La Dépêche de l'Aube n°688 du Jeudi 28 Novembre 2002 La Dépêche de l'Aube n°688 du Jeudi 28 Novembre 2002

La dépêche de l'Aube n°688 du Jeudi 28 novembre 2002

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Rassemblement, solidarité et élaboration d’alternatives doivent être les réponses face à la casse de l’emploi dans le textile

Romilly-sur-Seine : Jacquemard - Sorotex - Barbara
Ne laissons pas faire ! Solidarité avec les salariés-es et élaboration

Jeudi 5 décembre à 18 heures au centre aéré de la Béchère, la section de Romilly du PCF invite les salariés-es et la population à une rencontre publique pour la défense de l’emploi dans la 2ème ville du département.
Yves Dimicoli, dirigeant national du Parti communiste, économiste, Pierre Mathieu, conseiller régional de l’Aube et Joë Triché, conseiller général de Romilly, y participeront.
Un cataclysme s’abat sur Romilly
Tout ce qui a fait la renommée et les atouts de cette ville est en train de disparaître. Avec ce qui est annoncé chez Jacquemard, Sorotex et Barbara, ce sont près de 500 emplois qui risquent d’être rayés de la carte. N’oublions pas que quatre vingt onze ont déjà été supprimés, en début d’année, chez Cycleurope, auxquels s’ajoutent les deux cents suppressions d’emplois réalisées en 2000 dans le groupe Jacquemard. Ainsi, pour la population, c’est un véritable cataclysme qui s’abat sur sa ville ; une population qui a le sentiment d’être abandonnée, y compris par son maire qui ne prend aucune initiative pour défendre l’emploi. Il est vrai qu’il est plus enclin à reprendre le discours des patrons et à justifier leurs choix d’aller faire fabriquer leurs productions dans les pays à bas salaires pour satisfaire leur soif de profits.
Pourtant, face à une telle situation, un maire ne devrait-il pas être du côté des salariés, même si cela déplait au patronat ? Il faut savoir choisir son camp. Mais ne l’a-t-il pas choisi quand Michel Cartelet a décidé de faire équipe avec la droite ? Une droite qui, à la tête du pays, met en oeuvre une politique répondant aux exigences du Medef du baron Sellières.
Contribuer à la recherche de solutions préservant l’emploi
Pour les communistes, il n’est pas question de se résigner à ce saccage de l’emploi qui n’a rien d’une fatalité. Pour eux, il est le résultat de choix délibérés dont le seul objectif est la recherche de profits faciles.

Favoriser le rassemblement nécessaire permettant d’imposer des solutions pour préserver l’emploi et les moyens d’existence de centaines de salariés-es ; élaborer avec les intéressés des propositions qui garantissent ces droits élémentaires et constitutionnels dûs à chaque individu ; exprimer la solidarité indispensable à l’égard de celles de ceux qui sont en souffrance et dont l’avenir est incertain : telle est la ligne de conduite que s’est fixée le PCF et ses élus. Un seul souci les anime : être utiles aux salariés-es et à leur ville. “Il est de notre devoir à tous de nous montrer solidaires, de contribuer pour notre part à la recherche de solutions qui préservent la dignité des individus” indiquait récemment dans la presse monseigneur Marc Stenger, évêque de Troyes en ce qui concerne les dossiers Jacquemard et Doré-Doré. Et bien la réunion de jeudi prochain qu’organisent les communistes romillons aura ces objectifs. Nous vous y attendons et souhaitons votre participation active.


Section de Romilly du PCF .

Contre les inégalités sociales

Réconquérir la priorité à l’école

Approche répressive et restrictions budgétaires ne feront qu’ajouter des difficultés à ceux déjà “en difficulté”
Les luttes pour l'école ne faiblissent pas et ne doivent pas faiblir.
Contre l'abandon de la priorité à l'investissement éducatif, les organisations syndicales représentatives de l'enseignement, la FCPE, l'UNEF et les formations lycéennes appellent à une manifestation unitaire à Paris, le 8 décembre. Elles ont mille fois raison. Nous les soutenons et nous en sommes. Les restrictions budgétaires les plus visibles visent d'abord les jeunes (surveillants et aides éducateurs), et des perspectives plus inquiétantes encore pour l'ensemble des secteurs se dessinent. Au-delà, les choix politiques de la droite apparaissent plus clairement, de semaine en semaine, pour ce qu'ils sont : le parti pris des inégalités, la volonté d'effacement de leur caractère social. Ainsi, pour l'école, le fort consensus national qui existait depuis deux décennies pour la continuité de l'investissement public dans la formation et la lutte contre l'échec scolaire est brisé.
Davantage de difficultés pour les plus en difficulté
Le discours tenu par Xavier Darcos, en se focalisant sur les questions de sécurité, tend, au fond, à rendre coupables de l'échec les élèves et leurs familles, n'offre comme recours que des formes d'exclusion en dehors ou à l'intérieur même du système éducatif.
Sans avoir pu réellement voir le jour, le collège unique est officiellement enterré. Comme annoncé dès l'été, l'accès de 80% d'une classe d'âge au niveau du bac est explicitement relégué au placard des illusions. Approche répressive, renoncement à la démocratisation et restrictions budgétaires révèlent la cohérence d'une politique : les difficultés de ceux qui étaient déjà "en

difficulté" vont encore s'accentuer. Loin de constituer un élan démocratique, l'étape de décentralisation envisagée ne fera qu'affaiblir la cohérence nationale et renforcer les inégalités devant le savoir.
Lutter contre les inégalités sociales
devant le savoir et la culture est plus actuel que jamais Les communistes sont convaincus qu'il est possible de les combattre. Ils ont été, sont et seront présents dans les luttes. Si l'école ne peut pas tout, elle ne peut pas “rien”. Elle peut jouer un rôle pour plus d'égalité sociale. La défense passionnée du service public, exigence forte de la lutte contre les inégalités, c'est aussi la volonté de faire avancer les transformations nécessaires du système éducatif, la réflexion critique sur ses finalités, ses structures et ses contenus, avec tous ceux qui veulent transformer la société. Une dynamique de lutte élargie pourrait permettre aux enseignants et aux personnels de surmonter doutes et découragement devant les mutations du métier. Au lendemain du 8 décembre se profileront les rendez-vous de la carte scolaire et de la préparation de la rentrée 2003, nul doute que les luttes se poursuivent. Car il faut faire reculer le remodelage régressif du système éducatif qu'entreprend la droite, reconquérir la priorité à l'éducation nationale et à la recherche, gagner à ces luttes le soutien durable des parents, des jeunes et de l'opinion publique, les élargir pour qu'elles concernent vraiment tout le peuple. Ces aspirations des enseignants et des personnels de l'Éducation nationale peuvent aboutir si la politique redevient leur affaire.

Samedi 30 novembre 2002
Assemblée générale départementale des militants suivi de l'Inauguration officielle de la nouvelle fédération du PCF

Samedi 30 novembre 2002
de 9 h à 11 h :

Assemblée générale
départementale des militants


à partir de 11 h 30 :


Inauguration officielle
de la nouvelle fédération du PCF


à laquelle sont conviés l’ensemble
des communistes aubois.
En présence de Paul Lespagnol
membre du Comité exécutif national du PCF.

Invitation aux salariés-es de chez Jacquemard et à la population


Jeudi 5 décembre 2002
à 18 heures - Centre aéré de la Béchère à Romilly


Réunion d’échange, de travail et de solidarité


Pour construire ensemble des propositions novatrices garantissant l’emploi et les revenus des salariés.
Avec la participation de Yves Dimicoli
dirigeant national du PCF, économiste,
de Pierre Mathieu
dirigeant national du PCF, conseiller régional,
et de Joë Triché
Conseiller général de Romilly-sur-Seine.

Les forums organisés par le PCF
La politique et la vie.

L’abstention, le vote sanction, le rapport des gens à la politique ? Ces questions interpellent toutes les formations politiques.
Alors que le social libéralisme comme le libéralisme peuvent très bien s'accommoder d'une situation à l'américaine où toute une partie de la population se trouve de fait exclue du terrain politique et électoral, le PCF a décidé dès le printemps dernier de prendre l'initiative d'un dialogue sous la forme d'un forum national sur le thème: "Comment résister et construire un vrai changement ?" Il commence à se décliner, dans un premier temps dans les villes, les quartiers, les villages ou les entreprises avec pour trait d'union un bulletin de liaison adressée à tous les participants.
Une quarantaine de forums ont réuni à ce jour quelque 1.500 personnes dont entre un tiers et un quart de non-encartés au PCF, mais qui regardent ce parti d'un œil encore intéressé. Ceux-là ont souvent choisi de sanctionner, le 21 avril. Pas de condamner. Sinon, ils ne seraient pas venus. Il y a aussi des jeunes qui ont envie de débattre politique et acceptent l'offre faite par le PCF.
Le presse nationale commence timidement à parler de ces initiatives. Ainsi le Journal du Dimanche (17/11) parlait de "cette réelle nouveauté depuis l'échec du 21 avril: l'organisation de forums citoyens dans tout le pays, avec l'ambition de donner la parole à la base". La presse provinciale rend aussi compte de ces rencontres. Le Midi Libre titrait récemment : "Le PCF se remet en question pour combattre et construire". Tout cela participe à donner corps à l’ambition affichée par les communistes : construire une véritable dynamique nationale.

Lundi 9 décembre à 18 h 30 Forum de discussion :
“Et maintenant ?”
Vous vous posez de nombreuses questions :
Pourquoi le 21 avril et le retour de la droite au pouvoir ?
Comment résister aux mauvais coups du gouvernement Raffarin, Sarkozy et consorts ?
Comment construire un réel et durable changement ?
Les communistes aussi s’interrogent
Discutons ensemble de l’alternative politique !
Au siège de la section de Troyes 22ter, avenue Anatole France

Humeurs
Si, on y peut

La “mondialisation”, on n’y peut rien ! Un fléau, une sorte de 11è plaie d’Egypte, expédiée de “Là-Haut” pour nous en faire baver encore plus. Une horde de mites qui grignotent tout ; les chaussettes Olympia, les sous-tifs Barbara et surtout les bénefs. Saloperie de mondialisation, disent les patrons la main sur le coeur, sur le portefeuille. Mes pov’zouvriers, on n’y peut rien. Tout le monde le dit, même l’Est-Eclair, c’est donc bien que c’est vrai !
Mon oeil. La mondalisation actuelle, c’est le capitalisme à l’échelle planétaire. Les gros étouffent les moins gros avant de les bouffer. Le Livre de la Jungle à la sauce Sellière. Et qui c’est qui l’a mis en place, le capitalisme constrictor, étouffeur de bonnetiers et de métallos ? Qui c’est si c’est pas les patrons qui chantent si fort le grand air de la fatalité avant d’aller compter leurs sous ?
Ce qui est fait de main d’homme peut-être défait, disait Je ne-sais-plus-qui(1). Non, la mondialisation du fric n’est pas plus une fatalité que la vérole dans le bas clergé. Je sais bien qu’on est de moins en moins nombreux à le penser, voire oser le dire tout haut. C’est au moins un des mérites des communistes que de marteler qu’on peut y faire quelque chose.
Une autre mondialisation est possible : celle de la coopération et du partage des savoirs, et non celle des brevets et de la mise en concurrence. Qu’est-ce qu’on attend pour la contruire ? .


Alain Keslick

(1) Philosophe très souvent cité..

Conseil général : décentralisation, exclusion...
M.F. Pautras interpelle Philippe Adnot

En séance du Conseil général , Marie-Françoise Pautras, élue communiste, est intervenue sur les dossiers de l’exclusion et de la décentralisation.
Extraits.
“Il y a quelques jours, le Président de la Commission européenne a donné le coup de grâce au pacte de stabilité en ces termes : "je sais très bien que le pacte de stabilité est stupide […] Il faut avoir un outil plus intelligent et plus flexible." A l'heure où le gouvernement nous concocte un projet de révision constitutionnelle, à propos de la loi de décentralisation, avec un maître-mot : l'expérimentation, il est de bon aloi de se méfier des apprentis-sorciers, adeptes et au service du capitalisme mondialisé, sans foi ni règles. Ce sont les populations qui en subissent les conséquences mortifères ; localement, nationalement et à l'échelle planétaire.
C'est donc au nom de ce pacte de stabilité "stupide" que des pans entiers de notre service public sont attaqués, mis à mal, notamment la santé, l'éducation. Le coup de grâce au pacte de stabilité est donné, mais chacun sait que c'est reculer pour mieux sauter. Dans le même temps, le capitalisme donne à voir ses scandales de grande ampleur qui n'empêchent pas les multinationales, et une poignée d'individus, d'accumuler des profits faramineux, tandis que le chômage, les exclus et les pauvres augmentent.
En parlant des exclus,
dans le champ de compétences du Conseil général, je ne peux manquer d'évoquer le projet du gouvernement de substituer au RMI celui du RMA, un revenu minimum d'activité pour faciliter leur intégration. Il est

question de confier aux département une nouvelle mission : celle de trier les “vrais” exclus des faux, alors que, je cite J.F. Pecresse des Echos : "alors même que l'inaction des conseils généraux est considérée par nombre d'observateurs comme le frein principal à l'intégration professionnelle des bénéficiaires du RMI."
C'est, en effet, une question que l'on peut se poser au regard des chiffres que j'ai sollicité dans ce domaine auprès de la DIDAMS :
- Montant de la dotation obligatoire 2002 : 3.126.641 euros.
- Montant des crédits d'insertion non consommés au 1er octobre 2002 : 2.480.744 euros.
"Au moment où le chômage remonte, le gouvernement pense trouver là un bon moyen de rendre l'inactivité moins attractive" je cite toujours l'auteur. C'est pittoresque ! Si le chômage augmente, c'est autant de personnes qui seront plongées contre leur gré dans l'inactivité, laquelle n'est pas “attractive” pour elles puisqu'elles perdent leurs revenus d'existence. Somme toute, après avoir mis "sur le carreau" des millions d'exclus, après les avoir laissé croupir dans leurs difficultés et leurs souffrances au point d'être complètement déstructurés, on veut les remettre au travail, leur fournir une activité si possible "d'intérêt public" en contrepartie de revenus en-dessous du seuil de pauvreté avec lesquels ils ne pourront pas vivre décemment et dignement. C'est révoltant et indigne de notre République : le salaire minimum des personnes qui travaillent, c'est le Smic !”

Théâtre “Tableau d’une exécution” de Howard Barker

Rassurez-vous, il ne s’agit que de l’exécution d’un tableau en 1572 dans la république de Venise.
Mais enfin il y a eu Guernica. La peinture n’est pas neutre, même bien sèche. Le tableau de Galactia, femme peintre, est le Guernica de la bataille de Lépante(1). Il crie la vérité des massacres. Il en oublie l’héroïsme des chefs. Il les accuse même, avec ses mains coupées et le sang répandu sur la toile. Cela pourrait être le tableau de l’intérieur du théâtre de Moscou après la “grande” victoire de Poutine sur les Tchétchènes preneurs d’otages.
Le Doge de Venise est un artiste, un fin lettré. Il connaît le grand talent de Galactia. Il lui passe commande d’une oeuvre glorifiant les héros de Lépante. Galactia, c’est le peintre du moment, le peintre respecté, bien en cour. Mais, sait-on jamais avec ces artistes, quelle folie leur passe par la tête ? Galactia a du caractère et le Doge aime à la taquiner. L’humour est une marque d’amitié mais de prudence aussi. Le grand prêtre lui, ne fait pas ami-ami avec le grand peintre car le grand prêtre sait ce qui est vérité, morale et art. Il sait quand les autres croient seulement. C’est son métier.
Galactia aime un autre peintre, Carpetta. Ce nom lui va comme un gant : il sait lècher les bottes, il est bien conditionné, bien formaté. Il faut vivre. Il sourit, il barbouille, et il flagorne. L’amour n’est pas raisonnable. Le tableau de Galactia ne plait pas, mais pas du tout et l’on envoie la femme au cachot. Elle n’a pas la fibre politique. Elle ne sait pas la valeur pédagogique de la guerre. On charge donc Carpetta de réaliser le tableau didactique. On l’interroge un peu : vous êtes l’amant de Galactia ! Hum ? Elle ne va pas vous donner de mauvaises idées au moins ? N’ayez aucune crainte répond le barbouilleur. Mon tableau saura plaire. On placera les officiers comme Napoléon sur le pont d’Arcole.(2)
Hélas, le nouveau tableau déçoit le Doge. On vante un peu partout celui de Galactia. Le peuple le réclame. Bon, dit le Doge. Et puis je l’aime bien. Nous trouverons cela très beau plus tard. Ces morts parlent et disent l’héroïsme, le sacrifice, le courage, la foi dans la patrie. Le Doge pleurera devant la foule et demandera pardon de ne pas avoir sauvés tous les soldats. Plus tard, quand Galactia sera morte, un constructeur de voiture donnera son nom à une grande berline.
Ainsi va le monde. Cette pièce étonnante nous parle donc de l’art admirable des hommes politiques à

encaisser les chocs, à digérer les difficultés, à subvertir la réalité, à retourner les choses dans le sens voulu par eux. Un Chirac utilise la phrase marxiste pour mystifier le peuple. Les gouvernants s’approprient la culture des quartiers (danse, musique, coutumes, etc), non pour la développer, la soutenir mais pour désamorcer la contestation. Tout se digère comme les insultes. Rimbaud, le Che, Van Gogh ornent les tee-shirts et les cravattes. Une pièce étonnante de modernité par sa brutalité, sa rapidité, sa vitalité. Vincent Parrot est un doge imposant mais proche. Le décor, peu expressif au début devient, cependant rationnel car il surélève les acteurs (ça se passe là-haut, chez les gouvernants), et permet des échappées vers la ville et les cachots. Les grands panneaux de bois ne sont-ils pas aussi des tableaux en devenir ? Christine Berg a montré une fois encore sa science du théâtre, son inventivité, sa précision dans la conduite des acteurs. Elle présente toujours un travail à la fois fort, rigoureux, original, qui allie réflexion philosophique ou politique comme on voudra et recherche linguistique (L’Atelier volant de Novarina, Cabaret pour inventer la langue). Rien à voir avec le parisianisme cependant. Les personnages ont toujours les mains dans le cambouis. La musique de Lyonnel Borel est une actrice à elle toute seule, belle, spirituelle. Écrite en tout cas. Les costumes de Natahalie Charbaut sont eux mêmes des personnages que la lumière de Pablo Roy (oui, le fils d’Alain) instruit.
Le Théâtre de la Madeleine, avec cette forte berline, va voyager en toute confiance si le Medef n’attend pas les acteurs au coin des lois scélérates. Car, il n’est de bon théâtre que bâti de pensées créatrices et d’acteurs consommés et à consommer, crus de préfèrence, cueillis frais et poussés dans la bonne terre vivante du théâtre champardennais.


Jean Lefèvre


(*) Auteur anglais né en 1946.
(1) Victoire, en 1571, des vénitiens contre les Janissaires turcs en Grèce.
(2) Les anachronismes sont parfois de bon service.

La Chapelle Saint-Luc: élimination des déchets
Le maire “invité” à respecter la législation

Le décret n°2000-404 du 11 mai 2000 fait obligation au maire d’une commune de présenter chaque année au Conseil municipal un rapport sur le prix et la qualité du service public de l’élimination des déchets. à La Chapelle-Saint-Luc, ce rapport n’a pas été présenté aux élus ni en 2001, ni en 2002. S’inquiétant d’un tel manquement qui “contrevient aux obligations de transparence encadrées par la loi”, Marie-Françoise Pautras, conseillère municipale communiste de La Chapelle, s’est tournée vers le Préfet en lui adressant un courrier le 4 novembre dernier. Dans sa réponse, ce dernier confirme bien que le maire de La Chapelle “semble avoir enfreint la réglementation”. De plus,

pour les communes de plus de 3.500 habitants, comme c’est le cas à La Chapelle-Saint-Luc, ce rapport doit aussi être porté à la connaissance du public. Dans son courrier, le Préfet informe Marie-Françoise Pautras, qu’il “invite le maire à respecter, à l’avenir, ses obligations.” Faut-il rappeler que ces dispositions légales visent à donner une plus grande transparence à des décisions prises, notamment sur des dossiers aussi importants que l’élimination des déchets. Une transparence et des informatios auxquelles, sans l’intervention de l’élue communiste, la population chapelaine n’aurait peut-être pas eu accès. à suivre...