La Dépêche de l'Aube n°740 du Jeudi 27 novembre 2003 La Dépêche de l'Aube n°740 du Jeudi 27 novembre 2003

La dépêche de l'Aube n°740 du Jeudi 27 novembre 2003

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Une assistance attentive et mobilisée pour défendre la réforme à la santé.
150 personnes au forum citoyen sur la réforme de l’assurance maladie Notre santé ne doit pas devenir une marchandise

La réunion organisée le 19 novembre à Romilly-sur-Seine par Joë Triché, Conseiller général et la section du PCF fut un succès.
Car réunir 150 participants dans une ville de 14 500 habitants un soir en pleine semaine pour réfléchir sur le devenir de la protection sociale et de l'assurance maladie n'était pas forcément joué d'avance surtout dans une période où tout pousse à l'individualisme, au repliement sur soi et à la fatalité.
Les différents échos recueillis exprimaient une certaine satisfaction d'avoir été l'acteur de ce débat pluriel.
En effet, comme ce fut annoncé tout au long de la préparation de cette initiative, l'objectif était de proposer une rencontre sortant des débats traditionnels avec un seul intervenant.
On retrouvait ainsi les invités annoncés; les Mutuelles de France avec Jacques Séguin, la CGT avec Nadine Prigent, secrétaire nationale de la fédération Santé, le PCF avec Pierre Mathieu, Conseiller régional et José Caudron, professeur d'université. Dans la salle, avait pris place un certain nombre d'invités à ce débat; la présidente des Mutuelles de l'Aube, le président de la Mutualité Française, la responsable départementale de la CFDT Santé et des représentants du PS et du MRC. La revue des Mutualistes était également bien présente avec son rédacteur en chef, animateur du débat.
Forum d'action et de réflexion
Tel est le sens donné à cette initiative dans le propos tenu par Joë Triché, élu communiste.
Action en effet, car elle s'inscrivait dans la volonté des communistes romillons de rassembler la population et les acteurs de santé pour obtenir les postes nécessaires à l'hôpital de Romilly, notamment aux urgences, en cardiologie et à la maternité, afin que ces services répondent aux normes établies par les autorités sanitaies.
Au cours du débat avec les participants dans la salle, une intervenante a insisté pour rappeler qu'il manquait aussi des postes dans d'autres servi ces comme au moyen et long séjour. "Sans l'intervention de bénévoles et d'associations, ce serait la catastrophe pour les personnes âgées" devait-elle indiquer en soulignant qu'il ne fallait pas oublier ces services.
Réflexion, car le gouvernement Raffarin, après avoir fait voter contre l'avis majoritaire de notre peuple son projet de réforme des retraites, engage celle de l'assurance maladie à la demande du Président de la République. L'enjeu de cette réforme de la droite relayeuse des exigences du Medef est considérable pour les assurés sociaux. Il vise à s'attaquer aux principes de notre sécurité sociale fondés sur le droit à la santé et l'accès aux soins pour tous, quelque soit ses revenus et aussi sur la solidarité nationale dans le cadre d'un prélèvement sur la richesse créé par le travail des salariés.
Ainsi, avec cette réforme concoctée par le gouvernement, c'en serait fini des principes de solidarité nationale et d'égalité devant la maladie qui, pourtant ont fait la preuve de leur efficacité en permettant à notre pays de se doter d'un système de santé des plus performant au monde et envié de beaucoup
Cette réforme voulue par le Medef, vise à confier notre santé aux assurances privées pour leur permettre d'amasser de nouveaux profits comme si notre santé devait être considérée comme une marchandise.
Le déficit de la sécurité sociale pose bien sûr le besoin d'une réforme à mettre en oeuvre. Mais pas d'une réforme se traduisant par une aggravation des inégalités devant la maladie, mais au contraire tendant à aller vers un haut niveau de protection des individus, quelque soit leurs revenus. C'est ce que se sont attachés à exposer les différents intervenants.
Une même critique du projet Raffarin et des objectifs communs.
Pour José Caudron, universitaire, il est nécessaire face au projet de démantèlement organisé par le Medef, de reconstruire un système de santé efficace et juste socialement.
"Les tentatives de répondre aux déficits par la maîtrise comptable des dépenses, se sont soldées par un échec, alors que la politique de déflation salariale contribuait à creuser le déficit" devait-il souligner. Il devait alerter l'auditoire et appeler à la vigilance sur les dispositions tendant à favoriser la privatisation ainsi que la volonté

L’Hôpital de Romilly aux questions
d’actualité posées au gouvernement


Joë Triché a demandé à Jacqueline Fraysse, Députée Maire de Nanterre d’interpeller le Ministre de la Santé, Jean François Matteï sur la question du manque de postes à l’hôpital. C’est sous la forme des questions d’actualité généralement retransmises à la télévision que l’élu communiste a décidé d’intervenir le 9 ou 10 décembre. Espérons que dans sa réponse, le ministre aura pris en compte la situation inacceptable d’un établissement rayonnant sur une population de 35 000 habitants

d'instituer les différents "paniers de soins" préconisés par le rapport "Chadelat", un ancien dirigeant du groupe d'assurances AXA. "La tarification à l'activité pour les hôpitaux reviendrait inévitablement à encourager le développement de structures privées au détriment des hôpitaux publics" Une analyse complètement partagée par Nadine Prigent, pour la CGT Santé qui centra son propos sur les dangers du plan "Hôpital 2007 de JF Matteï", ministre de la santé. Elle insista fortement sur le besoin de formation des personnels de santé et la reconnaissance des qualifications par les revenus, pour rendre ces professions attractives dans le public, afin d'éviter les hémorragies de personnels vers la sphère du privé. En chiffre, elle montra l'ampleur des besoins de personnels infirmiers pour la prochaine période. "Pour les cinq ans à venir, 200 000 infirmières et infirmiers sont à former pour faire pace aux départs en retraite notamment".
Pour Jacques Seguin, représentant les Mutuelles de France, "s'il y a urgence d'une réforme de la protection sociale, cela doit être pour promouvoir un système de protection sociale de notre temps, qui garantit aux populations une qualité de vie, qui favorise une promotion de l'individu, qui permet une prise en charge efficace face aux risques environnementaux et à la maladie. Le gouvernement semble avoir fait le choix contraire. Pas la Mutualité" affirma t-il. Il rappela que les Mutuelles de France proposaient 25 mesures pour réduire les inégalités.
Pierre Mathieu, Conseiller régional à quant à lui, expliqué que cette question de la protection sociale et de la santé était constitutive du projet de société que le PCF entendait promouvoir et construire avec d'autres. Entre sécuriser les profits ou sécuriser les individus, nous avons fait le choix de l'individu, en toute circonstance. Pour l'élu communiste aubois, la progression des dépenses de maladie sont incontournables et elles ne sont pas forcément un problème pour les populations. "Va t-on se plaindre de la progression de l'espérance vie et des progrès de la recherche pour le traitement des maladies" devait-il interroger. "C'est surtout sur les recettes qu'il faut jouer afin que notre pays se donne les moyens de mieux sécuriser les individus tout au long de leur vie. Au niveau de la santé, cela passe par l'emploi et de bons salaires pour accroître le niveau des cotisations prélevées et par la taxation des revenus financiers des entreprises au même niveau que les salariés". Il rappela les quelques axes de propositions préconisées par le PCF; améliorer l'accès aux soins et développer la prévention, relancer la politique familiale, garantir le droit à la retraite, développer une nouvelle politique du médicament en liaison avec la solidarité internationale, conquérir des droits nouveaux pour permettre d'instaurer une véritable démocratie sanitaire. "Ces réformes devaient être financées à partir de l'entreprise dans le cadre d'une réforme des cotisations patronales", insista t-il.

En conclusion, tous les intervenants ont été d'accord pour affirmer que nous étions bien en présence de choix de société et que l'action et le rassemblement des assurés sociaux allaient être déterminant dans la prochaine période.

Régionales 2004
Conférence régionale des communistes
de Champagne-Ardenne

Imaginons le scénario catastrophe; la droite et l’extrême-droite remportent les élections régionales .
Ce serait immédiatement une déferlante de mesures antisociales encore plus importantes que celles que nous connaissons depuis l'arrivée du gouvernement Raffarin. Une accélération de la fracture sociale de la société française. La domination totale des plus riches sur les plus pauvres.
C'est pourquoi la conférence régionale du PCF qui s'est réunie à Épernay samedi 22 novembre a débattu des enjeux de ces élections régionales et de la nécessité qu'il y a de battre la droite et l'extrême-droite en Champagne-Ardenne.
Compte-tenu d'un mode de scrutin qui est une atteinte à la démocratie et au pluralisme et que les communistes ont combattu, plusieurs conditions sont apparues nécessaires pour remplir cet objectif :
- Que les forces de gauche puissent proposer du neuf pour répondre aux besoins des populations. Le moment électoral offre la possibilité de rendre applicables les revendications qui sont au cœur des luttes. Les communistes sont porteurs de propositions dans différents domaines qui sont partagés bien au delà de notre parti : économie, emplois, formation professionnelle, santé, protection sociale,

citoyenneté/démocratie, réforme de la fiscalité etc. ;Elles sont en rupture avec ce que met en œuvre la droite au pouvoir dans la région Champagne-Ardenne.
La région doit être un point d'appui pour résister à la politique du gouvernement de droite, un lieu d'expériences pour des avancées citoyennes.
- Que le rassemblement des forces de gauche soit construit sans hégémonie de quiconque, mais dans un partenariat où l'apport original de chacun soit respecté.
Sur cette base, la conférence régionale a décidé de proposer aux communistes de Champagne-Ardenne de s'exprimer pour la constitution d'une liste de rassemblement des forces de gauche.
De désigner comme "chef de file" régional, Pierre Mathieu, conseiller général sortant.
La consultation se déroulera jusqu'au 15 décembre. Dans les prochains jours, les communistes recevront un bulletin de vote. Ils pourront soit nous le retourner en suivant les modalités de vote, soit le déposer à la FD ou lors des différentes assemblées de sections qui seront convoqués dans les prochains jours.
Nous rappelons qu'il faut avoir réglé au moins une cotisation pour pouvoir prendre part au vote. Bien entendu il sera possible de régler ses cotisations au moment du vote.

 

Un loto pour aider la dépêche de l’Aube
Un voyage d’une semaine pour 2 personnes, VTT, Télé, DVD
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Des tas de bonnes surprises !!!
Les communistes aubois, les amis de La Dépêche de l’Aube sont invités à participer nombreux au 1er loto de la Dépêche de l’Aube Dimanche 30 novembre
Salle du Grand Salon rue Lamoricière à Ste Savine à 14 h 30 (à côté de la mairie)
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Humeurs

Une Schubertiade
ce texte a été lu par Jack Ralite, devant les intermittents au Blanc-Mesnil

La traque aux redondances

Un jour, un président de société reçoit en cadeau un billet d'entrée pour une représentation de la Symphonie inachevée de Schubert. Il ne peut s'y rendre et passe donc l'invitation au responsable de l'étude des méthodes industrielles de sa société.
Le lendemain matin, le président se voit remettre le rapport suivant :
1. Les quatre joueurs de hautbois demeurent inactifs pendant des périodes considérables. Il convient donc de réduire leur nombre et de répartir leur travail sur l'ensemble de la symphonie, de manière à réduire les pointes d'inactivité.
2. Les douze violons jouent tous des notes identiques. Cette duplication excessive ne semblant pas revêtir un caractère nécessaire, il serait bon de réduire de manière drastique l'effectif de cette section de l'orchestre. Si l'on doit véritablement produire un son de volume élevé, il serait possible de l'obtenir par le biais d'un amplificateur électronique.
3. L'orchestre consacre un effort considérable à la production de triples croches. Il semble que cela constitue un raffinement excessif et il est recommandé d'arrondir toutes les notes à la double croche la plus proche. En procédant de la sorte, il devrait être possible d'utiliser des stagiaires et des opérateurs peu qualifiés.
4. La répétition par les cors du passage déjà exécuté par les cordes ne présente aucune utilité véritable. Si tous les passages redondants de ce type étaient éliminés, il serait possible de réduire la durée du concert de deux heures à vingt minutes.
NB : Il est évident que si Schubert avait prêté attention à ces remarques, il aurait été en mesure d'achever sa symphonie

Ecoutez-voir

.......Sarkozy, nous voilà !
Au procès des 25 prévenus de raids nocturnes qui se déroule à Troyes, on apprend qu'une première enquête a été abandonnée… "Pour des raisons budgétaires". Elle a repris en juillet 2002 "face à l'accentuation de la fréquence des raids".
On croit rêver. On pensait en effet que Sarkozy mettait en paralléle les discours sécuritaires et les moyens. Ben non, il avait oublié le second volet permettant aux grands voleurs de continuer à voler (de leurs propres ailes, puisque l'aile de la justice de balayait plus le territoire.)
.......Voile
On veut faire une loi pour le voile. Je n'aime pas le voile qui cache la beauté et rend la femme esclave. Mais méfiance, je me dis, ils pourraient bien en interdisant un bout de tissu, interdire aussi beaucoup d'autres choses. D'ailleurs on entend dire que la laïcité serait la neutralité. Je ne suis pas d'accord, la laïcité doit faire entrer le monde à l'école.
La laïcité c'est la liberté de penser et non l'interdiction de porter.

Malicette

Irak
La guerre n’a jamais pris fin

Les violentes attaques antiaméricaines perpétrées ces derniers jours en Irak montrent avec éclat que la guerre est loin d’être terminée, en tout cas qu’elle n’a jamais pris fin le 1er mai dernier, comme s’en est vanté à l’époque Washington.
Pire : l'attentat de Riyad donne un autre signe inquiétant de l'évolution de la situation dans le Golfe. Les réseaux terroristes islamistes restent puissants et organisés sur le sol même qui les a vus naître, l'Arabie saoudite. Al Quaeda, on le sait, est un enfant monstrueux né dans les bas-fonds de l'alliance entre le régime wahhabite d'Arabie et les États-Unis. Assis sur les gigantesques ressources pétrolières de la région, nourrissant les réseaux islamistes alors considérés comme des alliés, les États-Unis n'avaient rien voulu voir du danger qui grandissait, avant de se réveiller brutalement comme dans un cauchemar le 11 septembre 2001.
Deux ans plus tard, non seulement la guerre déclarée au terrorisme par Washington ne fait pas ses preuves, mais tout se passe comme si la guerre en Irak, une méthode choisie au mépris de l'opinion publique mondiale, offrait finalement aux islamistes l'opportunité d'une amplification de leurs actions meurtrières. En Irak, en Arabie saoudite, ce n'est pas la libération des populations qui est visée, mais la mise en place de régimes répressifs et théocratiques. Les peuples de la région sont aujourd'hui les otages d'un terrible jeu de

puissance. Les islamistes tentent de légitimer leurs attentats par l'occupation américaine. Et les Américains justifient le prolongement de leur occupation par les attaques terroristes. Des populations innocentes à Riyad, des soldats américains et des fonctionnaires de l'ONU paient de leurs vies cet affrontement meurtrier qui, tel qu'il est mené, n'a d'issue que dans le chaos et le sang.
La politique américaine est dans l'impasse dans toute la région, dans le Golfe comme au Proche-Orient. En préférant les politiques de force et de colonisation aux solutions de paix et de démocratie, elle encourage partout l'esprit de guerre. Le risque d'une escalade militaire américaine existe. Elle aurait à coup sûr des effets catastrophiques dans une région qui est déjà un brasier. Les islamistes sont sûrement les seuls à ne pas voir d'un mauvais œil les Américains s'enfoncer dans ce bourbier, espérant un jour ou l'autre tirer les marrons du feu.
Courageuse avant la guerre, la voix de la France a perdu de sa force. Elle doit reprendre vigueur pour exiger qu'en tout lieux prévalent les logiques de paix: en Irak, pour rendre au peuple sa souveraineté, en Arabie saoudite, pour démocratiser le régime, au Proche-Orient, pour appuyer les voix retrouvées d'un accord de paix israélo-palestinien.

Réforme Fillon
Le Medef triomphe

Annoncées comme «la mère de toutes les réformes» par le ministre des Affaires sociales en personne, les modifications des règles de la négociation collective ne vont nullement revitaliser une démocratie sociale menacée d’essoufflement.
L'ambition affichée de François Fillon risque de se transformer en cauchemar pour le monde du travail.
En effet, le volet "dialogue social" du projet de loi sur l'emploi et la formation fâche tous les syndicats. Seul le Medef, initialement hostile pour des raisons tactiques, est satisfait. Son lobbying actif auprès de l'Élysée et de Matignon n'aura pas été vain. Les réseaux du baron Seillères ne s'embarrassent pas avec les formes et, en deux temps trois mouvements, le projet aboutit à élargir gravement l'autonomie contractuelle des entreprises au détriment des grandes négociations nationales. À l'avenir, un accord d'entreprise pourra comporter des "dispositions dérogatoires" à un accord de branche ou interprofessionnel. La porte au dumping social et à l'atomisation du salariat est ouverte, au cœur même des entreprises, notamment petites, les plus hermétiques à l'application des droits et à l'accès aux syndicats. Les rêves de dérégulations paroxystiques de Seillère sont exaucés. Le Medef triomphe. Ce n'est plus seulement la victoire du contrat sur la loi, ce sont les employeurs qui feront le plus souvent la loi !
Deux décisions, entre autres, inquiètent particulièrement les partenaires sociaux. L'interdiction de décider des dispositions moins favorables pour les salariés est levée.

De même, le texte de M. Fillon prévoit que, au niveau interprofessionnel comme à celui de la branche, un accord pourra être minoritaire si une majorité de syndicats ne s'y oppose pas. Mais il y a une subtilité de taille : cette majorité sera mesurée non en voix, mais en nombre d'organisations ! Piquante démocratie que de permettre dans toute branche à trois syndicats minoritaires de s'opposer à la volonté des deux autres ! Le principe de l'accord majoritaire, réclamé par la CGT et la CFDT, est donc détourné et cadenassé. D'ailleurs, le duo Fillon-Raffarin ne manque pas d'air. N'est-ce pas un comble d'aboutir à un projet semblable alors même que les partenaires sociaux viennent, avec leur accord sur la formation professionnelle, de démontrer qu'ils savaient négocier et conclure si nécessaire ? Dans une société où la crise de la délégation politique et sociale ne cesse de se creuser, n'était-il pas indispensable d'en tirer quelque leçon pour l'avenir…
Au fond, si l'impasse de Raffarin a atteint des sommets de néoconservatisme, le constat serait pour le moins trompeur ou incomplet si l'on oubliait de dire que son gouvernement poursuit néanmoins sa route et de manière beaucoup plus débarrassée de complexes qu'on ne le croit. Le sale boulot continue, et il ne suffit pas de crier sur les toits que le Premier ministre s'enfonce dans les sondages pour enrayer le processus.
Pendant que les observateurs avisés scrutent les courbes, la France s'enfonce elle aussi. Dans un paysage social éclaté.

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