La Dépêche de l'Aube n°675 du Jeudi 29 Août 2002 La Dépêche de l'Aube n°675 du Jeudi 29 Août 2002

La dépêche de l'Aube n°675 du Jeudi 29 août 2002

Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur XRECHERCHE
Pour rechercher des informations dans le site de La Dépêche de l'Aube et ses archives.
Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur ATOMZ

La “maîtrise comptable” des dépenses de santé a amputé l’hôpital public des moyens indispensables à sa mission.

L’hôpital public s’enfonce dans une crise majeure
Un plan d’urgence est nécessaire


La crise dans le service public des hôpitaux s’approfondit de jour en jour. Où va-ton ?
Services des urgences saturés ; interminables files d'attentes et reports fréquents d'hospitalisations ; capacité d'accueil de plus en plus réduite dans les maternités ; fermeture de lits pour cause de non-remplacement de départs en congés ; dégradation de l'état de santé des personnels en raison de la surcharge de travail ; démissions de médecins ; impossibilité de pourvoir des postes créés ; bâtiments détériorés faute d'entretien ; retards dans l'acquisition des nouveaux matériels, etc. La dégradation s'accélère à grande vitesse.
L’asphyxie est programmée
La politique de "maîtrise" comptable des dépenses de santé - aggravée par le plan Juppé - et la pénurie en personnels programmée depuis maintenant plusieurs décennies ont durablement privé les hôpitaux de leurs moyens humains et matériels nécessaires. Les agences régionales d'hospitalisation créées par le plan Juppé ont fait le reste. Réunis à l'occasion de "Hôpital Expo 2002", chercheurs et spécialistes sont unanimes à considérer que - à situation inchangée -, les différentes réglementations en cours, le mode de réduction du temps de travail retenu, l'évolution de la démographie médicale et le type de relations entre secteurs public et privé auront des effets extrêmement néfastes sur la santé publique. Par exemple, si rien n'est fait, une maternité publique sur quatre disparaîtrait à l'horizon 2020. Que fait le gouvernement Raffarin ? Il poursuit sa politique régressive après les éphémères promesses électorales de Jacques Chirac.
Un plan d’urgence pour l’hôpital public et la société
Il faut lui fournir rapidement, comme le demandent les communistes, des moyens humains et financiers. Et, sans attendre, lancer un programme d'augmentation des quotas en vue de former, chaque année, 40.000 étudiant-e-s en soins infirmiers rémunéré-e-s, 9.000 médecins et d'autres professionnels. Des systèmes de bourses avec engagement de service public peuvent favoriser cette mobilisation des jeunes vocations. Des mesures transitoires permettront d'enrayer la pénurie à venir (validation des acquis de l'expérience et amélioration des conditions de travail et de la qualité

des soins). Les communistes avancent aussi d'autres solutions novatrices en vue de consolider les ressources de la protection sociale et lutter contre le chômage, les bas salaires, la précarité, le déficit de formation et la spéculation financière. D'un côté, ils préconisent la modulation des cotisations sociales patronales en fonction de la politique menée dans chaque entreprise au titre de l'emploi, de la formation et des salaires. Cela mettra fin à cette situation où plus les employeurs licencient, moins ils payent de cotisations. De l'autre, ils proposent l'institution d'une cotisation sociale sur les revenus financiers des entreprises au même taux que pour les salaires afin de les détourner des placements financiers.
Il faut se mobiliser pour sortir de cette impasse
Il faut une forte mobilisation de toute la population, des usagers, des professionnels, des salariés pour sortir l'hôpital de l'impasse. Les communistes veulent débattre, agir avec d’autres pour défendre pied à pied et améliorer le système de santé publique et pour jeter les bases d'une véritable alternative politique de progrès et de solidarité. Laisser la situation se dégrader davantage, ce serait laisser donner le coup de grâce à notre système de santé publique. De cela, les communistes n’en veulent pas, ils agiront !

Si elle est inscrite dans les textes, la gratuité de la scolarité est loin d’être une réalité appliquée partout en France.

Rentrée scolaire : livres, fournitures, activités...
Exigeons la gratuité !

Selon les associations familiales, le coût de cette rentrée scolaire est un des plus élevé, avec une hausse estimée à 2,2% (enquête annuelle Confédération syndicale des familles).
L'allocation de rentrée scolaire est en hausse de 2,1% par rapport à l'an dernier, soit un montant de 249,07 euros par enfant. Elle est versée à 3,2 millions de familles. Cela représente 33.000 familles de plus qu'en 2001/2002 dont les revenus dépassaient jusqu'à présent le plafond légal. Rappelons que le plafond de cette attribution est de 16.140 euros de ressources par an pour un foyer avec un enfant ! Soit un revenu mensuel par foyer inférieur à deux fois le Smic ! (1.345 euros par mois, soit 8.822 francs).
Appliquer le principe de la gratuité scolaire
Pour rendre ce principe effectif, l'allocation de rentrée scolaire d'une part, la gratuité des activités, fournitures et livres scolaires, d'autre part, doivent en établir les conditions réelles. Nous sommes bien loin du compte.
Il faut donc augmenter le montant de cette allocation. Car, avec 249,07 euros par enfant, quand on est "juste", il faut choisir entre l'habillement ou les fournitures scolaires ! Et il faut aussi relever sensiblement les plafonds donnant droit au versement de l'allocation : les enfants de couples de salariés, de personnes seules avec un salaire moyen doivent pouvoir en bénéficier. C'est possible immédiatement car la branche famille de la Sécurité sociale est excédentaire et rien ne justifie que cet excédent ne revienne au budget.
Agir partout contre les inégalités
Le gouvernement Raffarin se targue de travailler pour "la France d'en bas". Mais il maintient les bas salaires au plus bas, organise une fiscalité qui avantage les riches, décide un train de hausses, et empoche en passant une augmentation de 70% des salaires des ministres...

En imposant une hausse importante des rémunérations les plus basses, cela aurait pour conséquences de réintroduire des facteurs d'égalité et de cohésion dans la société. Ce ne serait que justice et un formidable moteur pour toute la société. Comment faire progresser cette exigence ? Quelles forces politiques pour en avoir la volonté ? Quelles forces sociales pour parvenir à l'imposer ? Autant de question qui seront d’actualité à l’occasion de la fête de l'Humanité qui ouvrira en grand ces chantiers de la construction sociale et des alternatives politiques ; rencontrons-nous, discutons-en.

Allocation de rentrée scolaire
Vos droits


Pour en bénéficier, votre ou vos enfants doivent être nés entre le 16 septembre 1984 et le 31 janvier 1997 inclus. Il doit être écolier, étudiant ou apprenti et gagner moins de 55% du Smic soit : 634,85 €.
Le montant est le même pour chaque enfant soit
249,07 €
Conditions de ressources :
Pour 1 enfant : 16.140 €
2 enfants : 19.865 €
3 enfants : 23.590 €
par enfant en + : ajouter 3.765 €


Pour les enfants âgés entre 16 et 18 ans, l’ARS est versée après envoi du certificat de scolarité ou d’apprentissage délivrés à la rentrée

Fête de l’Humanité
Diffusion de la vignette Donner un coup de collier

220 vignettes payées à la fédération le 27 août. On le sait bien : un certain nombre de camarades et d’amis attendent les deux dernières semaines pour régler leurs vignettes. Nous entrons maintenant dans cette période ou chacun-e doit donner “un coup de collier” dans la diffusion militante de la vignette. Combien de camarades sont disposés à l’acheter pour peu qu’on la leur propose ? Un effort particulier doit aussi être fourni par les membres des directions et les animateurs du Parti. La semaine prochaine, une Dépêche spéciale

Huma en couleur sera mise en distribution militante. Elle peut être un outil pour aller à la rencontre des communistes, pour échanger et discuter avec toutes celles et ceux qui pensent que le PCF est efficace dans la société, qu’il peut apporter des solutions novatrices face aux mauvais coups d’une droite dure. Et son efficacité s’enracine dans le creuset des grands rassemblements populaires comme la fête de l’Humanité

Se rendre à la fête en car :
Comme chaque année, la fédération de l’Aube organise des départs en car pour permettre aux auboises et aubois de se rendre à la fête:
Le dimanche 15/09 :
départ de Bar s/Aube à 6h15, de Troyes à 7h00 et de Romilly à 7h45.
Inscriptions & réservations : 03.25.73.43.40.
Un copieux petit déjeuner est offert gratuitement à l’arrivée au stand de l’Aube (retour vers 21 heures).
Quelques départs en véhicules particuliers peuvent être organisés le vendredi et le samedi. Nous contacter
Aller et Retour
12,50 €

13, 14, 15 septembre 2002 - Espace fête du parc de La Courneuve
La fête de l’Humanité


Yann Tiersen

Vendredi 13
à 20 h 30

Ernesto T. Puentes

Dimanche 15
à 14 h 15

Sinsemilia

Samedi 14
à 18 h 30

Yannick Noah

Samedi 14
à 22 h 30
Et aussi : Sinclair samedi 20 h 45, Ismaël Lô samedi 15 h 00, Tiken Jah Fakoly samedi 16 h 30, Les Motivés dimanche 16 h 15, Spook and the Guay
samedi 19 h 00, une scène métissée au Village du Monde..

Humeurs

2052

C’est le 12 avril, date anniversaire de la mort de G.W. Busch qu’a été célébrée la cérémonie commémorative de la Libération de la France par l’armée américaine en 1944 (ou 5). Chaque département a eu la permission d’organiser une commémoration unique.
Le soleil a semblé poindre son nez. Signe d’espoir puisque depuis 20 ans d’épais nuages d’oxyde de carbone et de chlore le cachent à nos yeux. Depuis que les Etats-Unis, grâce à leur armée, ont permis en 2030, aux Etats-Unis d’Europe et dans une moindre mesure au Mexique, d’assumer leur tâche exaltante d¹être les remparts du monde libre, on voit bien que la pollution régresse doucement et que les sommets de Stockholm, Rio, Johannesburg ne sont plus que de mauvais souvenirs. Notre planète se porte mieux depuis que nos amis américains ont libéré les pays les plus riches.
On a regroupé toutes les cérémonies à Troyes devant le siège de l’US Army, notre ancienne Préfecture. L’hymne américain, joué par John Millièron and Jazz-Band fut chaleureusement applaudi. Un incident a failli ternir cette belle journée. On entendit en effet au loin un sonosong tenter de couvrir notre bel hymne international. Le mauvais plaisant fut vite arrêté et la chanson repérée. Il s’agissait de l’ancien hymne soviétique complètement oublié mais encore interdit. Le subversif osait prétendre que les Russes de l’époque avaient subi bien plus de pertes que les Américains pour sauver la France.
Cette arrestation prouve le degré de lucidité et de patriotisme de nos services.
.

John the Maker

Ecoutez-voir

Journée du souvenir...
Tous les ans, on commémore à Creney, le massacre du 22 août 44 par les nazis allemands et français. Le souvenir s’estompe et la longueur et la qualité des articles de presse aussi. La cérémonie troyenne a été mieux couverte. Les grands héros médiatiques furent Wood et West, libérateurs américains. Mitraillettes et couteaux des Résistants ne font plus le poids devant la puissance des engins de guerre de l’U.S.Army. Le courage patriote est étouffé par la gloire professionnelle.
Heureusement, il y eut la cérémonie de Baudement sur la tombe d’Hubert Jeanson et celle de Crancey à la mémoire de Jean Alba, suivie d’un article intéressant. Cela prouve que les anciens de la Résistance maintiennent le chemin de la mémoire. Mais jusqu’à quand ?

Malicette

Erratum...
La semaine dernière, notre ami Alain a attribué à tort dans son humeur une action à Saint-Urbain, alors que c’est à Saint-Loup qu’en revient le mérite. C’est le bienheureux Saint-Loup donc qui détourna Attila de Troyes au Vè siècle pour l’envoyer vers Châlons où Aetius lui mit la pâtée à la bataille des Champs Catalauniques. Attila se désignait comme “le fléau de Dieu” et prétendait que là où il passait l’herbe ne repoussait pas. Avant de conduire ses hordes au sang impur vers Troyes, il aurait, dit-on, bivouaqué du côté de Maizières près de Romilly. Moins efficace que le “RoundUp” le hun, puisque malgré son passage verdure et flore ont repoussé, mais Maizières a encore son “fléau de Dieu” puisque la droite s’y est enracinée et prospère pis qu’une mauvaise herbe.

Niala

 

Nos peines - Romilly Raymonde Séné nous a quitté


Cest avec une grande tristesse que nous avons appris le décès à la mi-août d’une amie, notre camarade Raymonde Séné, épouse de Pierre Séné, bien connue à Romilly. Raymonde était une “Dame” très attachante qui aimait la vie. En retraite depuis 1993, sa carrière, elle l’a assumée avec beaucoup de courage au sein de l’éducation Nationale. Arrivée en 1968 comme agent d’état au lycée Joliot-Curie, elle fut titularisée six mois plus tard et poursuivit pendant 25 ans une carrière d’employée modèle, très estimée de ses supérieurs, des personnels administratifs, des enseignants et bien sûr des élèves qu’elle côtoyait. Raymonde était aussi une camarade attachée à ses convictions politiques et syndicales qu’elle savait défendre avec la gentillesse qu’on lui connaissait mais aussi avec force et conviction. En ces instants très tristes, à Pierre, son époux, à Gérard, son fils, à ses petits-enfants et toute sa famille, la fédération de l’Aube du Parti communiste et son hebdomadaire, La Dépêche de l’Aube, souhaitent s’associer à leur douleur et leur rappeler toute leur affection

Les débats autour d’une conception novatrice du Parti communiste seront bien sûr d’actualité à la fête de l’Humanité.

Reconstruction “de la gauche” ou “à gauche” ?


Parti unique, c’est non !

Une déclaration de Paul Lespagnol, membre du Comité exécutif national du PCF, chargé des relations avec les partis politiques.
“La formule peut paraître quelque peu anachronique. Pourtant cet été, M. Rocard, D. Strauss-Kahn, F. Hollande, J.-L. Mélenchon, H. Emmanuelli, J.-C. Cambadélis, A. Touraine, n'ont cessé de clamer sa nécessité. Certes, chacun joue de son instrument, mais la partition est la même. Et ce projet est bien sûr accompagné de quelques sondages "opportuns". La base commune de ce souhait de parti unique à gauche est un postulat : la gauche n'aurait été étrillée aux élections que parce qu'elle était divisée.
L’hégémonie du PS
Allons donc ! La gauche a perdu non parce qu'elle était plurielle, mais parce que ses composantes - dont les communistes - n'ont pas su résister, à différents degrés, à l'hégémonie du PS et son refus de combattre les diktats des marchés financiers. C'est d'ailleurs le même hégémonisme du PS qui a imposé, avec la complicité active de la droite, la machine infernale de l'inversion du scrutin aboutissant à éliminer la gauche du second tour de la présidentielle. Mais peu importe au "théoricien" J.-C. Cambadélis : il revendique pour son parti unique de la gauche "un hégémonisme social réformiste" derrière lequel devraient s'aligner les militants associatifs et syndicaux. Ce qui ressemble furieusement au "Labour" britannique dont la politique ne peut être qualifiée de gauche. M. Rocard, quant à lui, nous explique qu'il faut venir au PS sans se faire aucune illusion sur la possibilité de peser sur sa ligne politique. "Il faut beaucoup de temps, de batailles, et de crises pour lui [au PS] faire adopter un cap sensiblement nouveau. Gagner les congrès est difficile, s'y faire entendre, pas du tout.". Autrement dit : "venez donc, vous aurez droit de prêcher dans le désert". Quelle perspective intéressante !. Enfin ce "débat", qui n'est pas étranger aux batailles de pouvoir au sein du PS,

occulte la question la plus importante : avant de parler du contenant (quel parti), il faut parler du contenu (quelle politique faut-il mener ?). Et là, c'est le silence radio. Le séisme des 21 avril et 16 juin se résume souvent à cette explication : on n'a pas valorisé ce qu'on a fait. En fait, ce parti unique ne servirait qu'à préparer une reprise du pouvoir dans cinq ans, pendant lesquels la droite déroulerait tranquillement sa politique de régression. C'est à peu près aussi moderne que le "cartel des gauches" de la IIIè République.
Un Parti communiste debout
Soyons clairs. Ce que les communistes veulent, ce n'est pas adhérer au PS, c'est un Parti communiste luttant pour la transformation sociale ; un Parti communiste lucide, tirant les leçons - notamment avec ceux qui l'ont sanctionné - de sa lourde défaite électorale ; un Parti communiste agissant tout de suite pour résister à la politique de la droite, pour marquer des points et ce faisant, pour convaincre notre peuple et notamment les plus défavorisés, les smicards, les bas salaires, les privés d'emploi, tous ceux qui nous reprochent de les avoir abandonnés, de se mêler de la politique ; un Parti communiste debout qui appelle dès maintenant à la lutte. Voilà pourquoi nous lançons les chantiers de la transformation sociale et les forums sur l'alternative politique et le rôle du PCF, qui ne se conçoivent qu'accompagnés de beaucoup de présence dans les entreprises et dans les quartiers populaires.
Ces ambitions-là sont loin d'un isolement suicidaire des communistes. S'ils décident à leur prochain congrès, après un débat franc et sans concession, de fonder un Parti communiste de notre époque, ce sera pour contribuer au rassemblement de toutes les forces qui veulent transformer la société en la libérant du capitalisme. C'est la question centrale de ce début de XXIè siècle, en France, en Europe et dans le monde. Loin des petits calculs des "hégémonistes" impénitents du social réformisme”

Sans-papiers
Rencontre de soutien du PCF
Une délégation de la direction du PCF, d'élus et de militants, conduite par Marie-George Buffet, a rencontré, dans la basilique de Saint-Denis, où ils et elles sont accueillis, les sans-papiers en lutte pour leur régularisation.
Cette délégation a confirmé, aux sans-papiers et aux représentants de la coordination des sans-papiers du département de la Seine-Saint-Denis, l'engagement constant du Parti communiste français pour la régularisation des sans-papiers, pour une autre politique vis-à-vis des migrants. Le patronat, la droite, s'enferment dans des politiques de plus en plus répressives, utilitaristes, refusant des droits essentiels, humains, maintenant ces migrants en état de précarité, de sous citoyenneté, surexploités. Une telle politique banalise la xénophobie, elle précarise toute la société, tous les salariés. A contrario de cette vision libérale, inhumaine, source de replis identitaires, nous substituons celle de l'avancée vers l'égalité des droits, celle des coopérations internationales pour le développement, la paix, une autre conception de la mondialisation. Ce renversement de perspective est pour les communistes le levier permettant de "remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait marcher à l'envers".
Parce que nous souhaitons le développement des libertés et que nous refusons la division, la concurrence, l'écrasement des plus faibles. Parce que les luttes pour les avancées sociales de tous et les droits des étrangers ont toujours cheminés ensemble. Parce que, ce qui trop souvent est traité de marginal agit comme révélateur de l'état des droits démocratiques et de l'avenir d'une société. Nous réaffirmons notre solidarité aux sans-papiers, à ceux de Seine-Saint-Denis. Les communistes demandent, la régularisation des sans-papiers, une carte de dix ans, la libération des sans-papiers emprisonnés pour défaut de carte de séjour, la suppression de la double peine, l'arrêt des expulsions, le droit de vote pour les migrants, une nouvelle politique de coopération internationale. De telles mesures d’humanité, en opposition avec ce que veut faire la droite, vont dans le sens d’un développement solidaire de la société