La dépêche de l'Aube n°792 du Jeudi 25 novembre 2004

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Emploi, pouvoir d'achat, délocalisation
Les communistes affûtent leurs propositions

J. Triché, J.-P. Cornevin et A. Obadia lors de la conférence.

Emploi, pouvoir d’achat, délocalisation, face au chantage du Medef et de la droite, comment construire des alternatives.
Devant une salle pleine, Alain Obadia, membre du comité exécutif national et coordinateur du pôle économie -emploi-social participait à la conférence/débat organisée par la fédération de l'Aube sur ce thème.
Une soirée qui aura permis aux militants présents un échange à bâton rompu riche en enseignements.
Dans son introduction Jean-Pierre Cornevin a rappelé que les questions de l'emploi, de la délocalisation et du pouvoir d'achat demeurent plus que jamais un problème majeur avec une situation qui empire de semaine en semaine en laissant de plus en plus de nos concitoyens vivre dans des conditions financières inadmissibles. l'Aube a déjà payé un lourd tribu à la délocalisation. 25 000 salariés dans le textile dans les années 80, 6500 aujourd'hui.
" Face à ce que l'on peut appeler une désindustrialisation de la France à marche forcée, le parti communiste français, ses militants, ses élus qui représentent une force qui compte dans notre pays entendent faire avancer leurs propositions, qui sont des propositions concrètes, empruntes de progrès et de justice sociale et que nous voulons avant tout efficace. "
Les milliards d'euros d'exonération de charges sociales dont fait cadeau chaque année le gouvernement aux entreprises (20 milliards €/an) pour faire " baisser le coût du travail " - comme si le travail serait un coup !… sont inefficaces et creuse de surcroît le trou de la sécu. La France a perdu 40 000 emplois industriels rien que le 1er trimestre 2004.
Les propositions du PCF prennent le contre-pied des solutions plébiscitées par le MEDEF et appliquées par les gouvernements successifs.
Alain Obadia a ainsi expliqué que ce ne sont pas les charges sociales qu'il faut baisser, "elles sont utiles au développement du pays", mais les charges financières qui étouffent l'emploi, les qualifications, les salaires, l'activité des entreprises, surtout dans les PME.
Parmi les propositions communistes développées par A. Obadia figure la création dans chaque région de Fonds régionaux pour l'emploi et la formation : ils prendraient en charge une partie des intérêts versés aux banques par les entreprises pour leurs crédits à l'investissement.
La prise en charge (bonification) serait d'autant plus importante que l'entreprise concernée s'engage à

maintenir ou créer des emplois et à former ses personnels. Chacun de ces Fonds pourrait être immédiatement amorcé par le redéploiement, à cet effet, d'une partie des crédits d'action économique du budget du Conseil régional. Il faut obtenir également la taxation des crédits accordés par les banques aux entreprises qui délocalisent.
Prévenir les délocalisations et restructurations :
A. Obadia a rappeler que devant l'ampleur du phénomène, les élus communistes ont à nouveau déposé à l'assemblée nationale il y a quelques mois, une proposition de loi visant à lutter contre les délocalisations. "La majorité de droite n'a pas accepté d'ouvrir le débat sur nos propositions" Rien d'étonnant puisque la proposition de loi communiste demande : "d'établir immédiatement un moratoire des délocalisations pour suspendre tout licenciement et toute fermeture décidés sans concertation avec les salariés ou leurs représentants et cela afin de dégager les solutions maintenant l'emploi sur le territoire, et aidant à la poursuite de l'activité. Nous demandons également que les entreprises qui procèdent à ces délocalisations à des fins de profit maximum, soient tenues, non seulement de s'acquitter de leurs obligations légales, mais de rembourser toutes les aides publiques perçues au titre de l'aide à l'activité et à l'emploi et de taxer les réimportations".
On le voit il s'agit là de proposition en rupture avec la logique dominante du capitalisme financier et qui demande pour les faire aboutir, un combat politique de haut niveau.
JP Cornevin a souligné que "les élus communistes au conseil régional vont faire avancer un certain nombre de propositions concernant l'emploi, la formation et les délocalisations que nous avions d'ailleurs souhaité faire apparaître dans le programme de la gauche lors des élections régionales".
Il a cité par exemple qu'"au moment où la droite à l'assemblée nationale vient de supprimer la loi relative au contrôle des fonds attribués aux entreprises" Loi Hue "qui donnait plus de droit aux salariés confrontés aux licenciements collectifs, il est évident que la région doit prendre le contre pied du gouvernement et mettre en place très rapidement ces mesures et même les améliorer afin d’obtenir une meilleure efficacité de l'utilisation des fonds publics pour l'emploi et la formation.

LDA

Défense du service public
La révolte gronde

Mobilisations pour empêcher la fermeture d’un hôpital, d’un centre de santé ou d’une maternité, pour le maintien d’une perception ou d’un bureau de poste, pour le prolongement d’une ligne de bus ou la sauvegarde d’une gare.
Partout en France, des actions sont engagées, le plus souvent en zones rurales, pour préserver des services publics.
Parfois élus et habitants s'organisent en collectifs, et des coordinations s'esquissent à l'échelle d'une région ou au niveau national comme ce fut le cas avec la réunion le week-end dernier à Lure en Haute-Saône, de la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité.
L'expression la plus spectaculaire de cette mobilisation pour les ser-vices publics de proximité reste la démission en bloc de 260 élus de la Creuse pour protester contre la fermeture de perceptions. Ils poursuivent leur action et une manifestation avait lieu à Guéret ce samedi avec une forte mobilisation des habitants. 1500 manifestants pour le chef-lieu de la Creuse qui compte 14 000 habitants, un record. L'ensemble des conseillers régionaux de gauche de l'Auvergne s'étaient joints au rassemblement, des délégations d'Isère, d'Indre, de Corrèze, du Cher, de Charente. Après le succès de la manifestation, le comité de défense a décidé d'organiser un " rallye des services publics " avec des débats dans les communes du département et un appel à la mobilisation nationale.
En Ardèche, les maires des onze communes du canton de Saint-Martin de Valamas menacent de démissionner si le projet de suppression d'une perception et d'une antenne de la DDE devait se concrétiser.
Tout n’est pas marchandise
Si la fronde prend de l'ampleur, c'est que les communes rurales voient s'accélérer le mouvement de disparition des services publics. Pour Guy Dumignard, conseiller


municipal de La Souterraine, dans La Creuse, et responsable de l'association départementale des élus communistes et républicains, "l'attractivité du monde rural est en grande partie fonction de sa capacité à offrir des services publics de qualité et des services de proximité à ses habitants". Des services publics dont il estime qu'ils sont mis en danger par "l'adaptation" aux critères de la rentabilité, clé de voûte de projets comme l'AGS, l'Accord général sur le commerce et services, ou la constitution européenne.
"Contrairement à ce que préconisent l'OMC ou la commission de Bruxelles sans parler du projet de constitution, tout n'est pas marchandise" explique-t-il.
Ce même week-end se tenaient d'ailleurs les États généraux des collectivités contre l'AGS, à Bobigny; 600 communes se sont déclarées hors AGS. Une adresse au chef de l'État, condamnant notamment la "directive Bolkestein", d'inspiration ultralibérale, qui donnerait tout pouvoir à la Commission pour décider des services à libéraliser en Europe sans avoir à demander l'avis des États.

Liste des bureaux de poste aubois de plein exercice qui vont être transformés en agence postale à charge des collectivités locales ou passer au privé
Auxon, Bagneux la Fosse, Bréviandes, Bûchères, Celles sur Ource, Charmont sous Barbuise, Chavanges, Ches-ley, Clérey, Crancey, Dienville, Ervy le Châtel, Estissac, Jessains, Landre-ville, Lesmont, Lhuitre, Mailly le Camp, Marcilly le Hayer, Marigny le Châtel, Montiéramey, Pâlis, Payns, Plancy l’Abbaye, Pont sur Seine, Pouan les Vallées, Rosières près Troyes, Savières, Soulaines Dhuys, St Germain, St Jean de Bonneval, St Léger près Troyes, St Lyé, St Mards en Othe, St Phal, Ste Maure, Trainel, Villacerf, Villemaur sur Vanne, Virey sous Bar

Contre les violences faites aux femmes

Le PCF exige du Gouvernement une loi Cadre.
Sohane, morte brûlée vive ; une Personnalité religieuse de Vénissieux qui explique «comment battre sa femme», 29 femmes mortes cet été des violences conjugales. Combien faudra - t - il encore d’électrochocs pour que cesse cette barbarie, pour que les pouvoirs publics prennent cette question au sérieux. Ces évènements et bien d’autres malheureusement, s’ils ont permis de rompre la loi du silence, sont toujours traités comme des affaires qui relèveraient du «domaine privé».
Combien de temps, combien de luttes de femmes seront nécessaires pour que les dénonciations des violences machistes au quotidien trouvent enfin des réponses politiques ?
Non, toutes ces femmes, ces jeunes filles, ces fillettes ne sont pas victimes d’un accident, d’un crime passionnel ou tout simplement d’actes commis par un déséquilibré mental. Ces comportements ont des origines.
La société doit cesser toute hypocrisie en exigeant que M. Chirac cesse d’amnistier leurs auteurs au travers


de la grâce présidentielle, que M. Sarkozy s’attaque aux réseaux prostitutionnels et pas aux prostituées, que la police enregistre les plaintes des femmes victimes, que les juges appliquent les lois condamnant les violences, que la France n’autorise pas l’application du code de la famille concernant les Algériennes.
Le Parti communiste «co-fondateur» du Collectif Droits des Femmes sera présent à la manifestation qui se déroulera le 27 novembre pour que des mesures politiques et sociales soient prises afin que cessent toutes formes violences à l’encontre des femmes, pour exiger avec les mouvements et associations féministes l’adoption d’une loi cadre :
Une loi qui permette d’agir concrètement contre toutes les formes de violences faites aux femmes. Une loi qui traite de tous les aspects préventifs, éducatifs, sociaux, d’assistance, de suivi des victimes. Une loi qui sanctionne les violences. Une loi intégrale et multidisciplinaire

Humeurs

Les mots anodins
Il y en a qui croient que le racisme est un phénomène nouveau et dirigé contre les seuls Arabes. En 1925, l'Inspecteur d'Académie de l'Aube, M. Rossignol, (1) s'adressait aux instituteurs pour leur donner quelques conseils pédagogiques concernant les enfants étrangers, à l'époque surtout italiens. Il évoque d'abord le sort de départements qui sont "l'objet d'une colonisation systématique risquant de submerger parfois délibérément l'élément indigène". Il s'applique ensuite à donner des conseils pédagogiques aux maîtres pour les enfants étrangers : la méthode directe avec le parrainage des grands élèves français, une lecture répétée pour une prononciation parfaite.
Ce souci ne va pas sans un constant rappel à l'idéal national de former des Français et en tout cas, des gens "qui ne soient pas trop hostiles et ne restent pas trop longtemps différents de nous" Le but est aussi "qu'ils soient entraînés à s'exprimer et à parler en français"
Quant aux adultes qui sont "pour la plupart extrêmement instables" travaillant comme bûcherons ou charbonniers, il faudra éviter "que se constituent des îlots trop compacts d'étrangers d'une même nationalité qui ne parleraient pas et qui par suite ne penseraient pas comme nous," d'autant plus que "dans les grosses agglomérations, il y a des groupes inquiétants".
La bonne conscience de ces autorités ne faisait aucun doute. Le préfet et le Conseil général encourageaient de tels propos. L'esprit colonialiste et nationaliste soufflait à plein. Un quart de siècle plus tard c'était l'holocauste. Les mots anodins s'étaient soudain gonflés de barbarie. .

Jean Lefevre

(1) Extrait de son discours paru dans les excellents "Cahiers Aubois de l'Education" dirigés par J.L. Humbert.
Le T.P.C provoque l’orgasme

Dario FO est un auteur italien de première grandeur.
Il fallait qu'il fut important pour qu'on lui attribuât le prix Nobel vu son passé sulfureux de communiste exacerbé par un anarchisme insolent. Une vraie tête à claques ce Dario, emmerdeur, destructeur, et s'insurgeant bêtement contre les violences policières, la politique de Berlusconi, la somnolence des démocrates de gauche, et pour finir, ami des contestataires du monde entier .Il s'est même fâché avec la justice qui n'a pas voulu reconnaître l'agression terrible et le viol de sa femme en 1973, viol organisé par les carabiniers du commandant Palumbo à Milan.
Dario FO, pour aller au plus profond des consciences, pour faire ce que tous les édiles disent mais ne font pas, élargir le public, faire de la culture vraiment populaire, Dario FO a inventé un nouveau théâtre, utilisant l'art du clown, revisitant la commedia dell' arte, mettant sur scène des personnages réels, les faisant ricaner, aboyer, se tordre et surtout les faisant jouer dans des endroits les plus incongrus : stades, garages, usines, marchés., Dario FO se nomme "le jongleur du peuple au milieu du peuple".
Pierre Fabrice qui sort du peuple lui aussi et dirige son Théâtre Populaire depuis des lustres, tient Dario FO en haute estime. Ces quatre tableaux qu'il a mis en scène au théâtre Gérard Philipe sont d'une étonnante vigueur et d'une belle méchanceté. Les féministes devraient s'en réjouir quoique qu'il ne s'agisse pas d'un féminisme de salon comme on le rencontre dans les allées du pouvoir. C'est la crue condition des femmes italiennes d'aujourd'hui et pourquoi réduire la chose à l'Italie, c'est celle de toutes les femmes, y compris dans notre beau pays des droits de l'homme, donc pas de la femme.


Une femme au foyer qui trime enfermée par un mari jaloux, une autre devenant hippie pour aller à la conquête de son fils drogué, une troisième qui devient Médée apostrophant Jason et prenant la foule à témoin. Beau moment où Dario FO prend la plume d'Euripide qui fait se venger Médée de Jason l'infidèle en tuant leurs propres enfants. Comme quoi la tragédie grecque inspire encore nos pensées. Comme quoi le monde moderne garde ses relents du passé, dont on ne sait jamais quelle dent il vous réserve.
Ces quatre belles séquences ont surtout été servies par deux comédiennes hors pair, Marie-Hélène Aïn et Maria Naudin dans une mise en scène volontairement sobre. M.H Aïn a été remarquable par sa façon de mettre en scène les personnages suggérés par l'auteur, personnages virtuels, bien mis en chair et servant la parodie jusqu'à la folle dérision finale. Maria Naudin met son trac à l'épreuve par plus de volubilité et d'à-coups qui servent en fin de compte le texte moins logique que le premier. À chaque fois la femme trouve une réponse à son destin, constructive ou non. L'homme est puni par où il a péché. D. FO est un croyant qui s'ignore.
Le Théâtre Populaire de Champagne a montré là qu'il était toujours debout et vigoureux. Il en est à sa deuxième création cette année. "En cas de meurtre" fut donné en janvier et sera redonné à la Madeleine. Cet "Orgasme échappé du zoo" fera date également et devrait trouver un nouveau public.


Jean Lefèvre

Europe : le oui enferme, le non libère

Dire oui à la Constitution Giscard, c’est figer l’Europe dans ses orientations les plus négatives.
Dire oui, c'est enfermer notre pays et l'Europe dans une camisole libérale pour des décennies, c'est fossiliser les politiques les plus réactionnaires. Dire oui, c'est bloquer l'Europe dans une seule et même politique au service des patrons, c'est s'interdire de bouger pour de très longues années.
Le Non au contraire ouvre un autre avenir possible à l'Europe. Si le non est majoritaire, cela voudra dire que sont majoritaires les exigences portées par les mouvements sociaux. Dire non, c'est relancer les mobilisations sociales en faveur d'une Europe sociale.
Dire Oui, c'est une autre façon de dire : tout ce qui se fait aujourd'hui est bel et bon, le diktat de la finance, la mise concurrence des salariés et des peuples, les désordres financiers, les malversations, les inégalités croissantes, les arbitraires de toute sorte. Avec la Constitution Giscard, toutes ces options ultralibérales auraient force de loi, elles deviendraient la règle en Europe pour une ou plusieurs générations.
Le Non, lui, marquerait un net rejet de tout ce qui ne tourne pas rond aujourd'hui, de tout ce qui fait mal aux salariés et aux peuples ; le non rendrait possibles des recherches de nouvelles voies pour le progrès social, pour une vie meilleure, pour des coopérations équitables. Le non permettrait de reconstruire l'Europe sur d'autres fondations, de jeter les bases d'une Europe non plus soumise à la finance et à la concurrence sans frein mais avant tout soucieuse de l'emploi, de la formation, de la démocratie. L'Europe compte assez de forces en son sein pour faire prévaloir de tels choix.
Bref, le oui enfermerait la France dans le corset libéral, le non donnerait aux Français une chance d'œuvrer pour un peu plus de bonheur, un peu plus de justice, pour une Europe moins inégale, un monde moins dur. On le voit, votre intervention de simple citoyen peut ici jouer un rôle décisif. Vous pouvez peser dans la balance, faire pencher les choses du bon côté.
Mais en cas de rejet, direz-vous, que va-t-il se passer ?


C'est Oui ou le chaos, répète le chœur de la droite, des patrons et des partisans du "marché libre". Pourtant, ils ont beau agiter les pires scénarios catastrophes, histoire de jouer sur la peur, les choses seront bien plus simples. Si le projet de constitution Giscard est rejeté, il se passera ce qui doit se passer : il faudra remettre l'ouvrage sur le métier, travailler à un autre traité, mais en tenant compte cette fois de vous. Aucun projet européen ne pourra faire l'impasse sur notre pays ni négliger son opinion.
Dire Non, en effet, ce n'est pas nier l'Europe, c'est demander qu'on reparte sur de nouvelles fondations. Des idées existent pour une Europe sociale et écologique. Citons : un système de sécurité d'emploi ou de formation, la relance en grand des dépenses publiques, sociales, salariales, en un mot le progrès social ; un moratoire con-tre les plans de licenciements et les délocalisations ; le lancement de grands chantiers européens dans les transports, l'énergie, l'eau ; la défense et la création de nouveaux services publics européens ; le refus de l'accord général sur le commerce des services (AGCS) ; la mise hors marché capitaliste des secteurs vitaux comme la santé, l'énergie, l'eau, l'alimentation, l'éducation, la culture, l'égalité d'accès à des biens et des services publics dignes de notre époque.
Et puis, plus on abaisse les frontières, plus il faut élever les droits, sinon c'est la loi de la jungle. Il faut favoriser à l'échelle européenne la démocratie participative d'intervention, incluant de nouveaux pouvoirs aux salariés dans les entreprises ; décréter, pour de bon, l'égalité homme-femme; l'accès à une véritable citoyenneté pour tous les Européens…
Enfin, l'Europe a une responsabilité particulière à assumer en faveur d'un monde moins violent, plus humain, un monde de paix.
Le non, décidément, est une chance historique pour l'Europe, l'occasion rêvée de redonner l'initiative aux peuples.

Souscription nationale
Un appel lancé par R. Jacquet

C’est un nouvel appel que le Parti communiste français vous adresse à l’occasion de sa nouvelle souscription lancée lors de la fête de l’Humanité en septembre 2004.
Vous avez déjà été sollicité(e) ces dernières années et vous avez répondu alors par votre soutien financier, pour que vive, existe le «PCF». Peut-être avez vous déjà effectué pour 2004 votre ou vos versements, soyez-en chaleureusement remercié(e).
2004 est, à bien des égards, différente de l’année précédente. Sous l’impulsion de Marie-George Buffet, une activité et des résultats électoraux diversifiés, contrastés et en progrès, ont manifesté ce que les médias appellent un «certain retour» du PCF.
Dans la situation sociale et politique que connaît notre pays, dans l’Europe et le monde d’aujourd’hui, le parti communiste français a l’ambition :
d’être présent avec toutes celles et tous ceux qui souffrent ou qui sont victimes de reculs sociaux, qui souhaitent se rassembler et agir pour des avancées de progrès social, de droit et de citoyenneté,
de contribuer, par la multiplication de forums citoyens, rencontres pluralistes, meetings, à ce que les gens des villes, des quartiers et des villages, des entreprises et des lieux d’études, débattent des conditions de se rassembler et de construire «ensemble» des projets positifs de transformation sociale,
de permettre de construire un autre projet social et de progrès pour l’Europe, en lieu et place de la proposition de constitution européenne qui est faite aux 25 peuples de l’europe actuelle...
C’est d’1 million d’euros dont nous avons besoin pour contribuer aux initiatives et aux débats citoyens dans notre société, d’ici la fin de l’année. Ainsi, c’est à nouveau à votre solidarité financière, à votre contribution, selon vos moyens, que nous nous adressons en sachant que nous seront entendus et nous vous en remercions n
L’objectif fixé par la fédération de l’Aube pour la souscription nationale est de 6 000 €


Je verse la somme de .................... € A l’ordre de : Association nationale de financement du PCF 2, place du Colonel Fabien 75167 Paris Cedex 19.
Les versements sont plafonnés à 7622 €. Effectués par chèque, ils donnent droit à une déduction fiscale pour 60 % de la valeur du don, selon un plafond de 20 % du revenu imposable. Un reçu fiscal vous sera adressé

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