La dépêche de l'Aube n°790 du Jeudi 12 novemre 2004

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Chômage en hausse et pertes d’emplois industriels dans l’Aube
Comment y faire face ?

La situation de l’emploi s’est encore détériorée dans le département de l’Aube.
En septembre, le chômage a progressé de 0,8%, il avait déjà enregistré une hausse de 0,4% au mois d’août. 12749 personnes se trouvent ainsi privées d’emploi et le taux de chômage reste toujours supérieur à la moyenne nationale, 10,5% pour notre département contre 9,9% pour la France métropolitaine. Une situation qui plonge des milliers de familles auboises dans l’angoisse, la précarité et la misère. Ainsi les emplois à durée indéterminée ont de plus en plus tendance à céder la place à l’intérim et aux contrats à durée déterminée. Pour les neuf premiers mois de 2004, les offres d’emplois durables s’avèrent moins nombreuses qu’en 2003. Les propositions d’embauches concernent principalement des missions d’intérim ou des emplois d’une durée inférieure à six mois.
L’autre fait marquant qui traduit bien que l’Aube va mal est la progression du nombre de Rmistes, plus 10% en 2003. Des milliers de familles se trouvent contraintes de survivre avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté. La reconversion de notre département tant annoncée par la droite auboise avec ses chefs de file Baroin et Adnot est loin de produire les effets annoncés comme le démon-tre la situation de l’emploi. Ils détiennent pourtant tous les pouvoirs.
Emploi industriel l’hémorragie continue
L’hémorragie continue selon les statistiques provisoires des Assedic, tout secteur confondu, l’Aube a perdu 650 emplois. Ces pertes d’emplois proviennent essentiellement de l’industrie qui enregistre pour les années 2002 et 2003, un recul des effectifs de 11,7%. Il faut sans aucun doute, y voir là, les conséquences des délocalisations vers les pays à bas salaires. Délocalisations qui menacent des milliers d’emplois dans tous les secteurs industriels fortement présents dans notre département, le textile compte encore 6000 emplois mais aussi la métallurgie et la chimie par exemple, des restructurations attendues chez Petitjean et Michelin.
En effet, dans ce monde capitaliste où les maîtres mots sont rentabilité, compétitivité, profits, actionnaires, dividendes, marchés financiers, le pire est à craindre car du jour au lendemain les entreprises passent d’une main à l’autre avec toujours une restructuration se traduisant par des mauvais coups pour les salariés. Et ce n’est


sans doute pas la voie qu’entend prendre Ph. Adnot, le président du Conseil général qui inversera cette tendance. S’inspirant du modèle en vigueur à Taïwan, il veut inscrire notre département dans la compétition mondialisée du capitalisme en mobilisant tous les fonds publics pour les mettre au service de la rentabilité et de la compétitivité. Un choix qui risque de se faire au détriment de la réalisation d’équipements nécessaires à notre département et ses habitants. On va parler beaucoup de recherche et de technologie mais peu de l’avenir des salariés victimes des délocalisations.
Eradiquer le chômage : est-ce possible ? Et comment faire ?
Force est de constater que tout ce qui a été entrepris dans ce domaine depuis plus de vingt ans est un échec. Les communistes n’ont cessé de le dire car l’objectif des baisses de charges et les cadeaux fiscaux accordés aux entreprises n’ont pas pour objectif l’emploi mais le profit et le versement de dividendes aux actionnaires. Pourtant éradiquer le chômage doit devenir une perspective à atteindre comme le proposent les communistes.
En effet, si des millions de personnes sont privées d’emplois dans notre pays, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de travail comme on tente de le faire croire mais parce que le patronat a décidé de ne pas créer d’emplois. Dans tous les domaines, pour répondre aux besoins multiples qui s’expriment, des créations d’emplois sont nécessaires. D’autre part, la faiblesse des salaires et la précarité qui frappe des millions de personnes sont source de chômage car ces familles n’ont pas les moyens de consommer. Et puis, il y a les délocalisations qui laissent les salariés sur le carreau dans la plupart des pays développés. Or aujourd’hui, dans un pays comme la France, aux richesses considérables, est-ce trop demander que d’avoir une vie sécurisée avec un emploi, une formation et des salaires permettant l’épanouissement de chaque individu ? A cette question, les communistes aubois et leurs amis sont invités à y réfléchir à l’occasion de la conférence débat que la fédération de l’Aube du PCF organise jeudi 18 novembre avec Alain Obadia, dirigeant national du Parti communiste chargé des questions économiques.

Joë Triché

Alain OBADIA Dirigeant du PCF membre du Comité exécutif national Responsable du pôle entreprises économie-sociale
Conférence Débat
avec Alain OBADIA
Emploi Pouvoir d’achat Délocalisations
Face au chantage du MEDEF et de la droite
Comment construire des alternatives ?
Jeudi 18 novembre à 18 h 30
Conférence Débat avec Alain OBADIA Dirigeant du PCF membre du Comité exécutif national
Responsable du pôle entreprises économie-sociale Réservez votre soirée

Europe :
faire bouger les choses

Pour éviter l’affront d’être recalé par le Parlement européen, le président de la commission de Bruxelles a décidé in extremis de reprendre ses consultations auprès des Etats de l’Union européenne pour recomposer son équipe.
Et le commissaire italien a dû renoncer à son siège. Le tollé suscité d'un bout à l'autre de l'Europe par les "dérapages" de certains membres de la Commission ont finalement eu raison de leur entêtement.
L'onde de choc de cet incident est importante, inédite dans l'histoire de l'Europe. Car elle illustre l'acuité de la crise qui touche la construction européenne elle-même. Telle qu'elle se pratique depuis Maastricht jusqu'au couronnement qu'elle entend imposer par la constitution dont le texte a été signé ces jours-ci à Rome avant d'être soumis à ratification dans les différents pays.
Le malaise européen, en fait, vient de cette fuite en avant libérale. Comment ne pas le discerner à travers la nomination au poste de commissaire à la concurrence d'une responsable néerlandaise qui siège dans les conseils d'administration de plusieurs groupes européens et américains et confond allègrement responsabilités publiques et intérêts privés au point d'avoir été tancée par son Parlement national ? Comment ne pas voir une confirmation de cette obsession du modèle anglo-saxon dans l'octroi du portefeuille du marché intérieur à un personnage réputé dans son pays pour sa férocité à l'égard de tout ce qui ressemble à une subvention ou une intervention publique ? Comment ne pas voir comme une prime au dumping fiscal le plus débridé, l'attribution du secteur de la taxation à la représentante d'un pays qui pratique quasiment une imposition à taux zéro sur les bénéfices ?
Et Rocco Buttiglione, l'ineffable commissaire italien, par qui le scandale est arrivé, n'était pas moins adepte de ce


seul fondamentalisme de marché, même s'il s'est fait surtout discréditer avec l'autre versant fondamentaliste de sa personnalité en brandissant la croix contre les homosexuels et les féministes.
Se protéger de la vie des peuples
Ces personnages constituent davantage qu'un malheureux avatar, un symbole du forcing vers une Europe à la fois libérale et fédérale. C'est-à-dire une Union qui, imprégnée de bout en bout des dogmes du marché, essaye de se protéger de l'avis des peuples, d'éloigner voire de rendre inaccessible aux citoyens les vrais centres de pouvoir et de décision comme l'est déjà, par exemple, la Banque centrale.
Le retrait de la Commission, pour Marie-George Buffet, "est une victoire pour toutes celles et tous ceux de la société civile, des mouvements féministes et LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans) qui se sont mobilisés pour refuser la désignation du commissaire Buttiglione qui défend des thèses homophobes, sexistes, anti-immigrés. Cette décision marque une étape nouvelle pour le Parlement européen, pour son indépendance et sa capacité à contrôler la Commission européenne".
Selon la secrétaire nationale du PCF, "tout le monde disait, à propos de la commission, qu'il était impossible de la retirer. Celle-ci le fut pourtant et cela n'a pas provoqué la crise annoncée. Sur la Constitution européenne, d'aucuns prétendent que si le non l'emporte, ce sera le chaos. Eh bien non ! Nous pouvons faire bouger les choses !

 

Humeurs

La question
Peut-on comparer communisme et nazisme ? C'est à cette question, sous forme d'exercice pastoral que s'est attelée la mairie de La Garde dans le Var qui organise un colloque "national" sur le sujet. Le maire de La Garde n'est pas F.N comme on pourrait le penser, non, c'est un bon petit maire centriste, colonel de gendarmerie de surcroît, ce qui mérite considération et respect.
Ce qu'on sait déjà, c'est que les milliers de communistes fusillés par les fascistes et déportés dans les camps nazis seront absents et ne pourront répondre à cette question odieusement posée.
On sait aussi que les crimes de Staline furent terribles et que le régime qu'il imposa fut relayé par une perversion totale du système socialiste original. Mais est-ce la première fois qu'un tyran se drape dans des idées généreuses pour faire régner la terreur ? Comparer communisme et fascisme tient plus du délire que de l'interrogation scientifique.
Marx s'inscrit dans une pensée inspirée de la philosophie des lumières. Les fascistes puisent leur source dans le racisme et la haine. A la volonté de reconstruire le monde par la justice s'oppose la décision de l'épurer par l'exclusion et la destruction. La pensée progressiste a donné Jaurès, Aragon, Eluard, Picasso, Joliot-Curie, Langevin, pour ne parler que de quelques grands esprits de chez nous. Où sont les créateurs (1) fascistes ? Il n'y en a aucun.

Malicette

(1) Le mot jure : on devrait dire destructeur.

Elections Américaines
Le conservatisme extrémiste au pouvoir

La victoire annoncée du candidat Bush marque l’installation à la Maison Blanche d’une droite extrême, belliciste, dure aux pauvres, marquée par le fanatisme religieux.
Face à lui, John Kerry portait, bien au-delà de son image politique, les espoirs de dizaines de millions d'Américains voulant en finir avec le vol des faucons au-dessus de la Maison Blanche.
Le contexte de cette campagne était inédit par son caractère dramatique. Le mandat présidentiel qui prend fin a été marqué d'abord par les attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington puis par le déclenchement de la "guerre contre le terrorisme" qui a conduit l'armée américaine en Afghanistan et en Irak.
Dans ce dernier pays, l'invasion puis l'occupation, décidées au mépris de toutes les règles internationales avec mensonges à l'appui aujourd'hui universellement reconnus, ont tourné au fiasco. Un chaos meurtrier s'est installé en Irak, faisant plus de cent mille morts dans la population civile et plus de mille victimes parmi les militaires américains alors que se multiplient les attentats, que des otages sont capturés et assassinés.
Face à cet échec, Bush a choisi de maintenir un ton guerrier, se posant en "commandant en chef", surfant


sur les sentiments patriotiques des Américains, les invitant à ne pas changer de capitaine quand le pays est en guerre contre le terrorisme. La réapparition subite de Ben Laden la semaine passée a ressemblé à une intervention divine. D'une certaine manière, le chef de la Maison Blanche a retourné à son avantage son calamiteux bilan.
Reste qu'il s'installe à la tête d'un pays profondément divisé, où les oppositions se sont radicalisées. Les clivages sur l'Irak et sur le rôle et l'image des États-Unis dans le monde ont séparé en deux camps l'opinion US. Et mobilisé les citoyens. De nouveaux électeurs, notamment jeunes, pauvres et noirs, ont tenu cette fois à ne pas déserter les bureaux de vote. Les syndicats, sans se faire d'illusions sur les projets sociaux de Kerry, se sont néanmoins engagés à ses côtés. Une opinion publique a commencé à se former contre la guerre, autour du refus du conservatisme extrémiste, et pourquoi pas d'une certaine contestation de l'ultralibéralisme. Une opinion faisant à peu près jeu égal avec l'Amérique du repli et de la domination. Les ultras de la Maison Blanche devront en tenir compte.


LDA

Constitution européenne
Pour un "Non" de gauche majoritaire en France et à Romilly sur Seine

Le projet de constitution Européenne, qui va être proposé au suffrage des Françaises et des Français, place l'Europe à la croisée des chemins.
Un tel enjeu nécessite donc un débat approfondi car le résultat du référendum aura des conséquences immédiates sur la vie quotidienne ouvrant une nouvelle période historique. Avec cette consultation, chacun est appelé à s'engager pour soi, pour ses proches, mais surtout pour les générations futures.
Il ne s'agit pas de voter pour ou contre l'Europe, contrairement à ce que l'on entend ici ou là.
Il s'agit de se prononcer sur le sens de la politique appliquée aux peuples européens.
Sera-t-elle au service de l'intérêt général ou au service d'une minorité ?
Poursuit-on la construction d'une Europe libérale, puissance de feu de la mondialisation capitaliste, où bâtissons-nous une Europe sociale, écologique, pacifique, solidaire, démocratique ?
La victoire du "Non" ne provoquerait aucun chaos, elle serait au contraire le moyen de réorienter la construction européenne avec un autre traité, pour une Europe sociale. Parmi les bases de ce nouveau traité on peut citer : une clause de non-régression sociale et européenne avec un autre traité, pour une Europe sociale. Parmi les bases de ce nouveau traité on peut citer : une clause de non-régression sociale et


l'harmonisation sociale par le haut ; la réorientation des profits pour les salaires et l'emploi ; un moratoire contre les licenciements et les délocalisations ; le lancement de grands chantiers européens ; la promotion d'une agriculture riche en emplois, respectueuse de l'environnement, rémunératrice du travail paysan ; l'impulsion de la démocratie participative d'intervention, incluant de nouveaux pouvoirs aux salariés dans les entreprises, le partage des richesses pour avancer vers une sécurité générale de l'emploi et de formation permanente.
Dans la diversité des engagements politiques, syndicaux, associatifs, citoyens, peut émerger d'autres idées et propositions progressistes pour une autre Europe.
Cette diversité doit pouvoir s'exprimer pour permettre au "Non" de l'emporter en devenant majoritaire. Dans ce cadre, un collectif d'initiatives citoyennes pourrait se mettre en place à Romilly.


Pour en discuter, j'invite les personnes intéressées à un échange non public pour travailler ensemble cette éventualité :
Lundi 15 novembre 2004 à 20h au siège de la section de Romilly du PCF 66 rue de la Boule d'Or.


Joë Triché
Conseiller général

zDroit du travail :
Pouvoir et Medef font la guerre aux salariés

Le projet Larcher, dont le seul objectif est de faciliter la tâche aux grands patrons licencieurs, est donc intégré dans la loi de cohésion sociale.
Cette procédure a pour objectif de porter immédiatement ce dispositif en discussion au Parlement. C'est au pas de charge et sabre au clair que le Medef veut obtenir des moyens renforcés pour restructurer plus vite et plus fort. Le gouvernement Raffarin s'exécute, mais ce faisant, il donne à voir la vraie mesure de ce qu'il entend par "cohésion sociale". Jean-Louis Borloo avait déjà prévu des sanctions pour les chômeurs qui refuseraient ses sous-emplois au rabais. Le voilà chargé d'ajouter dans sa loi un mécanisme destiné à augmenter le nombre de chômeurs.
La philosophie du projet consiste en une simplification des procédures, au bénéfice du patronat, s'entend, et en une fragilisation de la situation des salariés. Elle vise à restreindre, dans les grandes entreprises, les possibilités d'expertise et de recours des élus du personnel et des syndicats. Quant aux travailleurs des petites et moyennes entreprises, celles de moins de 50 salariés qui emploient la majorité du monde du travail, ils ne voient pas leur sort s'améliorer face à l'arbitraire patronal. Pour le Medef, c'est tout gagnant.
UMP et MEDEF : solidarité de classe
D'ailleurs, le baron Seillière a obtenu satisfaction sur ce qu'il réclame depuis des mois. Sur bien des points, le projet Larcher n'est que du copié-collé des revendications du Medef. Pour la forme, l'héritier des maîtres de forges a émis de mâles protestations après que Jean-Pierre Raffarin eut biffé la notion de "sauvegarde de la compétitivité" dans la définition du licenciement économique, notion qui avait provoqué un tollé au sein des organisations syndicales. Mais nul n'est dupe de la tactique habituelle du parti patronal, consistant à jouer du maximalisme pour obtenir le plus, et à morigéner le gouvernement, histoire de le faire


passer pour modéré. Et puis, le président du Medef sait qu'il peut compter sur la solidarité de classe et d'idéologie des députés de l'UMP, lesquels ne manqueront pas de monter en ligne lors de la discussion parlementaire. D'ailleurs, le très libéral Gérard Larcher leur tend la perche: "Nous calerons la position du gouvernement par rapport aux propositions des parlementaires".
Droit du profit contre droit social
Ce gouvernement de la revanche achève de s'attaquer à la loi de modernisation sociale adoptée en 2001 par la majorité de gauche d'alors. Le projet Larchet en est à peu près l'image inversée. Cette loi dont le volet antilicenciement avait été renforcé grâce à l'action déterminée des députés communistes, donnait aux élus des salariés des moyens nouveaux pour contester un plan de licenciement, pour présenter des solutions alternatives. Elle compliquait la tâche aux adeptes des licenciements boursiers. Le législateur d'alors ne prétendait pas que son texte mettrait fin de lui-même aux restructurations ravageuses d'emplois, mais cette loi était un point d'appui pour les salariés et pour les élus. Elle était une brèche dans l'édifice de la dictature des marchés financiers. Le Conseil constitutionnel, puis François Fillon, se sont chargés de démonter le dispositif, que le projet Larcher enterre aujourd'hui.
Du rapport Virville au programme Sarkozy (alias Camdessus), le monde du travail est confronté aujourd'hui à une offensive générale contre toutes les garanties et les protections juridiques, que l'ultralibéralisme à l'œuvre en France et en Europe ne peut plus supporter. Le projet actuel est une expression de plus de la volonté du grand patronat et de la droite au pouvoir de faire primer le droit du profit sur le droit social.


LDA.

zLe PCF et l’école :
Scolarité obligatoire de 3 à 18 ans

Il y avait peu de chance que le rapport Thélot plaise au Parti communiste.
En juin déjà, la sénatrice Annie David avait donné sa démission de la commission. Motif : ses propositions étaient "inaudibles" par les autres membres du groupe de travail. L'élue ne voulait plus "s'associer" à la rédaction du rapport, doutant de la "bonne foi du gouvernement", a-t-elle redit en présence de la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet. À ses yeux, le grand débat sur l'école, commencé l'an dernier et qui a mobilisé des milliers de personnes, n'a pas eu l'attention méritée de la part des ministres Luc Ferry et François Fillon. Dès le début, la sénatrice avait tiqué sur "l'orientation des questions, largement guidée par des choix gouvernementaux".
Les représentants du PCF voient dans le rapport "une attaque d'envergure contre la qualité de la formation des jeunes, le métier d'enseignant et le service d'éducation". Les présentes propositions sont cohérentes avec la loi de finance et le projet de "modernisation" de la fonction publique, accusent-ils. Autre-ment dit, le document gage sur une démobilisation de l'État au prétexte d'une diminution des coûts.
L'école se pliera donc aux exigences patronales, vilipendent les communistes. Les trois niveaux de formation recommandés impliquent "un


formation recommandés impliquent "un cloisonnement entre les finalités des formations", résume Bernard Calabuig, membre de l'exécutif national et chargé du dossier de l'école. Le premier ouvre la voie à des études longues, le deuxième à des études courtes, et le dernier se contente de déboucher sur une insertion professionnelle voulue par l'économie libérale.
Annie David y voit "une sélection précoce" des jeunes. Rien n'est dit sur les enfants de moins de trois ans, dont la scolarisation est d'autant plus difficile que la famille manque de moyens.
Plutôt que de "socle commun", les dirigeants communistes parlent de "culture commune", "nécessaire pour disposer d'outils pour comprendre le monde et ses évolutions" ajoute B. Calabuig. Le PCF l'admet et le demande : le système éducatif doit être transformé. Il aligne une série de propositions. La première d'entre elles consisterait à adosser la loi sur l'école "à une politique familiale et sociale audacieuse".
L'État doit assurer une scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, et la gratuité doit être la règle en matière d'éducation. Ce qui nécessite de s'appuyer sur un "fonds d'action contre les inégalités". Enfin, pour pallier à une crise prévisible, les dirigeants communistes réclament le remplacement des 50 000 départs à la retraite.

zAssemblée Générale de la Somuco
84 ans et toujours en bonne santé

Assemblée Générale de la Somuco  : 84 ans et toujours en bonne santé

Malgré son grand âge, 84 ans, la Somuco (solidarité mutuelle des coopérateurs) affiche toujours une très bonne santé comme ce fut encore démontré au cours de l’assemblée générale qui s’est déroulée récemment à la salle F. Mitterrand.
Une assemblée générale dont l’objectif était d’examiner le bilan d’activité pour l’année 2003. La première satisfaction qui s’exprimait sur les visages des membres du Conseil d’administration et plus particulièrement sur celui de Nadine Triché la présidente, aura été de voir une A.G. suivie par autant de mutualistes. 175 y ont en effet assisté. Un fait qui mérite d’être souligné, démontrant l’adhésion des mutualistes à la politique mise en oeuvre par le CA.
Il est vrai que la Somuco a su être attentive aux attentes de ses adhérents, soit 2600 familles, en créant des services nouveaux, l’optique et le dentaire qui fonctionnent bien, depuis leur ouverture il y a quelques années.
Avec un chiffre d’affaires de 3,4 millions d’euros, elle emploie 22 salariés et dans un rayon de trente kilomètres autour de Romilly. Au terme de l’année 2003, la Somuco a dégagé un résultat net de 103 000 euros dont 60 000 redistribués aux adhérents sous forme de chèque achat. Une hausse d’activité de 6,25% a été enregistrée pour cette même année. Cette activité qui s’organise autour de trois secteurs :
La pharmacie avec son service de livraisons à domicile pour les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite, ce secteur représente les trois quarts de l’activité de la Somuco. Il a été en progression de 5,8%, le dentaire qui croît de 4,5% alors que l’optique affiche une légère baisse liée à des conditions particulière pour l’année 2003.



Outre ces chiffres encourageant, Nadine Triché présidente depuis six ans, n’a pas omis d’attirer l’attention des participants à cette AG sur les dangers de la réforme Doust-Blazy concernant le droit à la santé. Elle a appelé les mutualistes à participer aux débats et aux initiatives qui viseront à définir un autre projet de santé pour nos concitoyens avec de réels moyens financiers qui sont à rechercher ailleurs que dans les poches des assurés sociaux. Rappelons qu’en 2002, la Somuco avait participé à un débat sur ces questions en présence de 150 participants.
Parmi les questions à l’ordre du jour de cette assemblée générale, figurait le renouvellement d’un tiers des membres du Conseil d’administration. Jacques Boul-leray, Raymond Levasseur et Pierre Vitré ont été réélus et Claude Levasseur et Gilles Ponti ont effectué leur entrée au sein du CA. Nadine Triché a aussi officialisé son retrait du CA pour permettre à d’autres de prendre des responsabilités et pourquoi pas pour amener de nouvelles idées. Tout le monde était unanime pour reconnaître le rôle important qu’elle a su jouer durant ces six années de présidente à la tête de la Somuco. C’est donc Gilles Ponti nouvellement élu au CA qui la remplacera. Au cours de cette AG, le Secours populaire a tenu à remettre à la Somuco la médaille de cette association caritative en reconnaissance de son engagement humanitaire; Pierre Lenfant, militant mutualiste âgé de 86 ans a été porté à la présidence d’honneur.
Cette assemblée générale s’est terminée par la remise des récompenses aux enfants qui ont participé au concours de dessins sur le thème «la santé c’est quoi pour toi»


LDA.