La dépêche de l'Aube n°794 du Jeudi 9 décembre 2004

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Contre l’injustice sociale 300€ tout de suite pour les familles

Cette mesure de soutien au pouvoir d’achat, qui représente 5 milliards d’euros, doit être financée par un prélèvement de 1,5% sur les revenus des placements financiers des entreprises et des banques et une taxation de 8% des prêts scandaleux que les banques font pour inciter les entreprises à délocaliser.

Il faut être aveugle ou comme le gouvernement Raffarin, insensible aux difficultés du peuple pour ne pas voir dans la France de 2004, jour après jour, la pauvreté gagner du terrain et laisser des millions de familles, des millions de personnes seules vivre dans des difficultés financières inadmissibles.
L’Aube est en première ligne. Alors que cela fait des années que les profits des entreprises augmentent à cause d'une insupportable pression sur les salaires et que la France est maintenant un pays de bas salaires, dans notre département ils sont encore inférieurs de 16% à la moyenne nationale. C’est insupportable du point de vue de la justice sociale. C’est catastrophique pour la consommation.
Les choix politiques de nos barons locaux que sont Adnot et Baroin n’arrangent rien.
Ils refusent toujours de mettre en place un minimum de mesure sociale comme par exemple l’application du quotient familial dans les collèges aubois et les écoles troyennes. Aujourd’hui encore, que l’on soit fils de PDG ou de smicard, on paie pareil à la cantine. C’est sans doute une des raisons du succès de la pétition nationale que font signer les militants de la fédération de l’Aube du parti communistes français devant les entreprises, sur les marchés ou au. porte à porte. Elle demande au gouvernement un reversement immédiat de 300¤ à tous les foyers modestes et moyens, c’est à dire à tous ceux dont les revenus sont trop bas pour être imposables ou relèvent de la première tranche d’imposition.
Une délégation emmenée par MG Buffet sera reçue samedi 11 décembre à Matignon pour le dépôt des pétitions réalisées sur l’ensemble des départements.
Débat surréaliste à l’assemblée nationale
Rapportés à ce problème, les débats à l’Assemblée nationale paraissent surréalistes. A en croire les interventions des députés de droite sur le budget 2005, en France, une partie de la population serait brimée, maltraitée, persécutée, soumise à une injustice flagrante : je veux parler des 300 000 personnes soumises à l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF).
Elles seraient injustement taxées alors même que « leur richesse fait vivre notre économie ». Ces malchanceux soumis à l'ISF se verraient contraints, pour survivre, à délocaliser et fuir vers l'étranger. Doit-on rappeler qu'en France, trois millions de personnes, soit une sur 20,

vivent avec moins de 579 euros par mois ?, que plus de 3 millions de nos concitoyens sont au chômage, que 10 millions subissent la précarité, que le phénomène des gens qui travaillent mais qui ne peuvent pas vivre de leur maigre salaire se banalise ?, que 3 millions de personnes sont sans-abri ou dans des conditions de logement insalubre ?, enfin, que 2 millions d'enfants vivent sous le seuil de la pauvreté ?
Le gouvernement a semble t-il intégré la différence entre nos concitoyens les plus pauvres et nos concitoyens les plus riches. Pour les plus aisés, après avoir l'année dernière, baissé de 1 % les tranches du barème de l'impôt sur le revenu, cette année il s’apprête à voter un allégement de quelques centaines de millions d'euros sur l'ISF et sur les droits de succession...
Le gouvernement prend aux pauvres pour donner
aux riches

Pour les autres, ils sont sans cesse taxés dans le domaine fiscal comme dans celui de la protection sociale : qu'il s'agisse des retraites, de l'assurance maladie, de la hausse du plafond hospitalier, du déremboursement des médicaments, de l'euro supplémentaire lors des consultations, de la hausse de la fiscalité locale, des augmentations des loyers, des majorations des tarifs des mutuelles et des compagnies d'assurances ou encore de la remise en cause des allocations chômage. Alors signez la pétition, celle-là et les autres, protestez contre ces injustices, rassemblons-nous, et ne vous dites pas que vous êtes seul, des millions de gens pensent comme vous, et faites confiance au parti communiste français pour s’élever plus haut que jamais contre cette politique injuste qui consiste à prendre aux pauvres pour donner aux riches.

Samedi 18 décembre 2004 10 h 30

Sera déposé en préfecture les pétitions signées par les aubois demandant l’augmentation des salaires, des retraites et le versement d’une prime de 300¤ pour les ménages à faible revenu ou à revenu moyen.
A cette occasion, la fédération de l’Aube du PCF appelle à un rassemblement dès 10 h 30 devant la préfecture.
Une délégation du PCF emmenée par MG Buffet déposera également à Matignon l’ensemble des pétitions réalisées sur le territoire national.

Projet de constitution européenne :
Dire «NON» pour construire l’Europe autrement
Un collectif s’est créé afin de rassembler les hommes  et les femmes de gauche pour faire gagner le NON au référendum. Rejoingez-le.

Plus de 40% des militants socialistes viennent à l’occasion d’un vote de dire Non au projet de constitution européenne élaboré par la convention présidée par Giscard d’Estaing.
Dans l'Aube, ils sont 62,4% à avoir rejeté ce texte. Certes, l'opposition à ce traité constitutionnel pour lequel le baron Seillière, président du Medef s'est prononcé, reste minoritaire dans le parti Socialiste. Mais ce vote interne à cette formation politique n'est pas celui du pays.
Rappelons qu'en 1993 la position de ce parti avait été unanime pour demander à notre peuple de ratifier le Traité de Maastricht. Pourtant, ce dernier n'avait seulement recueilli que 51% des suffrages. Ceci démontre que malgré le Oui d'une partie du PS, le Non peut toujours l'emporter à l'échelle du pays. D'ailleurs la classe politique favorable à l'adoption du projet de constitution n'est pas forcément rassurée car elle n'écarte pas l'hypothèse d'un Non majoritaire en France.
Il faut jouer carte sur table et ne pas tromper les gens
En effet, les partisans du Oui sont en train de nous refaire le coup du Traité de Maastricht. En 1993, durant toute la campagne électorale pour son adoption, ils proclamaient que ce traité était le moyen efficace pour lutter contre le chômage et que l'euro allait nous permettre d'être en position de force, face aux Etats-Unis. Aujourd'hui, on est obligé de constater que tout cela n'était que pure tromperie. Depuis l'adoption du Traité de Maastricht, le nombre des chômeurs a progressé de deux millions en Europe et les Etats-Unis n'ont jamais autant dominé le monde, même s'il faut faire la guerre pour y parvenir.
Les aubois paient cher cette construction européenne capitaliste
Tout le fil conducteur de ce fameux Traité de Maastricht est la libre circulation des marchandises et des capitaux. Ainsi, avec ce principe, la vanne des délocalisations s'est trouvée grande ouverte. Depuis, les salariés du textile paient un lourd tribut de cette course aux profits organisée à l'échelle de la planète. Mais de plus en plus, ceux de la métallurgie, de la chimie et d'autres branches industrielles en sont à leur tour victimes. Rien que pour 2003, notre département a perdu plus de 6% de ses emplois industriels. Incontestablement, le jour du référendum, cet élément comptera beaucoup pour les auboises et les aubois, au moment du choix à faire, sur le projet de constitution européenne.
Le Traité constitutionnel : de l’or en barre pour le capitalisme
Comme pour le Traité de Maastricht, qui rappelons le, a été rejeté par 60% des auboises et des aubois, le fil conducteur du projet de constitution est clairement établi. Dès l'article 1-3-2, la sacralisation du

libéralisme économique est à l'œuvre avec l'affirmation selon laquelle le "marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée" fait partie des "objectifs" fondamentaux de l'Union. Avec un tel objectif, bonjour les dégâts pour l’emploi industriel et les services publics comme jamaisils vont être soumis aux règles de la concurrence. D'ailleurs, dans ce projet constitutionnel, la notion de service public disparaît pour laisser la place à celle de "services d'intérêt économique général". Les services publics ne sont en effet reconnus qu'à titre dérogatoire avec des conditions très contraignantes. Et au niveau social, comment croire un instant que la constitution européenne voulue par Giscard, Chirac, Sarkozy et le Medef de Seillière, nous conduise à l'Europe sociale promise ? Il n'y a qu'à voir ce qu'ils font dans notre pays pour ne pas être trompé.
A gauche on doit dire «Non»
Dire Oui à ce projet de constitution européenne, ce serait n'avoir tiré aucun enseignement du cataclysme politique qu'a connu notre pays aux présidentielles de 2002, où la gauche a été éliminée dès le 1er tour, pour ne pas avoir conduit une politique de vrai changement en rupture avec le libéralisme. Or, ce projet de constitution européenne, c'est de l'ultralibéralisme érigé en modèle de société dont on ne pourra pas toucher ou seulement si les 25 pays qui composent l'UE le décident ensemble. Giscard n'a t-il pas signifié qu'avec cette constitution on en prendrait pour 50 ans. Mais, il faut être tout aussi clair, le "Non" à ce projet de constitution n'est pas un "Non" à l'Europe mais un «Non» à l'Europe des marchands et des marchés financiers, du grand capitalisme, du chômage et de la précarité. Notre "Non" est un "Non" européen, un "Non" exigeant porteur de la construction d'une Europe de l'emploi, de la coopération, de la démocratie, de la paix, de l'écologie.
Ce référendum est une chance historique pour la gauche, car pour la 1ère fois depuis que la construction européenne est engagée, nous avons la possibilité de dire Stop et commencer à construire l'Europe autrement. Le peuple de gauche ne doit pas manquer ce rendez-vous pour bien préparer les échéances présidentielles et législatives de 2007. Pour pouvoir changer en France, il faut refuser la camisole que représente la constitution Giscard.
C'est dans cet esprit que dans notre département un appel est lancé par déjà une centaine de personnes. Elus (es), militants (es), associatifs et politiques, personnalités de la société civile, s'engagent pour faire gagner ce nouvel espoir. A votre tour, vous pouvez rejoindre ce collectif (1). Toutes et tous ensemble, nous pouvons gagner

Joë Triché.

Ecoutez-voir

...F.Baroin : le social ce n'est pas son truc...Exemple concret
La semaine dernière, nous dénoncions dans nos colonnes l'absence de politique sociale à Troyes et à la CAT concer-nant la restauration scolaire et les transports. Cette semaine, une étudiante de la Fac de Troyes a poussé les portes de la fédération de l'Aube du PCF pour nous faire part de ses difficultés. Elle vit seule avec sa petite fille de 4ans et a comme seuls revenus sa bourse d'étudiante, soit 380 ¤. Elle doit avec ce maigre revenu, payer son loyer de 110 ¤, l'eau, l'électricité….et nourrir son enfant. Elle bénéficie bien sûr quelques fois d'une petite aide des services sociaux et bénéficie régulièrement des colis du secours populaire. Est-ce sur cela que repose la politique sociale de Baroin ? Ne pouvant pas payer le transport collectif de la TCAT, elles se déplacent toutes les deux à pieds ! Elle craint ne plus pouvoir assumer longtemps les trois euros journaliers qu'on lui demande pour la cantine de sa petite fille. Des centaines de familles troyennes vivent les mêmes angoisses. Nous le répétons, l'absence de politique sociale dans le domaine des transports et dans la restauration scolaire à Troyes frise le scandale. Est-il normal de faire payer aux étudiants et aux lycéens leur carte de transport 30 ¤ / mois? Est-il concevable qu'à Troyes, ville où il y a tant de gens aux faibles revenus, que le prix de la cantine soit le même pour un fils de PDG ou de smicard. Il n’y a sans doute que F. Baroin et ses amis politiques pour le penser.

.........Resto du coeur - 15350
C’est le nombre de repas bébés servis dans l’Aube en 2003 par les huit centres de distribution des restos du coeur. Quelle honte ! Et pendant ce temps là... Baroin, Mathis, Gaillard et Adnot, parlementaires aubois, votent à l’Assemblée nationale la baisse de l’impôt sur la fortune et des aides financières à des patrons qui licencient. Ils sont du monde des riches, ils n’aident que les riches.

Humeurs

On plume
Le fric est roi en décembre. Avant les fêtes, chaque citoyen devient une proie potentielle. Des chasseurs sont à l'affût guettant votre magnificence. Vous êtes un prince pour chaque vendeur de marrons. Mais les plus féroces coupeurs de bourse ne sont pas ceux qu'on croit. Pensez aux constructeurs de portables, d'ordinateurs, de voitures, d'appartements et de tout ce qu'on a rendu indispensable. Ils vendent aussi l'eau, l'air et la lumière, le temps, la distance et la surface. S'ils pouvaient ils vendraient la tendresse en public mais ça reste une occupation intime, sauf les caresses que les affamés se procurent aux restos du cul ce qui enrichit le trust des maquerelles. Mais il n'y a là rien de très neuf.
S'ils ne s'attaquent pas aux baisers, ils s'attaquent au cœur. Radios, télés, comédiens, hommes politiques (ce sont parfois les mêmes) font la cour à votre charité et vous tirent des larmes généreuses et des gros billets. Ca servira (on l'espère) à soigner les maladies génétiques et à soulager le budget de l'Etat. Merci braves gens.
Il n'y a pas que les volailles qu'on plume quelques jours avant la dinde de Noël.

Malicette

Troyes:Agglo

Budget 2005 : Les oubliés de François BAROIN

A Troyes, «le niveau de revenu moyen est inférieur à la moyenne nationale».
C'est le député maire UMP François Baroin, lui-même, qui l'a reconnu lors de la dernière séance du Conseil municipal. Sans honte, sans non plus en tirer les conséquences nécessaires, une politique sociale plus importante.
Et pourtant ! La première responsabilité de F. Baroin est nationale. Il est de tous les votes, de toutes les mauvaises lois antisociales, des délocalisations aux attaques contre la sécu, les services publics, etc... A l'Assemblée nationale, il participe aux décisions qui font que les familles vivent de plus en plus mal, et - même avec un travail - beaucoup d'entre elles sont plongées dans la pauvreté et ne peuvent plus faire face.
Bas salaires, petits boulots, chômage frappent tout particulièrement les troyens. Quelle conclusion en tire leur maire ? Il refuse les propositions de justice sociale qui pourraient aider les familles, car s'il existe des aides (bien insuffisantes) pour les plus démunis, les petits revenus ne bénéficient de rien ! Cela est significatif pour les cantines scolaires, les transports des lycéens et des étudiants par exemple.
Restauration scolaire Un gouffre pour les familles modestes
A Troyes on paie le même prix le repas de cantine.
Conclusion, dans les quartiers où les familles ont le plus de difficultés, la fréquentation du restaurant scolaire par les enfants est inférieure. Et pourtant, si un tarif établi selon le revenu familial était appliqué, ce serait l'assurance que les enfants auraient au moins un repas équilibré par jour. Cette revendication est demandée depuis des années par les élus communistes. Cette


année encore, elle est refusée par François Baroin et son équipe.
Transports des lycéens et des étudiants
Pour rejoindre lycée et fac, les étudiants n'ont pas droit à la gratuité des transports.
Il faut compter une moyenne de 30 euros pas mois et par élève, ce qui écorne régulièrement un petit budget.
Or, à Troyes, beaucoup d'étudiants vivent mal, une récente action du Secours Populaire, une collecte de tickets de resto pour leur permettre de manger a mis en lumière une partie de leurs difficultés ! La Dépêche reviendra prochainement sur les conditions de vie de ces centaines de jeunes. La gratuité de leur transport serait une 1ère amélioration de leur budget. Les études surveillées gratuites - toujours le refus - Et l'on pourrait multiplier les exemples.
On voit bien que les regrets de F. Baroin sur la situation difficile des familles troyennes sont des larmes de crocodile.
Rues et trottoirs passent avant les mesures sociales
Pierre Mathieu a fait remarquer que l'amélioration du centre ville, financé essentiellement par des apports extérieurs, avançait beaucoup plus rapidement que la politique sociale. Si l'on peut se réjouir de la réfection et de l'enjolivement des voies publiques (qui n'avaient souvent pas reçu un coup de pioche depuis 50 ans), il est à regretter que ces aménagements ne marchent pas de pair avec l'amélioration de la vie des troyens. Il faut exiger que dès le prochain budget, des crédits conséquents soient destinés à des actions qui prennent en compte les difficultés grandissantes des familles.

LDA

Saint-André les Vergers
La Poste :Pour l’ouverture rapide d’un 3e guichet

Les attentes, à certaines heures, à la poste de St André, sont source de mécontentement.
Pour une commune de 10.000 habitants, seuls deux guichets accueillent le public, ce qui est évidemment insuffisant. Il faut ajouter que la proximité de Carrefour amène une clientèle extérieure à St André importante et justifie la création d'un 3ème point d'accueil.
La fermeture à mi-temps des bureaux de poste de St Germain et de Rosières se répercute également sur la fréquentation du bureau de St André. Voilà une

démonstration supplémentaire, s'il en était besoin, des méfaits de la politique de démolition des services publics dans les petites communes.
Jean-Pierre Cornevin, Conseiller municipal, s'est adressé par courrier au maire de St André pour qu'il agisse afin que ce 3ème bureau soit ouvert. Maire, Conseiller général, suppléant du député UMP, voilà bien des titres qui devraient lui permettre d'obtenir rapidement des résultats,... à moins que..

Saint-André les Vergers
Intolérable ! Des inscriptions racistes et fascistes qui tardent bien à disparaître



Depuis plusieurs semaines semble-t-il, les murs d’un petit parking de St André, face au Théâtre Gérard Philippe, à quelques dizaines de mètres de la mairie de St André, sont recouverts d’inscriptions appelant à la


haine raciale, voire à l’incitation aux actes fascistes («brûlez les mosquées !»).
Plusieurs interventions ont été faites auprès du maire de St André dont celle de JP Cornevin. Or, au moment où ces lignes sont écrites, ces slogans de haine ne sont pas effacés. Cette intolérable lenteur (que nous ne nous permettrons pas de traiter de complaisance) est insupportable. Les lois antiracistes doivent prévoir les moyens de faire disparaître de telles insanités immédiatement. Quelles que soient les procédures juridiques ultérieures. Ajoutons que ce «mur de la honte» se trouve sur le chemin des dizaines d’élèves du collège de St André, situé à une centaine de mètres. Quelle leçon de civisme ! et quelles belles décorations de Noël

Bar-sur-Seine
Victoire des locataires

En décembre 2003, l'OPAC de l'Aube organisait une réunion de concertation avec les locataires et les représentants de la CNL afin de définir les travaux de réhabilitation des 62 pavillons du quartier des Beaunes.
Les travaux ont été retardés par manque de réponse à certains appels d'offres, notamment pour l'imperméabilité extérieure. Ils ont commencé début septembre 2004 au lieu de mars.
La CNL a constaté des malfaçons, en particulier sur les installations électriques, la plomberie, les menuiseries extérieures, les volets roulants…
Malgré de nombreuses interventions de l'Amicale des locataires de Bar-sur-Seine (CNL), les responsables locaux de l'OPAC et les entreprises n'ont jamais pris au sérieux les réclamations des locataires.
L'Amicale avec son Président Emile Jean s'est donc adressée directement à la direction troyenne de l'OPAC et a aussi saisi Robert Triché, Président départemental de la CNL. Entre temps, une pétition circulait afin que les travaux soient réellement engagés et que le cahier des charges soit conforme à l'appel d'offres.
Jean-Bernard Vadrot, Conseiller municipal, Joseph Seghetto, Maire-adjoint, sont intervenus en séance pleinière du Conseil municipal le 18 octobre 2004 pour alerter les élus locaux sur la situation invraisemblable concernant la réhabilitation des 62 pavillons.
L'Amicale, les locataires, nos élus ont fait pression auprès de l'OPAC pour obtenir des réponses aux problèmes rencontrés.
Ainsi, le mardi 30 novembre dernier, Monsieur Gravelle J.P, Directeur des travaux de l'OPAC est venu à Bar-sur-Seine et a constaté que les réclamations des locataires étaient justifiées. Une réunion fut organisée le 2 décembre 2004 avec Monsieur Gravelle, l'Amicale et les locataires concernés par les travaux.

L'Amicale a obtenu :
-une surface de 40 m2 de gerflex par logement,
-l'éclairage extérieur,
-un meilleur suivi des travaux…
-et surtout la reconnaissance de son droit d'être respectée et non méprisée.
En conclusion, lorsqu'il y a des problèmes, le rassemblement d'un maximum de gens dans l'action permet souvent d'obtenir satisfaction.
Aujourd'hui, nous pouvons dire que l'Amicale de Bar-sur-Seine a remporté une grande victoire bénéfique pour tous les locataires.
Et Emile Jean pense qu'il faut renforcer l'Amicale pour être encore plus efficace car d'autres problèmes se posent dans les logements de l'OPAC à Bar-sur-Seine.


La Section Barséquanaise du P.C.F

Carnet culturel

Samedi 11 à 17 h à la Médiathèque,
Regards sur le Portugal. Projection gratuite.
Mardi 14 à 20 h 30 à la Madeleine,
La Princesse d'Elide de Molière (Cie dell'arte) de 6 à 14 €.
Vendredi 17 à 20 h 30 Théâtre Gérard Philipe
à Saint-André, danse ("exposition chorégraphique")
le Tablmoïde des anges. Entrée de 6 à 14 €.

Augustina BESSA-LUIS
Cette importante écrivaine portugaise était mardi l'invitée de l'ORCCA (1) Un petit cercle d'initiés s'était rendu à la Médiathèque pour écouter l'auteur de la Sibylle, premier roman, paru en 1954. Pierre Léglise-Costa animait un débat autour de l'œuvre abondante de Me Bessa-Luis, sorte de Balzac portugais. Agustina est une vieille dame vive, volubile, ne répondant pas à vos questions qu'elle a cependant fort bien entendues.

Après avoir semé son propos d'anecdotes, elle finit par répondre en décochant une flèche humoristique.
Cette auteure qui pense que l'homme vit avec ses perversités comme une compensation aux incertitudes humaines, possède une vision très fine et très ouverte du monde. Elle ne se prive pas de l'asticoter dans ses écrits.
La voiture est la troisième couille de l'homme a t-elle écrit un jour. Agustina nous fait voyager, elle, à dos de romans, sortes de véhicules légers et lucides. Certains affirment que ses héros sont immoraux, noirs ou provocants. Agustina Bessa-Luis répond que dans notre civilisation perverse, ce sont les jeunes qui s'adaptent et contribuent à un changement. Réfléchir sur le monde n' est-il pas d'ailleurs d'une perversité sans nom ?


J.L.

(1) Office Culturel régional.

Six hommes grimpent sur la colline
Théâtre de la Madeleine

Voilà une pièce dramatique qui nous fait rire. Sévère distanciation. L'écriture de Gilles Granouillet, la mise en scène de Jean-Marc Bourg, le jeu des acteurs, tout est calculé avec précision pour entraîner le spectateur dans une allégresse trompeuse.
Il y a de la bêtise, du machisme, des dérapages incontrôlés, du ridicule, mais devant nous cinq hommes portent une urne qui contient les cendres d'un sixième. Notre société ne sait quel comportement avoir face à la mort. Tout est aseptisé. Nos cinq héros font au moins l'effort d'une cérémonie funèbre avec repas funéraire même et homélie. Mais tout cela tourne court.

Après avoir bien collé à cette histoire à cause de ses qualités de jeu, on se sent soudain fautif pour cette collaboration même. L'homme est-il si vulgaire, si lourd, si seul, si décevant ? Sa vie est un réel gâchis. Même son enfance lui échappe. Le décor est vide. A quoi se raccrocher ? Les idéologies sont mortes dit-on hors du théâtre. Mais cette fiction reprend le thème. L'dée chassée côté jardin est rentrée côté cour.
On peut ne pas collaborer à ce pessimisme latent, mais on doit féliciter la Cie Labyrinthes pour la haute qualité de son travail.


J.L..

Romilly sur Seine
Budget 2005 : Les usines pour Nogent, Crancey, Châtres.Les impôts pour les Romillons
La politique économique de l’équipe Cartelet, Auzols, UMP : des usines relais fermées.

Le Conseil municipal était réuni le lundi 29 octobre pour débattre des orientations budgétaires 2005.
Pour les élus communistes et partenaires, c’est Yves Bouteiller qui fit part de l’analyse qu’ils portent sur la situation locale et les perspectives pour l’année prochaine. Vous pourrez lire ci-dessous de larges extraits de son intervention.
«Véritable catalogue de promesses, qui, d’abandons en renoncements se vide au fur et à mesure des mois qui passent. Ainsi pour les trois dernières années, seulement 40% des propositions ont été réalisées, relativisant fortement ce genre d’exercice. C’est pour cette raison que nous ne nous attarderons pas sur le sujet, n’ayant pas la cruauté de vous rappeler ce que sont devenues vos promesses concernant le stade des Hauts Buissons, la station d’épuration, l’extension de l’Hôtel de ville, le centre culturel, le Conservatoire de musique, etc....
Encore plus d’impôts et de taxes
Ce budget sera celui de la rigueur dites-vous, entendons par là, un nouveau matraquage fiscal, (+2,50%) et même 10% pour la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, alors que dans le même temps, les services à la population diminuent, et coûtent de plus en plus cher. Reconnaissez avec nous, qu’à Romilly, l’imagination n’est pas au pouvoir !!
Toujours des licenciements et des usines qui ne viennent pas à Romilly
Cette année encore, ce sont les licenciements et l’absence de perspective concernant la création d’emplois à Romilly, seul levier capable d’ouvrir un avenir à notre ville, qu’il nous faut constater. Si nous avons échappé en 2004 aux crises antérieures, rappelons néanmoins les fermetures d’Essor textiles (15 licenciements), Esso (9 licenciements), Colson (6 licenciements)... alors que dans le même temps, ni l’usine modulaire promise zone Jacquard et financée par les impôts des romillons, ni Delmar annoncée dans la presse locale 48 heures avant le second tour des cantonales n’ont vu le jour ; pour Delmar soulignons qu’il n’est plus question de 33 emplois mais seulement de 5 transférés de Saint André les Vergers.
A force d’incapacité à écouter ou à entendre, vous ne savez saisir les opportunités qui peuvent s’offrir à notre ville. Bien entendu, personne ne nie les difficultés économiques, n’empêche que les usines s’installent à Nogent, Crancey ou Châtres, jamais à Romilly, pourquoi ?
L’exemple de Mabo, est à cet égard significatif.
En 2000, Joë Triché Conseiller général lançait l’idée


d’une zone d’activités économiques départementale sur la friche de l’ancienne base aérienne. Cette idée reprise lors de la campagne des municipales, vous l’avez caricaturée, méprisé. Vous avez préféré offrir le site à un affairiste, pour implanter une zone commerciale, qui, je le confirme, ne créera que peu d’emplois nets.
En aliénant toute perspective individuelle sur ce secteur, vous avez privé Romilly d’une possibilité de développement et d’emploi. L’endroit était pourtant idéal entre la RN 19 et la ligne SNCF Paris-Bâle. Le Conseil général et Aube développement ne s’y sont pas trompés, puisque Romilly est incapable de proposer un terrain de 4ha dans les conditions requises, l’usine Mabo, 100 emplois, s’installera à Châtres. Bravo et merci, Monsieur le Maire, pour les 1080 chômeurs romillons, et nos finances locales !
Des élus communistes et partenaires au service de Romilly et ses habitants
Permettez-moi pour conclure Monsieur le Maire, vous qui prétendez que notre action s’arrête à la critique ou mieux, à la diarrhée verbale, terme élégant de votre adjointe à l’enseignement, de vous rappeler que nous nous inscrivons quant à nous, dans une perspective d’avenir pour cette ville.
C’est en effet, nous, élus communistes, qui avons rencontré au côté des salariés de chez Jacquemard en lutte, le Président de la région, celui du Conseil général, puis Monsieur le Préfet, rencontres qui débouchèrent sur la table ronde à la préfecture et la signature du contrat de site. C’est nous, qui avons mené l’action pour la création de postes à l’hôpital et à la maternité, recueillant plus de 3000 signatures. C’est nous qui avons soutenu le combat de Pierre Mathieu, Vice-président de la région afin que l’Etat assume ses responsabilités financières en vue de l’électrification de la ligne Paris-Bâle. C’est nous qui par l’action incessante au Conseil général, avons obtenu la réfection lourde des deux collèges et la réalisation de la rocade nord. C’est nous, enfin, qui sommes aujourd’hui à la pointe de l’action pour qu’enfin le contournement de Romilly, tant souhaité par les riverains de la RN 19, voit le jour.
Autant de dossiers structurants qui permettront à terme, de sortir Romilly de l’ornière. Au-delà de la polémique, ce sont bien deux visions différentes de l’action au service de notre population qui s’opposent avec force au sein de ce Conseil municipal»..

Romilly sur Seine
Conseil municipal Mauvaise soirée pour le gouvernement et l’UMP

Comment ignorer le contexte général et la politique gouvernementale avec ses conséquences pour la population et les collectivités locales quand les élus se réunissent pour débattre du prochain budget de la commune ?
Pas possible pour Joë Triché, chef de file de l’opposition dans le Conseil municipal de Romilly. C’est ce qu’il a démontré au cours de son intervention à la réunion du Conseil municipal du 29 novem-bre. En effet, l’Etat a de plus en plus la mainmise sur la gestion des communes en leur imposant des transferts de charges qui ne sont jamais totalement compensés au niveau financier.
La grogne des élus
Cette politique mise en oeuvre depuis une vingtaine d'années, mais que le gouvernement Raffarin et l'UMP ont décidé d'accélérer, provoque une profonde inquiétude et une très grande colère chez les élus a rappelé Joë Triché. Cela s'est fortement exprimé tout récemment au congrès des maires et de citer un sondage public pour le courrier des maires à l'ouverture de ce congrès : 43% des maires interrogés jugent que les dernières lois de décentralisation vont plutôt dans le mauvais sens contre 35% dans le bon sens. Ils sont aussi 55% à indiquer qu'ils ne font pas confiance à Raffarin et à son gouvernement pour le maintien des services publics. Autre exemple de ce désarroi et de la colère des élus qu'a tenu à souligner Joë Triché : "Dans la Creuse, 260 élus, Conseillers municipaux, Maires et Conseillers généraux ont présenté tout récemment remis leur démission au Préfet de ce département justement, à cause de la casse des services publics, en ruralité notamment". Et dans l'Aube, c'est le président de l'association des maires ruraux du département qui dénonçait il y a trois semaines, le mépris de l'Etat à l'égard des élus en déclarant : "les décisions sont prises d'avance. On a l'impression d'être pris pour des ânes.


Et si on dit qu'on n'est pas d'accord, on nous rétorque que l'on a rien compris".
Des transferts de responsabilité sans les moyens financiers correspondants = plus d’impôts pour les habitants
Pour l’élu communiste, les raisons de cette colère légitime sont claires et simples à la fois : «la feuille de route du gouvernement qui guide toute sa politique est la réduction par tous les moyens des finances publiques en transférant des compétences nouvelles aux collectivités territoriales sans qu’elles soient assurées des moyens financiers qui accompagneront ces transferts. D’où des hausses d’impôts locaux en perspectives».
Ainsi, alors que les collectivités locales réalisent plus de 70% des investissements civils et encaissent 10% seulement de l’impôt global, l’Etat persiste à se servir des collectivités locales comme variable d’ajustement de son budget.
La mort lente des collectivités et des services publics
Pour Joë Triché, l'alibi de la maîtrise des déficits publics est une supercherie pour mieux museler les collectivités. En effet, les actifs financiers dans les pays riches qui dépassent de beaucoup le produit intérieur brut de ces pays ne sont pas comptabilisés. Ainsi, les déficits publics, limités à 3% du PIB par le traité de Maastricht sont des déficits organisés pour peser sur les salariés, les services publics, les budgets des collectivités territoriales. Nous assistons donc, devait-il souligner "à une politique de mort lente des collectivités et des servi-ces publics que met en oeuvre le gouvernement actuel avec l'UMP dont Michel Cartelet et Sarah Auzols restent des alliés fidèles".
Devant ces arguments développés, Marie-Thérèse Lucas maire adjoint, représentante de l'UMP dans l'équipe Cartelet a bien essayé de défendre le gouvernement. Mais en très grande difficulté, elle a très vite abdiqué. ..

La bataille du 1 euro est lancée:
La Somuco invite tous les assurés sociaux à signer et nous retourner cette carte pétition

La FMF ouvre une campagne de pétitionnement pour obtenir la suppression de la contribution forfaitaire.
Retournez la carte pétition à :
SO MU CO : 99 rue GORNET BOIVIN, 10100 ROMILLY-SUR-SEINE qui transmettra les pétitions collectées.
LA LUTTE DES PLACES
En claquant la porte du Conseil d'administration de la CNAM, le président du MEDEF avait expliqué que les patrons quittaient l'assurance maladie parce qu'ils n'avaient pas vocation à gérer la santé des Français. On peut alors se demander pourquoi le patronat français, avec l'appui de la puissance publique, cherche-t-il à faire un retour en force dans les instances délibératives et décisionnelles de la sécurité sociale ? Il obtient déjà la parité au conseil de la CNAM et pourrait conquérir la majorité des sièges au sein de l'Union des caisses nationales d'assurance maladie.
Pour faire bonne mesure, les assureurs revendiquent de faire jeu égal avec la mutualité au sein de l'Union des complémentaires. On se demande où s'arrêteraient les ambitions du MEDEF si Monsieur SEILLIERES avait fait médecine.
On le voit, la lutte des places n'est pas morte. L'entrisme du MEDEF confirme, si besoin était, que la réforme de l'assurance maladie ne s'est pas arrêtée avec le vote de la loi du 13 août dernier. Au contraire. Un

fantastique bras de fer vient de s'engager. Pour faire gagner le camp de la solidarité, la mutualité doit miser sur ces arguments que sont la démocratie et la volonté de rassemblement des acteurs sociaux .
Pharmacie mutualiste
99, rue Gornet-Boivin, 10100 Romilly-sur-Seine,
Tél. 03 25 39 56 47.
Du lundi au vendredi,
de 9 à 12 heures et de 14 à 19 heures.
Le samedi :
de 9 à 12 heures et de 14 à 17 heures.
Le service de livraison des médicaments
à domicile (gratuit), fonctionne du lundi au samedi.n
Centre de soins dentaires
3, rue Carnot, 10100 Romilly-sur-Seine,
Tél. 03 25 24 25 02.
Du lundi au vendredi,
de 8 h 30 à 12 heures et de 13 h 30
à 19 h 30.
Le samedi de 8 heures à 12 heures. n
Centre d’optique
46 bis, rue Gornet-Boivin, 10100 Romilly-sur-Seine,
Tél. 03 25 24 98 00.
Du lundi au vendredi,
de 9 heures à 12 heures et de 14 heures
à 19 heures.
Le samedi :
de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.

Une Sécu plus solidaire
Avec une mutualité partenaire
Nom : .................................................. Prénom : ...................................................

Mutuelle : .............................................

Je demande le retrait de la franchise de 1 euro pour chaque consultation ou pour chaque acte médical. Cette contribution forfaitaire pénalise les malades. Elle est contraire aux principes de solidarité de la Sécurité Sociale.
Je soutiens donc ma mutuelle dans son action pour que cessent les transferts de charges sur les ménages et sur les mutuelles.

Date ………………………. Signature