La Dépêche de l'Aube n°743 du Jeudi 18 décembre 2003 La Dépêche de l'Aube n°743 du Jeudi 18 décembre 2003

La dépêche de l'Aube n°743 du Jeudi 18 décembre 2003

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M.F. Pautras et J. Triché, conseillers généraux aux côtés de J.P. Cornevin, secrétaire de la FD de l’Aube du PCF au centre de la photo.

Dans l’Aube

On gagne moins, on paie plus et on redistribue moins

C’est ce qu’a démontré Joë Triché, élu communiste à l’occasion de la session du 8 décembre du Conseil général concernant le débat d’orientations budgétaires pour 2004.
En effet, comme il devait le rappeler “tout ne va pas pour le mieux pour des milliers de familles auboises”. Avec 11% de demandeurs d’emplois, notre département se trouve bien au-dessus de la moyenne nationale. Aucun secteur n’est épargné par les plans de casse de l’emploi ; Nogent-sur-Seine, Romilly-sur-Seine, Aix-en-Othe, Troyes, Mussy-sur-Seine...
Ainsi notre département continue de perdre son tissu industriel avec la poursuite des délocalisations et la fermeture de sites de production jugés insuffisamment rentable bien qu’appartenant à des groupes extrêmement prospères au niveau financier. Cela pose toute la question du devenir de ces milliers de salariés bien souvent sans aucune formation. Alors que dans l’Aube, la droite détient tous les pouvoirs, les trois députés, les deux sénateurs, le Conseil général et la plupart des maires, elle laisse faire cette casse en la justifiant. Elle ne fait rien vraiment pour permettre à ces salariés qui en sont victimes d’acquérir une formation leur permettant d’évoluer vers des métiers qualifiés et mieux rémunérés comme devait le faire remarquer Joë Triché “L’UTT ne peut pas être la seule réponse à ces défis posés à notre département car cela reviendrait à laisser sur le bord de la route des milliers de salariés en les condamnant sous emploi, à la précarité et demain au RMA.

Produit de la taxe même
d’habitation euros/habitant
Aube
Département de même importance
66 €
61 €
Produit de la taxe
sur le foncier bâti
en euros/habitant
93 €
86 €


Dans l’Aube on gagne moins
Une récente étude de la chambre de commerce et de l’industrie reprenant une statistique de l’INSEE indique que dans notre département, on est sous payé.
Ainsi la faiblesse des salaires liée à l’absence de qualification et d’emplois qualifiés a bien évidemment

des répercussions sur l’activité économique et commerciale auboise donc sur l’emploi.
Chômage, désindustrialisation, bas salaires, insuffisance notoire de moyens sanitaires, telles sont les questions posées à la population et qui nécessitent des réponses concrètes.

Salaire net horaire
En France
9,74 euros
En Champagne-Ardenne
8,77 euros
Dans l’Aube
8,37 euros

Dans l’Aube on paie plus
En effet, dans notre département, le produit fiscal par habitant pour la taxe d’habitation et la taxe foncière bâtie, prélevé par le Conseil général est supérieur aux départements de même importance que l’Aube
Dans l’Aube on redistribue moins
Alors que la droite du Conseil général fait payer plus, elle redistribue moins aux familles
En fait, c’est toujours la même logique qui prévaut à l’élaboration du budget 2004. Pour le président Adnot, il faut dégager le maximum d’autofinancement pour financer les investissements. Ainsi pour 2004, il est envisagé un excédent financier en section de fonctionnement de 38 millions d’euros qui serviront à subventionner par exemple, des aides aux entreprises, à l’agriculture et pour la réalisation de chambres dans les hôtels quatre étoiles.
Or, cet autofinancement est obtenu, grâce à une compression maximum des dépenses consacrées à la population et à la vie associative et par une progression des recettes fiscales notamment. Ainsi, dans son intervention, Joë Triché s’adressant à la droite devait déclarer : “dans l’Aube, beaucoup de choses vont mal, mais surtout on ne change rien, on continue comme avant. Regardez ce qui se passe dans notre département, sachez investir dans des solidarités qui favorisent la reconnaissance de la dignité des individus. Avec les 38 millions d’euros d’excédent financier en section de fonctionnement, vous en avez les moyens. Des milliers de familles auboises attendent cette reconnaissance de notre assemblée. Pour y répondre, les élus communistes sont disponibles pour participer à l’élaboration de propositions le permettant”

Vote du budget régional

Pour la dernière fois avant son renouvellement, le Conseil régional avait à débattre de son budget pour l’année 2004.
Moment important puisse qu’il fixe les grandes orientations en matières de dépenses, de fiscalité, de choix de ses interventions. Comme depuis le début de la mandature, l’ensemble des élus communistes ont mené une bataille d’arrache pied pour faire prendre en compte au Président de Région des mesures qu’ils jugent utiles aux Champardennais
L’originalité de l’assemblée régionale, c’est que la droite UMP ne dispose que d’une majorité relative.
Contrainte par cette situation, elle ne peut faire autrement que de tenir compte des propositions qui lui ont faites. Dans l’intérêt des Champardennais, cette possibilité les élus communistes ont décidé de l’investir complètement et les avancées qu’ils ont pu obtenir sont loin d’être négligeables comme l’a rappelé, pour les élus communistes, Claude Lamblin. Au cours de cette session, notre détermination nous a permis d’obtenir entre autre un accroissement de l’aide à l’achat des fournitures scolaires (+ 10%) et un dispositif pour que les familles n’aient plus à faire l’avance financière.
- le conditionnement des aides économiques à la relocalisation effectives par les entreprises de leurs obligations de formation des salariés

- la modification du dispositif des aides à l’exportation (ARDEX) pour qu’en aucun cas, celles-ci ne puissent favoriser les délocalisations.
D’autres propositions, que nous avons formulé n’ont pas été prises en compte dans le budget 2004, mais pas, à la hauteur souhaitée et possible. Exemple : il aurait été ainsi possible d’aller plus loin dans la gratuité des livres scolaires, ainsi que dans les études pour concrétiser la prise en compte d’une aide pour les déplacements domicile-travail entre la Champagne Ardenne et l’Ile de France. Contre ces éléments, le budget 2004 a été caractérisé par le Président de Région comme un budget de reconduction. Il a refusé d’utiliser les possibilités financières éxistantes. Il s’est placé dans la perspective de la future assemblée qui dispose, oblige du fait de la nouvelle loi électorale d’une majorité absolue, espérant voir les mains totalement libres (voir déclaration ci-jointe). Le Président de Région a finalement fait adopter son budget assez facilement par 24 voix, 6 abstentions et 18 voix contre. Pierre Mathieu a tenu à expliquer les raisons qui l’amenait à effectuer un vote d’opposition au budget 2004, compte tenu de son contenu et des projets de la droite..


LDA

 

Arrestation de Saddam Hussein
Soulagement et solidarité au peuple irakien

Après l’arrestation du dictateur irakien, la direction du PCF souligne :
“la capture de Saddam Hussein provoque un grand soulagement, pour les Irakiens et tous ceux qui ont été solidaires de leur combat contre la dictature. Une page douloureuse de l’histoire de l’Irak se tourne pour tout un peuple qui a souffert de son régime totalitaire, cynique et criminel, et qui, dans le passé, fut pourtant si longtemps soutenu par nombre de gouvernements occidentaux.
Saddam Hussein doit être jugé par les Irakiens.

C’est d’abord à ce peuple victime de sa dictature qu’il doit rendre des comptes. Un procès en bonne et due forme pour un tribunal irakien indépendant constituerait un acte important de reconstruction nationale, d’expression de la souveraineté et de la liberté recouvrée par le peuple irakien
Saddam Hussein devra aussi rendre compte des crimes contre l’humanité dont il est responsable devant la communauté internationale.
Cette arrestation rend plus nécessaire et légitime que jamais, avec la fin de l’occupation étrangère, la restitution de la souveraineté pleine et entière aux Irakiens eux-mêmes”.

 

Humeurs

Les sots.
"99 moutons et un Champenois font cent bêtes" affirme un vieux proverbe. Le chroniqueur troyen Pierre-Jean Grosley ne manqua pas de railler cet adage dans une communication à l'Académie de Troyes en 1747. L'idée viendrait de ce que le mot Champenois sent sa "campagne". Le seigneur puis le bourgeois, il est vrai, se sentent les coudées franches dans leur richesse (1) quand ils peuvent ricaner en montrant du doigt le manant, le bouseux, le paysan. Ils désignent aujourd'hui le prolo car toutes les catégories précédentes ont quasiment disparu. Grosley défend, bien entendu, l'intelligence des Champenois, mais on ne sait pas si tous ses arguments ont valeur objective ou valeur d'humour. "On dit communément d'un sot qu'il ne fait point d'hérésie. Or, nos compatriotes n'en ont jamais fait ni souffert : témoin leur attachement à la ligue, jusqu'à l'abjuration d'Henri IV." écrit Grosley. Faut-il comprendre que le Champenois n'est point sot quand il soutient toujours la bonne cause majoritaire ? Il n'est plus alors qu'un vulgaire mouton, n'ayant ni velléité, ni sens critique. Ce comportement n'est pas dans la philosophie d'aujourd'hui. Etait-il valable à l'époque de Grosley ?
Cependant la Champagne actuelle est complètement marquée à droite. Elle “est en état de mettre sur pied un plus grand nombre de sots qu'aucune autre province" aurait dit un P.J. Grosley moderne. De tout temps, elle en a fourni beaucoup à la commune, au département, à la région, à l'état. Elle met actuellement en avant les valeurs d'une bourgeoisie aisée qui a grappillé sa fortune sur le dos d'un peuple laborieux de bonnetiers, de bûcherons, de paysans, d'ouvriers vignerons ou de souffleurs de verre. Tous ces "sots" là réunis forment un peuple. Il a déjà fait des hérésies, des émeutes et des révolutions. Il est capable un jour de n'être plus troupeau.


Janleu

(1) “on lit la richesse du seigneur sur le dos du paysan”.

La Chapelle Saint-Luc
Marie-France Pautras, conseillère générale

LE RASSEMBLEMENT ET L’EFFICACITÉ AU SERVICE DES HABITANTS.

Femme de conviction et d’action, proche des habitants et sensible à leurs préoccupations, Marie-Françoise Pautras est Conseillère générale depuis 1998. A quelques mois des élections cantonales, elle a répondu à nos questions.
La Dépêche de l’Aube
La campagne pour les élections cantonales de 2004 est lancée. Le candidat de droite, Jean-Pierre Abel s’est déclaré. Il espère, dit-il, battre la communiste du canton de la Chapelle.
M.F Pautras : Il peut toujours l’espérer. Il devrait toutefois se souvenir qu’en 1998, les électeurs de ce canton ont choisi d’élire une femme de gauche pour les représenter au sein du Conseil général et proposer d’autres alternatives aux choix d’une droite majoritaire et écrasante. Comment J.P Abel pourrait-il convaincre qu’il est utile pour les électeurs et les habitants de ce canton, d’élire un homme, de droite pour relayer au sein du Conseil général une politique de régression sociale sans précédent menée par le gouvernement Raffarin. Il y a déjà 26 Conseillers généraux sur 33 qui s’y emploient.
Or, cette droite s’attaque aux plus faibles, aux plus vulnérables, aux chômeurs, au Rmistes. Elle aggrave les injustices, les inégalités, la pauvreté, l’insécurité sociale. Elle favorise la précarité, l’exploitation des salariés, baisse les impôts pour les plus riches, tourne le dos à la solidarité, etc, etc.
Durement touchés par les méfaits de cette politique ultra libérale, les Noyats et Chapelains expriment leur colère et leur intention de sanctionner cette politique et la droite aux prochains scrutins des cantonales et régionales.
La Dépêche de l’Aube
Votre mandat se termine. Quel est votre bilan ?
M.F Pautras
Il est de deux ordres :
-premièrement au Conseil général
Le Conseil général est une assemblée départementale qui détermine son action sur tous les cantons, à partir de principes, de règles, de critères d’aides, dans les domaines de compétences.
Sur le canton des Noës, La Chapelle, des investissements importants ont été réalisés. Je n’en citerai que quelques uns. 9 collèges sur 24 ont déjà été réhabilités parmi lesquels le collège A. Camus et récemment celui de Brossolette. Le Conseil général a participé à hauteur de 50% pour la réhabilitation du

gymnase Camus, à 30% pour la construction et les grosses réparations scolaires, dont a bénéficiée l’école de Saint-Exupéry aux Noës, et dont bénéficieront prochainement, l’école maternelle Simone Veil, l’école primaire de Jean Jaurès, Ferdinand Buisson à la Chapelle-st-Luc.
Prochainement encore, participation du Conseil général pour la réfection de deux courts de tennis aux Noës.
L’implantation d’une antenne sociale décentralisée de la Didams rue Jean Zay à la Chapelle-st-Luc facilitant l’accès à ces services pour les Chapelains et Noyats.
Mais encore, aides aux centres de vacances, de loisirs, classes de découvertes, natation scolaire, subvention aux associations, etc, etc. Cette liste n’est pas exhaustive. Mais en dehors du champ des compétences du Conseil général, j’ai mené des combats avec les gens, sur les questions de sécurité, de santé publique, soutenu des familles du Comte Henri pour obtenir l’amélioration des soins aux personnes âgées, mais aussi la scolarisation des enfants handicapés, des enfants du voyage ; soutenu les salariés aux portes des entreprises, etc.
Au cours de toutes ces actions, j’ai pu apprécier la richesse du contact avec les gens. En associant nos énergies, nous avons pu ensemble obtenir des avancées.
Il est nécessaire de poursuivre ce qui a été commencé.
La Dépêche de l’Aube
Vous êtes candidate aux prochaines élections cantonales ? Quels sont les grands axes de vos actions futures ?
M.F Pautras :
Avec mes camarades élus communistes, nous devons poursuivre et faire entendre au Conseil général, la nécessité d’investir davantage dans l’action sociale, la formation, l’aide supplémentaire aux collèges de ZEP, la restauration scolaire des collégiens. Le département doit tenir compte des difficultés sociaux économiques de l’Aube liées au chômage et à l’exclusion. La transparence et la démocratie devraient être le fil conducteur pour toute action politique. Au Conseil général aussi. Et puis en tant qu’élue départementale, je mettrais toute mon énergie en oeuvre pour permettre à l’Aube de rattraper son retard au niveau des moyens sanitaires. Mais la campagne électorale ne faisant que commencer, de tout cela nous aurons bien l’occasion d’en reparler.

 

Rassemblement des «jacquemard» contre la casse de leur emploi.
Au royaume de la combine,
Jacquemard absorbe Aube Chaussettes

Aube-Chaussettes, on licencie et on embauche des intérimaires

Alors que la mise en oeuvre du plan de licenciements n’est pas encore complètement terminée, la Direction embauche des intérimaires, le personnel est invité à venir travailler le samedi et à faire 1 heure de plus par jour.
La Sté de hongrie dans laquelle Mme Jacquemard avait envoyé des métiers, aurait fait faillite. Il a donc fallu déployer des moyens pour rapatrier en catastrophe le matériel.
Comme quoi la délocalisation dans les pays étrangers n’est pas forcément la solution la plus sûre.
Mais une chose est certaine, des salariés Aube-Chaussettes licenciés auraient pu garder leur emploi comme l’avaient demandé les délégués.

Dominique Jacquemard a écidé : le 1er janvier 2004, la Sté Jacquemard va “ré” absorber les sociétés Aube-Chaussettes et F.C.R.(société virtuelle)
Au cours des années écoulées, Dominique Jacquemard a divisé sa société en créant, au gré de ses besoins, ses propres filiales et holding autour de la Sté Jacquemard : Aube-Chaussettes (pour la production), F.C.R. (pour le transit du matériel qui lui permettait de se louer ses propres machines), Sock 3 (pour l’importation), Financière Jacquemard (pour la finance et les dirigeants) avec en plus l’acquisition et absorption de la Ste Dheurle.
Simples commodités fiscales et droits de succession disait elle. Bien entendu, c’était dans l’intérêt de tous. Aujourd’hui, l’argument avancé pour “regrouper” les sociétés ce serait pour réaliser des économies substantielles avec les réductions de frais, réductions des refacturations, etc... On peut se demander pourquoi ne pas l’avoir fait avant puisque la Direction présentait des bilans déficitaires et qu’il fallait alléger les charges. En fait, l’objectif du moment était ailleurs. Dominique Jacquemard a habilement manoeuvré avec ses “montages” de sociétés et ceux qui en ont fait les frais ceux sont les salariés et l’argent public.
Côté salariés, trois plans importants de licenciements ont eu lieu : 1989, 2000, 2003. Et avec ses différentes unités, la Direction a eu tout loisir de trier le personnel qu’elle voulait licencier, remettant en cause par la même occasion certaines rémunérations, avantages acquis, compositions des collèges électoraux, influcences syndicales et droits des C.E. Jacquemard a été privé de

son droit de veto ; l’effectif étant descendu en dessous des 300 du fait de la mutation de son personnel à Aube-Chaussettes.
Côté argent public, le transfert et la location de matériel, de production et de personnel de Jacquemard à Aube-Chaussettes ont permis à Mme Jacquemard de bénéficier des aides de l’Etat sans respecter réellement la garantie d’emplois prévue (-6% de l’effectif). Elle aura donc bénéficié d’environ 20 millions de Frs pour les 35 heures, le chômage partiel et les aides aux investissements tout en licenciant près de 50% du personnel. Des salariés qu’elle utilise comme des pions. L’itinéraire de certains est assez éloquent, cela passe par la Sté Jacquemard, Dheurle, “re”Jacquemard, Aube-Chaussettes, tout en étant loué à Jacquemard pour redevenir Jacquemard en janvier. Pour d’autres, les transferts ont fini par le licenciement. Et dans le même temps, matériel, production et maîtrise prenaient le chemin de différents pays : Italie, Turquie, hongrie, Mexique et plus particulièrement Roumanie où Mme Jacquemard a acheté la Ste Elca “concurrence” organisée par la Direction sera celle des salariés des sites de Romilly avec ceux de Roumanie.
Mais du côté des pouvoirs publics et politiques, tout est “O.K”. Ils couvrent toutes ces pratiques et donnent quitus à Dominique Jacquemard. On aimerait entendre leurs raisons


Ginette Triché.

Encore 169 emplois menacés.
Mussy-sur-Seine
Les ravages du capitalisme

Avec la mise en vente de la SMB, se sont 169 emplois qui sont menacés de disparition.
Régulièrement, notre département.se voit dépecé de son tissu industriel laissant sur le carreau des milliers de salariés. Ainsi, depuis une vingtaine d’années, Mussy-Plaines vit un véritable drame économique et social; 1500 emplois ont disparu auquels il faudra peut-être encore ajouter les 51 emplois de l’usine de Mussy appartenant à Général. Trailers, un groupe employant 2500 salariés dépendant d’une banque Belge après avoir été successivement la propriété d’un fonds de pension Américain et d’une société financière.
Général Trailers doit sans aucun doute satisfaire aux appétits voraces des banquiers qui exigent des niveaux de rentabilité extrêmes., et pour y parvenir, les actionnaires ferment des sites de production qu’ils jugent insuffisamment rentables. Encore une fois, Mussy et son canton ainsi que les salariés risquent de payer lourdement cette logique capitaliste pour qui les hommes et les collectivités locales comptent peu.

Cette société capitaliste a de fidèles défenseurs. Deroin n’en est-il pas un ? Adnot, le président du Conseil général peut toujours compter sur sa voix pour soutenir le patronat.Il y vote toujours contre les voeux déposés par les élus communistes qui demandent une condamnation des délocalisations et de ceux qui les pratiquent. Quant à Calani, le maire de Mussy, les cadeaux fiscaux qu’il promet à un éventuel repreneur, la population devra bien les payer par une augmentation des impôts locaux, en particulier les ouvriers déjà injustement frappés dans leurs emplois, sans pour autant être sûrs du lendemain...
Aujourd’hui, force est de constater que la droite et le Medef du baron Sellière, ça ne fait plus qu’un. Mais à l’approche des élections, il faut bien se donner une autre image, à Mussy comme ailleurs !...
Vraiment, se rassembler et lutter pour un autre choix de société est vital


Joseph Seghetto,
maire-adjoint de B/Seine

Troyes Etudes surveillées supprimées.
La contestation s’amplifie

François Baroin avait invité enseignants et parents d’élèves élus le 11 décembre, pour recueillir -enfin ! - leur avis.
Sa curiosité tardive n’a pas été déçue, le tollé général ! Les critiques sont venues de partout, de tous les groupes scolaires ou presque et sur tous les aspects de sa réforme.
Et déjà sur les conditions des études surveillées qui se révèlent bien moins bonnes que les années passées, bien que payantes ! Elles regroupent le plus souvent 25 élèves et plus, ce qui exclut toute aide personnalisée.
En général, si 12 enfants pour un intervenant sont acceptés en activité, tous les autres vont en étude. “Pourquoi avoir supprimé un système qui marchait bien, avec la certitude que les devoirs étaient faits et les élèves les plus faibles aidés ?” interroge une enseignante. C’est également par exemple l’opinion des parents d’élèves de Paul Bert qui estiment que le village éducatif ne correspond pas aux promesses faites. Les enfants sont trop nombreux en étude : 24 pour un enseignant alors qu’il y a 2 intervenants en activité pour le même nombre d’enfants. La qualité des études est moins bonne.
Autre question qui dérange : le nombre d’enfants inscrits
Les chiffres varient par groupes scolaires. Ainsi, ils sont plus élevés dans les secteurs où les deux parents travaillent. C’est une nécessité absolue pour eux que les enfants soient pris en charge, même si le système institué ne leur convient pas. Par contre, dans certaines écoles, les chiffres comparés avec les années passées sont affolants.
Diderot : 60 enfants en 2002,16 inscrits cette année.
Jules Ferry : 20 enfants en 2002, en 2003, 10 élèves en étude, 10 en activité.
A noter que l’équipe enseignante de ce groupe scolaire n’a pas accepté la formule imposée. Mais le pompon revient à l’école Charles Dutreix : seuls 6 élèves sont inscrits cette année (contre 30 à 35 les années passées).
Pas d’activité proposée pour si peu d’enfants. Dans ce quartier particulièrement frappé par les difficultés des familles, il est même envisagé de supprimer la garderie du matin (trop peu fréquentée d’après les critères de rentabilité municipaux) et d’accueil Les enfants iraient à J. Macé ou au 14 juillet. (il faut rappeler que d’après un sondage réalisé les années passées, 100% des parents de la maternelle étaient au chômage). Et le directeur de ce groupe scolaire de s’insurger contre “cette école

ghetto”, le CMAS sollicité pour une aide a répondu “qu’il n’était pas question d’aider la totalité d’un public scolaire”.
Puis, s’est posée la question de la sécurité
Les activités débutant à 17h15, qui est responsable entre 17h et 17h15 ? Beaucoup d’enfants attendent “sur le trottoir”. La récente actualité (cette fillette tombée par la fenêtre de sa classe) fait craindre aux enseignants leur mise en cause en cas d’accident.Et puis la grande question que François Baroin a sans doute refusé d’envisager : “l’accident d’un enfant qui, les années passées fréquentait l’étude et qui cette année n’a pu être inscrit par sa famille au village éducatif”. Une responsabilité morale que le maire de Troyes devrait assumer, car ils sont plusieurs dizaines de petits Troyens à avoir été rejetés de la protection scolaire du soir et (ou) du matin. Tout au long des débats, François Baroin a tenté de défendre son initiative. Il reconnait cependant s’être “un peu précipité au mois de juin” alors que la salle lui reproche le manque de concertation dans l’élaboration du projet. Il estime “trop chère” l’expérience ARS (aménagements des rythmes culturels et sportifs) tenté il y a 3 ans et qui avait fait l’unanimité des parents, des enfants, des enseignants. Il assure que la ville de Troyes “n’avait pas les moyens d’assurer une fiscalité des études dirigées dans toutes les écoles” (c’était pourtant déjà les parents qui payaient par leur impôts).
Il ose enfin poser cette question : “pensez-vous que c’est l’argent qui empêche l’inscription des enfants au village éducatif ? ça m’étonnerait ?” Et d’ajouter : il faut que les familles prennent leur responsabilité -en payant évidemment !- En conclusion, malgré cette contestation largement exprimée par les premiers intéressés, directeurs d’écoles, enseignants, parents élus, le maire décide : “on continue, on tirera les enseignements à la fin de l’année scolaire”. Pourquoi attendre et persister dans une décision qui fâche et ne correspond pas aux besoins des familles troyennes ? Les élus communistes rappellent leurs propositions : Prendre le temps d’une étude collective sur un projet d’activités pour améliorer la vie pré-scolaire. Ils sont prêts à participer à cette recherche. Maintenir dès maintenant la gratuité des études surveillées pour l’ensemble des groupes scolaires.

PCF Section de Romilly

Pierre-André a adhéré au PCF
Mon engagement au parti communiste :
une démarche citoyenne

L’engagement au sein du parti communiste est en ce qui concerne l’aboutissement d’une réflexion personnelle pour mettre en avant mes idées.
Le choix du parti a été simple puisque seul parti réellement de gauche, proche de la population et surtout présentant un réel projet pour une société meilleure.
Pour combattre le capitalisme et l’argent roi et ainsi rentrer dans une logique de progrès social et non pas dans une logique de rentabilité financière au détriment du bien-être de l’Humanité. Car malgré ce que veut bien
nous faire croire notre gouvernement et le MEDEF, la rentabilité financière est au coeur de leur politique. Pour preuve, jours après jours, ils démantèlent le service public avec la fermeture des bureaux de poste dans les zones rurales, l’autonomie des universités, la baisse des aides financières allouées

aux personnes en attente de régularisation en France... Tout cela ne fait qu’amplifier les inégalités et le mécontentement de la population française et étrangère vivant sur notre territoire national et ainsi de mettre fin à la solidarité entre les différentes strates sociales de notre société en stigmatisant chômeurs, pauvres, étrangers... Mais le capitalisme n’est pas la fin de l’histoire comme voudrait nous le montrer certaines personnes. Même si les richesses humaines ne sont pas cotées en bourse, celle-ci vaut bien plus que leur argent, c’est pour cela que je me suis engagé au sein du parti, pour combattre ce fléau que représente l’argent roi et militer pour donner un visage humain à notre société. Et aussi pour redonner une image positive de la politique et du communisme

Vote du budget :
diversité au sein du groupe communiste

Pierre Mathieu
qui a voté contre, explique son choix

Monsieur le Président, chers collègues
Notre région souffre des décisions de la politique gouvernementale qui ont en Champagne Ardenne des effets amplifiés du fait des caractéristiques régionales (poids du secteur industriel dit -traditionnel- de la sous-traitance, faibles niveaux des formations et des qualifications….
Beaucoup de Champardennais souffrent aussi durement. Je pense particulièrement aux salariés victimes des charrettes de licenciements, des délocalisations, des fermetures d'entreprises, des plans dit "sociaux". Des secteurs entiers de notre territoire sont ravagés. Des centaines, des milliers de personnes sont dans l'angoisse de l'avenir, sans espoir. Il faudrait aussi parler des salariés privés d'emploi qui voient rogner leurs indemnisations.
La situation est aussi marquée par les graves projets gouvernementaux dit de "décentralisation" en fait de démantèlement de la République, de remise en cause des services publics, de l'égalité de traitant des citoyens dans de nombreux domaines, de transferts aux collectivités dans des conditions "opaques" de responsabilités sans que l'on sache précisément quels seront les moyens financiers transférés. Fortement mis en cause ces derniers mois, par des mouvements massifs de la société toute entière le gouvernement a décidé de mettre en œuvre cette régression après les prochaines échéances (prudence, prudence….) On ne peut donc, soi disant, rien nous dire aujourd'hui…
Depuis 1998, j'ai, - nous - avons été constamment animé de la volonté d'obtenir au sein de cet hémicycle toutes les avancées possibles. Dans le cadre de la composition qui était celle de notre assemblée, et de votre majorité relative, nous avons eu une démarche, toujours constructive. Nous avons fait au cours de la mandature et jusqu'au bout de cette session des propositions. Nous l'avons fait avec ténacité, esprit de responsabilité en parvenant à faire prendre en compte dans des domaines qui nous semblent importants certains acquis, certaines améliorations, certains engagements comme vient de le rappeler Claude Lamblin, sans que cela fasse, bien évidemment, de la politique régionale une politique de transformation sociale.



A chaque fois qu'il nous est apparu qu'un dossier allait dans le bon sens, même partiellement, je, nous l'avons soutenu. Etre utile aux citoyens est nôtre, ma raison d'être. Et c'est pour cette raison que, pour ma part, je voterai contre l'équilibre général de ce budget pour au moins deux raisons essentielles:
1 - Il n'est pas à la hauteur de la gravité de la situation, et des réponses aux besoins qu'il était nécessaire et possible de prendre en compte dès le début de l'exercice budgétaire 2004. Pour ce faire des moyens financiers et des marges de manœuvres existaient. Vous avez décidé, Monsieur le Président de ne pas les mobiliser maintenant. Vous nous avez aussi expliqué qu'il s'agissait d'un budget de transition, d'un budget de reconduction, qui laisse en quelque sorte les mains libres à la prochaine assemblée. loin d'être des propos rassurants il s'agit pour moi d'une démarche inquiétante. Lorsque je vous ai fait remarqué, dans le chapitre des recettes, que nous aurions pu mobiliser plus fortement notre capacité d'emprunt pour répondre aux besoins exprimés, vous m'avez répondu que cette capacité financière serait certainement la bienvenue dans le cadre des transferts des compétences et des problématiques à venir. Un "aveu" en quelque sorte de ce qui se trame et tout le monde sait que cela va entraîner des dépenses supplémentaires pour le contribuable local. Mais un sujet dont il ne faut pas parler.
2 - Monsieur le Président, avec la majorité gouvernementale, vous avez décidé pour les prochaines régionales de changer "les règles du jeu", C'est à dire de modifier le mode de scrutin. Avec des objectifs bien précis, qui ont à voir avec notre budget. Il s'agit d'en finir avec la proportionnelle permettant la juste représentation de chaque force. Il s'agit, aussi, d'en finir avec des assemblées ou l'on soit obligés, du fait des majorités relatives, de tenir compte des différentes composantes. Dès lors on comprend mieux, le budget "d'attente" que vous proposez dans l'espoir d'avoir demain les "mains" libres pour mettre en application, sans frein au niveau régional, la néfaste politique gouvernementale. C'est donc en pleine cohérence avec ma démarche constructive, avec les objectifs d'améliorations de la vie des Champardennais, et de la nécessité de sanctionner la droite que je voterai contre le budget..

Romilly sur seine
Après avoir bénéficié de la reconnaissance de la Nation,
Maurice Camuset va-t-il être l’oublié d’une ville dont il fut maire pendant 35 ans ?

Les membres du comité de soutien,ils sont plus de deux cent aujourd’hui, refusent cette éventualité.
C'est la raison pour laquelle ils ont décidé de se rassembler et d'agir pour qu'une partie de la rue Gornet-Boivin, porte le nom de Maurice Camuset.
Ainsi des gens de toutes sensibilités se retrouvent autour d'un seul objectif ; que la mémoire de Maurice Camuset ne disparaisse pas. Or, jusqu'à ce jour, la municipalité refuse toujours d'accéder à cette demande bien légitime. Elle prétexte de difficultés administratives. C'est une fausse excuse. Elle cache peut-être d'autres raisons sans doute inavouables publiquement. Maurice Camuset va-t-il être le seul maire de Romilly à ne pas bénéficier de la reconnaissance de sa ville dont il fut maire durant trente cinq années ? Ce serait incroyable au regard de son

action. Dans la résistance à l'occupant nazi, dès son plus jeune âge, il s'engagea pour que notre pays retrouve la démocratie et la liberté. A la tête de différentes équipes municipales, il permit à Romilly de se développer et de devenir une ville moderne avec de nombreux équipements, mettant en œuvre une grande politique sociale pour les ménages romillons. Romilly était regardé de tous dans le département, certains l'appelaient "Le petit Paris". Cette action inoubliable pour le bonheur de ses concitoyens et pour le pays fut d'ailleurs reconnue par la Nation, puisque Maurice Camuset s'est vu remettre la Légion d'Honneur en février 2001.
Vous êtes sans doute nombreux à partager la démarche du comité de soutien.

Joë Triché

Romilly sur seine Elections cantonales une candidate UMP pour défendre la politique de droite

L’UMP de Chirac, Raffarin, Juppé a décidé de présenter Alexandra Pétrequin face à Joë Triché, Conseiller général.
Dans ces premières déclarations, elle assume totalement son appartenance à la droite. Elle aura donc la lourde tâche de défendre la politique de Raffarin dans cette élection.
En effet, les électeurs et les électrices ont bien l'intention de se saisir de ce scrutin pour sanctionner cette politique qui représente une véritable agression contre le monde du travail, contre les familles de condition modeste et contre tous les acquis de solidarité issus des luttes de notre peuple depuis 1936.
Ce gouvernement mérite donc bien une sanction sévère à l'occasion des cantonales et régionales de 2004.
La candidature de Joë Triché, le plus déterminé contre la droite au Conseil général, permettra de condamner cette droite qui cogne dur. Mais bien sûr, ce scrutin aura aussi d'autres enjeux pour la population auboise et celle de Romilly. Contre la casse de l'emploi et les délocalisations, les salariés et les familles n'ont pas besoin d'élus qui fassent ami ami avec le Medef et qui au Conseil général refusent de soutenir les salariés victimes des licenciements. Ils n'ont pas besoin d'élus qui s'opposent à tout contrôle de l'utilisation des fonds publics distribués au patronat.
Durant tout le mandat, la droite de l'assemblée départementale s'est opposée avec acharnement aux élus communistes qui demandaient des moyens supplémentaires pour les collèges de ZEP. Elle s’est


opposée à la mise en place d'un quotient familial pour le paiement de la restauration scolaire des collégiens afin que la participation financière des familles soit calculée à partir de leurs revenus.
Candidate de l'UMP, Alexandra Pétrequin s'opposera à de telles propositions car jamais une voix de droite n'a manqué pour les rejeter. Elles sont déjà 26 sur 33 au Conseil général. Elle prétend aussi qu'étant de droite, elle obtiendra plus de la droite. C'est vraiment mal connaître le fonctionnement d'une assemblée élue que d'affirmer cela. Les politiques des différentes collectivités s'élaborent en effet à partir de principes, de critères et d'enveloppes pour que l'ensemble du territoire bénéficie des mêmes aides.
Romilly s'est ainsi vu attribuer des subventions pour des travaux dans les groupes scolaires primaires, pour la salle F. Miterrand, pour la voirie et l'assainissement. Les associations sportives et culturelles ont été aidées comme les autres dans le département tout comme les sportifs de haut niveau. La réhabilitation lourde des deux collèges et la réalisation de la rocade Nord ont été décidées et se concrétiseront dans le prochain mandat. Précisons encore que ses amis de droite du Conseil municipal Denys Prieur et Patrick Lefèvre ont dit la même chose en 1995. Ils prétendaient qu’ issus du monde économique, ils étaient les mieux placés pour l'emploi à Romilly. Huit ans après, on a vu malheureusement le résultat. Des centaines d’emplois ont été supprimés par leurs amis patrons



La sécu de demain c’est maintenant

La mutualité française propose une assurance maladie obligatoire de haut niveau et une vraie mutuelle pour tous, permettant à chacun d’accéder quels que soient ses revenus, à la prévention et à des soins de qualité.

Les mesures gouvernementales, quant à elles, aggravent les inégalités.
C'est pourquoi je m'y oppose et demande :
La suppression du forfait hospitalier,
L'arrêt de la baisse des remboursements des médicaments vraiment utiles,
Le maintien de la prise en charge à 100% par l'assurance maladie de tous les actes et prescriptions liés à une maladie de longue durée ainsi qu'aux actes chirurgicaux importants,
Le respect des tarifs sans dépassement,
Une aide, sous forme de crédit d'impôt, pour être couvert par une mutuelle vraiment solidaire,
Je souhaite une réforme urgente des systèmes d'assurance maladie et de santé garantissant :
Les mêmes droits pour tous,
La solidarité et un financement de l'assurance maladie par toutes les richesses
La participation à la décision et à la gestion des assurés sociaux et de tous les autres acteurs
La Sécu de demain c’est maintenant. Construisons-la ensemble.

Retourner la pétition à la SOMUCO 99 rue Gornet-Boivin 10100 ROMILLY-sur-SEINE

Fédération des mutuelles de France 3/5 rue de Vincennes 93108 Montreuil Cédex

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