La Dépêche de l'Aube n°625 du 13 Septembre 2001.......La Dépêche de l'Aube n°625 du 13 Septembre 2001

La dépêche de l'Aube n°625 du Jeudi 13 septembre 2001

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Edito


Trois enjeux politiques de la rentrée

Pour les adhérents du parti communiste, l'été qui se termine ouvre une période qui s'annonce intense et forcément passionnante car les enjeux politiques des prochains mois sont de la plus grande importance.
Nous allons tour à tour enchaîner notre 31ème congrès qui doit donner jour à un parti communiste nouveau., nouveaux statuts, nouveau projet politique, et, dans la foulée, mener la campagne des élections présidentielles et législatives.
La première étape qui s'offre aux communistes est la mise en orbite d'un parti communiste porteur d'un nouveau projet de société, avec une organisation interne et une conception de la politique renouvelées, en fonction même de ce projet politique. La profonde crise de la politique que traverse notre pays, n'est pas l'expression d'un désintérêt des citoyens pour la chose politique. Elle témoigne de leur rejet d'une politique loin des gens et de leurs préoccupations, d'une politique confisquée, manipulée, gangrenée. Nos concitoyens veulent que ça change, veulent qu'elle change. Les communistes aussi. Mais il ne suffit pas de l'affirmer pour rendre crédible cette volonté. Les communistes ont décidé de travailler leur nouveau projet de société à la lumière des préoccupations des gens en voulant par-là, impulser une démarche foncièrement différente de celle des autres formations politiques. Pour ce faire, nous avons choisi d'associer un travail de réflexion et de proposition à une écoute active de nos concitoyens. C'est dans l'articulation de ces deux moments complémentaires que va se construire le projet communiste. Un film intitulé "Ce qu'il faut changer"(1) et reposant sur une enquête audiovisuelle interrogeant les Françaises et les Français sur leur attentes, vis-à-vis de la politique et du PCF en particulier, a été réalisé afin de servir de support au débat - dans toute la France - lors des assemblées préparatoires du Congrès. Le produit de cette consultation sera restitué lors d'une réunion finale inédite et emblématique - au cour du congrès - qui permettra de montrer comment nous avons pris en compte les attentes et les propositions qui se sont exprimées.

Dans les prochaines semaines les communistes aubois ainsi que celles et ceux qui veulent apporter leur contribution à nos travaux seront invités à visionner ce film. Cette démarche, qui anime les communistes, se poursuivra après le congrès et servira de contribution à la préparation du Forum pour un autre monde que notre parti organisera à la fin de cette année..
Le candidat ou la candidate communiste à l'élection présidentielle .
aura, sans nul doute, à s'inspirer de tout ce travail pour sa campagne et son programme. La désignation du candidat ou candidate communiste à l'élection présidentielle est d'ailleurs la deuxième étape qui,en cette rentrée, attend les adhérents communistes. Une nouveauté dans la vie interne du PCF qui découle d'une volonté des communistes d'être associer directement à toutes les décisions importantes qui engagent leur parti. Tous les adhérents de la fédération de l'Aube sans exception recevront donc d'ici le 22 septembre les documents leur permettant de choisir en toute liberté d'ici au 7 octobre, celui ou celle qu'ils estiment être le mieux à même de porter leurs idéaux.
Troisième étape, la désignation des candidats communistes pour les élections législatives.
Là aussi, un processus démocratique verra d'ici la fin octobre, les adhérents décider en assemblée générale, quel sont parmi eux, celles et ceux qui sauront recueillir sur leur nom le plus de suffrages dans chacune des trois circonscriptions auboises. Le comité fédéral, qui s'est réuni le 5 septembre dernier, a entamé en toute sérénité ce débat en prenant bien soin de rappeler que chaque communiste peu faire acte de candidature.
Voilà donc trois échéances pour lesquelles j'invite les communistes aubois à s'investir pleinement. C'est un préalable essentiel à la dynamique nouvelle que nous avons besoin de créer autour et dans le parti communiste afin de hisser notre activité et nos résultats à la hauteur de l'ambition que nous affichons : celle d'un parti politique moderne, capable de relayer et d'appuyer la contestation du système capitaliste et la résistance aux régressions dont il est responsable. C'est tous ensemble que nous relèveront ce défi.

Jean-Pierre Cornevin

Revenus

Les inégalités explosent

Deux études, celle de la revue Challenge sur les 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises et celle de Capital sur la pauvreté (sic), ont été publiées presque simultanément cet été.

Elles montrent, de manière caricaturale, que l'explosion des inégalités en France est plus que jamais d'actualité. Côté gagnants, le tiercé de tête se compose de Liliane Bettencourt (madame l'Oréal, 15,6 milliards de dollars), Bernard Arnault (LVMH, 10,7 milliards) et François Pinault (PPR, 6,3 milliards). Depuis le premier classement des fortunes françaises établi par le magazine en 1996, la fortune de Liliane Bettencourt a progressé de 164%, celle de Bernard Arnault de 340% et celle de François Pinault de 625%! "Tout cela pour dire quoi ?", demande le rédacteur de Challenge. "Simplement que nos milliardaires se portent bien, merci. (...) La roue de la fortune tourne à plein régime.Les riches sont de plus en plus riches. Mais, ils sont également de plus en plus nombreux. Un signe parmi d'autres: en 1996, pour établir notre classement, nous disposions d'une liste de 600 candidats; aujourd'hui, il nous faut trier parmi 4000 éligibles".. .
Rappelons par ailleurs que les assujettis à l'ISF, l'impôt sur la fortune, ont quasiment doublé depuis la création

 

de ce prélèvement en 1982, passant de 117000 à 212000.
De son côté, Capital observe: "Malgré quatre années de croissance soutenue, des créations d'emplois record et la baisse des demandeurs d'emploi, la misère n'a pas reculé en France". Les dernières études de l'Insee indiquent qu'elle frappe toujours 7% des ménages en 2000, soit les cinq millions de personnes dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté (3.800 francs par personne adulte et par mois). Selon les critères fixés par Bruxelles, ce sont 16% des habitants de l'Union européenne qui vivent sous ce seuil, la France étant dans la moyenne européenne... Ce taux de pauvreté reste stable depuis quatre ans, dans le même laps de temps, on l'a vu, où la fortune des plus riches a doublé, triplé voire sextuplé. Plus concrètement encore, cela signifie qu'un tiers des Français ne peut pas se payer de vacances, 12% n'ont pas de quoi chauffer leur logement et 5% ne parviennent pas à régler leurs factures (gaz, électricité...). Certains parlent de légère amélioration de la situation des exclus ces derniers mois, mais les associations caritatives ne signalent aucune inflexion réelle de tendance: "Franchement, le nombre de personnes qui frappent à notre porte n'a pas vraiment baissé", estime Jacqueline Mérigot, secrétaire nationale du Secours Populaire .

Réaction aux attentats aux états-Unis,


Robert Hue a écrit au Premier Ministre et au Président de la République pour manifester son indignation et celle du Parti communiste. Texte intégral.

«Monsieur le Premier Ministre,
Je vous prie de bien vouloir prendre connaissance du message que je viens d’adresser au Président de la République, m’associant aux déclarations qu’il vient de faire ainsi qu’aux vôtres, suite aux tragiques attentats qui viennent de frapper les états-Unis.
Je tiens à vous assurer de mon entière solidarité et de celle du Parti communiste français, dans un moment dont je mesure toute la gravité, et les risques de tension dont elle est porteuse dans les relations internationales. Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’assurance de ma haute considération

Paris, le 11 septembre 2001

 

«Monsieur le Président de la République,
Les attentats perpétrés aujourd’hui sur le sol des états-Unis suscitent d’abord un sentiment d’épouvante et une extrême indignation.
Je souscris sans réserve aux termes des déclarations faites par vous-même et Monsieur le Premier Ministre, au nom de la France.
Le Parti communiste, l’ensemble de ses membres et responsables sont pleinement solidaires du peuple américain. J’espère, et je suis persuadé, que la France contribuera à ce que la communauté internationale puisse faire face à cette situation d’une exceptionnelle gravité avec la fermeté, le sang-froid et l’esprit de responsabilité qu’elle exige.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de ma haute considération

Paris, le 11 septembre 2001 - 17 heures

Humeur

Vraie délinquance

La vraie délinquance augmente selon certains. Pas du tout disent les autres, c’est la police qui fait mieux son boulot et les gens qui portent plainte plus volontiers. Les actes de violence sont visibles depuis qu’on les enregistre. Ce n’est pas le nombre d’incivilités qui augmente mais les statistiques des faits consignés(1). Oh ! mais c’est qu’il ne fait pas bon contester cette constatation là. La société est malade, monsieur. Les mômes s’y mettent. Ils vous répondent, «ils vous traitent par des mots.»
C’est comme la pédophilie, l’inceste, ça grimpe, je vous dis. L’horreur rôde. Les pères incestueux, les curés et instits obsédés, les petits chefs lubriques sont légion... à ce qu’on dit. N’est-ce pas plutôt la preuve d’une diabolisation de certains comportements ? Dans les années 70, la pédophilie et l’inceste étaient tolérés, mis en film et décrits sans qu’aucun censeur ne s’en offusque. Il faut, bien sûr, combattre et punir le crime, mais il faut constater en même temps que l’opinion a fait volte-face. Elle a besoin qu’on exhibe la déviation, le comportement différent. Et ce n’est pas forcément les comportements criminels qui sont visés. Nous sommes redevenus chagrins, soucieux, suspicieux. On ne peut plus prendre un enfant par la main. On ne peut plus dire qu’on est bien aux Vassaules ou aux Chartreux. Les moralistes sortent du placard. Les cafards, les vantards, les mouchards, les gueulards s’associent, comme toujours. Les tordus du nerf du boeuf sortent de chez eux. L’extrême-droite a dégoupillé ses slogans. La voilà la vraie délinquance. La haine, le mépris, l’intolérance, le racisme social, vrais déchets de l’histoire.

Jean Lefèvre

 

Ligne Paris-Bâle .
Information aux usagers et élus

Depuis le début de l'année 2001, la délégation C.G.T Cheminots de Troyes, le secteur fédéral CGT Champagne Ardenne et la commission économique du comité d'établissement régional s'opposent à la suppression d'un emploi en gare de Chaumont et à la disparition du bureau "Information voyageurs", le seul du département Haut-Marnais ainsi que le classement de cette gare en catégorie TER. .
Ces modifications seront effectives le 1er octobre 2001. Pour la C.G.T., il est important que l'ensemble des forces vives : élus, mandatés, associations d'usagers, s'unissent pour s'opposer à ces mesures destructrices. Dans le département de l'Aube, la refonte de la gare de Bar-sur-Aube en service de journée se profile. Malgré les enjeux économiques et stratégiques que représentent la ligne Paris-Bâle, tant en service voyageurs que fret, on constate que la direction SNCF agit toujours

sournoisement et continue les suppressions. Pour l'exemple, je rappelle la nouvelle grille de circulation du "Reims-Nice" qui a supprimé la correspondance en semaine en gare de Chaumont. L'amplitude des gares de Bar-sur-Aube et Vendeuvre ne correspond plus à l'attente des usagers, une nouvelle restructuration est certaine.
Doit-on fermer les yeux sur une ligne telle que Paris-Bâle et laisser mourir doucement deux départements au profit d'un trafic automobile plus dense ?
Le service public est l'affaire de tous et vous en êtes les garants. La reprise économique de notre région passe aussi par le trafic ferroviaire, moins polluant avec l'arrivée de l'électrification jusqu'à Troyes. Mais le développement de nouveaux marchés impose que cette ligne continue à vivre jusque Chalindrey et que les gares de Vendeuvre, Bar-sur-Aube, Chaumont et Langres ne soient pas laissées pour compte.

Le secrétaire CGT des cheminots,
Denis Venuat

Vatry et le troisième aéroport

Déclaration du PCF et de ses élus (1)

Le débat actuel sur l'avenir de Vatry lié ou non à l'éventuel troisième aéroport du grand bassin parisien mérite mieux que des prises de position "pour" ou "contre", toutes deux un peu schématiques, et sous-estimant les données et les enjeux.
Vatry fut une initiative du Conseil Général de la Marne, et même de son président, prise à la hussarde. Sans cette attitude, disait-il, on ne ferait jamais rien. Le projet bénéficia au départ, d'une dotation de 1 milliard de francs de la part du Département. Le coup était parti, soutenu par les autres collectivités, mais plus modestement et plus prudemment. Personne ne pouvait négliger un tel enjeu économique.
Les élus communistes du Conseil Régional ne s'opposèrent pas, mais firent observer que le succès d'une telle opération était conditionné par quelques questions essentielles :
- Il fallait obtenir la participation de l'Etat, financière et structurelle, pour inscrire cet équipement dans un schéma national de transports.
- L'objectif étant de construire un aéroport de fret, il convenait de poser au plus haut niveau le problème d'une flotte aérienne spécifique, qui n'existe pas (le fret voyage essentiellement dans des avions de passagers).
- Nous avions également souligné les risques d'une déréglementation en tous genres, et de fragilité, générés par un équipement isolé, hors schéma général. Soyons clairs : rien de tout cela ne fut pris en compte. Jusqu'à ce jour, il n'y a pas de crédits d'Etat pour cet équipement national et international. M. Pasqua, alors ministre de l'Intérieur, a déclaré à Châlons que le projet était d'autant plus exemplaire que l'on n'avait rien demandé à l'Etat, sauf les autorisations administratives qui furent dès lors, volontiers accordées.
Les entreprises logistiques installées à Vatry ont bénéficié de subventions régionales et départementales et de conditions foncières favorables. Le trafic de Vatry, aujourd'hui, est beaucoup plus terrestre qu'aérien, les chiffres concernant le tonnage et l'emploi, faramineux au départ, ont été très largement revus à la baisse. Vatry, dans sa situation actuelle a besoin que soient traitées les questions posées au départ.
C'est alors que surgit la question du troisième aéroport liée à la situation d'Orly et de Roissy et au besoin de développement des transports aériens.
M. Vecten, Président du Conseil Général de la Marne, est jusque là arcbouté à ses engagements fermes et définitifs, qu'il a asséné régulièrement aux riverains et aux élus :
- pas de passagers à Vatry.
- pas de vols de nuit.
- pas plus de 30.000 mouvements aériens par an.
Face aux pressions et face aux résultats insuffisants, il a été obligé de se contredire plusieurs fois, toujours avec la même assurance.
Un nouvel aéroport, sur une décision prise aujourd'hui, serait opérationnel dans 15 ou 20 ans, pour une durée de 50 à 60 ans. Les enjeux ne sont pas minces. L'Etat, le ministère des Transports ont eu le mérite de lancer le débat sur l'opportunité d'un tel équipement et sur son éventuelle localisation. Incontestablement, les besoins de transport aérien vont grandir, pour des raisons d'approvisionnement, de travail, de loisirs, de communication. Certains ont affirmé avec raison qu'il fallait d'abord optimiser les moyens existants. Cette op

timisation nécessaire est-elle toutefois à la mesure et à l'échelle des besoins dedéveloppement et peut-elle y répondre sans structures nouvelles ? Le journal "Libération" du 6 septembre 200l vient, dans cet esprit, de proposer à Orly d'accueillir 38 millions de passagers par an, au lieu des 25,4 millions actuels, et à Roissy, de passer de 48,3 millions à 80. C'est confondre optimisation et sursaturation, les riverains apprécieront.
Tout développement aujourd'hui doit répondre à des données environnementales nouvelles, précises et exigeantes, concernant les nuisances, les pollutions, la sécurité.
La décision nationale concernant un éventuel aéroport, sa dimension, sa fonction, son intégration au réseau existant, n'est pas encore prise, le rapport de la commission d'étude n'est pas encore remis, mais déjà, on se l'approprie ou on le rejette.
A l'image des déclarations de Jean-Claude Etienne, président de la Région Champagne-Ardenne, le débat risque d'être faussé. Il a, en juin dernier, avec force dit non au troisième aéroport et suggéré des propositions qui le situaient à Vatry. Quand on veut se faire applaudir par tout le monde, cela demande quelque gymnastique. Le président du Conseil Général, quant a lui, a affirmé en juin que Vatry n'était pas candidat, et déposé un dossier de candidature fin août. Bonjour la cohérence et le sérieux. Troisième aéroport ou pas, le problème de l'avenir de Vatry reste posé Bernard Barberousse, Conseiller Général communiste de Châlons, au contraire de M. Vecten, a affirmé depuis longtemps que pour avoir des marchandises, compte tenu de la nature de ces transports, Vatry devrait aussi accueillir des passagers, sans qui il s'agisse forcément du fameux troisième aéroport. Dans l'hypothèse où la décision serait prise de le construire, la question de sa localisation doit être bien posée. Ne faisons pas comme les Chambres de Commerce de Picardie, de Champagne-Ardenne et du Centre, qui pensent toutes que le meilleur site est chez eux. Ne plaçons pas les questions fondamentales du choix d'un site à la remorque des seuls intérêts de Vatry, ce serait inverser les données et ignorer de nombreux autres paramètres. On peut sans doute éliminer aussi quelques propositions fantaisistes ou de diversion comme celle de Bazancourt proche de l'agglomération de Reims, qui supposerait en outre la disparition de la Base 112 dont le Préfet vient d'annoncer le prochain développement.
La question de l'implantation doit être posée au plus haut niveau et non en fonction des seuls intérêts locaux.
Tout ne saurait non plus dépendre du troisième aéroport. Si sa réalisation était décidée, et si un autre site que Vatry était choisi, il serait toujours nécessaire d'examiner les conditions de pérennité et de développement du site de Vatry. Les intérêts économiques et sociaux de la région, exigent de ne pas s'enfermer dans une seule hypothèse, mais d'articuler des propositions nouvelles, de toutes façons nécessaires, en fonction des choix qui seront faits et auxquels nous pouvons contribuer de manière positive, en dehors de tout débat de clocher, dans une conception démocratique de l'aménagement du territoire au service de l'ensemble des habitants .

(1) Déclaration suite à une réunion regroupant les secrétaires fédéraux de Champagne Ardenne et des élus PCF des quatres départements de la région.