La Dépêche de l'Aube n°682 du Jeudi 16 Octobre 2002 La Dépêche de l'Aube n°682 du Jeudi 16 Octobre 2002

La dépêche de l'Aube n°682 du Jeudi 16 octobre 2002

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Jacques Chirac était attendu par les militants et les élus communistes du département qui souhaitaient l’interpeller sur sa politique.

Cohésion sociale, décentralisation, menaces de guerre en Irak...

Le PCF et ses élus interpellent Jacques Chirac en visite à Troyes

L e PCF et ses élus ont profité de la visite de Jacques Chirac à Troyes, le 14 octobre, pour l’interpeller dans une lettre ouverte sur les thèmes de la décentralisation et de la cohésion sociale.
Ce courrier, adressé au Président de la République en visite à la médiathèque de Troyes, était signé par Jean-Pierre Cornevin, secrétaire départemental du PCF, Joë Triché, président de l’Association départementale des élus communistes et républicains, et Pierre Mathieu, conseiller régional. Plusieurs dizaines des militants communistes s’étaient rassemblés aux abords de la médiathèque pour en diffuser la teneur à la population. La Dépêche de l’Aube publie ci-dessous l’intégralité de cette lettre ouverte.
De l’audace sociale pour faire reculer les inégalités
Cohésion sociale et décentralisation sont des “enjeux effectivement très importants que nous abordons pour notre part avec l'ambition d'une vie meilleure, plus digne, plus sûre pour la population et d'un développement plus harmonieux, respectueux de l'environnement pour nos territoires. Ainsi, nous considérons que la cohésion implique une audace sociale de nature à faire fortement reculer les inégalités qui minent notre société. Or, il nous faut bien constater que les premières décisions prises par le gouvernement de monsieur Raffarin comme celles en préparation vont à l'encontre de cet objectif. En choisissant d'augmenter les salaires des ministres de 70% plutôt que le SMIC, en baissant l'impôt direct - mesure qui profite surtout aux plus fortunés -, en révisant à la hausse les tarifs des services publics et le prix des carburants - à la charge de tous - et, maintenant, en envisageant de réduire le montant de l'impôt sur les grandes fortunes, l'injustice prend largement le pas sur la cohésion. Ce sont au contraire les facteurs de divisions et les conditions favorables au développement de la violence, des idées de haine, racistes et xénophobes qui se trouvent confortés.
C'est d'autant plus vrai qu'en privilégiant la construction d'un deuxième porte-avions au détriment des moyens accordés à l'école, à la santé, à la culture comme à la recherche, l'Etat sacrifie ce qui contribue le plus à favoriser le vivre ensemble. Les attaques contre les services et entreprises publics comme celles contre les retraites et la protection sociale sont de ce point de vue significatives d'une logique qui sacrifie l'intérêt général et la cohésion aux intérêts égoïstes de la finance.
D’autres choix sont nécessaires
La cohésion sociale appelle de tout autres choix qui permettent de répondre au formidable besoin de sécurité, de justice, de respect et de reconnaissance qu'expriment nos concitoyens. Sécurité face à l'emploi

alors que se multiplient plans de licenciements et délocalisations d'entreprises. Sécurité assurée par des rémunérations et un pouvoir d'achat qui permettent à toutes et à tous de vivre dignement. Sécurité garantie par des droits effectifs à la santé , à la formation, au logement. Sécurité enfin face à une montée intolérable de la délinquance qui appelle, certes, répression mais aussi prévention, dissuasion et aides aux victimes. Ce n'est pas en stigmatisant la jeunesse et certaines catégories de la population ou en mettant des enfants en prison que l'on règlera les problèmes ! La France d'aujourd'hui est infiniment plus riche que celle d'hier qui a su inventer la sécurité sociale, les services publics et un système de retraites par répartition. Ses capacités humaines, technologiques, scientifiques sont considérables. On peut donc envisager raisonnablement de nouvelles avancées de civilisation au lieu des régressions qu'impose la domination de la finance et des privilégiés de la fortune sur toutes les activités humaines.
Les communistes seront au premier rang pour combattre les mauvais coup
Ne soyez-donc pas surpris, monsieur le Président, de trouver les communistes au premier rang de celles et ceux qui entendent rassembler pour combattre les mauvais coups et obtenir des résultats. Qui entendent, d'un même mouvement, participer à la construction d'une alternative progressiste à la mondialisation capitaliste. Ce processus implique à nos yeux un bond en avant de la démocratie et des libertés individuelles et collectives. Avec une conception et une pratique de la politique radicalement renouvelées, grâce à des pouvoirs nouveaux accordés aux citoyens, aux salariés, aux organisations syndicales, aux associations et aux élus, à tous les niveaux depuis l'entreprise jusqu'aux instances locales, régionales, nationales, européennes et internationales.
Tel est le sens que nous donnons pour notre part à une nécessaire décentralisation qui ne consiste pas seulement à rapprocher les décisions des intéressés mais bien à leur permettre d'en être pleinement partie prenante, avec les moyens financiers nécessaires pour plus de justice et d'équité pour les personnes comme pour les régions. Enfin, monsieur le Président, persuadés d'être les interprètes d'une grande majorité d'hommes, de femmes, de jeunes qui vivent, travaillent , étudient et créent dans notre région, nous vous demandons de ne pas céder aux pressions des autorités américaines et de continuer à porter une voix de la France qui rejette toute perspective d'aventure militaire en Irak.”

Discours de Jacques Chirac à Troyes
Les réactions de Pierre Mathieu
Je note la contradiction énorme entre les propos tenus par Jacques Chirac et les mesures nocives, bien concrètes celles-là, mises en œuvre par son gouvernement. Parler d'intégration c'est bien, encore ne faut-il pas commencer, par exemple, par retirer des moyens à l'éducation nationale et "expérimenter" la suppression de milliers de postes. Parler de cohésion sociale c'est bien, encore ne faut-il pas prendre des mesures fiscales qui enrichissent encore les plus fortunés en faisant payer les salariés (hausses des tarifs de l'essence, des services publics). Parler de la revalorisation du travail c'est bien, encore ne faudrait-il pas refuser toute augmentation sérieuse des rémunérations et alléger encore les charges patronales sans exigence pour l'emploi. Préserver l'accès de l'ensemble des citoyens aux services publics c'est très bien, mais alors il ne faut pas engager de nouvelles privatisations comme à EDF où les usagers et les salariés seraient les premières victimes.
La décentralisation est une nécessité. Mais au-delà des formules généreuses qui ne coûtent rien, on attend la réalité des financements correspondant aux transferts de compétences et l'accroissement des ressources pour les collectivités pénalisées. Il ne faudrait pas comme le processus est déjà engagé que le pouvoir d'achat des

habitants soit amputé par l'augmentation galopante de la fiscalité locale, alors que nationalement le gouvernement allège ceux des plus fortunés. Dans ce processus, il faut surtout ouvrir la possibilité et les moyens aux citoyens, aux acteurs sociaux d'être partie prenante des choix à effectuer, de disposer de réels pouvoirs dans des structures à inventer avec les intéressés. Il s'agit d'aller bien au-delà du seul droit à la pétition et au référendum.
Sur la dimension internationale, je regrette que le Président de la République n'ait pas indiqué clairement le refus de la France de rejeter toute perspective d'aventure militaire en Irak en usant si besoin de son droit de veto au Conseil de Sécurité de L'ONU.
Pour sa première sortie en province depuis son élection, j'ai le sentiment que Jacques Chirac, préoccupé par les inquiétudes montantes, à l'exemple de la puissante manifestation des salariés d'EDF du 3 octobre dernier, est venu sur le terrain pour tenter de faire oublier les premiers effets de la mise en œuvre par son premier ministre de choix qui vont à l'encontre du progrès et de la cohésion sociale. Rien n'est plus urgent que d'y résister et de construire les conditions d'une véritable alternative politique à la dictature de l'argent et du profit qui broient tout sur leur passage

M.F. Pautras et Jean-Pierre Cornevin dénoncent la situation intolérable à laquelle est aujourd’hui confrontée la famille Buffet

La Chapelle-St-Luc : un couple de Rmistes menacé de coupure d’énergie
La violence sociale, ça suffit !

Chacun se renvoie la balle face à l’invraisemblable situation rencontrée par un couple de Rmistes chapelains.
M. et Mme Buffet et leurs deux enfants à charge résident rue Sarrail à La Chapelle-Saint-Luc. Rmistes, Mme Buffet en traitement pour un cancer, ils sont sous la menace d’une coupure d’électricité par EDF. L’origine de leur problème date d’octobre 2001, lorsque la chaudière collective de leur quartier a explosé. En plein hiver, pendant quatre mois, ils ont dû, comme les autres locataires, se “débrouiller” pour se chauffer, empruntant à un voisin le seul convecteur électrique de l’appartement. Bien évidemment, leur note d’électricité s’en est ressenti à la hausse. Pour ce couple chapelain en situation très précaire, une seule solution : négocier un échéancier qui ne pourra malheureusement pas être tenu. Ils se sont donc tournés vers les services sociaux pour s’entendre dire qu’une aide était impossible puisqu’ils étaient au-dessus du quotient ! Pour la conseillère générale communiste de La Chapelle, Marie-Françoise Pautras, cette situation est inacceptable.

En effet, une convention existe qui prévoit que les pénalités appliquées à la société Elyo, délégataire du chauffage, seraient reversées aux locataires qui ont subi une préjudice lors de l’explosion de la chaudière. Or, la famille Buffet ne voit rien venir ; aucune information n’a été faite aux locataires pour les informer de ces dispositions ! La famille Buffet qui estime son surcoût de chauffage à 509 euros, après avoir frappé à de nombreuses portes, s’est donc tournée vers la conseillère générale communiste qui entend aller au bout du dossier et placer chacun devant ses responsabilités.
“La violence sociale, ça suffit ! Nous sommes ici avec la France du sous-sol” s’indigne-t-elle d’autant plus en constatant que le maire de La Chapelle vient d’augmenter de 25% ses indemnités. Elle invite tous les locataires qui ont subi un préjudice similaire à se manifester auprès d’elle afin que les dispositions d’indemnisation prévues soient très rapidement mises en oeuvre. Pas question de laisser ce foyer être privé d’électricité ajoutant le désarroi à la détresse !

Garanties d’emprunt à Mon Logis
Anna Zajac est intervenue à la CAT

Anna Zajac, élue communautaire communiste, est intervenue, le 10 octobre dernier lors de la réunion de la Communauté de l’Agglomération Troyenne sur la question des garanties d’emprunt à la société Mon Logis.
«Mon Logis a saisi la CAT de deux demandes de garanties d’emprunt. Il nous est demandé d’accorder une caution de la collectivité en cas de défaillance du demandeur. C’est clairement explicité dans l¹article 3 de la délibération qui est soumise à votre vote. Il semble donc normal que les élus et les contribuables puissent être informés de manière précise sur la situation réelle de l’emprunteur.
Or, Mon Logis est loin de jouer la transparence. Pire, on essaie, dans cette entreprise, par tous les moyens de faire taire le moindre soupçon de contestation. La dégradation du climat social y est dénoncée par les salariés et leurs organisations syndicales. Les locataires eux-mêmes, soutenus par des élus communistes, se sont mobilisés avec leurs associations de défense pour obtenir des remboursements importants de sommes indûment prélevées. Mon Logis refuse d’exécuter parfois des jugements qui l’ont condamné à ces remboursements. Enfin, la liste est longue.
Joseph Seghetto, maire-adjoint de Bar-sur-Seine a été traîné en justice par Mon-Logis au pénal et au civil. Il avait eu le «culot» de s’interroger publiquement comme je le fais aujourd’hui et comme d’autres élus l’ont fait dans d’autres collectivités, sur les pratiques de ce bailleur social pour qui les locataires, mais aussi les personnels, sont considérés comme quantités négligeables.

Après des mois de procédure, de reports, Mon Logis vient de retirer sa plainte. On peut se demander pourquoi et quel coût cela représente pour cette société. L’élu de Bar-sur-Seine, quant à lui, doit régler sur ses deniers les frais d’avocat. C’est une grave mise en cause du droit d’expression d’un élu au sein d¹un Conseil Municipal. C’est inadmissible !
Vous avez, M. le Président, avec M. le Préfet adressé un courrier le 15 juillet dernier à M. Philippe Levielle, Président de Mon Logis. Vous avez déclaré M. Cochard, directeur de Mon Logis, “persona non grata” au comité de pilotage du contrat-ville et vous avez également demandé à la direction de Mon Logis que les dossiers importants en cours concernant les locataires de la société et les habitants de l’agglomération soient désormais traités avec un minimum de sérénité et de transparence.
Je constate avec bonheur que Mon Logis ne vous a pas traduit en justice, pour vous, ils n’ont pas osé. Considérant tous ces éléments, je souhaite que vous nous informiez de la situation sociale et financière de l’entreprise et que soient établies les perspectives d’évolution de la SA Mon Logis afin de pouvoir juger de l’opportunité d’accorder des garanties d’emprunt ultérieurement. Aujourd¹hui je voterai contre ces garanties.”


Les deux élus communistes, Anna Zajac et Régis Labbé, ont voté contre ; quatre des six élus socialistes se sont abstenus.

Humeurs
La bourse ou la vie

Jeudi dernier, le congrès américain a autorisé Georges W. Bush à attaquer l’Irak, avec ou sans l’accord du Conseil de sécurité de L’ONU. L’ONU, ce “machin”, comme disait l'autre !
Immédiatement, Wall Street et les bourses européennes ont enregistré une hausse spectaculaire de près de 4%, en moins d’une heure. Le lendemain, la hausse a continué de plus belle : plus de 4 % à Wall Street et le CAC terminait avec 5,2 % pour la journée de vendredi (+ 8 % en deux jours...) Comme quoi la Bourse est un thermomètre sensible pour mesurer le bonheur des gros portefeuilles.
Saddam Hussein n’est certainement pas un type fréquentable, et je ne voudrais pas le prendre en stop au coin d’un bois. Mais la guerre est encore moins fréquentable. On ne pourra éviter des dizaines de milliers de victimes innocentes parmi la population civile : femmes, enfants, vieillards seront vraisemblablement massacrés et je ne parle pas des blessés, «gueules cassées» de tous les conflits.
Quand la Bourse rit, les peuples pleurent..

Malicette

Ecoutez-voir ..

Ciseaux censeurs
On le sait, lorsqu’un chef d’état se déplace, un impressionnant chapelet de mesures discrètes et feutrées est pris pour assurer la sécurité présidentielle. “Le diable est dans tous les détails” commentait à ce propos notre Préfet dont même le véhicule de fonction n’a pas échappé aux lacérations des chiens renifleurs de bombes. Et une peinture aux frais du contribuable !
L’Est-éclair aussi a pris, pour l’occasion, des mesures de sécurité drastiques fort peu “journalistiques”. Ainsi, le lecteur aubois n’a-t-il pas besoin de savoir que le PCF et ses élus ont interpellé, dans une lettre ouverte, le président Chirac ; ainsi ignorera-t-il tout des commentaires du discours présidentiel par le “communiste” Pierre Mathieu. Des communistes rangés, le lendemain, en trois lignes à côté des “anars”. Je me rappelle d’un prof de latin qui, il y a trente ans, disait à qui voulait l’entendre - j’étais de ceux-là - qu’ à L’Est-éclair on trempait “sa plume dans tout sauf dans l’encre”. Depuis, les réorganisations leur ont permis d’acheter des ciseaux censeurs ; ceux qui servent escamoter les “détails diaboliques”..................................................................................................A.Keslick

Menaces de guerre en Irak
M.G. Buffet souhaite que la France persiste dans son refus de la guerre

Marie-George Buffet a déclaré mardi dernier que "la France ne doit pas céder", mais continuer à s'opposer à la "marche forcée vers la guerre" contre l'Irak préparée par les États-Unis. "Jusqu'ici, par la voix du président de la République et du gouvernement, la France a adopté une attitude réservée quant aux projets américains", a-t-elle souligné. "Cette volonté affirmée ne lève pourtant pas toutes nos craintes : les mots ne suffiront pas. La France ne doit pas céder (...), tout doit être fait pour empêcher la guerre". "Pourquoi cette lubie soudaine" des Américains ? s'est-elle interrogée, trouvant comme seules "explications crédibles, l'attrait du pétrole, la soif de dominer cette région du monde ou la préparation des échéances à venir"

Amplifier le mouvement contre la guerre
Des milliers de personnes se sont rassemblées le 12 octobre à Paris et dans toute la France, à l'appel notamment du PCF, pour dire "Non à la guerre contre l'Irak, Justice et Paix au Moyen Orient". Le PCF se félicite de cette mobilisation grandissante. Les communistes s'engagent activement pour amplifier encore ce mouvement et œuvrent pour de larges convergences d'action au plan international avec les autres forces progressistes, notamment avec la grande manifestation à Florence (Italie) le 9 novembre prochain

Solidarité internationale
Un nouveau bateau pour le Sénégal

Samedi 5 octobre était lancée, au siège du PCF, place du colonel Fabien à Paris, une campagne de solidarité visant à récolter des fonds et participer au rachat d’un nouveau bateau pour le Sénégal après le naufrage du Joola.
“Un bateau pour la Casamance” tel est le nom de cette campagne qui ambitionne de réunir plusieurs millions d’euros. Samedi 5 octobre, sous la bulle blanche du siège du Parti communiste, divers artistes et personnalités étaient rassemblés pour donner le coup d’envoi d’une campagne dans laquelle les communistes entendent s’investir tout particulièrement. Fodé Sylla, député européen et à l’origine de cette initiative avec les frères Touré Kounda, a rappelé le lien qui unit la France au Sénégal “Il y a quelques mois, nous étions pleins d'allégresse à voir l'équipe sénégalaise rester en lice de la coupe du monde de football. Aujourd'hui, nous partageons la douleur engendrée par le naufrage du Joola”. Ismaël Touré Kouda insistait sur l’urgence de l’action : “Nous sommes conscients du coût d'un tel navire. Mais on ne peut pas oublier tous ceux qui sont partis”. Le footballeur Bernard Lama, le cinéaste Denis Amar, Bernard Girardeau, le chanteur Youssou N’Dour, le comédien Richard Bohringer se sont succédés pour apporter leur soutien et mettre tout leur poids dans cette campagne de solidarité.
Mobilisation aussi chez les communistes
Robert Hue, qui était retenu par des engagements

antérieurs, a fait passer un message soulignant son “intense émotion” et l'évidence, pour le PCF, de la nécessité "à prendre sa part dans cette vaste campagne". Marie-George Buffet a, pour sa part, exprimé sa colère “Ce qui s'est passé n'est pas un fait divers, c'est un drame dont les Etats français et sénégalais se partagent la responsabilité.”.Parties prenantes de cette campagne, l’Humanité et Arte ouvrent leurs supports aux nécessités de la campagne. Le député Francis Wurtz a quant à lui sollicité l’Union européenne tandis que Robert Hue s’est adressé à Jacques Chirac et à Kofi Annan, secrétaire général des Nations-Unies. Daniel Paul, député du Havre, entend mobiliser sa région - dont l’activité maritime est prépondérante - afin de déterminer les meilleurs choix à effectuer pour réaliser ce projet. Plusieurs municipalités, jumelées avec le Sénégal, s’apprêtent à mettre en branle leurs réseaux de contacts.
L’ambition d’aller loin
Cette action qui s’est enclenchée dans l’urgence a l’ambition d’aller loin. Si la somme nécessaire pour mener à bien une telle entreprise n’a pu encore être calculée, chacun la devine gigantesque et entend travailler, avec ses propres armes, à la rassembler. Mais l’essentiel reste dans une sensibilisation massive de l’opinion publique et la mise à contribution des institutions publiques ou privées. Sensibiliser en faisant marcher le bouche-à-oreille .

Un bateau pour la Casamance

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Un bateau pour la Casamance
et adressez-les au PCF 22ter, rue Anatole France 10000 - TROYES qui fera suivre.

La Chapelle-Saint-Luc : taxe d’ordures ménagères Bernard Champagne, conseiller municipal communiste, répond à nos questions

Conseiller municipal communiste de La Chapelle-Saint-Luc, Bernard Champagne réagit après la hausse de 155% de la taxe d’ordures ménagères.
La Dépêche de l’Aube : L’augmentation de 155% de la taxe d’ordures ménagères a suscité une colère bien compréhensible de la population chapelaine. Au dernier Conseil municipal, tu as tenu a exprimer cette colère : comment cela s’est-il passé ?
Lors des débats sur le budget supplémentaire, j'ai fait part de l'indignation que je partageais avec de nombreuses familles au sujet des 155% d'augmentation de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Ce mauvais coup, les familles venaient juste de l'avoir dans leur boite aux lettres. Les débats avec le maire ont rapidement tourné à une parodie de mauvais film. Depuis son élection à la tête de la commune, Yves Rehn parle des problèmes des familles chapelaines comme s'il vivait les mêmes réalités d'existence et avait les mêmes soucis de fin de mois ! Ainsi, il a osé déclarer que "lui aussi cela ne lui faisait pas plaisir de payer une facture avec 150% d'augmentation". Je suis écœuré par une telle attitude à la fois désinvolte et méprisante. Comment ose t-il se comparer financièrement avec une famille dont les ressources sont modestes, avec un Rmiste, un smicard ou un salarié de chez Kléber qui gagne 1.500 € par mois en faisant les nuits et les dimanches. Le maire mérite un carton rouge pour comparer sa situation avec celle d'une famille chapelaine moyenne. Personnellement, je comprend que ce genre de cynisme heurte beaucoup de monde. Je crois que, même en politique, il doit y avoir une limite à ne pas dépasser le pire c'est que je ne suis pas sur qu'il en ait conscience.
D.A. : Mais la municipalité pouvait-elle faire autrement et quelles propositions as-tu présenté pour cela ?
Lors de mon intervention, j'ai fait le lien évident entre les propos du maire, qui déclare avoir fait dix millions d'économie dans la gestion communale, et l'augmentation de 155% de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Cette augmentation très douloureuse a été décidé volontairement par la direction R.P.R. de la majorité chapelaine.
J'ai démontré que 25% de ces économies (soit 2,5 millions) aurait suffi pour réduire de moitié l'augmentation de la T.O.M. De plus, cette augmentation, c'est le maire lui même qui l'a expliqué, englobait un arriéré du à la CAT. pour 2000 et 2001. En tant que premier vice-président de la Communauté d'Agglomération, il était bien placé pour négocier un étalement de cet arriéré. Il

a sans doute préféré défendre les interêts de la C.A.T. à ceux de la commune et du porte-monnaie de ses contribuables. Ces deux réalités, malgré les pirouettes politiques et les déclarations tonitruantes, le maire a bien du mal à les masquer. Il est pris la main dans le sac ou plutôt dans le porte-monnaie des ménagères. Oui ! Il prend d'un côté par la taxe d'enlèvement des O.M. une bonne part de ce qu'il nomme "ses économies au service des investissements" (l'Est-Eclair du 20-09-2002) Dailleurs, j'attends toujours qu'il nous dise, en donnant des chiffres, des faits, des réalités, où il a fait des économies sans que n'aient été remis en cause les services rendus à la population. Les 155% d'augmentation sont le résultat de choix politiques que la direction R.P.R. de la commune a fait sur le dos des chapelains.
D.A. : Plus généralement, cette question dépasse le cadre local ; n’y a donc t-il pas à imaginer une politique nationale du traitement et de l’élimination des déchets ménagers ?
Tout à fait. Comme je l'ai déclaré au conseil, le problème du traitement des ordures ménagères et plus généralement des déchets est une question de société qui mérite d'être réfléchi comme celle de l'éducation nationale ou de la justice. C'est une affaire d'aujourd'hui qui engage l'avenir et touche à la notion de service public.
Dans ce domaine, l'état pendant trop longtemps a confié à des grands trusts comme Vivendi ou la Lyonnaise des Eaux le soin de régler les affaires. Ces grands groupes n'ont qu'une idée en tête : faire des profits ! Faire payer un maximum les familles et se faire de l'or dans nos poubelles. La vraie question n'est pas où en sommes-nous ? mais où voulons-nous aller ? L'avenir, le nôtre, celui de nos enfants, exige que nous agissions pour faire prévaloir des idées de services publics de justice, de solidarité. Il ne faut pas que les logiques de profit gagnent contre celles des familles.
Depuis plusieurs années, l'état fixe les règles - et souvent à juste titre car des abus ont été commis par les collectivités - mais ne décentralise pas les moyens pour appliquer ces règles. Le citoyen consommateur paye en achetant le produit et le citoyen contribuable paye l'impôt pour collecter et recycler les emballages et les déchets. Voilà quelques années, nous parlions d'une société de surconsommation. Aujourd'hui nous pouvons dire que nous sommes dans une société de sur-déchets qui risque de nous coûter très cher et d'empoisonner nos vies.

Emploi :
pour lutter contre la recrudescence des plans sociaux, Les communistes proposent

Alcatel (6.000 suppressions d'emploi), Nouvelles Frontières, Hewlett-Packard, Daewo, Matra, Aventis... : les "plans sociaux" sont revenus à l'ordre du jour.
À l'évidence, le mouvement de "dégraissage", comme on dit élégamment du côté du Medef, n'en est qu'à ses débuts. La situation de l'emploi redevient inquiétante et le gouvernement est en train de l'aggraver : il casse des outils qui avaient en partie fait reculer le chômage, il supprime les emplois-jeunes, il diminue les contrats aidés pour les plus fragiles, il remet en cause les 35 heures. Au moment même où l'Insee annonce une hausse de 80.000 chômeurs d'ici à la fin de l'année et une croissance très ralentie pour 2002.
À l'opposé des démarches gouvernementales, les communistes proposent de mettre en avant :
l'amélioration de l'efficacité économique et de la justice sociale des prélèvements obligatoires, par exemple avec la mise en cause des exonérations des revenus financiers, alors que la droite prépare symboliquement la disparition de l'impôt sur la fortune et sape la taxe professionnelle ;
l'efficacité et le contrôle des fonds publics aux entreprises (alors que la loi Hue n'est pas appliquée) ;

l'instauration d'une nouvelle politique du crédit à l'emploi et à la formation, au travers de prêts bonifiés ;
un vaste projet de sécurité emploi-formation et un plan de résorption de la précarité intégrant la pérennisation des emplois-jeunes;
le renforcement des garanties individuelles et collectives dans le droit du travail ; la création de nouveaux pouvoirs d'intervention des salariés et de leurs représentants dans la gestion des entreprises.
l'adaptation des moyens humains du service public à la complexité et à l'élargissement de ses missions : car ce secteur de notre économie ne dispose pas de réserves d'emploi, mais figure par contre au hit-parade de l'utilisation de salariés précaires.
la revalorisation du pouvoir d'achat. Cette question est au cœur des préoccupations de nos concitoyens révoltés par le refus d'un coup de pouce au SMIC et aux minima sociaux, par une baisse des impôts privilégiant les hauts revenus, par l'explosion des revenus financiers et des fortunes ou encore par les 70% d'augmentation que s'est octroyé le gouvernement. Une revalorisation des salaires et des retraites s'impose .

Cantonales partielles
Le Parti communiste gagne deux sièges

Le week-end dernier lors d’élections partielles, le PCF a gagné sur la droite deux sièges de conseillers généraux et est en situation d'en gagner un troisième dimanche prochain.
A Dieppe-Ouest,
c'est donc Sébastien Jumel qui est élu avec 52,9%, à la suite de la démission pour cumul de mandats du conseiller général, député-maire, Edouard Leveau. L'épouse de ce dernier n'a pas réussi à capter l'héritage et le PCF retrouve ainsi le siège qu'il avait perdu en 1989. Au premier tour, le candidat communiste, ancien assistant parlementaire de l'ex-député-maire PCF Christian Cuvilliez, avait déjà créé la surprise en devançant nettement Annick Leveau avec 37,7% des voix contre 31,4%. Ce faisant, il avait aussi très largement amélioré le score du PCF sur ce canton, la précédente candidate en 2001 Liliane Bosansky ayant rassemblé 26,1% des suffrages. Sébastien Jumel a bénéficié d'un bon report des voix qui s'étaient portées sur le candidat PS Eric Tavernier. Il a aussi bénéficié des voix d'un certain nombre d'abstentionnistes du 1er tour : il progresse de 687 voix (1,61%) sur le total des voix de gauche. Même chose à droite pour celles qu'avait recueillies au 1er tour le candidat UDF Patrick Hoornaert. à noter que le taux d'abstention, qui reste très élevé, a cependant baissé de près de dix points entre les deux tours.
A Limay,
Jacques Saint-Amaux (PCF) arrivé en tête le soir du 1er tour, a emporté dimanche un siège perdu il y a 23 ans, en 1979. Il profite d'un très bon report à gauche et d'une mobilisation des abstentionnistes sur son nom : 961 voix de plus que le total des voix de gauche (+ 13,25%) alors qu'il y a 148 exprimés de moins, mais près de 3 points de votants en plus. Il devance de 117 voix Samuel Boureille qui était assuré du soutien de l'UMP. Danièle Samitier (DVD), n'avait recueilli que

21,24% au premier tour. Elle est l'épouse du conseiller général sortant démissionnaire pour cause de cumul des mandats, étant suppléant du député de la 9e circonscription Pierre Bédier, nommé secrétaire d'Etat aux Programmes immobiliers de la justice dans le gouvernement Raffarin. L'implantation du candidat communiste, maire de Limay, a joué favorablement (74% dans la ville de Limay), mais il arrive également en tête à Gargenville, commune plus marquée à droite.
Montreuil-Est
à l'issue du premier tour de la cantonale de Montreuil-Est (Seine-Saint-Denis), le candidat du PCF Jean-Charles Nègre est arrivé en tête en progressant en pourcentage (+ 4,62%) par rapport au scrutin précédent de mars 2001. Il bénéficiera du soutien du PS dimanche prochain, celui-ci ayant assuré de son soutien "le candidat de gauche le mieux placé". Le sortant Michel Poirier (Verts) avait été invalidé par le tribunal administratif, celui-ci estimant que les affiches pouvaient laisser croire qu'il bénéficiait du soutien du PS. Avec 38,20%, le candidat PCF est en ballottage favorable face au Verts qui recule de 6,93% avec 21,01%. à noter un taux d'absentéisme record, très largement supérieur à celui de 2001 (79,49% contre 55,41%). En 2001, Jean-Charles Nègre n'avait été devancé au second tour que de 72 voix. La droite progresse de 7,52% mais ne sera pas présente dimanche prochain. L'extrême droite recule de 4,9%, les deux candidats d'extrême gauche totalisent 8%, soit le score du scrutin précédent.
Au Cannet (Alpes-Maritimes), la droite dépasse au 1er tour les 50% mais n'a pas les 25% d'inscrits. On notera que le candidat PCF progresse par rapport à 1994 (+ 3,52%) ainsi que par rapport aux législatives de juin 2002 (+ 293 voix et + 8,13%)

Romilly
Conseil municipal Michel Cartelet refuse de mettre aux voix un voeu contre l’ouverture du capital d’EDF-GDF

Lors de la séance du Conseil municipal de Romilly du 11 octobre, les élus du groupe communiste et partenaires avaient demandé au maire, Michel Cartelet, de soumettre au vote de l’Assemblée un voeu contre l’ouverture du capital d’EDF-GDF. Cette initiative intervenait en concertation avec les organisations syndicales qui souhaitent interpeller les élus locaux et les sensibiliser sur les risques, pour les usagers et les collectivités, des intentions gouvernementales. Le texte du voeu présenté était le suivant :
Non à l'ouverture du capital d'EDF-GDF
Le gouvernement vient d'annoncer devant le Parlement son intention d'ouvrir le capital d'EDF-GDF. Cette entreprise publique, propriété de la Nation, se trouverait ainsi livrée aux exigences de rentabilité des marchés financiers.
Avant la France, d'autres pays se son lancés dans cette voie et partout cela s'est révélé un échec pour les usagers, les collectivités et les personnels. Le "crack" électrique en Californie, la faillite d'Enron et le récent scandale de WorldCom nous le rappellent. Parce que l'électricité et le gaz sont essentiels à la vie de chacun et

à l'économie du pays, leur production, leur transport et leur distribution ne peuvent être abandonnés aux seules forces du marché ; parce que l'énergie n'est pas une marchandise comme une autre ; parce que EDF et Gaz de France incarnent dans l'esprit de tous les français - davantage encore après les tempêtes de 1999 - une réponse à leurs besoins fondée sur l'égalité de traitement, sur la péréquation tarifaire, sur l'aménagement du territoire ; parce que les missions de service public de l'électricité et du gaz doivent être réaffirmées, le Conseil Municipal de Romilly-sur-Seine se prononce contre l'ouverture du capital d'EDF-GDF. Il souhaite, tout au contraire, la réalisation d'un pôle public de l'énergie autour d'EDF-GDF favorisant la coopération de l'ensemble des opérateurs publics et privés du secteur de l'énergie.
En refusant de mettre aux voix le voeu déposé par les élus communistes, Michel Cartelet, PRG, qui doit son siège de maire à la droite romillonne, n’a pas voulu lui déplaire. Craignait-il que parmi sa majorité certains élus le votent ? La population, les syndicats d’électriciens et de gaziers, les salariés d’EDF-GDF apprécieront .

Romilly
Situation très critique des finances communales Les romillons vont devoir se serrer la ceinture !

Un budget de “super austérité” pour l’année 2002 annonciateur d’autres mesures qui vont continuer à creuser le fossé entre les choix de la majorité municipale et les aspitations de la populations, selon les élus communistes.
La réunion du Conseil municipal de Romilly, qui s’est tenue le 11 octobre, avait à son ordre du jour l’examen du budget supplémentaire. Cela, au moment où le rapport du receveur principal portant sur les années 1998,1999 et 2000 conclut à une situation très critique des finances de la Ville. Dans son intervention, Joë Triché est revenu sur l’analyse des conclusions du receveur municipal :
Une volonté de Michel Cartelet de cacher la réalité de la situation
“Les principaux signaux d’alerte sont allumés” indique dès sa première phrase ce document que j'ai eu bien du mal à obtenir ! Et pour cause ! D'où ma première question. Pourquoi cette obstination permanente à vouloir nous cacher, mais aussi à la population, la réalité de la situation ? Il faut pourtant vous rendre à l'évidence : l'opposition qui, ne l'oubliez pas, représentait en mars 2001 plus de 47% des suffrages, entend, comme nous nous y sommes engagés, jouer son rôle. Vous pouvez donc compter sur notre ténacité. A chaque fois que cela sera nécessaire, nous ferons tout pour disposer des mêmes informations que l'ensemble des élus.
C'est un impératif pour le fonctionnement démocratique de notre assemblée et l'exigence de transparence qui doit prévaloir dans une bonne gestion des affaires municipales. Et nous y sommes attachés ! J'espère donc que dorénavant l'information circulera normalement et sera la même pour tous les élus et que, par conséquent, je n'aurai plus à saisir la CADA. Si, par deux fois en un an, celle-ci a émis un avis favorable à mes demandes, c'est qu'elles ne relevaient pas du "secret défense" mais bien du droit logique d'un élu d'être informé sur les dossiers de sa commune.
Des impôts locaux lourds, des services à la population en diminution
Ainsi, le très officiel rapport des services fiscaux fait apparaître des charges en hausse de plus de 12,5%, notamment en ce qui concerne les charges d'assurances ou de prestations de services. Il faut sans doute y voir là le résultat du coût d'une multitude d'études engagées pour des projets qui n'ont jamais vu le jour. Il est également pointé le poids extrêmement lourd des impôts locaux. Pourtant, les services à la population sont en continuelle diminution, particulièrement cette année où, pour la première fois depuis des décennies, les ménages vont devoir payer plus pour avoir moins.
La capacité d'autofinancement ne suffit pas à rembourser les dettes puisqu'elle n'en couvre qu'environ la moitié en 2000. Ce qui vous contraint à consacrer une partie des emprunts au remboursement de la dette,

alors que, normalement, ils sont destinés au financement des investissements.
Le niveau des emprunts des trois années étudiées par le receveur principal est supérieur de 80% par rapport aux communes françaises de notre importance. Depuis des années, nous vous avons alerté sur les risques que représentait le recours à un emprunt massif. "Le recours à l'emprunt ces prochaines années doit rester modeste" indique ce rapport.
L'encours de la dette croit fortement chaque année (7% en 1999/1998 et 16% en 2000/1999). L'endettement par habitant dépasse les 1.524 euros, soit 10.000 francs, ce qui conduit le receveur principal à écrire dans ce document : "Romilly n'a plus qu'une marge de manœuvre extrêmement réduite".
Un diagnostic social accablant

Cette situation dont vous portez l'entière responsabilité vous êtes à la direction des affaires de la Ville -depuis maintenant treize ans, en alliance avec vos amis de la droite, baptisée aujourd'hui UMP - vous a contraint de présenter un budget 2002 de matraquage fiscal et de réduction importante des services à la population. Quel fossé entre ces choix et le diagnostic social effectué dans le cadre du projet de requalification du Nouveau Romilly ! Depuis 1990, notre ville a perdu 1.000 habitants et 550 jeunes de moins de 20 ans l'ont quittée. 1.000 logements sont vacants. Le taux de chômage y est élevé et la précarité très forte. Cette situation frappe particulièrement les jeunes. On constate aussi une régression sensible du nombre de foyers fiscaux assujettis à l'impôt et, par contre, une progression du nombre des foyers non imposés. Ceci, à l'évidence, traduit un appauvrissement de la population qui, d'ailleurs, se trouve mentionné dans ce diagnostic social puisqu'il parle de "processus probable de paupérisation".
Or, à ce constat qui devrait vous interpeller, vous rajoutez, avec votre budget 2002, des difficultés aux difficultés. Mais cette situation financière très critique de la ville, que vous n'ignoriez pas au moment des municipales de 2001, ne vous a pas empêché de promettre tout à tout le monde : centre culturel, cercle hippique, Béchère, station d'épuration, stade des Hauts-Buissons... j’en passe ! Aujourd'hui à tous ces gens qui de bonne foi y ont cru, pouvez-vous assurer, en en prenant l'engagement, que tout cela sera réalisé d'ici la fin du mandat ? Pour ce qui nous concerne, nous en doutons et nous croyons plutôt que votre budget 2002 de "super austérité" pour les familles est annonciateur d'autres mesures qui vont continuer à creuser le fossé entre vos choix et les aspirations de la population et de la vie associative.”.

La section de Romilly du PCF change de siège

La section de Romilly du Parti communiste a fait l’acquisition de nouveaux locaux, plus conviviaux et mieux adaptés à son activité. Ils sont situés au 66, rue de la Boule d’Or (anciennement “Le Club”). Les travaux d’adaptation sont en cours et le déménagement aura lieu les 25, 26 et 27 octobre. Tous les bras seront les bienvenus 06.81.96.85.34.

 

Nos objectifs pour une mutualité audacieuse

Au moment où l’on constate que nous avons raison de construire l’unification du mouvement mutualiste sur une vision offensive, il y a lieu de réfléchir à quelques pistes susceptibles de projeter les Mutuelles de France vers des objectifs plus ambitieux, plus audacieux.
Une rentrée à haut risque pour les assurés sociaux
Devant le déficit de nouveau affiché de la caisse de sécurité sociale, il y a tout lieu de penser que nous allons vers une rentrée à haut risque pour les assurés sociaux. Or, depuis des années, nous n’avons cessé de dénoncer le plan Juppé de 1996 qui, après avoir occasionné bien des dommages à notre système de santé, prouve aujourd’hui son inefficacité.

Il faut repenser l’ensemble du système et laisser place à une nouvelle logique
A commencer par celle du financement qui doit reposer non plus sur la seule masse salariale mais sur l’ensemble des richesses produites par les entreprises. Instaurer une aide légale à la mutualisation sous la forme d’une réduction d’impôt ou d’un crédit d’impôt. Il faut améliorer certaines prestations. Enfin, l’on ne s’en tirera pas en mettant devant le fait accompli les assurés sociaux et adhérents mutualistes sommés de payer pour des décisions sur lesquelles ils n’ont aucune prise et ne sont pas consultés. Une véritable démocratie sanitaire et sociale avec tous les acteurs concernés, à commencer par la mutualité, doit absolument être mise en place .