La Dépêche de l'Aube n°683 du Jeudi 24 Octobre 2002 La Dépêche de l'Aube n°683 du Jeudi 24 Octobre 2002

La dépêche de l'Aube n°683 du Jeudi 24 octobre 2002

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Sur notre photo, un camion chargé de métiers de chez Jacquemard en partance pour la Hongrie

Doré-Doré, Jacquemard : le capitalisme continue ses ravages Des centaines d’emplois menacés par la course aux profits

L’annonce du dépôt de bilan chez Doré-Doré et d’un plan de restructuration chez Jacquemard a fait l’effet d’une bombe dans la population auboise.
Dans les deux cas, c’est la recherche du profit par tous les moyens qui est à l’origine des décisions prises par les directions. La libéralisation de l’économie, avec la libre circulation des capitaux et des marchandises, dictée par le traité de Maastricht, permet aux patrons de se positionner sur de nouvelles zones où le profit pour les actionnaires est immédiat. Les pays à bas salaires où il n’existe aucun droit et pratiquement pas de protection sociale sont devenus les nouveaux territoires de profits faciles. Pour obtenir leur place et leur part dans cette économie mondialisée de la finance, les patrons se livrent à une guerre économique effrénée. Ils en font payer le prix fort à leurs salariés et à notre pays qui doit faire face à la montée du chômage et aux déficits des caisses publiques ; mise en concurrence des salariés des différents pays et pressions énormes de la grande distribution qui, pour sa propre rentabilité, exigent des prix toujours plus bas. Il n’y a pas d’autre explication au développement des importations massives et à la poursuite des délocalisations avec, pour conséquence, la casse de l’emploi industriel dans notre département. Telles sont les stratégies mises en oeuvre chez D.D. (développement du sourcing) et chez Jacquemard où la délocalisation concernera 80% de la production au lieu des 50% actuellement.
La commission nationale de controle des fonds publics doit être saisie !
En effet, ces entreprises bénéficient de fonds publics extrêmement importants ; éxonérations de charges sur les bas salaires, aides aux 35 heures, baisse de la taxe professionnelle et autres. Mais à quoi ont servi ces fonds publics ? Certainement pas à l’emploi : ça se saurait ! Chez Jacquemard, ils ont aidé la direction à ouvrir une usine de 200 salariés en Roumanie et à racheter une entreprise belge en difficulté alors que, dans le même temps, la direction propose au personnel de travailler 18 heures par semaine avec la perte de salaire correspondante.
Avec la droite et Baroin, c’est tout pour les patrons
Au lieu de saisir la commission nationale de contrôle de

l’utilisation des fonds publics, François Baroin nous annonce qu’il intervient auprès du gouvernement pour solliciter de nouvelles aides et nous ressert ses vieilles recettes (congés de conversions qui ont fait la preuve de leur inefficacité...). Et puis le gouvernement, c’est le sien. On peut mesurer ce qu’il entreprend :
refus d’un coup de pouce sur le Smic alors que l’on assiste à un recul de la consommation (-7% pour le chaussant en 2001).
suppression de l’article de la loi de modernisation sociale accordant aux comités d’entreprises un droit suspensif aux plans de licenciements et l’étude de leurs contre-propsitions pour les empêcher.
réduction des délais de procédures de licenciements pour éviter aux salariés de se mobiliser.
travailler plus pour gagner moins heures supplémentaires majorées à 10% au lieu de 25%).
S’opposer à ces mauvais coups et exiger d’autres solutions
Entre le “tout profit” par tous les moyens et l’épanouissements des individus, le choix des communistes est vite fait. C’est parce qu’ils placent l’être humain au centre du développement de la société qu’ils préconisent d’autres solutions concernant les délocalisations. Cela suppose de :
donner aux salariés et à leurs organisations syndicales des droits et des pouvoirs nouveaux,
refuser toute aide publique aux entreprises qui délocalisent,
appliquer la loi Hue sur le contrôle de l’utilisation des fonds publics,
obtenir de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) une charte sociale interdisant le travail des enfants, permettant le libre exercice du droit syndical et limitant la durée du travail.
adopter une loi de sécurité d’emploi et de formation qui garantira à chaque individu un emploi ou une formation librement choisie tout au long de sa vie active dans la sécurité d’un bon revenu et de droits garantis,
aider les PME-PMI par une réforme de la fiscalité et l’octroi de crédits bonifiés pour celles qui misent sur l’emploi et les salaires

Une maîtrise publique dans le traitement des déchets permettrait, en mutualisant les moyens, de réduire les coûts

Conseil municipal de Troyes - Collecte et traitement des déchets


De nombreuses questions à éclaircir

La loi fait désormais obligation aux communes de présenter un rapport annuel sur la question de la collecte et du traitement des déchets.
Cette question figurait à l'ordre du jour du Conseil municipal de Troyes du 17 octobre dernier. Par la voix de Pierre Mathieu, les élus communistes sont intervenus de manière argumentée sur le rapport présenté. Si celui-ci a le mérite de rassembler des informations intéressantes, il est aussi caractérisé par de nombreux manques particulièrement dans la partie des indicateurs financiers du traitement des déchets. Rappelons que la ville de Troyes est responsable, organise et finance la collecte des déchets et que le traitement de ceux-ci est de la compétence de la CAT.
Le coût financier que supportent les usagers ne cesse de progresser.
A Troyes, en cinq ans, le produit de la taxe d'enlévement des ordures ménagères (TEOM) est ainsi passé de 21.882.652 F à 29.456.995 F soit une progression de 7.574.343 F (+ 34,61%). Le produit de la TEOM équivaut aujourd'hui à la moitié de celui de la taxe d'habitation ! Plusieurs raisons à cet état de fait. D'abord une législation européenne et nationale qui poussent à un traitement plus sérieux et plus respectueux des déchets avec l'ambition de réduire au maximum la mise en décharge et de valoriser au maximum tous les déchets qui peuvent l'être. Si on ne peut que partager cet objectif, il faut cependant remarquer que, comme souvent, ceux qui édictent les règles pour les collectivités locales ne prévoient aucun moyens financiers supplémentaires pour leur permettre d'assurer leurs nouvelles responsabilités. Ce sont donc les contribuables qui payent via une taxation. Une taxation qui s'impose sans allégement et sans dérogation à tous ceux qui payent la taxe foncière, mais aussi aux locataires des logements sociaux et autres. Il y a une deuxième raison à l'envol des coûts qui est à rechercher du côté des grands groupes privés qui se partagent le traitement des déchets et qui réalisent de substantiels profits que le contribuable finance. Ces groupes profitent de l'absence de volonté politique et des choix tous libéraux de nombreux élus locaux qui ne font pas ce qu'il faut pour reconquérir réellement un maîtrise publique dans le domaine du traitement des déchets. Le retard pris dans des réponses efficaces, qui mutualisant les moyens pour réduire les coûts, est une véritable aubaine pour les grands groupes capitalistes et leur immense savoir-faire pour transformer les déchets en dividendes pour les grands actionnaires.
Sur la collecte des déchets,
Pierre Mathieu a interrogé le François Baroin pour savoir pourquoi en 2001, une part de plus en plus importante des déchets propres et secs collectés de manière sélective allait en décharge. Au premier trimestre 2001, 38 tonnes sur 227 sont allées en décharge, au dernier trimestre, 107 tonnes sur 219 ont pris le même chemin. Au regard des coûts et des objectifs poursuivis, cela pose un problème qui appelle des explications. Concernant les déchetteries, les chiffres font apparaître qu'il y a une stagnation, et même une légère régression des apports. L’élu communiste s’interroge, au vu du fonctionnement de celle de Saint-

Julien, si celles-ci ne sont pas à saturation ? Et/ou si, compte-tenu des tonnages apportés en terme de gravats par exemple, elles ne sont pas utilisées par des professionnels ?
Sur le volet financier, le conseiller municipal communiste a demandé que les prochains rapports indiquent clairement et précisément :
- les coûts respectifs de la collecte (assurée par la ville) et du traitement assuré par la CAT.
- le détail des recettes complémentaires à la TEOM.
Il serait également utile de donner à voir les évolutions par comparaison avec les années antérieures.
Sur le traitement des déchets,
Pierre Mathieu a fait observer que le rapport de la CAT manquait de clarté et de précision, de lisibilité, particulièrement dans le domaine des indicateurs financiers. L'objectif des rapports annuels est d'assurer d'une manière fiable, précise, l'information des élus et des usagers. Cet objectif n'est pas atteint sur certains points. Car si le rapport de la CAT donne à voir les différents modes de traitement des déchets et les filières qui sont mises en œuvre, il est par contre totalement muet sur le montant annuel des principales prestations rémunérées aux entreprises sous contrat avec la CAT. La communication de ces éléments est pourtant explicitement demandée par les textes réglementaires qui ont institués l'obligation de ce rapport annuel.
Les élus communistes ont donc demandé que pour le prochain rapport cela soit pris en compte et que des indicateurs complémentaires soient mis au point afin d'avoir la vue la plus précise possible des coûts, de l'efficacité et des processus mis en oeuvre et de pouvoir faire des comparaisons fiables. Ils feront prochainement dans ce sens des propositions précises .

Ouverture du capital d’EDF-GDF
F. Baroin refuse le débat


Les organisations syndicales d’EDF-GDF avaient interpellé le maire de Troyes sur cette question ; en vain, puisque celui-ci n’a pas répondu à leur courrier. Pierre Mathieu, au nom des élus communistes, s’était aussi adressé par écrit à F. Baroin pour lui demander d’inscrire à l’ordre du jour du Conseil municipal un débat sur les dangers représentés par la volonté du gouvernement d’ouvrir le capital d’EDF-GDF et de mettre au vote un voeu contre cette ouverture de capital.
Le maire de Troyes a refusé d’ouvrir un débat et de soumettre au vote des élus le voeu transmis par les élus communistes, au motif qu’il ne s’agissait pas d’une question d’intérêt communal. Ce qu’a, bien évidemment, contesté Pierre Mathieu, car les citoyens et les collectivités ne doivent pas se désintéresser de l’avenir du service public et ont leur mot à dire pour que l’irréparable ne se produise pas

 

Conseil régional
Les élus communistes font trois propositions utiles aux habitants de notre Région

Le Conseil régional de Champagne-Ardenne a débattu, lundi 21 octobre des orientations budgétaires pour 2003.
Les élus communistes, Claude Lamblin, Pierre Mathieu, Claude Frayez et René Visse, se sont inscrit dans ce débat avec deux idées essentielles : définir le contexte nouveau à partir du projet de décentralisation du gouvernement Raffarin et faire des propositions utiles aux habitants pour améliorer leur situation.
Décentralisation : donner des moyens et des pouvoirs nouveaux aux citoyens
Sur le premier point, ils ont affirmé que la décentralisation, pour être un choix judicieux, devait répondre à deux conditions : bien définir son contenu et en assurer les moyens. Hélas, les premières propositions gouvernementales ne manquent pas d’inquiéter. S’il y a des projets de transferts de compétences, il n’y a pas, en l’état, de véritables pouvoirs nouveaux pour les citoyens. Il y a risque de simple déconcentration, d’une part, et, en même temps, un risque de remise en cause de certaines cohésions et solidarités nationales nécessaires. La question des moyens est plus inquiétante encore ; le projet n’en dit rien. Il est pourtant nécessaire qu’une telle réforme s’accompagne d’une transformation en profondeur de la fiscalité qui garantisse aux collectivités des revenus stables et justes, assurant une véritable solidarité nationale. Les ressources fiscales, nationales ou locales, reposent de plus en plus sur les foyers et s’alourdissent pour les plus pauvres. Les interventions économiques sur ces bases aboutissent au financement de l’économie par les ménages. C’est évidemment l’inverse qui devrait se produire.
Les élus communistes font trois propositions concrètes

Concernant le budget régional, les élus communistes ont fait trois propositions précises :
élargir et abonder le système de prise en charge des fournitures scolaires aux lycéens en doublant la propositions faite par le président Jean-Claude Etienne.
Les régions ayant désormais la responsabilité du transport des voyageurs, instaurer un titre de transport (type “Carte Orange”) pour permettre aux salariés de mieux assurer leur liaison domicile-travail ; élargir la zone “Carte Orange” d’Ile-de-France à des régions comme la nôtre au bénéfice des nombreux salariés champardennais qui travaillent en région parisienne.
Concevoir, dans le cadre de la formation professionnelle, un volet de formation dans le secteur de la santé compte-tenu des criantes insuffisances dans ce domaine, tant pour les infirmières que pour les aides-soignantes, tant pour le secteur public que pour le secteur privé ou associatif, avec des modes d’interbvention différents.
Ces trois propositions constituent des avancées intéressantes au profit des habitants de la région Champagne-Ardenne. Il est possible de les faire aboutir.

Pierre Mathieu, se faisant l’écho des inquiétudes des cheminots CGT quant à la fermeture prochaine du triage de Châlons-en-Champagne et aux suppressions de dessertes voyageurs en gare de Romilly et Bar-sur-Aube, est intervenu en cours de séance pour faire part de ses craintes de disparitions d’emplois dans le domaine du fret. Il estime que certaines décisions nationales prises par la SNCF vont à l’encontre des efforts portés par la Région

 

Humeurs
Enquête

Dans le monde, beaucoup de pays ne peuvent pas nourrir leur population ou si peu. Des organismes comme l’OMS (l’Office mondial de la santé), la BAM (la Banque alimentaire mondiale), font enquête sur enquête pour mesurer exactement les besoins de ces populations et tenter d’apporter un soutien.
La première question était rédigée en ces termes : “S’il vous plaît, quelle est votre opinion sur la pénurie d’aliments dans le reste du monde ?» L’échec fut total car dans de nombreux pays d’Afrique personne ne savait ce qu'étaient des "aliments"
En Europe occidentale, aux Etats-Unis, en Australie, personne ne connaissait le sens du mot pénurie.
Au Moyen-Orient, en Afghanistan et dans une dizaine de pays autoritaires personne ne savait ce qu'était une opinion.
En Amérique du Sud et du Nord, mais aussi un peu en France et dans de nombreux pays riches, on fait sa fortune en écrasant le voisin. Vous le constaterez, le mot s'il vous plaît n’est même plus dans le dictionnaire.
C’est quoi le reste du monde ont répondu les habitants des Etas-Unis !

Recueilli et agrémenté par. Malicette

Pour l’école

Jeudi 17 octobre, l'école était en grève. La journée d'action lancée par les cinq grandes fédérations de l'Éducation nationale a fait événement, à Troyes comme ailleurs.
Les syndicats d'enseignants dénoncent une politique d'abandon de la priorité à l'éducation. Alors que le budget pour 2003 prévoyait 5.000 créations de postes d'enseignants dans le secondaire, le ministre Luc Ferry les a supprimés. Alors que l'on s'inquiète de la montée des violences, le ministre a décrété la suppression de 5.600 emplois de surveillants et la disparition des 26.500 aides-éducateurs.
À ceux que l'école perd en route, le ministre n'envisage aucun dispositif sérieux de soutien pour qu'ils remontent la pente.
Et puis les personnels de l'éducation s'inquiètent des projets de décentralisation. Où sont les garanties que l'école restera partout la même pour tous, que telle région - déjà affaiblie par le chômage - sera en mesure d'assurer cette charge et qu'enfin cette réforme, chère à Jean-Pierre Raffarin, ne masque pas la volonté de transférer vers les régions ces charges pour réduire encore l'effort éducatif ?
Le gouvernement peut-il rester sourd aux manifestations qui sillonnent la France ? Ces mouvements comptent plus pour l'avenir que les déplacements d'un nouveau porte-avions dans la construction duquel Jean-Pierre Raffarin veut engloutir une fortune

Conseil général
Orientations budgétaires 2003
Nouvelle hausse de la fiscalité

Lundi 21 octobre, la session du Conseil général portait sur les orientations budgétaires pour 2003. Un débat qui se situe dans un contexte social et économique aubois très dégradé.
Une situation de crise économique et sociale
“Depuis six mois, l’activité se dégrade fortement et et la plupart des entreprises fonctionnent à 80% de leur activité”, a rappelé Joë Triché, conseiller général communiste, citant le président de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Aube. Notre département connait une dégradation de ses effectifs salariés bien plus forte que la moyenne nationale ou régionale avec deux secteurs plus particulièrement touchés : le textile et la métallurgie. Et ce n’est pas le récent dépôt de bilan de l’usine Doré-Doré de Fontaines-les-Grès qui infirmera cette analyse. “La décision du gouvernement de nommer un «Monsieur plans sociaux» n’est pas pour me rassurer et semble plutôt vouloir indiquer que la situation est particulièrement préoccupante de ce point de vue” devait poursuivre l’élu communiste qui déplore que, “comme à chaque fois, ce sont les salariés et leurs familles qui vont trinquer. Tout cela parce qu’il est exigé des taux de rentabilité financière de 15% !”. Si les solutions ne dépendent pas que de l’assemblée départementale et doivent être traitées à l’échelle du pays, de l’Europe et du monde, concède-t-il, “je ne vois pas dans les premières décisions du gouvernement le moindre signe d’une volonté politique visant à s’attaquer à ces problèmes.”
Hausse de 11% de la part fiscale départementale
La situation de crise nécessiterait plus un soutien accru à la consommation des ménages pour soutenir l’activité économique or “vos décisions d’augmenter les impôts pour 2002 et 2003, auxquelles s’ajoute la revalorisation des bases d’impositions, vont se traduire par une hausse de la part départementale fiscale de 11%” dans notre département où l’on paie déjà bien plus qu’ailleurs avec un produit fiscal par habitant supérieur de 11% par rapport aux départements de même importance et de + 12,8% sur le foncier bâti. Une hausse justifiée par Philippe Adnot par le financement de l’Aide personnalisée autonomie (APA). Les élus communistes notent cependant que leur

proposition, émise lors du budget 2002, de financer cette mesure sociale par l’excédent du budget de fonctionnement est partiellement prise en compte cette année, à hauteur de 34,3 millions d’euros. “Ce qui n’était pas possible en 2002 [...] car il fallait, à cette époque, que les contribuables, à quelques mois d’échéances électorales nationales, voient bien que la responsabilité en incombait au gouvernement alors en place [...] va l’être pour 2003” a fait remarquer Joë Triché qui a proposé que l’intégralité du financement de l’APA soit pris en charge par l’excédent financier de la section fonctionnement, “ce qui éviterait une nouvelle hausse des impôts départementaux”. D’autres solutions de financement de cette mesure sociale restent cependant d’actualité pour l’élu communiste, en particulier sa prise en charge par le budget de la Sécurité Sociale.
Un grand débat national sur la décentralisation
Les élus communistes ont redemandé une nouvelle fois à Philippe Adnot de mettre en place une aide spécifique pour les collèges de ZEP et pour la restauration scolaire des collégiens ; des propositions, selon eux, dont la mise en oeuvre “ne bouleverserait pas vos choix politiques pour le département” et qui seraient très appréciées par les familles. Interrogatifs sur les objectifs réel du gouvernement au moment où s’engage la seconde phase de décentralisation, les élus communistes estiment plutôt que “la droite dans ce pays souhaite disposer d’un Etat utile à ses objectifs ultralibéraux. On peut craindre une flambée des impôts locaux qui sont payés par tout le monde y compris par ceux disposant de faibles ressources.” La citoyenneté et la démocratie doivent être le moteur de la décentralisation. Sur cette question importante, les élus communistes proposent d’organiser dès maintenant un grand débat national, sanctionné par une consultation populaire par référendum afin que les français-es puissent se prononcer et décider. “Quand on prétend vouloir rapprocher les citoyens des lieux de décisions, on doit commencer par les consulter et par consulter l’ensemble des assemblées élues” devait déclarer Joë Triché.