La Dépêche de l'Aube n°730 du Jeudi 18 septembre 2003 La Dépêche de l'Aube n°730 du Jeudi 18 septembre 2003

La dépêche de l'Aube n°730 du Jeudi 18 septembre 2003

Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur XRECHERCHE
Pour rechercher des informations dans le site de La Dépêche de l'Aube et ses archives.
Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur ATOMZ

Après l’énorme succès de la Fête de l’Humanité, 550 000 personnes.
Jean-Pierre Cornevin, secrétaire de la Fédération de l’Aube du PCF répond aux questions de La Dépêche de l’Aube

La Dépêche de l'Aube : Tu reviens de la fête de l'Humanité, il semble bien qu'elle est cette année encore tenue toutes ses promesses?
Jean Pierre Cornevin : oui cet exact, et cela à tous les niveaux. Sans surprise, elle a d'abord été un formidable lieu de convivialité , de fraternité. L'ambiance qui se dégage des allées et dans les stands est indescriptible, c'est vraiment un lieu unique. Mais on ne vient pas à la fête de l'Humanité par hasard. Parmi ces centaines de milliers de personnes qui se sont retrouvées sur la fête, beaucoup sont à la recherche d’une alternaltive politique, notamment après les mouvements sociaux de cet été. Beaucoup sont venus afin de mieux comprendre et réfléchir collectivement à une issue réellement progressiste aux grands enjeux politiques et sociaux qui nous attendent. De ce point de vue aussi la fête de l'Huma a tenu ses promesses. Les débats ont fait le plein. Celui sur la recherche d'une alternative à la mondialisation capitaliste avec José Bové et le directeur de l'Humanité, celui sur la démocratie sociale et l'avenir des luttes face aux projets de régression sociale avec B. Thibault de la CGT, G. Aschieri de la FSU et A. Olive de l'UNSA, celui sur la construction Européenne, sur la culture etc etc
La Dépêche de l'Aube : La présence sur la grande scènes aux côtés du Conseil national du PCF de Leila Shahid, porte parole de l'OLP en France, José Bové, Jacques Nikonof, président d'ATTAC, Christophe Prudhommes, médecin urgentiste et militant CGT, D'Angel Parra, figure emblématique de la chanson Chilienne et Jack Ralite, sénateur communiste et animateur des états généraux de la culture à été un des moments forts de la fête ?
Jean Pierre Cornevin : Des personnalités certes, mais ce sont avant tout des acteurs du mouvement social, de la vie politique, des luttes pour l'indépendance et la démocratie. Chacune de leur intervention a été écoutée avec émotion dans un silence de cathédrale. Leur présence sur la grande scène a été effectivement ressentit comme un moment qui fera date, notamment au regard du message qu' à délivré devant eux MG Buffet.
La Dépêche de l'Aube : MG Buffet a fait son discours devant 50.000 personnes. Que doit on en retenir ?
Jean Pierre Cornevin : Elle a bien sûr évoqué la situation internationale. Le Proche Orient où la Paix doit reprendre l'initiative et où la France et l'Europe doivent se faire entendre davantage. L'Irak où l'intervention américaine a débouché sur le chaos et où seule l'ONU peut rendre le pouvoir aux irakiens. Mais si la planète est sous pression, la France est en dépression. D'où un message fort concernant la politique intérieur de la France et l'urgence de la construction d'une alternative politique. MG Buffet a employé une expression qui résume assez bien la politique du gouvernement de droite : "Il y avait Robin des bois, voici son négatif : Raffarin qui prend aux pauvres pour donner aux riches !". Toutes les mesures prises par la droite se résument à cela : Les baisses d'impôts qui ne profitent qu’aux plus aisés ; le gel des crédits pour les maisons de retraite etl'aide personnalisé d'autonomie pour les personnes âgées alors que dans le même temps on diminue l'Impôt

sur les grandes fortunes, la réforme des retraites de Fillon qui tout en pénalisant lourdement le monde du travail ne règle par pour autant le problème, aujourd'hui la suppression d'un jour férié, à la demande du MEDEF, des mois d’allocations vont être supprimés aux chômeurs, et demain la privatisation des services publiques, ce qui renforcera les inégalités, etc..
La Dépêche de l'Aube : Mais cette politique soulève des résistances ?
Jean Pierre Cornevin : Oui heureusement. Comment accepter que ces grandes conquêtes du mouvement ouvrier - la retraite, la Sécurité sociale-, ces grandes avancées humaines soient effacées des tables de la loi ?
Comment accepter ces débordements sécuritaires ? Comment accepter que des syndicalistes soient condamnés en nombre ? Mais en même temps, ceux qui luttent posent des questions aux politiques : quels sont les moyens de faire gagner le mouvement, comment battre la droite ? Qu'est-ce que vous proposez ? Ces questions, il faut y répondre ensemble ! Il serait fou de penser qu'il y aurait, d'un côté, le mouvement social posant ses exigences et de l'autre des politiques seuls habilités à y répondre. Cette conception nous a conduits à bien des échecs. Quel avenir pour des forces de gauche qui se couperaient du mouvement social ? Quel avenir pour un mouvement social qui déclarerait la mort du politique ? Ne pourrions-nous pas sortir de tous ces anciens schémas et décider ensemble qu'il faut bâtir ensemble les choix politiques et les rassemblements à la hauteur des attentes populaires ? C'est le sens du message qu'a délivré MG Buffet.
La Dépêche de l'Aube : MG Buffet à dit " Il faut débloquer la situation, il faut débloquer à gauche" Quel est le sens de cette formule ?
Jean Pierre Cornevin : J'ai le sentiment que certains à gauche ne tirent pas toutes les leçons des échecs, certains proposent d'attendre les élections de 2007 sans bouger, d'autres en appellent éternellement à de miraculeux troisièmes tours sociaux. Cela ne marche pas, on en a fait l'expérience. La solution n'est pas plus dans la recherche de compromis à l'eau tiède, que de s'enfermer dans un splendide isolement. Si on veut construire une perspective durable, il n'y a de réponse que dans un rassemblement sur un projet qui change la vie. Ceux qui proposent l'un sans l'autre sont des marchands d'illusions. On essaye de nous faire rentrer dans des cases qui ne nous correspondent pas : "choisissez entre le Parti socialiste et l'extrême gauche". De ce point de vue MG Buffet à utiliser aussi une formule largement partagée dans le parti "Que cela plaise ou non, nous sommes communistes et nous voulons porter notre projet, notre démarche : un projet de changement, une démarche de rassemblement."
La Dépêche de l'Aube : Quelle traduction localement:
Jean Pierre Cornevin : Et bien nous allons entamer le débat avec tous ceux qui le souhaitent, citoyen, association, organisation syndicale, personnalités, parti politique, afin d'élaborer ensemble le contenu de la politique qu'attend notre peuple .

Non aux études payantes dans les écoles primaires !

Dans une période où bon nombre de familles ont des difficultés de plus en plus grandes pour faire face aux dépenses qui leur sont imposées pour l'éducation de leurs enfants, Monsieur Baroin, député, maire de Troyes décide de leur imposer le paiement d'un service qui était jusqu'alors gratuit.
Cette mesure n'a fait l'objet d'aucune concertation, ni avec les enseignants, ni avec les parents concernés.

Ce transfert de charge va encore pénaliser les familles et priver les enfants qui ont souvent le plus besoin d'aide et de soutien.
Les communistes qui défendent, avec nombre d'organisations et d'associations, le retour au principe de la gratuité de l'école publique, demandent le retrait de cette mesure

NON au paiement des études surveillées

Nous, soussignés, refusons le principe du paiement des études surveillées dans nos écoles.
Cette décision est contraire au principe de gratuité de l'école (qui, hélas ne l'est plus vraiment)
Nous demandons le retrait de cette mesure injuste et inégalitaire.
Nous demandons une véritable concertation avec les enseignants, les parents d'élèves.
Nous soutenons la demande qui vous est faite par Anna Zajac et Pierre Mathieu, conseillers municipaux d'inscrire cette question à l'ordre du jour du prochain conseil municipal de Troyes.

NomPrénomAdresse
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
A retourner à Anna Zajac ou Pierre Mathieu 22ter av. A. France 10000 TROYES.

Humeurs

Je ne paie pas.

"Monsieur le Préfet. Je n'admets pas cette exclusion en masse des femmes, qui n'ont été privées de leurs droits civiques par aucun jugement. En conséquence, je laisse aux hommes qui s'arrogent le privilège de gouverner, d'ordonner, de s'attribuer les budgets, le privilège de payer les impôts qu'ils votent et répartissent à leur gré.
Puisque je n'ai pas le droit de contrôler l'emploi de mon argent, je ne veux plus en donner. Je ne veux pas être, par ma complaisance, complice de la vaste exploitation que l'autocratie masculine se croit le droit d'exercer à l'égard des femmes.
Je n'ai pas de droits, donc je n'ai pas de devoirs. Je ne vote pas, je ne paye pas."
Hubertine Auclert, Lettre à la Préfecture de la Seine. 1876.
Voilà ce qu'aujourd'hui le peuple femelle et mâle assemblé pourrait dire : on ne me consulte pas, on vote dans mon dos, je ne contrôle rien, je n'ai pas de droits donc je n'ai pas de devoirs. Et cela est vrai pour ceux qui ne paient pas l'impôt direct et sont privés de devoirs et de droits. On les a par avance privés de ressources suffisantes pour ressembler à des citoyens. .


Malicette

Nangica
Ils ont saigné la coopérative

Pendant des années, le conseil d’administration, les adhérents de cette coopérative l’ont pillée sans vergogne en s’octroyant une rémunération de la pomme de terre bien au-dessus des cours moyens pratiqués, et en se faisant rémunérer sur estimation du tonnage, bien avant que les pommes de terre ne soient récoltées.
«Cette pratique, ainsi qu’une politique salariale drastique (les salaires représentent moins de 10% du chiffre d’affaires) ont permis un enrichissement conséquent des plus gros adhérents.
Cette forme irresponsable de gestion tout juste viable avec des cours élevés et un tonnage en progression, a conduit la coopérative à des difficultés sérieuses dès 2001, lors de la chute des cours. Dans cette période, alors qu’il aurait fallu changer de mode de gestion, certains adhérents se sont faits financer des stockages, par des fonds publics, dont l’utilisation était sur-facturée à Nangica. Leur éloignement a provoqué un surcoût de transport important pour la coop. De plus, ils se sont équipés de calibreuses, se faisant grassement rémunérer par la coopérative, privant ainsi celle-ci d’une partie de son activité et augmentant le profit fait sur le dos de la structure coopérative.
Ces pratiques inadmissibles et irresponsables ont conduit le directeur général à déposer le bilan le

4septembre 2003 devant le tribunal d’instance de Melun.
Alors que de nombreux repreneurs se manifestent, certains agriculteurs continuent à avoir une attitude spéculaire en stockant les pommes de terre, alors que leur engagement de livraison est la condition sine qua non pour la reprise. Cela suffit !!
Pour la CGT, il est grand temps que ces pratiques cessent. Pour ce faire, le liquidateur judiciaire doit prendre en compte les propositions des salariés :
- que les offres de reprise soient étudiées avec beaucoup d’attention et que le choix du ou des repreneurs soit fait sur la base du maintien de l’emploi, des avantages acquis et de la viabilité du projet.
- que soit imposé aux agriculteurs responsables de cette faillite, de livrer au repreneur la récolte de pommes de terre 2003.
- que le ministère de l’Agriculture engage la structuration de ce marché dans un office rénové conçu comme organisme régulateur afin de planifier et d’assurer une production nationale répondant aux besoins de la population»
.

Fédération nationale agroalimentaire et forestière CGT

Depuis des années, les personnels de santé tirent la sonnette d’alarme sur le manque de moyens.
Romilly sur seine
Santé

Le PCF pour des états généraux

Aussi incroyable que cela puisse paraître après la catastrophe de l’été, le gouvernement reprend le dossier de la réforme du système de santé et de l’assurance maladie là où il l’avait laissé avant le drame.
Certes, le pouvoir change de tempo, dit repousser cette réforme à l'automne 2004. Il voudrait bien éviter que la gestion catastrophique de l'été ne vienne polluer la réforme libérale envisagée. Il s'efforce de déconnecter le débat sur les besoins et celui sur les financements.
Mais la réalité se rappelle bien vite aux souvenirs de ceux qui voudraient la masquer. L'hôpital continue de craquer et il sera difficile de mener à bien quelque réforme de l'assurance-maladie sans aborder aussi de front ce problème. Il ne sert à rien de brandir haut et fort l'ampleur des déficits dans une salle de réunion ministérielle pour arracher la signature au bas d'on ne sait quel projet d'économies tandis que dans la salle d'à côté, on minaude sur les quelques miettes que l'on pourrait lâcher pour boucher les trous les plus voyants. Non, tout débat sérieux sur le système de santé devra débuter par un diagnostic consacré aux besoins de santé et alors seulement pourra venir l'examen des moyens humains, techniques et financiers nécessaires.
Or, c'est d'abord sur le diagnostic que la politique gouvernementale comme celles qui l'ont précédée fait fausse route. Il n'y a pas trop de dépenses de santé et trop de déficits, ce qui supposerait comme solution d'avenir la réduction des dépenses pour la maîtrise des déficits. Il y a, au contraire, insuffisances de dépenses de santé, inégalités devant la maladie et les soins, inadaptations de l'organisation du système de santé, insuffisances de financement solidaire, ce qui .

suppose l'extension des systèmes de solidarité et l'élargissement de leurs financements pour la réduction des inégalités devant la maladie.
Le gouvernement brandit les déficits comme un sésame pour entrer dans les débats. Mais il oublie de dire que tous les plans d'économies mis en place depuis des années ont tous débouché un jour ou l'autre sur la relance des déficits. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il ne traite pas le mal à la racine. Tout bon médecin sait que devant l'échec répété d'un traitement, il faut soit réviser le diagnostic, soit changer l'ordonnance. En l'occurrence, les deux sont nécessaires. Du terrible bilan de la canicule, il y a des leçons à tirer : les moyens hospitaliers (lits et personnels qualifiés) doivent être augmentés; l'organisation du système de santé doit être revue; la dépendance doit être prise en charge. Pas grand-chose à voir avec les recettes de charlatan du gouvernement comme la suppression d'un jour férié ou l'instauration d'un forfait d'un euro par boîte de médicaments à la charge des assurés. Le gouvernement aura du mal à nous faire passer ses comptes d'apothicaire pour l'ambitieuse réforme du système de santé dont notre pays a décidément bien besoin.
"Pourquoi la France n'a plus le fameux système de santé dont on se prévalait auparavant", demandait récemment Marie-George Buffet. Elle appelait à revoir tout le système. Pour leur part, les communistes s'engagent dans la riposte en cours et viennent de prendre l'initiative de rencontres départementales avec les personnels et les usagers dans la perspective d'États généraux de la Santé.

Contrat de site
Aucune illusion à se faire

Le Conseil municipal du 8 septembre avait à se prononcer sur le contrat de site proposé par l’Etat.
Un projet présenté pour répondre soi disant à la grave crise du chômage que connaît Romilly et les environs.
Cette idée de contrat de site a murie après l’annonce de la suppression de près d’un millier d’emplois chez Jacquemard, Sorotex, D.D, Aggofroy... et des mobilisations et démarches entreprises pour refuser cette dramatique perspective.
Aussi, les élus communistes n’ont pas ménagé leurs efforts. Ils ont obtenu l’organisation d’une table ronde qui s’est tenue le 3 février à la préfecture.
Ils ont été reçus par le président du Conseil régional, par celui du Conseil général et par le Préfet.
Le 4 avril à leur demande, s’est tenue à la mairie de Romilly une réunion de travail avec l’ensemble
des parties concernées à l’exception des organisations syndicales, ce qu’ a déploré Joë Triché qui y participait. A chaque fois, les élus communistes ont formulé des propositions réalistes et crédibles discutées préalablement avec des salariés et leurs organisations syndicales.
Elles s’articulaient autour de quatre axes forts :
1) faire en sorte que les salariés ne connaissent ni licenciement, ni chômage. Un vaste plan de formation était à mettre sur pied pour leur permettre d’évoluer vers de nouveaux métiers.
2) engager une diversification industrielle
3) réaliser des aménagements de zones d’activités économiques
4) créer un fond régional pour la sécurisation et la promotion des salariés, pour le développement industriel avec l’Etat, l’Europe, la région, le département, les banques, les actionnaires et la grande distribution.
Les deux questions fondamentales posées par les élus communistes
- ce contrat de site répond-il aux enjeux de la situation économique et sociale subie par les salariés et la ville de Romilly ?
- permet-il d’apporter des solutions concrètes et immédiates aux licenciés du groupe Jacquemard, de Vestra et de chez D.D. Non ! répondent les élus communistes. «on est vraiment loin du compte» devaient-ils faire remarquer.Ce n’est pas en apportant plus de fric aux cellules de reclassement, aux congés de conversions et aux patrons du textile que l’on inversera la situation. Tout cela, ça ne marche pas comme nous le constatons chaque jour. Mais ce contrat de site pouvait-il en être autrement venant d’un gouvernement dont la politique est plutôt de satisfaire les revendications du Medef que celles des salariés.

Il manque vraiment d’ambition pour l’emploi à Romilly et n’apporte aucune réponse concrète aux salariés licenciés, telle est l’opinion des élus communistes du Conseil municipal.


Les élus communistes de Romilly

La désinformation de la presse

En titrant dans la page de Romilly : «12 millions d’euros pour relancer l’économie locale», l’Est-Eclair comme Libération-Champagne n’ont pas exposé la réalité des faits.
A la lecture de cette fausse information, les lecteurs de ces journaux et plus particulièrement celles et ceux qui sont à la recherche d’un emploi se sont s’en doute tous dit : «ça y est quelque chose bouge enfin à Romilly». Malheureusement, les désillusions risquent d’être aussi grandes que les illusions semées par la presse écrite auboise et reprises par la plupart des radios locales.
Pourtant, au cours du débat sur cette question au conseil municipal du 8 septembre, en présence du journaliste local, Joë Triché, au nom des élus communistes a fait la démonstration que les crédits pour le contrat de site affectés par l’Etat pour l’ensemble du département étaient de 6,5 millions d’euros. D’ailleurs au cours du débat, Michel Cartelet, maire a dû admettre que sur ces 6,5 millions d’euros de l’Etat, la part revenant à Romilly serait de 2 millions d’euros (13 millions de francs), ce qui bien sûr à fait dire à Joë Triché qu’on était bien loin du compte au regard à la situation économique et sociale de la 3ème ville du département. D’autant plus qu’une partie de ces 2 millions d’euros ira dans des opérations n’ayant peu de lien avec la création d’emplois. (Exemple, rénovation du nouveau Romilly, rond-point à l’angle de la RN 19 et de la rue du Dr Roux pour faciliter l’entrée des camions aux ateliers SNCF, financement de giratoires et de tourne à gauche...). Mais alors, comment le journaliste a-t-il pu arriver à ce chiffre de 12millions d’euros ? Il a tout simplement ajouter aux 6,5millions du contrat de site, les crédits votés pour l’ensemble du département, il y a quatre ans dans le cadre du contrat plan Etat/Région; c’est-à-dire bien avant la suppression des mille emplois à Romilly et dans les environs. Crédits qui d’ailleurs ne sont affectés à la création directe d’emplois. A trop vouloir soutenir le gouvernement et la municipalité, la presse est prête à prendre quelques libertés avec la réalité

De l’Est-Eclair à la mairie

Philippe Outeiro est le nouveau chef de cabinet de Michel Cartelet.
Il remplace Arnaud Monin, licencié, on ne sait pas pour quelle faute. Le Maire a refusé de répondre à une question des élus communistes afin de permettre à la population de connaître les vraies raisons ayant conduit à cette lourde décision.
Philippe Outeiro n’est pas un inconnu pour les romillons. Il fut pendant trois ans et demi le responsable de l’agence de Romilly de l’Est-Eclair. Cette embauche est-elle une récompense pour les bons services

rendus à Michel Cartelet et à la droite durant toute la campagne des municipales de 2001 ? On peut le penser.
En effet chacun connaît le positionnement à. droite et en faveur du patronat de l’Est-Eclair tout comme son anti communisme surtout quand il s’agit de Romilly.
Quelle influence aura encore l’ancien patron local de l’Est-Eclair sur ses anciens collègues de travail? Allez savoir ! Certains iront s’en doute jusqu’à dire : «Que la Mairie et l’Est-Eclair ça ne fait vraiment plus qu’un»