La Dépêche de l'Aube n°630 du 18 Octobre 2001.......La Dépêche de l'Aube n°630 du 18 Octobre 2001

La dépêche de l'Aube n°630 du Jeudi 18 octobre 2001

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Centre hospitalier de Troyes

Plus de moyens pour la santé

 

Marie-Françoise Pautras et Joë Triché
dans le cortège de la manifestation du 16 octobre à Troyes

Lundi 15 octobre, à l’occasion de la session du Con-seil général, Marie-Françoise Pautras, au nom des élus communistes, est intervenue pour faire adopter un voeu par l’exécutif départemental.

«Une pétition ( voir ci-dessous)circule dans le département. Elle a déjà recueilli quelques deux milles signatures. Les habitants, les usagers se mobilisent, très souvent avec force et colère. Ils souhaitent sans tarder des moyens pour améliorer les prestations du centre hospitalier de Troyes et les conditions de travail déplorables des professionnels de la santé. Ces derniers payent très cher l’obligation faite aux hôpitaux, aux services publics, de s’insérer dans une économie de marché avec la sacro-sainte logique financière des critères de Maastricht, la réduction des services publics et donc la maîtrise des dépenses de santé. La gestion du personnel s’effectue à flux extrêmement tendu. La recherche de gains de productivité, sur fond de pénurie de personnel, orchestrée par les ordonnances du plan Juppé et ses «numerus clausus», atteint des seuils extrêmement critiques.

La santé est une priorité
qui, certes, nécessite des moyens financiers et humains importants, mais c’est un choix politique dont il faut assumer le coût. Alors même que le système de santé français a été consacré le plus performant du monde par le rapport 2000 de l’Organisation Mondiale de la Santé, le malaise dans les hôpitaux est explosif. Les conditions de travail sont à la limite du supportable. L’Aube figure, de surcroît, parmi les départements les plus défavorisés de France sur le plan sanitaire. Les autorités compétentes doivent en tenir compte et corriger cette inégalité par une augmentation substancielle des effectifs de médecins, d’infirmières, de personnel dans l’ensemble des services du centre hospitalier de Troyes. La population auboise a le droit, comme partout en France, à une offre de soins de qualité. Toutefois, le comble de l’intolérable, se situe au niveau du service des urgences. Les témoignages des


Voeu présenté par M.F. Pautras, adopté à l’unanimité.

Manque de crédits, sous-effectifs chroniques, conditions de travail pénibles sont dénoncés dans les hôpitaux publics à l'échelle nationale. Ces dérives du système de santé affectent tout particulièrement le centre hospitalier de Troyes. L'Aube figure, en effet, parmi les départements les plus défavorisés de France sur le plan sanitaire. Le service des urgences, notamment, ne répond pas aux besoins de la population auboise. Les locaux vétustes inadaptés, la pénurie de médecins urgentistes, d'infirmières, de personnel, génèrent des dysfonctionnements inquiétants, parfois dangereux. Ce contexte préjudiciable aux usagers, aux professionnels de la santé, surmenés par leur charge de travail, ne peut laisser les élus de l'Assemblée départementale indifférents. Il est légitime d'attendre que l'hôpital de Troyes soit en mesure d'assurer aux aubois la qualité de l'accueil et des soins, l'exigence de sécurité, d'efficacité requises dans un service public de santé.
Le Conseil Général de l'Aube, réuni en séance plénière le 15 octobre 2001 demande l'inscription budgétaire sans tarder des moyens nécessaires pour financer :

1. Le projet de reconstruction du service des urgences, adopté en juin dernier par le Conseil d'Administration de l'hôpital
2. Des mesures spécifiques de rattrapage en matière d'effectif d'urgentistes, de médecins, d'infirmières, de personnel dans l'ensemble des services

aubois, scandalisés par le fonctionnement de ce service, concordent avec les conclusions d’une enquête nationale menée en 2000 par la revue «Sciences et Avenir». Les termes sont forts, à l’image de l’ampleur des handicaps cumulés aux urgences de Troyes : «une véritable cour des miracles, un sous-effectif para-médical, un grave sous-effectif d’urgentistes, des locaux trop étroits, un manque sévère de boxes d’examen, un déficit chronique de lits de médecine perturbe et alourdit la tâche des urgentistes.» Ce constat est accablant.

Reconstruire les urgences

Passer aux urgences de Troyes est une expérience traumatisante. La promiscuité des malades qui s’entassent dans des locaux sinistres, exigus, sans fenêtres, avec des sièges en bois datant d’un autre siècle, le spectacle des ambulances, des blessés, les heures d’attente insupportables parce qu’il n’y a pas assez de médecins, c’est véritablement une ambiance de cauchemar. Il est impératif de reconstruire rapidement ce service. Il ne répond pas aux exigences de sécurité, d’efficacité, aux besoins de la population auboise et ne peut que décourager les urgentistes à venir travailler dans ce contexte catastrophique et dangereux. Il est urgent de reconstruire ce service pour mettre en place une organisation de l’accueil et la prise en charge des malades en fonction de la gravité de l’urgence. Il est urgent de prendre toutes les mesures nécessaires pour recruter, coûte que coûte, des urgentistes, des infirmières, du personnel. Je ne peux manquer, en tant que communiste, d’évoquer des pistes possibles de recettes nouvelles. L’hôpital public verse au budget de l’état trois contributions : la TVA, la taxe sur les salaires et la surcompensation de la CRN-ACL. Ces trois prélèvements représentent 10% du budget total des hôpitaux ; les supprimer apporterait une bouffée d’air financière. Pour compenser cette baisse de recettes de l’état, pourquoi donc ne pas taxer les revenus fiinanciers des entreprises au même niveau que les salaires ?»

Pétition départementale

Il faut recruter des médecins et du personnel soignant en nombre suffisant au centre hospitalier de Troyes !
Médecins et soignants ne sont pas en nombre suffisant pour assurer un service public de santé de qualité. Bon nombre d'aubois constatent cette réalité et la déplorent.
Nous soussignés, demandons aux autorités compétentes de prendre rapidement les mesures nécessaires pour remédier à cet état de fait.

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Pour la défense de l’emploi, des salaires et des retraites

Forte mobilisation dans les rues de Troyes

La mobilisation syndicale pour les salaires, l’emploi et la protection sociale qui a marqué la journée du 16 octobre intervient à point nommé au moment du débat budgétaire au Parlement.


600 manifestants, à l’appel de FO, de la CGT, la CFTC et la CGC ont défilé, mardi 16 octobre en fin d’après-midi dans les rues de Troyes. En tête du cortège, une forte délégation de salariés de CTM à Arcis-sur-Aube,actuellement en lutte pour préserver leur emploi. Le monde du travail souhaitait, par cette journée nationale d’action, interpeller la représentation nationale sur trois points : le soutien de la croissance doit passer par le soutien des salaires et de la consommation ; faire reculer la précarité et agir pour la création d’emplois

qualifiés ; troisième axe enfin, la solidarité nationale passe par le renforcement des systèmes de protection sociale et de leurs financements. Ce que les salariés attendent, ce n’est pas la poursuite de baisses d’impôts dont la plus grande part profite aux revenus aisés, aux grandes entreprises et aux revenus financiers. L’argent disponible doit servir à conforter les ressorts d’une croissance saine et durable. Les marges budgétaires existantes actuellement doivent donc aller vers les dépenses socialement utiles et rompre, par exemple, avec le dogme maastrichien du gel de l’emploi public, comme ce fut le cas - insuffisamment cependant - avec le déblocage de 40.000 emplois dans les hôpitaux. Le succès de la mobilisation syndicale du 16 octobre montre bien que sur toutes ces questions, des décisions urgentes sont à prendre .

 

Catastrophe de Toulouse

Risques industriels : mettons tout à plat !

Quelques en soient les causes, l'explosion survenue à Toulouse ne doit rien à la fatalité.

Cette entreprise du groupe Total Fina est typique de la pression de la rentabilité financière. En 1970, l'usine comptait 3.500 salariés tandis qu'aujourd'hui, pour une production plus forte, elle emploie 600 salariés dont 200 intérimaires et sous-traitants. Le CHSCT n'a jamais été associé aux décisions. Jamais la population n'a été intégrée à la prévention des risques. Dans les entreprises, les écoles, les lycées, jamais un exercice d'alerte.

La question la plus urgente, c'est la solidarité. Philippe Adnot et la droite du Conseil Général font la sourde oreille
Tout le monde a été dépassé par la situation. Mais ce qui a pu se faire, encore une fois, c'est aux services publics qu'on le doit. A EDF, aux pompiers, à la DDE, aux employés municipaux, dans les hôpitaux ; c'est l'esprit des salariés des services publics qui a permis l'organisation des secours. Mais la question des moyens est posée : qu'en aurait-il été si les luttes n'avaient pas permis que le service des urgences de l'hôpital soit maintenu ? La solidarité nationale s'exprime. Financièrement, l'Etat met des moyens. Mais elle doit s'exprimer avec plus de force, notamment en moyens humains. L'armée, le génie doivent participer. Il y a

d'énormes besoins de soutien psychologique. Et dans la durée. Un appel à la solidarité, toutefois, auquel est resté sourde la majorité de droite du conseil général unie derrière Philippe Adnot. En effet, à l’initiative de Joë Triché, conseiller général communiste, la gauche plurielle a présenté, lors de la session du 15 octobre, un voeu pour que le conseil général octroie une subvention financière exceptionnelle aux sinistrés de Toulouse. ; proposition rejetée par la droite unanime.

Un vrai débat démocratique
Total doit payer. Le groupe doit participer financièrement à reconstruire la ville. La question de l'avenir est posée dans l'urgence. Il faut reconstruire. Mais comment ? De tous côtés, c'est la démagogie : certains disent «plus de ça chez nous !», «délocalisation !» Parce qu'ailleurs, il serait acceptable qu'une usine explose ? Nous communistes, nous disons : «Mettons tout à plat !» Nous ne voulons pas de réponses sommaires, partiales et partielles, qui contenteraient une partie des gens contre une autre. Nous voulons un vrai débat démocratique : quelle production, comment, quel processus de sécurisation et où produire ? Quels logements, où, avec quelle qualité de construction ? Quel urbanisme ? Comment va s'exercer la responsabilité sociale des entreprises ? Si tous ces questionnements avaient été pris en compte, le pire aurait peut-être été évité.

Humeur

Les Nobel 2001

Le jury Nobel vient d'attribuer le prix de littérature 2001 à V.S. Naipaul, écrivain britannique extrêmement disert (ce qui est à peu près le contraire de désert). Car Naipaul a peuplé de ses mots lucides la conscience universelle. On peut dire encore qu'il est le père spirituel de la «world littérature» dont Salman Rushdie est un pur produit, d'ailleurs fort peu reconnaissant. Naipaul fut journaliste, romancier, nouvelliste. Il a autant bourlingué qu'écrit à propos des Antilles dont il est originaire ou des pays d'Asie ( comme l'Inde ) et d'Afrique dont il connaît les dictatures post-coloniales, incapables d'accéder à une vraie indépendance. Dans ses reportages, c'est un chroniqueur éloquent mais impitoyable. L’oeuvre est immense et pollinisatrice. Le prix Nobel de littérature réhabilite le grand et beau bavardage, l'éloquence géniale et humaniste, comme on l'aime.
Le lendemain, changement de braquet : l'Académie suédoise donne le Prix Nobel de la Paix à Kofi Annan, secrétaire de l'ONU, qu'on n'entend quasiment rien dire dans la guerre entre les Etats-Unis et l'Afghanistan, sauf à reconnaître aux Etats-Unis le droit à la légitime défense. L'Académie suédoise a voulu rétablir l'équilibre : un beau parleur génial et révolté suivi d'un discret et complaisant ambassadeur.

Jean Lefèvre

31ème congrès du Parti Communiste

Conférence fédérale Le PCF se tourne vers l’avenir

Réflexion, élaboration et débats ; les travaux de la conférence fédérale, qui s’est tenue samedi 13 octobre, ont été riches et constructifs. Jean-Pierre Cornevin est réélu secrétaire départemental du PCF.

Les travaux de la conférence fédérale se sont ouverts sur une analyse de la situation politique internationale ; les délégués ont très majoritairement affirmé la «nécessité de rappeler notre positionnement sans ambiguïté contre le terrorisme et de porter notre choix de la construction d’un autre monde fondé sur la paix, la solidarité, la démocratie». Mais combattre sans concession le terrorisme ne suppose pas pour autant de donner un blanc seing au gouvernement américain et de ne pas condamner sa politique internationale désastreuse parce qu’uniquement guidée par une vision hégémonique, et la préservation de ses intérêts économiques et stratégiques. D’où la nécessité de lutter contre tous les systèmes de domination et d’aliénation à l’échelle internationale, en particulier le capitalisme.

Un projet communiste pour la société
Second point à l’ordre du jour : réflexion et discussion sur le projet d’un nouveau communisme que nous voulons porter. Les délégués ont noté avec satisfaction que l’esprit et les orientations du texte, qui fera l’objet des travaux du 31ème congrès, soient replacés dans une analyse marxiste et un contexte plus précis et pertinent, soulignant la nécessité de changements ouvrant de nouvelles perspectives par une action qui s’appuie sur les «potentialités que recèle la société.» Clairement identifier les valeurs que nous portons et montrer «l’utilité du parti communiste pour les citoyens» pour créer les rapports de force nécessaires à la transformation sociale, tel est l’objectif du projet communiste. Les participants ont proposé plusieurs enrichissements du texte, en particulier sur les aspects économiques [économie solidaire, mixité, services publics, etc], et les questions de «l’appropriation sociale ainsi que des droits et pouvoirs des salariés et individus pour maîtriser réellement les choix dans tous les domaines».

 

Parité au Conseil départemental
Le congrès de Martigues avait décidé la création d’une commission, présidée par Marie-Georges Buffet, pour réfléchir à de nouveaux statuts pour le Parti communiste. Les travaux de cette commission ont débouché sur la proposition d’une «base commune» mise en discussion lors des conférences de sections et de la conférence départementale qui a proposé plusieurs amendements. L’objectif de cette démarche est de «construire du neuf en termes d’organisation à partir des expérimentations menées par les communistes» et la question des nouveaux statuts qui seront adoptés lors du 31ème congrès n’est pas secondaire. Bien au contraire puisque leur finalité est de permettre «aux communistes de travailler en permanence, dans un rapport ouvert et vivant avec la société, à un projet politique émancipateur» ; des statuts, donc, mis en adéquation avec ce qu’est le PCF aujourd’hui et les valeurs qu’il veut promouvoir pour faire bouger la société. Après la lecture et l’approbation à l’unanimité du rapport financier, la conférence fédérale a procédé à l’élection, à bulletin secret, de ces instances de direction. Le Conseil départemental élu est composé de 35 membres, dont 17 femmes, réalisant la parité prévue dans les nouveaux statuts. La délégation au congrès, elle aussi paritaire, sera composée de Josette Dollat, Marie-Françoise Pautras, Angélique Pochinot, Anna Zajac, Christophe Latrasse, Jacques Moroy, Pierre Mathieu et Jean-Pierre Cornevin.Par ailleurs, la conférence départementale propose les représentants suivants au Conseil national : Anna Zajac, Pierre Mathieu et Jean-Pierre Cornevin. Nicolas Marchand, membre du collège exécutif du PCF, a clôturé les débats en évoquant les prochaines échéances électorales, se félicitant de la mobilisation des communistes pour désigner leur candidat à l’élection présidentielle - «il n’y a que le PCF qui peut faire voter 64.000 adhérents» - en précisant que, pour lui, «rien ne sera écrit d’avance»

17 octobre 1961-17 octobre 2001

Contre l'oubli, pour construire un avenir sans racisme

Il y a 40 ans, le 17 octobre 1961, sous les ordres de Roger Frey, ministre de l'intérieur, et de Maurice Papon, préfet de police, les forces de l'ordre réprimèrent sauvagement des dizaines de milliers de familles algériennes, hommes, femmes et enfants, qui manifestaient pacifiquement contre le couvre-feu,
qui leur était imposé et pour l'indépendance de l'Algérie. Alors que les autorités minimisaient sans vergogne le bilan de cette répression, en prétendant qu'il fallait "déplorer 8 morts", "à la suite des provocations du FLN", ce sont en fait plusieurs centaines de manifestants qui furent assassinés par la police. La Seine a charrié pendant des jours des cadavres de manifestants jetés à l'eau.

Les massacres d'algériens à Paris sont un crime d'État.
En octobre 61, les négociations avec le gouvernement provisoire de la République algérienne avaient été interrompues et l'OAS faisait régner la terreur. Les attentats qu'elle perpétrait se conjuguaient parfaitement avec la brutale répression de cette manifestation pacifique pour s'opposer à la reprise des négociations. Le Parti communiste et l'Humanité, qui s'étaient prononcés à la même époque pour la reprise de négociations ouvrant la voie à l'indépendance de l'Algérie, et contre les discriminations frappant les algériens, appelèrent, dès le 18 octobre, à protester contre la sauvagerie de la répression.

Condamner officiellement les crimes commis pendant la guerre d'Algérie
Pendant des années, une véritable chape d'oubli s'est abattue sur les évènements du 17 octobre. L'oubli a été organisé: destruction d'archives, silence des autorités, silence dans les livres d'histoire, etc. Aujourd'hui, le travail d'associations, d'organisations, d'historiens, les appels lancés pour la reconnaissance des crimes commis pendant la guerre d'Algérie, le procès Papon, etc. permettent enfin de sortir cette tragédie de l'oubli. Il faut désormais que l'État français reconnaisse et condamne officiellement les crimes commis en son nom pendant la Guerre d'Algérie, et singulièrement les massacres commis le 17 octobre 1961. C'est le sens d'un projet de loi déposé par les parlementaires communistes.

Le silence des livres d’histoire.
C'est, de plus, de manière scandaleusement succincte que sont abordés, dans les programmes d'histoire au collège et au lycée, des thèmes et des périodes comme la colonisation, l'esclavagisme, la guerre d'Algérie, le 17 octobre, etc. Il devient particulièrement urgent de prendre en compte ces dimensions dans l'enseignement, les média, et de permettre aux jeunes issus de l'immigration de s'approprier pleinement leur histoire et leur mémoire. Savoir d'où l'on vient est essentiel pour se construire, tisser des liens avec les autres, se sentir partie prenante d'une société et d'un projet commun, en fait, se sentir citoyen à part entière .