La Dépêche de l'Aube n°729 du Jeudi 11 septembre 2003 La Dépêche de l'Aube n°729 du Jeudi 11 septembre 2003

La dépêche de l'Aube n°729 du Jeudi 11 septembre 2003

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Troyes : Etudes surveillées payantes Une mesure injuste et inégalitaire Lettre ouverte des conseillers municipaux communistes à  F. BAROIN
Troyes :
Etudes surveillées payantes

Une mesure injuste et inégalitaire
Lettre ouverte des conseillers municipaux communistes à F. BAROIN

De nombreux parents dont les enfants sont inscrits dans les écoles primaires de notre ville, viennent de découvrir en cette rentrée les nouvelles mesures que vous avez décidées en matière d'études surveillées.
Ils constatent qu'ils devront désormais payer pour que leurs enfants puissent continuer de bénéficier de ce service et qui plus est avec une organisation et des horaires qui leur posent de nombreux problèmes.
Cette mesure est injuste :elle pénalise les salariés et frappe plus particulièrement les familles aux ressources modestes.
Cette mesure est inégalitaire : ce sont les enfants qui ont le plus besoin de soutien, d'aide, d'ouverture qui vont être privés d'étude et qui ne pourront participer à des activités

Votre décision de demander une participation financière pour un service qui était jusqu'à présent gratuit s'inscrit dans une démarche de "tout faire payer". Cette mesure va à l'encontre de ce qu'il conviendrait de faire pour assurer une réelle gratuité de l'enseignement, pour réduire les inégalités et offrir à chaque enfant la possibilité de développer au mieux ses capacités.
Vous avez attendu le conseil municipal du 26 juin, veille des vacances scolaires pour nous présenter votre projet de faire payer les études surveillées. Nous vous avons demandé de retirer ce rapport afin qu'une concertation sérieuse soit menée avec tous les acteurs concernés, enseignants, parents d'élèves… .

Mais, avec tous les membres de votre majorité sans exception, vous êtes restés totalement sourds aux arguments que nous avons avancés. Votre refus de débattre, votre fermeture et votre intransigeance à revenir sur une mesure qui pose problème, nous a conduit avec l'ensemble des élus de gauche à voter contre ce que nous jugeons comme un mauvais coup pour le pouvoir d'achat des familles et pour l'avenir des enfants.
Nombre de parents d'élèves nous ont fait part de leur mécontentement et d'une colère que nous comprenons et que nous partageons. Le déficit d'information claire ne fait que renforcer légitimement la désapprobation des parents qui est en train de s'exprimer.
C'est pourquoi, en raison de tous ces motifs, nous vous demandons solennellement d'inscrire à l'ordre du jour du prochain conseil municipal la question des études surveillées.
Nous vous demandons d'abandonner le principe de la contribution financière des familles sur ce point. Nous sommes en effet convaincus que notre collectivité a le devoir et les moyens d'assurer les études surveillées et de développer des activités avec le principe d'une gratuité qui ne doit pas être remise en cause.
Nous demandons que cela se construise dans la concertation avec les enseignants, les parents et toutes les personnes concernées.
Nous vous prions, Monsieur le Maire, d'agréer nos salutations distinguées.


A Zajac P. Mathieu.

Nangica
Remboursez !

Le tribunal d’instance de Melun a prononcé lors de son audience du 8 septembre, la liquidation de Nangica,
entreprise de conditionnement de pommes de terre, employant trente cinq salariés sur son unité du Chène dans l’Aube et une cinquantaine au siège de Nangis.

Une décision qui a conduit le personnel de l’entreprise auboise à poursuivre l’occupation de Nangica.
Certes, des repreneurs seraient sur les rangs, mais dans quelles conditions pour les salariés, si cette reprise a lieu.
Telle est la question qu’ils se posent, sachant que trop souvent les sacrifices demandés s’adressent toujours aux mêmes. Pourtant à Nangica, ils ont déjà commencé avec le gel des salaires.
Trois millions de francs de fonds publics (450 000 euros)
En effet, il y a quatre ans, au moment de son installation, Nangica a bénéficié de prêt de 3 millions d’aides des collectivités, 330 000 F du Conseil général, un peu plus d’un million de francs du Conseil régional, 960 000 F de fonds Européen et 660 000 F d’aide régionale à l’emploi.
Trois millions de francs dont la CGT voudrait aujourd’hui connaître l’utilisation. «Ce sont des millions dépensés par les collectivités et on laisse le conseil d’administration faire ce qu’il veut» devait s’insurger

Claude Beau de la direction de l’UD CGT. «Le rôle des politiques est de rappeler ces aides» indiquait-il fin août.
Une exigence tout à fait justifié car en définitif, cet argent public accordé aux entreprises provient de la poche des contribuables. Dans le cas précis de Nangica, pour une partie, il est venu de celle des salariés de cette entreprise. Les lecteurs de la Dépêche de l’Aube connaissent le combat acharné des élus communistes dans les différentes assemblées pour exiger un réel contrôle et une totale transparence de l’utilisation des fonds publics accordés aux entreprises.
Au Conseil général par exemple, à chaque fois qu’une société se trouve dans cette situation, la droite archi dominante trouve toujours des excuses pour ne pas appliquer ce qui est pourtant prévu dans les conventions signées entre l’employeur et les collectivités apportant des financements, à savoir le remboursement des aides quand les objectifs établis dans les dites conventions ne sont tenus. Cette attitude n’est pas surprenante de la part de la droite auboise car la première décision du gouvernement Raffarin aura été de supprimer la Loi Hue sur le contrôle de l’utilisation des fonds publics attribués aux patrons


Joë Triché.

Se mobiliser encore pour notre Dépêche

La Dépêche a besoin de 30.000 euros d’ici à fin de l’année pour faire face à une situation financière délicate qui peut compromettre son existence.
Les communistes et leurs amis n’acceptent pas que leur journal puisse disparaître. Ils se sont donc mobilisés et ont déjà versé et fait verser des sommes indispensables à la survie de leur hebdomadaire.
Les lecteurs relèvent le défi. Certains renouvellent leur abonnement, d’autres font des dons malgré la modestie de leur salaire, d’autres enfin consentent des prêts.
Face à la politique de la droite qui s’en prend en permanence aux petites gens, la Dépêche de l’Aube, même modeste, est un outil pour celles et ceux qui ne veulent pas baisser pavillon.
Pour mieux résister il faut un support. Ce support est notre journal et c’est pourquoi il faut l’aider.
Nous remercions nos premiers souscripteurs et demandons solennellement à nos amis et camarades de se mobiliser.


La Dépêche de l’Aube

Impôts/Déficits publics
Et si on utilisait les profits ?

Le gouvernement vient une nouvelle fois de montrer avec éclat les intérêts qu’il sert.
On a vu le Premier ministre, l'un des premiers zélateurs de l'Europe maastrichienne, réclamer devant la Commission européenne la possibilité d'augmenter un peu les déficits publics pour pouvoir boucler le budget de l'État. Il ne s'agit que d'un leurre. En effet, M. Raffarin, pris dans ses contradictions, veut se réfugier derrière Bruxelles pour imposer une politique de super austérité, de privatisation des services publics, de démantèlement de notre protection sociale et d'augmentation du chômage. Il a promis aux commissaires européens qu'après les retraites, il allait s'attaquer à l'assurance maladie, puis à l'éducation nationale. Autrement dit, il veut encore abaisser les dépenses publiques utiles aux populations, démanteler les services publics pour baisser encore les impôts des plus riches. Cette inquiétante fuite en avant mène notre pays à la catastrophe. La récession dans laquelle il est désormais entré est le produit de la baisse du pouvoir d'achat du monde du travail et des retraités, de l'injustice fiscale et du chômage.
À son université d'été de La Rochelle, le PS a semblé redécouvrir les inégalités et les impôts. "Tant qu'il y a des inégalités, il y a du travail pour les socialistes", a déclaré Jean Glavany, avant de souligner les vertus de l'impôt qui signifie, quand il est juste, plus de services

publics et de protection sociale, plus de solidarité donc, et de s'écrier: "N'est-il pas temps de réhabiliter l'impôt ?". Propos qui a aussitôt suscité cette question d'une militante dans la salle: "Les socialistes ne l'ont pas fait quand ils étaient au pouvoir, pourquoi le feraient-ils maintenant ?".
Pour le PCF, il y a urgence à utiliser les énormes profits des entreprises pour augmenter le pouvoir d'achat. Il y a urgence aussi à faire cesser immédiatement tous les plans sociaux en cours, à dégager les moyens nécessaires pour embaucher dans les secteurs publics comme la santé et l'éducation nationale, à relancer une vraie politique industrielle et agricole durable. Il y a urgence à créer les conditions pour barrer la route à cette politique ultraréactionnaire
Le grand rassemblement de la Fête de l'Humanité, les 12, 13 et 14 septembre prochains, est l'un des moments décisifs. Sa réussite, avec la participation de centaines de milliers de personnes, peut constituer un événement qui va peser dans la vie politique et sociale, pour mettre un coup d'arrêt aux tentatives de démantèlement des droits sociaux et démocratiques. Son caractère populaire, culturel, festif et politique en fait un espace privilégié pour débattre des voies d'un changement durable, pour construire une autre société, un autre monde .

Humeurs

Tournée ministérielle.

On connaît les intermittents du spectacle qui descendent dans les rues pour qu’ils n’y finissent pas un jour. Le Medef et Aillagon s’y emploient cependant.
On connaît les intermittents du travail, qui vont de petits boulots en petits boulots et passent par la case chômage.
Mais il y a une justice, il y a ceux qui ne débandent jamais, qui travaillent jour et nuit. Leur job c’est la liquidation des entreprises, Nangica (1) parce qu’il n’a plus la patate, Journé et Lefèvre (2) parce qu’il avait maille à partir avec ses créanciers.
Liquidation, comme on le fait dans les thrillers, à coups de gros calibres. Nous sommes dans une société de western qui massacre ses populations d’Indiens. Qu’on se rassure, il restera ici où là quelque bonnetière, quelque ajusteur, quelque trieuse de patates. On les montrera dans les cirques ou empaillés dans les musées, grande aventure patrimoniale et culturelle que le ministre du tourisme Léon Bertrand est venu préparer cette semaine dans l’Aube.


Malicette

(1) Nangica conditionne les pommes de terre au Chêne.
(2) Plus de cent ans d’existence à Sainte Savine
Cancun
Sommet de l’O.M.C.

Créée voici 10 ans, l’OMC, l’Organisation mondiale du Commerce, devait permettre, selon l’acte de fondation, «le relèvement des niveaux de vie, la réalisation du plein emploi et un niveau élevé et toujours croissant du revenu réel et de la demande effective».
La réalité est tout autre. Selon le BIT, on dénombrerait 200 millions de chômeurs officiels, près d'un milliard de personnes sous-employées. Des chiffres bien plus effroyables si on les rapporte aux 15/24 ans.
Il est donc légitime de se demander si le commerce mondial et l'organisation qui prétend le réguler sont effectivement les meilleurs vecteurs d'une croissance mondiale riche en emplois. De fait, le choc des mouvements de capitaux spéculatifs qui accompagnent la mondialisation sur les économies du tiers monde est particulièrement dévastateur. La destruction de tous les secteurs protégés, qu'ils soient dans les services ou dans l'agriculture, gonfle «in fine» le flux des chômeurs et des précaires vers les mégalopoles du Sud.
Bien sûr, on ne saurait mettre toute la misère du monde au compte des seules mesures décidées dans le cadre de l'OMC. Mais il est impossible d'exonérer de toute responsabilité l'OMC. Transformer le commerce mondial en seul moteur possible de la croissance, c'est au moins faire preuve de cécité, sinon de duplicité.
Preuve en est que, depuis dix ans, le commerce mondial n'a cessé de croître de manière quasi arithmétique alors

même que la croissance mondiale a connu une baisse sensible notamment en Europe et en Asie.
À Cancùn (Mexique), les jours prochains, lors du sommet de l'OMC, les pays pauvres seront les perdants des affrontements sur l'agriculture et l'accès aux médicaments, les deux principaux sujets à l'ordre du jour.
Faut-il au total brûler l'OMC ? D'autant plus que se profile, pour les prochaines années, une offensive en règle dans le domaine des services, même si la question n'est pas aujourd'hui au programme. En l'occurrence, il conviendrait d'inverser l'ordre des priorités. La nécessaire insertion des pays du Sud dans les échanges mondiaux passe d'abord par le développement de l'emploi chez eux. Le moteur de la croissance repose sur le facteur humain.
À cet égard, l'Union européenne, qui dispose du plus grand marché du monde, de services publics développés et d'une puissance financière, pourrait devenir le socle d'une nouvelle alliance avec les pays émergents; chacun y trouverait son compte dans des coopérations partagées.
À cette condition, l'OMC pourrait être réformée en profondeur pour répondre à ces objectifs de développement humain. Malheureusement, ce n'est pas le choix des dirigeants européens qui sont engagés, derrière leurs groupes et leurs marchés financiers, dans une guerre contre les États-Unis.

33 «ex-Jacquemard»
demandent justice

Licenciés dans le plan 2000, 33 ex-salariés Jacquemard passaient devant le Conseil des Prud’hommes de Troyes le lundi 8 septembre 2003 afin de demander réparation.
Maître Tourniquet qui représentait les salariés, s’est appuyé sur l’arrêt Samaritaine pour étayer son excellente plaidoierie.
Parallèlement, il a démontré les manoeuvres de la direction Jacquemard avec ses différentes sociétés et les aides de l’Etat ainsi perçues.
De leur côté, les avocats de la société Jacquemard ont ardemment défendu ses positions et ont surtout mis l’accent sur les difficultés de la société et du textile en général.
Comme si les salariés, qui ne sont pas responsables de cette situation, devaient à tout prix en faire inévitablement les frais.
Aujourd’hui encore, nombre d’entre-eux n’ont pas retrouvé de travail ou des boulots précaires, ou sont en fin de droits. Au-delà de la question juridique, c’est
.

bien le choix stratégique des patrons qui est posé
Ce plan de 2000 devait pérenniser l’entreprise et ramener les exercices bénéficiaires dans le groupe Jacquemard. En fait, depuis, un autre plan est tombé en 2003 et les difficultés financières se sont aggravées. 212 licenciements sur le groupe et notamment à Aube chaussettes (182) où pourtant, selon la direction, «les négociations sont plus faciles avec les représentants syndicaux.». Le constat est là, les plans de licenciements ne règlent rien et les aides publiques servent plutôt à aider les employeurs qu’à sauver les entreprises et les emplois.
Alors pourquoi ne pas donner de réels pouvoirs aux représentants syndicaux et prendre en compte leurs propositions ? L’emploi et les salariés pourraient y être gagnants. Mais est-ce vraiment l’objectif des patrons et des gouvernants ? Côté justice, les 33 ex-salariés Jacquemard connaîtront la sentence le 10 novembre 2003.


Ginette Triché

Mobilisation
pour la création de 40 postes à l’hôpital de Romilly

La semaine dernière, Joë Triché entouré de militants de la section de Romilly du PCF a tenu une conférence de presse afin de sensibiliser la population sur le manque de postes à l’hôpital de Romilly (voir article dans la dernière Dépêche).

Il a invité celle-ci à signer massivement la pétition ci-dessous et il s’est adressé aux différents conseils

municipaux du secteur concerné afin qu’ils s’adressent aux parlementaires aubois, au ministre de la santé et au directeur de l’agence de l’hospitalisation.
Les lecteurs de la Dépêche et plus particulièrement ceux de Romilly et des environs sont invités à se saisir de la pétition pour la proposer dans leur entourage et la retourner à la section du PCF 66 rue de la Boule d’Or 10100 Romilly-sur-Seine.

Pétition

Les normes établies par le ministère de la santé définissent le nombre de postes nécessaires pour chaque service hospitalier afin que la qualité et la sécurité des soins soient garanties aux patients.
A l’hôpital de Romilly pour répondre à ces exigences ministérielles 40 postes sont à créer aux urgences, à la maternité et en cardiologie comme vient de le rappeler récemment le conseil d’administration de cet établissement.
Les soussignés considèrent cette situation comme inadmissible pour les malades et le personnel. Il ne suffit pas d’établir des normes encore faut-il accorder et financer les postes nécessaires pour qu’elles soient respectées Ils exigent donc la création de ces postes pour l’hôpital de Romilly.

NomPrénomAdresse