La Dépêche de l'Aube n°677 du Jeudi 12 Septembre 2002 La Dépêche de l'Aube n°677 du Jeudi 12 Septembre 2002

La dépêche de l'Aube n°677 du Jeudi 12 septembre 2002

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Animation pour découvrir le programme de la fête de l'Humanité -13, 14, 15 septembre 2002 - Fête de l’Humanité Un rassemblement populaire de résistance
C’est une politique de classe qui est en train d’être mise en oeuvre, sans complexe, par Raffarin et ses amis du Medef
La droite remet en cause les acquis sociaux et démocratiques
Une vraie politique de classe

Parler des projets destructeurs de la droite n’est pas une clause de style.
Mise en échec en 1997, elle est décidée aujourd’hui à agir vite et fort. L'échec de la gauche plurielle, les déceptions et les rancœurs qu'il a suscitées, lui ont ouvert une véritable fenêtre politique pour mettre en œuvre un programme ultra-libéral que le patronat attendait en piaffant depuis des années. La vague réactionnaire qui, un peu partout en Europe, suit l'échec des politiques social-libérales favorise ses plans.
Au nom des dominants et des exploiteurs
C'est tout de suite qu'elle veut porter le fer contre les acquis sociaux et démocratiques pour adapter la société française aux objectifs du capitalisme mondialisé. On l'a vu dès l'installation du gouvernement Raffarin. Et cela ne fait que s'accentuer. Sous prétexte de "libérer les énergies", c'est une politique de classe sans complexe que la droite met en œuvre à marche forcée: mise en cause des 35 heures, coupes sombres dans les services publics, remise en cause des retraites livrées aux aléas de la Bourse, mise en péril du système de santé, remise en cause de l'allocation personnalisée d'autonomie, cadeaux fiscaux aux plus fortunés et aux entreprises, suppression de moyens humains pourtant si nécessaires pour l'école, etc. Toutes les décisions de ce gouvernement se prennent au nom de la France d'en haut, celle qui domine, exploite, s'enrichit. Le Medef avait donné les consignes. Mesure après mesure, projet après projet, la droite installe l'insécurité sociale, l'insécurité des droits, l'insécurité des moyens pour vivre. C'est le sens des mesures annoncées par François Fillon, le ministre des Affaires sociales. Gel du Smic, encore plus d'exonération de charges pour les patrons. Aujourd'hui les choses sont claires : c'est un gouvernement des affaires antisociales que nous avons.
Dans le même temps, la droite met en place une politique sécuritaire. Des enfants de treize ans promis à la prison, des militants traités comme des délinquants, des grilles qui séparent des quartiers, des immigrés menacés. Comme jadis, les couches laborieuses deviennent "les couches dangereuses". La "France d'en bas" rappelle les "bas quartiers" dont la grande bourgeoisie parlait avec terreur au XIXème siècle.
Régression démocratique
Et en plus, on assiste à une véritable régression démocratique. Le projet d'une réforme des modes de scrutin vise ouvertement à une bipolarisation accentuée

qui garantirait l'alternance entre deux formations cherchant au centre le pouvoir. Après le PS, qui avait cru s'assurer la victoire par un tripatouillage du calendrier électoral, la droite joue, à son tour, les apprentis sorciers. Car empêcher le débat d'idées et une véritable alternative démocratique pourrait bien faire le lit d'une extrême-droite en embuscade et nous promettre demain des réveils plus catastrophiques encore que le 21 avril. Sur tous les plans, la droite s'engage dans une transformation profonde de notre société qui déstabilise toutes les formes de solidarité et de sécurité sociales et démocratiques. Son action est d'autant plus rapide que le capitalisme se porte mal et appelle à la fois davantage de sacrifices sociaux, démocratiques et de renoncements politiques. L'été a été rempli des scandales d'Enron, de Vivendi, World Com et autres, de la Bérézina des fonds de pensions boursiers qui ne laissent à beaucoup de travailleurs retraités que leurs yeux pour pleurer, du spectacle effarant de PDG gagnant des sommes folles pendant que leurs entreprises périclitent et que leurs salariés sont jetés dehors. Mais le programme de la droite et du Medef est de continuer : plus de libéralisme, moins de contrôles publics, moins de règles, plus de concurrence. Le pouvoir veut aller vite, le patronat joue les épouvantails. Il est urgent de déjouer cette partie de poker menteur.

Marie-Françoise Pautras et le collectif de défense n’entendent pas baisser les bras pour obtenir la réouverture du CDAG
Le centre de dépistage du sida de l’Aube est toujours fermé
L’Aube dans l’illégalité
télécharger et faites circuler  la pétition  pour plus de moyens financiers et humains afin de permettre au C.D.A.G. d’assurer ses missions de prévention, de dépistage et d’information
Indigné le Dr Bressieux après la fin de non-recevoir de l’ARH. L’action pour défendre le CDAG de l’Aube va s’amplifier.
Au cours d’une conférence de presse , mercredi 4 septembre, le Dr Bressieux, responsable du CDAG de Troyes, Marie-Françoise Pautras, conseillère générale communiste, et Didier Cloos, représentant des associations du réseau VIH, ont tenu à faire part publiquement de leur mécontentement au lendemain d’une entrevue avec les représentants de l’Agence régionale de l’hospitalisation. En effet, aucune avancée significative n’a été concédée qui permettrait de réouvrir dans de brefs délais le centre de dépistage du VIH à Troyes, fermé depuis le 1er juillet dernier faute de moyens financiers (Voir notre édition du 25/07/2002).
Pour les autorités, ce n’est que de l’agitation médiatique !
Le Dr Bressieux n’en croit toujours pas ses oreilles. Se voir accusé d’être un “agitateur médiatique” par les autorités de tutelle alors que, selon lui, la situation est plus que préoccupante ! Actuellement, c’est un “service minimum” de dépistage du Sida qui est organisé par des associations auboises dans le cadre de l’urgence humanitaire [Café Positif, Comité départemental d’éducation pour la santé et AIDS], pour pallier à une déficience inadmissible du service public de la santé. Une carence d’autant plus inacceptable que l’Aube est, au niveau régional, le département le plus touché par le Sida. Alors que les connaissances médicales ne cessent de progresser, on est, du fait de manque de moyens, dans une situation où les personnels sont “usés” au bout de cinq ou six années, déplore le responsable du CDAG de l’Aube, qui s’arroge le “droit moral” de porter sur la place publique ce dossier, et invoque la transparence, même si on lui oppose l’“obligation de réserve” liée à sa profession. D’autant plus que, si l’on s’en réfère aux textes, l’absence d’un centre départemental de dépistage du VIH place notre département dans l’illégalité.
Le “plan Marshall” de François Baroin
“En janvier 2001, François Baroin déclarait dans la presse : «le secteur de la santé réclame un véritable plan Marshall». Le moins que l’on puisse dire au regard des problèmes du centre hospitalier de Troyes et du CDAG, c’est plutôt un plan à la Thatcher qui est d’actualité” devait remarquer Marie-Françoise Pautras qui rappelait que le député-maire de Troyes est aussi président du Conseil d’administration de Troyes. Les graves dysfonctionnements dans notre système de santé publique relèvent de choix politiques sur lesquels il faut influer : “la situation explosive des hôpitaux publics, la pénurie dramatique de médecins, d’infirmières, n’est pas une catastrophe naturelle”. Il ne faut donc pas attendre que “la coupe soit pleine pour mettre les gens devant le fait accompli” car se sont les usagers qui en subissent les conséquences. Fort de près de trois mille pétitions, le collectif de défense du CDAG va s’étoffer et poursuivre la mobilisation pour appeler les aubois à lutter contre la dégradation injustifiable de l’offre de soins. Une entrevue au niveau ministériel est envisagée.

Et pourquoi pas, comme en Seine-Saint-Denis, “créer un comité de promotion de la santé pour le département” propose la conseillère générale communiste qui citait un constat du médecin responsable des urgences de Troyes en juin 2001 : “les choses ne bougent que sous la pression des usagers”. C’est sur ce levier que comptent s’appuyer les responsables du collectif de défense du CDAG pour obtenir gain de cause

Une lettre ouverte à François Baroin

Le collectif de défense du CDAG a adressé un courrier au député de l’Aube François Baroin qui est aussi président du Conseil d’administration de l’hôpital. Extraits :
[...] Vous n’ignorez pas que le CDAG a fermé ses portes en juillet dernier, nétant plus en mesure d’assumer correctement ses missions faute de moyens suffisants [...] Pour pallier cette rupture de continuité du service public et du non-respect de la loi instaurant l’obligation des CDAG, trois associations du réseau VIH (Codes, Aids, Café Positif), des médecins, infirmières, écoutants bénévoles, ont décidé de faire fonctionner le CDAG.
[...] Alors que les MST et l’épidémie du Sida sont en forte progression et que la prévalence de cette maladie dans notre département est la plus élevée de la région Champagne-Ardenne, la population auboise ne peut donc accepter la carence des pouvoirs publics. 2.800 personnes ont d’ores et déjà signé une pétition pour soutenir les moyens demandés par le médecin responsable du CDAG et le Conseil d’administration de l’hôpital. Les questions qui se posent à présent sont les suivantes :
- Quel est le devenir du CDAG qui, à l’instar de nombreux autres centres, n’a pas évolué en CIDAG (Centre d’information et de dépistage anonyme et gratuit), ajoutant à son rôle de dépistage celui, non moins important, d’information, élément fondamental en matière de prévention ?
- Les instances compétentes concernées vont-elles répondre aux moyens demandés par le Conseil d’administration de l’hôpital en octobre 2001 ?
- Le département de la Marne dispose de quatre CDAG. Il serait opportun que l’Aube bénéficie de moyens adaptés pour permettre à l’unique CDAG du département d’assurer une prévention cohérente dans toutes ses dimensions.
[...] Une réponse rapide et sans ambiguïté nous rassurerait sur votre volonté politique d’agir pour régler dans les plus brefs délais ce dossier de santé publique

Fête de l’Humanité
Ce week-end tous à l’Huma !
Se rendre à la fête en car :
Comme chaque année, la fédération de l’Aube organise des départs en car pour permettre aux auboises et aubois de se rendre à la fête:
Le dimanche 15/09 :
départ de Bar s/Aube à 6h15, de Troyes à 7h00 et de Romilly à 7h45.
Inscriptions & réservations : 03.25.73.43.40.
Un copieux petit déjeuner est offert gratuitement à l’arrivée au stand de l’Aube (retour vers 21 heures).
Quelques départs en véhicules particuliers peuvent être organisés le vendredi et le samedi. Nous contacter
Aller et Retour
12,50 €

Plainte de Mon Logis contre Joseph Seghetto
Jugement le 17 septembre

Mis en délibéré lors de l’audience du 9 juillet dernier, le jugement sur la plainte déposée par Mon Logis contre notre camarade Joseph Seghetto, maire-adjoint communiste de Bar-sur-Seine, sera rendu le 17 septembre prochain. On se souvient que lors du vote de garanties d’emprunts à accorder à la sociétété Mon Logis au cours d’une séance du Conseil municipal, Joseph Seghetto avait attiré l’attention de ses collègues sur le comportement anormal de Mon Logis vis-à-vis

de ses locataires mais aussi de son personnel. Sur la base du compte-rendu de presse, il s’était vu attaqué en diffamation par cette société (voir notre édition du 18/07/2002). La fédération du PCF invite toutes celles et ceux qui veulent manifester leur solidarité envers l’élu municipal communiste à se rassembler à 14 h, le 17 septembre, au Palais de Justice de Troyes
Un départ aura lieu de Bar-sur-Seine à 13 h, place du marché.

Humeurs

Busherie

“Des travaux récents [...] me conduisent à penser que l’élément uranium pourrait être transformé en une nouvelle et importante source d’énergie dans un avenir très proche”. Ainsi s’adressait, le 2 août 1939, Albert Einstein au président Roosevelt. Il mettait le doigt dans l’engrenage de la course à l’arme atomique dont deux spécimen vitrifièrent Hiroshima et Nagazaki. On suppose que des dispositifs nucléaires sont actuellement entre des mains terroristes ou/et totalitaires, c’est sûrement vrai. Mais, cela n’a échappé à personne, c’est une démocratie qui a utilisé la bombe, le 6 août 45 à Hiroshima.
Le spectre de la guerre nucléaire hante de nouveau le monde. Georges W. Bush, non content de ne pas avoir ratifié le traité international banissant les essais nucléaires, vient d’ordonner de préparer le site du Nevada pour en accueillir de nouveaux. Le 31 décembre 2001, il avait déjà demandé au Congrès d’accepter la fabrication d’une arme “à faible puissance et à retombées minimales”, c’est-à-dire, dans le jargon politico-militariste, une arme de “théâtre”, mais pas d’opérette !
Aujourd’hui, Bush veut faire sa fête à Saddam et il aimerait bien pouvoir utiliser quelques gadgets aussi “chirurgicaux” qu’irradiants histoire d’emporter les deux oreilles et la queue, comme disent les afficionados. Qu’en pensent les trois millions d’angolais qui sont en train de crever de faim ?.
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Alain Keslick

Ecoutez-voir

La complainte des filles de joie..
Les nouvelles sont tristes, voilà qu’on assassine nos «filles de joie» comme les appellent «ces vaches de bourgeois». Déjà que «c’est pas tous les jours qu’elles rigolent, parole, parole», faut aussi qu’on les lapide, qu’on les torture et qu’on les assassine.
Pas drôle la vie d’une prostituée venue d’Afrique avec promesse de richesse et de bonheur. Le voyou qui la maque menace sa peau et sa famille. «Elles sont méprisées du public, elles sont bousculées par les flics» et menacées de la virole, parole, parole.
Un journaliste local, n’écoutant que sa bonne moralité et oubliant que la pauvre femme avait payé plus que sa part d’horreur la qualifia de «fille». C’est bien du mépris pour une Marie-Madeleine à qui le Christ tendit la main. C’était il y a fort longtemps. «Il s’en fallut de peu, mon cher, que cette putain ne fût ta mère» comme dit Brassens.

Malicette

 

à Johannesburg, des convergences se sont créées pour un autre ordre mondial et d’autres choix de civilisation.
Après Johannesburg
Mondialisation :une affaire à suivre...

La montagne a accouché d'une souris. Le sommet de Johannesburg s'est conclu par un plan d'action peu ambitieux, sans objectfs précis et souvent ambigu.
Les états, même ceux qui ont parlé haut, comme la France, n'ont pas eu la détermination de renverser les obstacles dressés par les États-Unis. Mais le rassemblement de 50.000 personnes à Johannesburg ne se résume pas à un coup pour rien. Même le départ des ONG, claquant la porte pour dénoncer la faible portée des mesures arrêtées, souligne que le débat sur l'avenir de la planète, sur un développement plus juste et plus durable, a gagné l'opinion mondiale.
Les puissants n'en ont pas fini avec ce dossier. D'autant que jamais auparavant les préoccupations écologistes ne s'étaient aussi étroitement mariées avec les exigences sociales, celles d'une autre mondialisation. Il est vrai que les grands groupes qui exploitent les ressources vitales de la planète se sont engouffrés dans la revendication d'un développement du tiers-monde pour exiger de le piloter, de bénéficier des fonds publics

pour y investir et y imposer un libéralisme sans limite. Mais ils peinent à maquiller les délocalisations en actes charitables et leur volonté de faire payer l'eau à ceux qui n'ont pas un sou comme une démarche humanitaire.
Cette extension de la revendication d'une autre mondialisation à d'autres domaines donne l'occasion de convergences plus amples, des syndicalistes européens avec les défenseurs des écosystèmes, des paysans sans terre avec des universitaires américains, de militants politiques pour un autre ordre mondial avec ceux que préoccupe d'abord et peut-être seulement l'air que respireront leurs enfants.
Un nouveau choix de civilisation est à construire, qui peut se bâtir, ici en exigeant le développement du ferroutage plutôt que le transport routier polluant, là en revendiquant le droit à l'énergie porté par un service public préoccupé de l'intérêt mondial, ailleurs en exigeant que la mise en place de la taxe Tobin ne reste pas un vœu pieux.

Après la maternelle Picasso, c’est la fermeture d’une classe à la maternelle Gambetta qui inquiète les parents d’élèves.
Romilly - rentrée scolaire
Les parents d’élèves protestent contre une fermeture de classe à l’école Gambetta

Samedi 7 septembre, la FCPE et la PEEP avaient appelé à un rassemblement sur le marché de Romilly.
Après la transformation de l’école maternelle Picasso en centre d’accueil maternel, la fermeture d’une classe à la maternelle Gambetta inquiète les parents d’élèves qui y voient une détérioration du système éducatif à Romilly. à cela s’ajoutent de récentes dispositions prises par M. Cartelet telles que le paiement par avance de la restauration scolaire et la diminution des aides à la rentrée scolaire. Les conseillers municipaux

communistes, Joë Triché et Yves Bouteiller, ont participé à cette action dans laquelle ils sont partie prenante. Rappelons qu’une pétition lancée à leur initiative a permis de collecter 1.500 signatures de protestations contre ces décisions qui tendent à tirer vers le bas la scolarité publique alors que, ce sont des efforts particuliers et de nouveaux moyens supplémentaires qui devraient être mis en oeuvre pour assurer une meilleure qualité et dans de meilleures conditions la scolarité des enfants à Romilly.