La dépêche de l'Aube n°789 du Jeudi 4 novemre 2004

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Emploi, salaires, délocalisations, services publics... Une réelle alternative reste à construire. Les communistes lancent le débat pour de vrais changements en 2007 ( photo d'archive)

Elections présidentielles et législatives de 2007
Les communistes appelés à décider de leur stratégie

Le Conseil national des 2 et 3 octobre vient de donner le «top départ» d’un débat de grande importance.
Il s'agit, à l'orée d'une période décisive pour l'avenir de notre pays qui inclura les échéances électorales de 2007, de préciser notre stratégie politique afin de créer les meilleures conditions pour que le besoin et les aspirations de transformation sociale radicale puissent marquer la situation de manière incontournable. Le CN a formulé un certain nombre de propositions qu'il a décidé de soumettre au débat des communistes dans les cellules, assemblées générales de section, conseils départementaux. À partir des procès-verbaux de ces réunions, qui seront communiqués en toute transparence, et d'une tribune de discussion, le Conseil national, réuni les 11 et 12 décembre avec les animatrices et animateurs de section et les secrétaires départementaux, proposera les décisions qui seront soumises au vote des adhérents-es.
L'aspect essentiel de la situation politique est l'offensive des forces du capital. Elle vise explicitement à tourner dans notre pays la page de progrès ouverte avec les grandes conquêtes démocratiques et sociales issues du programme du Conseil national de la Résistance. Casse des entreprises et services publics, de la Sécurité sociale, remise en cause des missions de l'Education nationale, des droits des salariés et de leurs organisations syndicales, durée du travail, âge de la retraite etc : tout est remis en cause.
Face à cela, le principal atout de la droite est l'absence d'alternative politique. Cette absence fait verrou puisqu'elle interdit d'espérer, voire de penser qu'une autre politique est possible. C'est même la dessus que la droite et les forces réactionnaires prospères pour justifier et accélérer les mesures de régression sociale pourtant de plus en plus impopulaire.
La situation politique est donc en fait caractérisée par une contradiction très forte entre l'ampleur du rejet de l'ordre actuel, et l'absence d'alternative.
Cette question du "possible" est donc en elle-même un enjeu de première importance.
Partant de là, il me semble qu’il est de la responsabilité du Parti communiste français de faire sauter ce verrou en travaillant à l’emmergence d’une dynamique sociale et politique qui transformerait cette situation en une nouvelle espérance.
En fonction de cela, les questions auxquelles sont appelés à répondre les adhérents du Parti communiste français sont celle-ci :
-Après tant d'années de difficultés, peut-on créer les conditions de résister efficacement au rouleau compresseur de la droite, voire de la faire reculer, ou est-ce illusoire ?
-Peut-on se donner l'objectif de travailler à une véritable alternative politique, c'est-à-dire à un rassemblement majoritaire de notre peuple - donc nécessairement au plus large rassemblement possible de la gauche politique, sociale, citoyenne dans son ensemble - autour d'une politique rompant avec le libéralisme, ou est-ce illusoire à court ou même à moyen terme ?
- Peut-on réellement se donner l'objectif que notre parti redevienne dans un proche avenir une des principales forces politiques dans notre pays ?
Une nouvelle espérance
La bataille est loin d'être gagnée d'avance, mais pour un communiste la réponse coule de source. Je dirais même que les communistes ont besoin de travailler à cette nouvelle espérance. Le parti n'est plus dans la situation politique de l'après présidentielle. Les communistes ont retrouvé le moral. Après nous avoir enterré, les médias eux même ont été obligés de constater après les élections régionales un redressement du PCF. Les dernières élections sénatoriales et la fête de l'huma ont confirmé cette embellie. Nous avons besoin maintenant

Emploi Pouvoir d’achat Délocalisations
Face au chantage du MEDEF et de la droite
Comment construire des alternatives ?
Jeudi 18 novembre à 18 h 30
Conférence Débat
avec Alain OBADIA Dirigeant du PCF
membre du Comité exécutif national
Responsable du pôle entreprises économie-sociale
Réservez votre soirée

de travailler à une autre étape, celle dont tout le monde parle, dont tout le monde espère sans réellement y croire, un rassemblement populaire autour d'un programme qui répond aux attentes de progrès social, un rassemblement que personne d'autre que le parti communiste ne peut impulser, car depuis les années 30, la boussole de notre parti a toujours été le rassemblement le plus large contre les forces du capital afin d'apporter des réponses aux luttes et d'arracher tout progrès possible pour notre peuple.
Une stratégie cohérente
Les propositions du CN me paraissent de circonstance à répondre aux attentes, et des communistes et de la population, afin de redonner l'espoir : il est question d'une stratégie, une cohérence, des étapes pour faire le point, tout cela matérialisé par un programme de législature.
Qu'est il proposé :
Dès maintenant, relancer dans tout le pays nos "forum citoyens", pour y mettre en débat les grandes orientations d'un programme politique de rupture avec les logiques libérales. Le contenu doit être le seul critère de rassemblement. L'objectif d'un tel programme, c'est de montrer clairement en quoi une politique rompant avec les logiques libérales permettrait, à court terme, de répondre aux grandes attentes populaires.
L'organisation en juin 2005 d'une initiative publique avec plusieurs milliers de "délégué-e-s" de ces forums, pour donner la plus large visibilité possible aux premiers résultats de ce travail, du point de vue du contenu du programme comme du rassemblement politique réalisé. Il s'agirait ainsi de créer l'événement en montrant que quelque chose bouge en profondeur dans la société, et de marquer une étape dans le développement de la dynamique politique à laquelle nous travaillons.
Poursuivre ensuite le travail d'approfondissement et d'élargissement du rassemblement. Organiser une grande campagne, dans les quartiers et les entreprises, permettant de gagner des centaines de milliers d'engagements et de soutiens militants à la démarche engagée.
Enfin, il pourrait être question d'organiser une très grande initiative, à l'automne 2006, à partir des résultats obtenus, pour lancer les campagnes électorales sur la base du programme politique élaboré.
Cette stratégie donne au militantisme une importance plus déterminante que jamais afin de permettre à la masse des gens de s'emparer des conditions et de la nature de l'alternative politique
On voit bien le gouffre politique que laisserait l'absence d'une telle initiative. Et l'on voit bien alors qu'elle type d'alternative, plutôt d'alternance que l'on nous proposerait. celle du moindre mal, du type par exemple mise en oeuvre actuellement par le gouvernement rose et vert de Schröder en Allemagne qui fait défiler des milliers de personnes dans les rues contre ses réformes qui n'ont rien à envier à celle de Raffarin.
Voilà pourquoi le débat qui s’annonce sera déterminant pour l’avenir.

Jean-Pierre Cornevin

300 personnes rassemblées pour ne pas oublier.

Maurice Camuset
Une cérémonie qui marquera les mémoires

Arielle Camuset à côté de Gisèle, l’épouse de Maurice, qui reçoit des fleurs à l’issue de la cérémonie

Ce dimanche 31 octobre, dès 10 heures du matin, la rue Simone Herskovitcz était déjà pleine de monde.
Une plaque honorant la mémoire de Maurice Camuset allait y être dévoilée au 15 de cette rue, dans la maison qu'il y habita avec sa femme Gisèle depuis 1920. C'est là d'ailleurs que naquit Arielle sa fille. (1)

Cette cérémonie émouvante avait été organisée par le Comité de soutien à son souvenir dont le but est, bien entendu, de perpétuer sa mémoire, mais aussi de demander qu'une rue importante de la cité porte le nom de celui qui fut maire de Romilly-sur-Seine pendant 35 ans.
De nombreuses personnalités avaient tenu à honorer de leur présence cette manifestation, Pierre Mathieu, vice-président du Conseil Régional, Joë Triché, Conseiller Général, J.P. Cornevin, secrétaire du PCF, les Comités de l'ANACR et leurs porte-drapeaux, l'harmonie Mu-nicipale jouant le chant des partisans et la Marseillaise. (2)
C'est à Ginette Collot, présidente du Comité de soutien et Résistante, que revint l'honneur de présenter l'action de Maurice Camuset, "cet homme exceptionnel" dans la Résistance. Et Ginette d'énumérer toutes ses actions d'abord précoces (à une époque où tout le monde était encore pétainiste !), individuelles en tant que cheminot puis collectives, en tant que chef de groupe, organisé au sein des FTPF. C'est durant l'hiver 1942-43 qu'Hubert Jeanson de Baudement vint recruter Maurice pour la création d'un groupe de Francs-Tireurs.(3) C'est à cette date que Maurice intégra le Front National (le vrai !) avec le nom de guerre "d'ARIEL". Ce Front National avait pour objectif de faire mûrir le soulèvement de tout un peuple contre l'occupant nazi et ses soutiens vichystes. Tâche quasi impossible en 42-43, en tout cas, d'une funeste dangerosité. Arrestations, emprisonnements, tortures et mort étaient le lot quotidien des combattants. Ce fut le cas des 10 Romillons, arrêtés dès 1942 et morts en déportation ou des 15 au-tres, fusillés à Creney le 22 août 44, avec Hubert Jeanson.
Après la Libération, Maurice Camuset devenait maire de Romilly tout en continuant à perpétuer les valeurs de la Résistance au sein des organisations de Résistants. Il fut un responsable national écouté et respecté. Il défendit sans faiblir "les valeurs humaines stimulées par cette aventure glorieuse, contenues dans le programme du CNR". (4)
Joë TRICHÉ retraça ensuite son rôle d'élu républicain "ses luttes pour la paix, contre les injustices sociales, pour un monde meilleur pour ceux qui travaillent et qui


créent". C'est Maurice Camuset, maire de Romilly, infatigable travailleur citoyen, qui fit faire à sa ville un bond formidable dans le modernisme.
Et Joë de rappeler toutes les réalisations obtenues "avec les habitants". Car pour un communiste, tout est lutte collective, y compris pour que l'Etat exécute ses promesses. Constance, énergie, fidélité, abnégation, ce sont ces qualités d'homme qui donnent à la politique ses lettres de noblesse, affirma Joë avec raison. Mais il n'oublia pas d'honorer en même temps "les équipes municipales qui l'ont accompagné et les forces syndicales, associatives et politiques qui l'ont soutenu" Ce sont donc aussi ces équipes qui mirent la Mauricette sur les éviers en 1949, développèrent la ville qui devient la 2e du département avec 17 000 habitants, (Romilly devient Ville de l'année dans la Région en 1985). La MJC le Conservatoire, la Bibliothèque, le cinéma Eden, le Bibliobus interne, les colonies de vacances, les premières classes de neige, la Maison de l'enfance, la maternité, le nouvel hôpital, les foyers, etc, etc.
Maurice Camuset est bien le maire qui laissa l'empreinte la plus profonde, la plus effective, la plus durable dans sa ville. La Légion d'Honneur qui récompensait une vie de courage, d'honneur, d'humanisme, lui fut donnée seulement en février 2001. Cette réticence à honorer les grands serviteurs de la démocratie se retrouve aujourd'hui dans les longues hésitations et faux-fuyants pour donner à cet homme d'exception sa place dans une rue principale de la cité. On espère que la raison et l'intelligence l'emporteront.


Jean Lefèvre


Nota : Ces interventions feront d'ailleurs l'objet d'une Dépêche spéciale Maurice Camuset pour laquelle nous sollicitons des témoignages, des écrits, des photos et bien sûr, car la Dépêche n'est pas riche, quelques dons. On peut envoyer les sommes à la Dépêche de l'Aube en spécifiant "pour Maurice".

(1) Ariel fut le nom de Résistance de Maurice.
(2) La FNDIRP (G.Charpentier), l'UDAC (Rd Clivot et D.Chaumont), les Anciens Marins, Les FTPF (P.Gautray), Anna Zajac, Jean Lefèvre, Camille Ravaïoli, Chantal Dujancourt, Claude Maitrot, B. Champagne, J. Ninoreille, G. Ponti, R. Barthélémy, Y. Bouteiller, J. Girost, etc.
(3) Ce n'est pas pour rien que le fils de Maurice s'appelle Hubert.
(4) Conseil National de la Résistance dont toutes les propositions sont loin d'être appliquées aujourd'hui

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Humeurs

LA BETE IMMONDE
"Votre fidélité est notre légitimité " a déclaré JM Boccard, le grand metteur en ondes des Nuits de Champagne pour présenter le grand choral. Il est vrai que la foule se déplace en rangs serrés pour ces spectacles de grande qualité qui ont bien sûr de petits défauts comme de coûter cher aux spectateurs et aux collectivités. Trouver la "fraîche" pour la fête, c'est rêche. On a même entendu Yann Gaillard, président du Festival, dire dans un soupir que "l'état ne participait que lointainement".
On aurait pu s'attendre à un concert sans malice dans la tradition chantante de la France, car en France, c'est bien connu, tout finit par des chansons.
Pourtant, dès le début, une chanson sur Mandela et la liberté nous enchanta. Le chœur splendide l'interpréta avec cœur et fit un joyeux mélange de blanc et de noir grâce à des changements subtils de tuniques. Mais il n'y a pas de concert sans coup de revolver et ce fut Michel FUGAIN qui le tira en chantant La Bête immonde, un thème résolument antifasciste. Les mots mordent : "la bête immonde a vomi des gestapos" ; elle a construit des "continents barbelés". ; "qui va lui planter un pieu dans le coeur ?"
Ces deux chansons ne sont que modérément connues car mollement diffusées. Il y a comme ça quelques thèmes bien citoyens que les médias fréquentent peu pour éviter aux gens de les fredonner en conduisant. Le portable et les thèmes antiracistes sont dangereux au volant.

Malicette

Retraites
les raisons de la colère

La récente journée revendicative des retraités, à l’appel de leurs unions confédérales, a montré leur détermination à riposter à l’avalanche de mauvais coups qu’ils subissent.
D'année en année, de réforme en réforme, les retraités font figure de cible privilégiée de la politique gouvernementale de régression sociale.
Premier et principal motif de mécontentement: la diminution du pouvoir d'achat. Depuis 10 ans, elle dépasse les 10%. Une conséquence directe de la réforme Balladur qui, en 1993, avait modifié leur mode de calcul : en prenant en compte non plus les dix meilleures années de la carrière mais les 25 meilleures; et surtout en indexant les pensions sur l'évolution des prix et non plus celle, plus avantageuse, des salaires.
Ce n'est pas un hasard si depuis quelques années, le nombre de retraités vivant sous le seuil de pauvreté, après avoir fortement reculé, recommence à augmenter. Les femmes sont à cet égard particulièrement concernées: elles forment en effet les gros bataillons des bénéficiaires peu enviables du minimum contributif, ce "SMIC retraite" qui atteint 542 euros, moins que le seuil de pauvreté établi à 587 euros ! Sans parler de la réforme des pensions de réversion, aujourd'hui suspendue en raison de l'émoi suscité par le décret d'application de la loi Fillon : 300 000 veuves verraient leurs droits réduits.


S'ajoutent les effets de la réforme Douste-Blazy de l'assurance ma-ladie.
Personnes à la santé normalement plus fragiles, les retraités seront également plus que d'autres pénalisés par le forfait de un euro non remboursable par consultation, par la hausse du forfait hospitalier, par le moindre remboursement de médicaments comme par les systèmes de sanction financière instaurés en cas de recours à un médecin spécialiste sans passage par le généraliste.
Ainsi, ces retraités partent en inactivité avec une perspective d'appauvrissement régulier et donc avec un projet de vie qui s'érode aussi et une capacité diminuée de venir en aide aux siens. Moins ils ont de revenus, moins ils peuvent s'insérer dans la société, participer à la vie associative, plus ils s'isolent.
Dernière raison de la colère: la création de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), fruit vénéneux de la catastrophe de la canicule de 2003 qui revient à écarter les personnes âgées de la solidarité nationale en les plaçant dans une caisse à part. C'est faire exploser le principe de solidarité inter-générationnelle, à la base de la Sécu, et permettant de pallier les aléas de la vie de la naissance à la mort.

 

Le Théâtre Populaire de Champagne joue Dario FO

Dario Fo, célèbre auteur italien, prix Nobel, s'est aussi engagé dans les luttes contre toutes les manifestations de l'intolérance et de l'impérialisme. Il regrette "les crimes du silence" de notre époque. Où sont les Bertrand Russel, Einstein, Albert Londres, Henri Curiel, Gandhi, Foucault, Bourdieu ? demande-t-il, qui osaient s'opposer à la guerre, au colonialisme, aux injustices de toutes sortes ? Il faut percer une brèche dans la pensée dominante.
Dario FO est un perceur de brèches et c'est pour que les vraies questions de société soient posées que le


Théâtre Populaire de Champagne a choisi de monter "Orgasme adulte échappé d'un zoo de Dario Fo et Franca Rame.» Ce sont 4 monologues sur la condition féminine qui seront donnés au Théâtre Gérard Philipe de Saint André les 12 et 13 novembre à 20 H 30.
Le TPC qui en est à sa deuxième création cette année est l'invité du Théâtre de la Madeleine le 15 mars où sera joué son "En cas de meurtre" de Joyce Carol Oates. Cette pièce fustige la télé-réalité. Marie-Hélène Aïn et Maria Naudin sont les deux actrices interprétant ces 2 créations mises en scène par Pierre Fabrice.

Stop aux hausses des loyers
Déclaration de R. Levasseur au nom de la CNL au CA de Mon Logis

Les familles qui habitent le patrimoine social sont touchées de plein fouet et de manière frontale, par toutes les décisions et mesures anti-sociales du gouvernement Raffarin.
Non, les locataires ne sont pas une catégorie à part de la population ! Salariés, retraités, demandeurs d’emplois, Rmistes, ils souffrent et subissent les mauvais coups portés à leur pouvoir d’achat, par le gouvernement et sa majorité. Des mesures anti-sociales qui les poussent à toujours plus de sacrifices.
Le budget logement est le premier poste dans le budget familial (25 à 30% en moyenne), et il est incompressible. Les fins de mois difficiles obligent les familles à rogner sur les autres postes pourtant tout aussi indispensables à l’équilibre familial et au bien-être (santé, alimentation, éducation, congés, loisirs, etc).


Sachant que plus de 60% des locataires du parc social ont des revenus inférieurs à 60% des plafonds de ressources, vous conviendrez que la situation économique et sociale, les atteintes et les attaques contre les droits sociaux, aggravent durement la situation des familles et grèvent encore plus leurs différents budgets. Tout cela contribue à un appauvrissement des ménages en les privant des ressources nécessaires à la satisfaction de leurs besoins essentiels.
Pour la CNL, le logement n’est pas une marchandise. Le locataire n’est pas un client, mais un usager. Pour toutes ces raisons, je vote contre l’augmentation des loyers qui nous est proposée aujourd’hui

Nuits de Champagne
Communion solennelle

La dernière carte des Nuits c'est la chorale. Ce chœur immense formé par 900 choristes venus de toute la France a battu au rythme des répertoires de Michel Fugain, Daniel Lavoie et Maurane. Pour Fugain, la chorale est un peuple idéal, pour Maurane, un animal à 1000 yeux (1800 en réalité !) Quant à Daniel Lavoie, écailleur de sirènes, ce chœur semble être constitué de racines aussi grandes que la terre qu'il nous a envoyées depuis le Québec.
Évidemment, personne ne peut rester indifférent à l'écoute de ce déluge harmonique. L'espace Argence en fut exalté. 4000 auditeurs auront baigné dans cette messe enchantée devenue traditionnelle au fil des années. Elle est émaillée heureusement de stations amusantes, originales ou émouvantes : le Little Bazar de Maud Galichet, l'ensemble vocal Equinoxe, Chanson


Plus bifluorée pour la facétie, et, bien sûr, les prestations attendues des trois invités dont on connaît le timbre des voix sur le bout de l'oreille. Maurane, la voix sensuelle, répète sans se lasser "qu'on ne les séparera jamais". avec les harmonies subtiles du chœur. Mais la vraie surprise vint de Michel Fugain qui chante la Bête immonde, cet hymne qui milite contre le racisme.
"Il nous reste des hommes à faire" Les mains se croisent, les bougies s'allument (des piles en réalité) devant la robe transparente du rideau. La foule rend un dernier hommage à Nougaro qui fut l'invité des Nuits, il y a 5 ans. "Ah, tu verras, tu verras". Les Nuits sont aussi, à travers la grande messe des sons et des chansons, des petits bouts émouvants et combatifs de la réalité du monde.

Jean Lefevre