La Dépêche de l'Aube n°678 du Jeudi 18 Septembre 2002 La Dépêche de l'Aube n°678 du Jeudi 18 Septembre 2002

La dépêche de l'Aube n°678 du Jeudi 18 septembre 2002

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Cette année encore, des centaines de milliers de visiteurs sont venus à la fête avec, pour beaucoup, l’ambition d’organiser la riposte
Marie-George Buffet à la fête de l’Humanité
“Nous sommes du Parti de la riposte”

Il n’y avait qu’à parcourir les allées du Parc de La Courneuve pour constater que la fête a tenu ses promesses démentant tous les commentaires pessimistes.
C’est sûr, le succès de la fête de l’Humanité va en agacer quelques-uns. Tous ceux, en particulier, qui nous prédisaient une fête morose, terne et marquée par la démoralisation des militants-es communistes en auront été pour leur frais. La jeunesse aussi était là, des milliers de jeunes qui ne sont pas venus “que” pour le plateau de la grande scène, mais qui se retrouvent souvent dans les idées communistes de changer le monde, de refuser la guerre, de préserver la planète et ambitionnent pour eux-mêmes un autre avenir que celui qu’on leur réserve.
“Le monde n’a pas besoin de milices, mais de justice”
Depuis la scène centrale, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a condamné fermement une intervention militaire en Irak. “Rien ne serait plus inacceptable que d’instrumentaliser le drame qu’a connu le peuple américain pour justifier la folie d’une nouvelle guerre [...] Si nous combattons sans état d’âme le régime de fer de Saddam Hussein, nous savons que la guerre apportera d’immenses souffrances à son peuple, elle embrasera la région et le monde.” devait-elle déclarer avant de proposer de faire du 21 septembre, journée mondiale de la Paix, un moment fort de mobilisation pour dire “non à la guerre”. évoquant la situation au Proche-Orient, la secrétaire nationale du PCF demande à la communauté internationale de “prendre toutes ses responsabilités [...] que soit reconnu un état palestinien souverain, que les peuples palestinien et israëlien puissent vivre en paix et en sécurité”, appellant à l’intervention des citoyens et citoyennes, “parce que le monde est à eux”. Quant à l’Europe, elle doit changer pour compter et être entendue. Actuellement “marquée par l’ultralibéralisme, son seul objectif est est d’effacer tous les acquis sociaux, tout ce qui préserve l’intérêt général pour laisser libre champ à la course aux profits.”

Une coordination de luttes contre les privatisations
“Quelle est cette société qui délaisse ses enfants pour pouvoir bâtir un deuxième porte-avion ?” s’est-elle indignée avant d’appeler à la riposte contre le travail de sape de la droite et des patrons, contre la “France d’en haut” qui exploite le monde du travail, contre les privatisations des entreprises publiques pour ouvrir de nouveaux marchés aux multinationales, contre la répression syndicale et aussi contre le “tripatouillage des modes de scrutin” qui vise à installer aux forceps le bipartisme en France, car aujourd’hui “c’est une véritable contre-offensive progressiste qu’appelle la situation du monde du travail”.
“Retrouver les chemins de l’espoir par l’engagement”
Pour la dirigeante communiste, “le traumatisme démocratique du printemps doit être fondateur”. Ce qu’il faut préparer, ce n’est pas l’alternance mais plutôt l’alternative. “Les communistes ne reculeront pas, ils ont envie d’aller jusqu’au bout de la réflexion critique nécessaire [...] en portant plus haut nos valeurs sans crainte d’être à contre-courant” et Marie-George Buffet s’est déclarée “décidée à assumer les remises en cause nécessaires”. Plus que jamais, le monde a besoin du communisme, “un communisme capable de se régénérer, qui revient à sa source, qui se replonge dans l’espérance et l’idéal des origines, un communisme qui se nourrit des orginalités de sa tradition dans notre pays, impertinent et responsable, utopiste et crédible”. Un message fort adressé à ceux qui, en France et ailleurs, ont l’ambition “de changer le monde, de changer le quotidien”. “Si c’est refuser de s’accomoder du système pour ne l’aménager qu’à la marge, alors le communisme a de l’avenir.” Toutes ses ambitions seront bien évidemment au centre des travaux du prochain congrès prévu pour avril 2003.


Alain Keslick

Jean-Pierre Cornevin et Joë Triché et Régis Labbé, maire-adjoint de Sainte-Savine ont rendu hommage à Rol-Tanguy
Disparition d’un symbole de la Résistance au fascisme

Hommage au colonel Rol-Tanguy
Après l’hommage national au colonel Henri Rol-Tanguy, rendu aux Invalides à Paris la semaine dernière, une cérémonie s’est déroulée à Troyes au monument de la Résistance.
Décédé dans la nuit du 8 au 9 septembre à l’âge de 94 ans, le colonel Henri Rol-Tanguy repose depuis le 13 septembre dans le cimetière de la commune de Montceaux (Loir-et-Cher). Aux Invalides, c’est Jacques Chirac qui a prononcé l’éloge funèbre et salué la mémoire du militant et résistant communiste qui est resté “toute sa vie fidèle à son engagement, toujours défenseur d’un humanisme généreux, épris de justice sociale et imprégné des valeurs de la Révolution Française”.
Le colonel Rol-Tanguy, héros de la Résistance, fut l’un des principaux artisans de la libération de Paris. C’est lui qui, aux côtés de Chaban-Delmas, de Kriegel-Valrimont et du général Leclerc reçoit, le 25 août 1944, la reddition de Von Choltitz, commandant de la garnison allemande à Paris. Ouvrier métallurgiste et syndicaliste, il adhère à 18 ans aux Jeunesses Communistes. Adversaire déterminé du fascisme, il rejoint, en février 1934, les Brigades Internationales aux côtés des républicains espagnols. Puis c’est la guerre et la débâcle de juin 1940. Il devient très vite l’un des symboles de la Résistance à l’occupant nazi, rassemblant dans l’ombre des des hommes et des femmes de tous horizons qui choisissent de se réunir, par-delà leurs différences, sous l’autorité de Jean Moulin. En octobre 1943, lorsque commence l’unification des Forces armées de la

Résistance, il intègre l’état-major des Forces Françaises de l’Intérieur de la région parisienne, et adresse le 15 août 1944 l’ordre d’insurrection générale de Paris. “Pas de trève, pas de repos, pas de sommeil, le despotisme attaque la liberté. Francs-tireurs, allez !” lancera-t-il dans son “Appel aux barricades” tapé par son épouse Cécile. Communiste, l’un des rares à avoir été fait Compagnon de la Libération, Rol-Tanguy combattit inlassablement pour les libertés, la démocratie et l’émancipation humaine et ses engagements se sont toujours confondus avec les intérêts de la France comme en témoigne l’hommage de Jacques Chirac : “il restera un exemple de ce que peuvent réaliser, lorsqu’ils sont portés à leur plus haut dégré, le patriotisme, l’amour de la liberté, de la République.”
Lors de la cérémonie qui s’est déroulée lundi 16 septembre à Troyes, Henri Planson de l’ANACR et Bruno Collin des Amis de la Résistance ont retracé le parcours exemplaire du colonel Rol-Tanguy. Jean-Pierre Cornevin, secrétaire départemental du PCF et Joë Triché, président départemental des élus communistes et républicains ont déposé un gerbe en hommage à cette figure emblématique de la Résistance, ancien dirigeant national communiste et pour honorer la mémoire de tous les torturés, les mitraillés et les déportés. Notre hebdomadaire était représenté par Jean Lefèvre

Fête de l’Humanité
Au stand de l’Aube
Ferré, Brassens, Aznavour, le Chant des Partisans... Un large répertoire de la chanson française a été interprété par un jeune accordéoniste aubois qui a assuré pendant les trois jours de fête l’animation musicale au moment des repas. Une première expérience avant la grande scène pour notre jeune talent ?
D’année en année, la poêlée auboise connaît un succès grandissant. Ce sont plus de 600 poëlées qui ont été préparées par nos cuisiniers, Daniel Moureaud de Troyes, Jacky Moroy de Romilly et Jean-Claude Lelong de Dienville, et qui ont été servies par l’équipe du stand. De nombreuses félicitations après le repas
Dimanche matin, les aubois venus par le car prennent leur petit déjeuner au stand servis par Josette Vagner de Brienne-le-Château. Mais beaucoup d’autres sont venus nous rendre visite, ce week-end, n’hésitant pas à mettre la main à la pâte quand le besoin s’en faisait ressentir. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés ainsi que toute l’équipe du stand : les monteurs, les chauffeurs, nos barmen et tous les serveurs et serveuses. 420 vignettes ont été réglées à l’Huma. D’autres nous arrivent encore. A tous, nous donnons rendez-vous l’année prochaine

Humeurs

Un 11 septembre des héros

J’ai bien sûr moi aussi commémoré le 11 septembre. Comment rester insensible à ce crime affreux, à ces victimes innocentes, à ce sang répandu, à ces instants d’effroi quand tout bascule et qu’on croit que le monde s¹écroule.
Le terrorisme, le fanatisme se couvrent toujours des habits de la liberté et de la justice pour commettre les actes les plus odieux. La barbarie d¹aujourd’hui puise encore ses mots d¹ordre dans Goebbels : «Ceux qui ne sont pas avec nous, sont contre nous.» Oui, on s’est attaqué, ce 11 septembre, aux symboles de la démocratie, aux valeurs fondamentales républicaines et, n’ayons pas peur des mots, aux racines d’un socialisme humain ! J’en vois qui froncent le sourcil.
Il y a 19 ans, le 11 septembre 1973, Salvador Allende mourait, renversé par le coup d’état de Pinochet et de la CIA de Nixon. Combien de morts, massacrés, torturés comme le poète Victor Jarra à qui l’on coupa les doigts avant de l’assassiner ? Combien de prisonniers, de martyrs, d’exilés ? Des dizaines de milliers ! L’un de ces exilés perpétuels, parce que communiste, Pablo Neruda, prix Nobel, eut le courage, malgré sa maladie, de rentrer dans son pays en pleine tourmente pour défendre son ami Allende et y mourir quelques jours après le coup d’état. Les héros littéraires se doublent rarement de héros patriotiques.
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Jean Lefevre

Ecoutez-voir

...Zoom
Le journal du dimanche (Libé-l’Est) présente la fête de l’Huma en dernière page, en 4 lignes et une photo. La photo représente un militant, genre dur, style dur, front dur, camisette rouge bardée de la faucille et du marteau. Évidemment le type, si ça se trouve, c’est un coeur tendre. Et c’est sûrement un coeur tendre puisque c’est un militant communiste. Sur le cliché, il avance. Seul. Une petite foule derrière lui, lui tourne le dos. Elle s’en va, la petite foule, vers son destin. Sans le Pécé. En voilà une photo qu’elle était belle ! En voilà un cliché qu’il était symbolique ! Un Pécé c’est petit, c’est rabougri énormément. Voilà ce que suggère la méchante photo. Mais de la photo à la réalité, ce fut différent parce que la fête de l’Huma chaussait du 45. Elle avait mis le zoom.


Malicette


...Les aubois jouent
Aux jeux de hasard, l’Aube est en pole position. (Ce qui me rappelle mon copain qui aime se mettre contre mon épaule, «en épaule position», il dit). J’ai fait une étude rapide sur les jeux et je peux affirmer : 1/Il y a plus de perdants que de gagnants. 2/Les gagnants sont joueurs. 3/Les gagnants peuvent s’acheter un verger à la campagne et les perdants, au lieu de jouer auraient pu acheter le château qui va avec. Petite remarque qui en dit long sur l’humour du destin : les gagnants dilapident vite leur fortunette. Ils s’achètent souvent des châteaux de cartes.


Malicette


...Jardin
Des “ironiques” prédisaient que la fête de l’Huma aurait lieu “dans le jardin de Robert Hue”. La fête est un immense jardin où se cultive la fraternité et où éclosent les utopies. On y butine dans le pollen des idées pour fabriquer le miel de la contestation. Laissons aux humoristes de fin de banquet leurs fruits véreux, on a autre chose à faire : distiller la révolution.


A.Keslick

 

Augmenter les salaires, le Smic, les retraites et les minima sociaux est une question de dignité, de justice et d’efficacité économique.

Assemblée nationale


Alain Bocquet demande un débat sur le pouvoir d’achat des français...

Le président du groupe des députés communistes et républicains, Alain Bocquet, vient de s’adresser au 1er ministre sur la question du pouvoir d’achat des français.
“Les conditions de la rentrée scolaire et sociale confirment l’ampleur des difficultés auxquelles sont confrontés les familles, les jeunes, les personnes âgées, les demandeurs d’emploi, et au-delà, l’immense majorité de nos concitoyens. Chaque jour apporte témoignage des conséquences intolérables de l’insuffisance du pouvoir d’achat et confirme les ravages du surendettement et d’une pauvreté grandissante.
Le monde du travail, sur lequel pèse l’absence de revalorisation des salaires, subit de plein fouet les effets d’un été de toutes les hausses décidées ou entérinées par le gourvernement : carburants, télécommunications, transports en commun, produits alimentaires ou de grande consommation à propos desquels les associations de consommateurs relèvent et dénoncent des “dérapages” pouvant atteindre les 10%. Ces hausses sont rendues plus insupportables encore par votre refus de valoriser SMIC, retraites et minima sociaux tandis que la baisse des impôts votée par la droite à l’Assemblée nationale aura réservé l’essentiel de son bénéfice aux catégories déjà les mieux pourvues.
à l’évidence, l’évolution du pouvoir d’achat constitue bien l’enjeu central de cette rentrée ; et d’ailleurs, le

mécontentement soulevé par le cynisme avec lequel votre gouvernement s’est octroyé 70% d’augmentation souligne l’urgence d’y répondre, y compris par des mesures immédiates de revalorisation des salaires, du SMIC, des retraites et minima sociaux. C’est une question de dignité et de justice sociale. C’est aussi une exigence d’efficacité économique quand le ralentissement de la croissance, trés éloignée des prévisions optimistes que vous mettiez en avant ces dernières semaines, confirme l’utilité de relancer l’activité des entreprises, la production et la diffusion des biens et services, prioritairement par l’accroissement de la consommation.
Il est donc aujourd’hui devenu indispensable que soit établie la vérité sur les revenus des Français : la vérité sur la médiocrité des moyens qui sont concédés à la majorité d’entre eux pour vivre tandis que les profits et les revenus financiers des entreprises (plus de 360 milliards d’euros en 2001) ou les dividendes versés aux actionnaires (41 milliards d’euros en 2002) atteignent des plafonds. Ces éléments et les attentes qui s’expriment aujourd’hui dans notre pays me conduisent à vous demander l’inscription à l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée nationale, dès la rentrée, d’un débat sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens et sur les conditions de son évolution”

Mon Logis
Joseph Seghetto doit être relaxé !

Pour la 6è fois, Joseph Seghetto retournera le 1er octobre prochain devant le tribunal.
En effet, lors de l’audience du 17 septembre, notre camarade Joseph Seghetto, maire-adjoint de Bar-sur-Seine, a appris qu’il bénéficiait de la loi d’amnistie du 6 août dernier dans l’affaire qui l’oppose depuis près d’un an à Mon Logis qui avait porté plainte à son encontre pour “diffamation”. Cette amnistie ne concerne cependant que l’aspect pénal de la plainte, Mon Logis ayant par ailleurs demandé des dommages et intérêts. Le tribunal a donc une nouvelle fois renvoyé l’affaire au 1er octobre où les avocats plaideront à nouveau. Comme l’a rappelé Me Georges, avocat de Joseph Seghetto, “l’amnistie ne résout rien. Il faut que le tribunal dise si Mon Logis a été diffamé ou pas.” Il y

a un an, lors d’une séance du conseil municipal, Joseph Seghetto, dans ses fonctions d’élu municipal, avait tenu à rappeler à ses collègues que la société Mon Logis était souvent mise en cause pour sa gestion sociale et tout autant épinglée pour sa gestion économique. Diffamation que tout cela alors qu’il s’agit d’informations connues du public ? En vérité, ce que cherche ce bailleur social, proche du patronat aubois, c’est à donner un avertissement aux élus qui doivent se prononcer sur les nombreuses garanties d’emprunts nécessaires à cet organisme pour ces projets immobiliers. C’est donc un jugement de relaxe pure et simple que l’on est en droit d’espérer pour notre camarade Joseph Seghetto le 1er octobre prochain

La rentrée des communistes aubois

Une soixantaine de militants aubois s’étaient donné rendez-vous mercredi 11 septembre dans les locaux de la nouvelle fédération de l’Aube. Ce fut l’occasion de faire le point sur les dossiers de la rentrée sociale et d’engager un débat sur les questions qui préoccupent les communistes. Beaucoup ont découvert leur nouvelle fédération et un verre de l’amitié a conclu cette assemblée de rentrée