La Dépêche de l'Aube n°624 du 6 Septembre 2001.......La Dépêche de l'Aube n°624 du 6 Septembre 2001

La dépêche de l'Aube n°624 du Jeudi 6 septembre 2001

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Marche bleue
pour une nouvelle culture de l'eau

Une "marche bleue pour une nouvelle culture de l'eau", organisée sur l'initiative d'associations et de formations politiques espagnoles, traverse la France pour se rendre à Bruxelles.
Les raisons de cette initiative concernent en premier lieu le peuple espagnol avec l'opposition au plan hydrographique national, mais également l'ensemble des citoyens européens, par son objectif d'instauration d'une nouvelle culture de l'eau en Europe. Les communistes français souhaitent la bienvenue aux marcheurs et les assurent de notre solidarité active.
L'eau, en Europe comme dans le monde, sera un des grands enjeux de ce siècle. Les évolutions climatiques, l'utilisation de plus en plus intensive de la ressource, les pollutions diffuses font craindre une dégradation de la qualité et une diminution des quantités disponibles. L'urbanisation, la construction accrue de grands équipements et de structures routières et autoroutières ont porté atteinte aux zones humides et aux possibilités d'expansion des crues. Par ailleurs, les privatisations des systèmes de production et de distribution d'eau potable, d'assainissement des eaux usées ont transformé en marchandise cette ressource, patrimoine commun de l'humanité.
Quelques grands groupes multinationaux, dont une majorité à base française, se sont emparés de la gestion de l'eau, tant en Europe que dans le reste du monde. En adéquation avec le profit de leurs actionnaires, non avec l'intérêt des populations et de l'environnement, ils imposent des solutions souvent trop sophistiquées, surdimensionnées, d'un coût trop élevé et d'entretien difficile, tout particulièrement pour les pays pauvres.
Il s'agit de revenir aujourd'hui à une gestion de l'eau plus écologique et plus démocratique, socialement plus juste,

hors des impasses libérales. Elle devrait s'appuyer sur des politiques publiques, faisant reposer les investissements nécessaires sur plusieurs générations, dans la perspective d'un développement durable solidaire.
Le soutien des communistes est acquis aux luttes contre la menace de transfert d'eau à grande échelle, remettant en cause la logique de bassins versants, accentuant les déséquilibres naturels et la concurrence des exploitations agricoles.
Ils approuvent les objectifs de la "marche bleue", notamment l'application de la directive européenne pour une politique communautaire de l'eau, dans la mesure où elle déclare que l'eau n'est pas un bien marchand comme les autres, où elle propose une politique "transparente, efficace et cohérente", une éducation des citoyens, une coopération basée sur les bassins hydrographiques et sur le principe de subsidiarité.
Les pouvoirs publics, gouvernements et instances européennes doivent promouvoir une politique de préservation de la ressource, de protection de la santé humaine, d'accès de tous à une eau de qualité. Cela passe, comme le préconise l'appel lancé par la "marche bleue", par une planification soutenable et une utilisation rationnelle et économe, responsable et solidaire.
Dans ce but, le Parti communiste français invite les gouvernements et les instances européennes à l'organisation et la défense de services publics capables de promouvoir une telle politique et d'appuyer les collectivités territoriales et les citoyens face aux appétits des grands groupes privés.
Les communistes appellent à une démocratisation de la gestion de l'eau qui associe tous les citoyens aux choix et actions pour une politique de l'eau soutenable

 

leçon de calcul

Très chère rentrée

 

Pendant que les enfants soupirent, égrenant le compte à rebours de la rentrée, les parents, font et refont les comptes cherchant l'erreur

Hélas, ils sont justes et la rentrée scolaire confirme son ambition, mettre tout le monde de mauvaise humeur. Naïfs qui croyez qu'elle devait précipiter des millions d'élèves avides de savoirs et des milliers de professeurs impatients de ouvrir les jeunes esprits à la connaissance, vous êtes dans l'erreur ! La rentrée scolaire n'existe que pour vous prendre, au retour des vacances, la monnaie qui restait dans vos poches, à l'heure où les impôts de toutes sortes vous tombent dessus. Oui, la rentrée nous est chère ! Cette année, +4,3% en moyenne ! Hausse du papier et autres anticipations de l'arrivée de l'euro aidant, les prix flambent sans que rien ne les arrête. Ce ne sont pas les déclarations " anti-dérapage " du gouvernement qui éteindront l'incendie ou aiderons les familles à payer la note de l'école gratuite et obligatoire ! Car obligatoire, l'école l'est, même si, parfois, elle ne sert plus à rien tant on a laissé le désespoir s'installer dans l'esprit de certains jeunes! Gratuite, il y a bien longtemps que cela n'est plus que le souvenir d'une belle idée.


Trahir cette idée c’est aussi condamner l’espérance.
Un pays soucieux de son avenir devrait considérer l'école et la formation qu'elle est sensée dispenser, comme son meilleur outil de développement, comme un moyen sans égal de rétablir l'égalité des chances que la naissance n'offre pas et de combattre l'exclusion et la violence qui gangrène notre société. Véritable déclaration de confiance dans l'avenir, il devrait offrir à tous ses enfants, l'accès dans de bonnes conditions à une école qui tiennent compte des besoins réels de la population à laquelle elle s'adresse, qui dispose de moyens suffisants pour assurer sa mission. Or aujourd'hui force est de constater qu'il s'agit d'un marché juteux et que l'éducation nationale s'intègre à un système qui rackette les familles avant de songer à former les enfants. Au passage, notons que l'état, prenant d'une main ce qu'il donne chichement de l'autre, n'oublie pas sa part du gâteau que représente la TVA .

A qui profite le crime ?
Les armes des racketteurs sont diverses et incontournables. Je citerais les fournitures scolaires dont les prix explosent, les assurances obligatoires mais

qui se dérobent en cas de sinistre, les livres qu'il faut sans cesse racheter parce qu'à la page 33, l'éditeur a ajouté une note explicative d'une valeur inestimable ( vous aviez garder vos classiques pour vos enfants, ou ceux de l'aîné pour ses frères ? C'était stupide, Molière se bonifie avec le temps, on aurait du vous l'apprendre ! ), les cantines, offertes par les pouvoirs public aux requins de la restauration collective, qui pour beaucoup d'argent laissent des enfants affamés, les cotisations aux clubs, foyers et autres associations qui assurent l'animation d' établissements scolaires si pauvres qu'ils ne peuvent rien offrir d'autres aux élèves que des cours pelées où tourner en rond en attendant la bagarre qui mettra une peu d'ambiance. Le racket atteint des sommets lorsque l'enfant veut entreprendre des études supérieures et que la filière choisie le conduit loin de chez lui. Quand il aura payer ses frais d'inscription à l'université de son choix, plus de 1000 francs, son adhésion à la sécurité sociale, il lui faudra affronter les escrocs du logement qui osent louer des placards qu'ils appellent chambre ou même studio, payer encore pour ses transports, payer encore, payer toujours. Quand tant de paramètres indépendants des capacités personnelles interviennent, comment parlé d'égalité des chances, de démocratisation du savoir?
Comment étudier avec succès quand il faut sans cesse jongler avec le peu d'argent dont on dispose, comment étudier mal nourri, mal logé, mal chauffé ? Les aides distribuées avec parcimonie sont bien en deçà des besoins réels. L'allocation de rentrée scolaire ne tient compte ni de la flambée des prix, ni des dépenses réelles. Les bourses dont les montants sont bien inférieures au coût des études sont accordées selon des critères trop restrictifs et excluent encore trop de jeunes. Certaines aides sont, par ailleurs, totalement illusoire. Ainsi, l'APL accordée à un étudiant supprime une partie des allocations familiales à sa famille. Et si pour un enfant unique l'aide est réelle, pour les familles nombreuses, qui assument les études de plusieurs enfants, la pilule est dure à avaler, parfois même impossible!

Les bonnes questions
Alors, avant même de poser la question " Quelle école pour demain ?", les candidats à la Présidence de la République qui ne savent quels mots trouver pour nous vendre leur nouvelle France, plus humaniste, plus généreuse et plus démocratique que jamais, devraient déjà répondre à celle-ci " Quel argent pour l'école ? ".

Françoise Desimpel

"Vous pouvez retrouver les propositions communistes du collectif animé par Michel Deschamps :-Réussir la transformation progressite de l'école -sur le site du PCF"

La fête de l’Huma,
on y va

Comme chaque année, la fédération de l’Aube du PCF met à disposition des transports par car pour aller à la fête de l’Humanité.
Dimanche 16 septembre :
•Départs de Bar s/seine à 5h30 Bar s/Aube à 6h00 - Troyes à 7h00 - Romilly à 7h45
Retour : départ de la fête vers 22 heures
Un petit-déjeûner est offert gratuitement à l’arrivée Prix du car : 65 F par personne
Tarifs spéciaux pour les jeunes de moins de 25 ans :
100 F la vignette, le transport et un pot d’accueil au stand
150 F la vignette, le transport et un repas offert au stand
Renseignements & réservations : 03.25.73.43.40

Humeur

Musique

Marcel Azzola est venu jouer samedi à Marcilly sur Seine avec la pianiste Lina Bossatti. La presse en a fait l’éloge en l’appelant Michel Azzola. On ne prête qu’aux riches. Son nom est tellement connu que la principale rue de Troyes porte son nom, la rue Emile Azzola. C’est qu’il a renouvelé l’art du biniou tout simplement en jouant juste. Autrefois le « cœur de cuir » était accordé faux pour séduire les oreilles des fanatiques du piano à bretelles. Les lames d’acier, dans leur sommier, vibraient à quelques commas(1) de différence et le mot d’ordre était « plus c’est faux, plus ça gueule, plus ça gueule, plus c’est beau ». On reconnaît là les ravages de la démagogie politique. Grâce à Marcel et au fameux Gus Viseur qui jouait avec Django, l’accordéon est devenu civilisé. Finis les bals louches au son canaille, Azzola a mis sa queue de pie et joue MoZart aussi bien que le jaZZ. D’ailleurs y a du Z là-dedans. Signe qu’on en a fini avec le son barbare c’est-à-dire le bruit. Une nouvelle génération d’accordéonistes est née dont la figure de proue est aujourd’hui Richard Galliano,le Paganini de la « boîte à soupirs ».
Tout ça n’est pas politique, me direz-vous. Va savoir ! Est-ce qu’il y aurait de la bonne politique sans la fête de l’Humanité qui n’est pas que discours, mais aussi ripailles et orgie de musique ? Des gens y viennent uniquement pour déguster un Galliano-frites, un Azzola-Rossini arrosé chianti. N’est-ce pas la musique qui donne rythme aux mots et au silence ? Si je peux vous donner mon propre sentiment politique au regard des évènements mondiaux de ce siècle, il n’y a que deux sortes de musique, la bonne musique et la musique militaire.

Jean Lefèvre

 

Romilly-sur-Seine..
Pourquoi ce refus de transparence ?

Obtenir la communication de documents administratifs pouvant pourtant être mis à la disposition de tout citoyen qui en ferait la demande, n’est pas chose facile pour un élu de l’opposition à Romilly.

Pour espérer y parvenir, il faut une sacrée dose de ténacité et effectuer un véritable parcours du combattant. La preuve ; à plusieurs reprises, par écrit ou oralement au Conseil municipal, j’ai demandé au maire qu’il me transmette :
•l’audit réalisé sur la gestion de la ville avant 1989 et celui concernant la SACVIR,
• les documents figurant au dossier de la «salle de découpe» réalisée sur les anciens abattoirs,
• les titres de recettes relatifs aux loyers du logement occupé par le secrétaire général, pour les années 1997 à 1999.
Or, malgré mes demandes répétées depuis plus d’un an, Michel Cartelet a refusé d’y répondre, bafouant ainsi la loi du 17 juillet 1972, modifiée par celle du 12 avril 2000. Mais s’était mal connaître mon opiniâtreté. Je souhaite, en effet, connaître l’exacte réalité sur ces trois dossiers, ne devant pas pourtant relever du «secret défense» ! Le 29 mars 2001, j’ai donc sollicité l’intervention de M. le préfet de l’Aube qui m’a conseillé de saisir la CADA - Commission d’accès aux documents administratifs -.
Le 2 mai 2001, j’ai renouvelé mes demandes au maire par courrier recommandé et attendu un mois, comme le veux la procédure, avant de saisir la CADA. L’absence

de réponse au terme de ce mois équivaut à un refus de transmettre les documents. Le 28 juin, la CADA les a examiné et, le 9 juillet, elle me transmettait un courrier signé par Mme Boissard, maître des requêtes au Conseil d’état indiquant qu’un avis favorable avait été émis pour la communication par le maires des documents sollicités.
J’espère qu’au terme de cette procédure, ils me seront communiqués sans difficulté. Autrement, ce sera la saisine du tribunal administratif. C’est tout de même incroyable !
On est à cent lieues des belles intentions proclamées par Michel Cartelet déclarant, le jour de l’installation du nouveau conseil municipal, qu’il était prêt à travailler avec tout le monde. Ce qu’il avait oublié de préciser à ce moment-là : à condition de ne jamais poser de questions embarrassantes. Pourtant, il sait que les élus de l’opposition ne sont pas là pour faire de la figuration. Ils travaillent les dossiers, ils s’intéressent à la vie de la Ville, ils expriment ce qu’ils pensent et font des propositions. Que cela dérange la majorité silencieuse du Conseil municipal est tout à fait compréhensible. Mais l’opposition aux dernières élections municipales, c’était 47,2% et près de 2.500 électrices et électeurs. Elle joue et jouera donc son rôle durant tout le mandat et elle sera à l’affût sur toutes les questions. Au maire de considérer les élus de l’opposition comme des élus à part entière et de ne pas craindre la transparence. Car on se demande bien pourquoi il s’obstine à ce point à vouloir cacher des informations qui sont du domaine public. Que craint-il donc ?

Joë Triché
Conseiller municipal,
Conseiller général

Tunnel du Mont-Blanc

préserver l'environnement et la sécurité des personnes

On a beaucoup parlé du tunnel du Mont-Blanc et de sa réouverture prochaine.
Bien avant le terrible accident de 1999, les communistes, avec d'autres, allertaient sur les risques et les nuisances engendrées par ce trafic. Tant au niveau local que régional et national, ils ont réfléchi, agi et fait des propositions pour modifier la situation et transférer une grande partie des marchandises vers le rail.
Ainsi, ils se sont battus avec la population pour que le projet Lyon-Turin soit aussi une liaison destinée au fret. De même, ils combattent la libéralisation qui génère une explosion du trafic routier marchandise (flux tendus, dumping social, délocalisations, éclatement des filières de production industrielle…).
Pendant des années, le tout routier a été privilégié, la droite en porte la lourde responsabilité. On en mesure aujourd'hui les graves conséquences.
Depuis quatre ans, le ministre des Transports mène une politique visant à inverser la tendance du tout routier avec notamment une amélioration du droit social dans le transport routier, une opposition efficace et constructive à la libéralisation des couloirs de fret européens, le développement du rail et de l'emploi cheminot.

La création de la transalpine Lyon-Turin, et l'expérimentation dès 2002 de l'autoroute ferroviaire via Modane sont confirmés. La SNCF doit s'engager résolument pour augmenter immédiatement le volume du fret qu'elle transporte, sur les lignes existantes et en rouvrant la ligne du Tonkin (au sud du lac Léman) avec des moyens et du personnel. Faut-il rouvrir le tunnel du Mont-Blanc aux camions? Toutes les conditions de sécurité doivent être réunies, toutes les propositions (passage alterné, taille des véhicules, interdiction des camions les plus polluants "E zéro"…) doivent être mises en débat. Rouvrir le tunnel est nécessaire parce que la vallée de la Maurienne et la cluse de Chambéry ne peuvent absorber l'ensemble du trafic (1,6 million de camions par an) encore longtemps.
C'est dans ces conditions que toutes les solutions permettant la diminution du trafic routier et l'amélioration du fret ferroviaire doivent être mises en œuvre, à court et à long terme. Il faut notamment élargir la concertation et obtenir du gouvernement des moyens supplémentaires dès le budget 2002 et au-delà, pour le développement du transport par rail ce que ne permet pas le pacte de stabilité monétaire européen qui contraint la dépense publique