cours des siècles qui ont précédé leurs naissances, ce qui explique leur imprégnation dans les consciences contemporaines. Comprendre le monde est une quête éternelle, un des propres de l'homme. "Je souhaite à ce livre tous les lecteurs qu'il mérite, à commencer par ceux qui ont aujourd'hui entre leurs mains les destinées du département et de la région et tous les citoyens engagés. Voilà un travail qui montre à quoi servent l'histoire et la géographie : comprendre le présent et ses profondes racines pour bâtir plus intelligemment l'avenir."*
N'attendez pas Noël pour vous faire plaisir en vous offrant ce livre. Son prix est de 58 € en souscription auprès de l'auteur jusqu'au 1er décembre. Il passera à 68 € en librairie après cette date. Pour plus de précisions sur les modalités de réservation, adressez-vous à Jean- Louis Peudon, 2 rue Julien Grée, 10000 Troyes, ou par téléphone au 03 25 82 03 03, ou par courriel : jlpeudon@wanadoo.fr


Guy Cure


*Extraits de la préface écrite par Patrick DEMOUY, Professeur des universités d'histoire médiévale, Directeur du Centre d'Etudes Champenoises de l'Université de Reims-Champagne-Ardenne.

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