La Dépêche de l'Aube n°686 du Jeudi 13 Novembre 2002 La Dépêche de l'Aube n°686 du Jeudi 13 Novembre 2002

La dépêche de l'Aube n°686 du Jeudi 13 novembre 2002

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Mobilisation, samedi dernier, dans les rues de Romilly pour défendre l’emploi chez Jacquemard, Doré-Doré et dans le textile aubois

Jacquemard - Demi-emploi et demi-salaire : le refus !
Première démonstration de force des “Jacquemard” avec la participation de salariés-es de Doré-Doré, Sorotex, Cycleurope

Il y avait longtemps que Romilly n’avait pas connu une manifestation de cette ampleur.
Ils et elles étaient, en effet, plus de 400 dans la rue à scander leur colère, mais pas leur désarroi comme cela est trop souvent écrit dans la presse locale
.
Mobilisation contre la régression sociale et le recul économique
Cette manifestation des salariés-es du groupe Jacquemard, qui s’est déroulée samedi dernier, - ils étaient au moins 300 auxquels se sont joints des salariés de chez Sorotex, Doré-Doré, Cycleurope... - faisait suite au premier “tour de chauffe” qu’ils avaient organisé à la sous-préfecture de Nogent (voir n/édition du 31 octobre). Précisons que cette matinée d’action était essentiellement destinée au personnel du groupe Jacquemard qui a su faire à cette occasion la démonstration de sa capacité à se mobiliser dans l’unité pour faire face aux prétentions d’une direction avide de profits pour les actionnaires. à n’en pas douter, comme cela fut rappelé par les syndicats de l’entreprise, elle sera sans aucun doute le prélude à d’autres manifestations rassemblant les salariés avec la population romillonne. Car ce qui est engagé chez Jacquemard doit être rejeté par toute une ville qui ne peut accepter une telle régression sociale pour le personnel et un recul économique qui lui serait fatal et que tout le monde finirait par payer.
C’est ce que ne manqua pas de rappeler Ginette Triché, déléguée syndicale CGT qui est intervenue au nom de l’intersyndicale du groupe Jacquemard qui rassemble la CGT, la CFDT, FO et la CGC : “[Cela] peut être le coup de grâce pour Romilly, sa vie locale, ses commerces et ses emplois. Parce qu’ils peuvent exploiter encore plus et payer encore moins des salariés-es dans des pays d’Asie, du Maghreb et aussi de Roumanie, de Turquie, etc., des patrons détruisent nos industries, détruisent nos vies en France. Et la grande distribution en profite pour faire des marges faramineuses et exercer une pression sur les productions françaises. Mme Jacquemard qui avait autrefois 100% de production française, mme Jacquemard qui est classée quatrième fortune de l’Aube grâce au travail de son personnel, mme Jacquemard a choisi cette voie. Elle veut délocaliser 80% de notre production et, pour cela, elle n’hésite pas à proposer aux salariés de vivre

avec un demi-salaire ( un demi-smic pour beaucoup !) ou bien d’être à la rue dans le plus grand désarroi pour l’avenir. Et comme partout en France, on veut nous faire croire qu’on y peur rien, que c’est la «crise du textile», qu’il faudrait s’y résigner. Et bien non, cela suffit ! Il n’est pas une semaine sans que l’on entende aux informations qu’une entreprise délocalise et licencie du personnel, et pas seulement dans le textile.
Les casseurs d’emplois doivent payer
Maintenant, ce sont les indemnités de chômage qui sont remises en cause, les préretraites, les retraites, le remboursement des médicaments, les droits sociaux, le travail des jeunes, etc. C’est en fait un retour en arrière et c’est l’avenir de la jeune génération qui est menacé. Aujourd’hui, les salariés-es et leurs représentants du groupe Jacquemard disent stop ; il y en a assez de vivre dans l’incertitude, assez de voir le gouvernement et les pouvoirs publics laisser faire alors que, dans le même temps, des milliards d’argent public sont distribués aux patrons au nom de l’emploi. Nous voulons vivre dignement avec un emploi qualifiant, une formation et un salaire décent, une retraite méritée et un avenir pour nos enfants. Les casseurs doivent payer. Ensemble, nous interpellons les pouvoirs publics, le gouvernement et la grande distribution.”
Après cette intervention, le cortège, en tête duquel avaient pris place l’ensemble des organisations syndicales du groupe a battu le pavé romillon avec, comme première étape, la mairie pour rappeler à Michel Cartelet qu’il y a deux ans il avait refusé de soutenir les salariés de cette entreprise qui se battaient déjà contre le licenciement de 200 salariés-es et que cette année il avait diminué les subventions municipales aux syndicats de 50 à 80% ; ce qui lui valut des sifflements nourris. Puis le défilé s’est dirigé vers le centre Leclerc de la rue Gornet-Boivin afin de mettre en accusation la grande distribution qui, pour accroître ses marges, impose des prix toujours plus bas aux fabricants. Après un arrêt de quelques minutes où il fut distribué des tracts aux consommateurs, la manifestation traversa pratiquement toute la ville par la RN 19 pour retourner à la gare, son point de départ. Un premier rassemblement d’envergure qui s’est surtout caractérisé par sa bonne humeur, mais aussi sa combativité et sa fermeté pour avoir le droit de vivre et de faire vivre sa famille avec un emploi et un salaire décents

 Pour Pierre Mathieu, Joë Triché, Jean-Pierre Cornevin et Anna Zajac, le patronat et la droite auboise portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle de crise du textile.

Situation du textile dans l’Aube

Le préfet de l’Aube ne doit pas fuir ses responsabilités !
Pointer les responsabilités dans la dramatique crise de l’industrie textile auboise, mais aussi porter des propositions novatrices, tel était l’objectif d’une conférence de presse organisée jeudi 7 novembre dernier par le Parti communiste.
Près de vingt mille emplois ont été sacrifiés dans la filière textile auboise, rongée par le cancer des délocalisations et la recherche des profits à courts termes. Pour Jean-Pierre Cornevin, ce qui est grave, c’est la résignation des pouvoirs publics et des décideurs politiques locaux qui n’ont manifesté “aucune volonté de mettre en place des solutions innovantes permettant d’anticiper les problèmes”. Le patronat aubois a aussi une lourde responsabilité dans cette situation puisque “les barons du textile se sont toujours opposés à la venue dans l’Aube d’industries qualifiées nécessitant des besoins de formation et des salaires plus élevés.” Pendant de nombreuses années, on a délibérément maintenu les salariés dans une situation de bas salaires et de sous-qualification afin de satisfaire aux exigences des patrons aubois, relayés dans leurs choix par la politique de la droite départementale. De nouvelles aides pour les entreprises, des congés de conversion, comme le propose François Baroin ? Les élus communistes estiment que ces mesures ont fait la démonstration de leur inefficacité et conduit à une fuite en avant dramatique pour les salariés-es du textile, comme l’illustre la situation actuelle chez Jacquemard et Doré-Doré.


Expérimenter de nouvelles propositions alternatives
Il faut d’abord exiger un moratoire sur la délocalisation afin de travailler à d’autres solutions pour les salariés-es. Deuxième piste de travail avancée par les communistes : la création d’un fonds régional de protection et de promotion des salariés qui impliquerait toutes les parties concernées : les actionnaires qui, pendant des années, ont profité du travail des salariés pour se verser des dividendes ; les pouvoirs publics qui doivent cesser de privilégier la cause des patrons pour celles des salariés ; les banques et l’état qui, malgré la loi Hue votée en janvier 2001, continue d’accorder des fonds publics sans aucun contrôle ; et enfin la grande distribution qui fait lourdement pression sur les fabriquants pour obtenir accroître ses marges. Le préfet dispose des moyens pour prendre des initiatives dans ce sens. En effet, l’article 118 de la loi de modernisation sociale lui permet de réunir autour d’une même table “l’employeur, les représentants des organisations syndicales de l’entreprise concernée, des organisations consulaires ainsi que les élus intéressés.” Pour ce qui les concerne, les communistes proposent d’y ajouter les banques et la grande distribution. Ils se sont déjà adressé dans ce sens au représentant de l’état dans l’Aube, lequel ne doit pas fuir ses responsabilités sur une question aussi grave pour l’avenir de tout un secteur industriel de notre département.

Dates à retenir :

Samedi 30 novembre 2002
de 9 h à 11 h :

Assemblée générale
départementale des militants


à partir de 11 h 30 :


Inauguration officielle
de la nouvelle fédération du PCF


à laquelle sont conviés l’ensemble
des communistes aubois.
En présence de Paul Lespagnol
membre du Comité exécutif national du PCF.

Invitation aux salariés-es de chez Jacquemard et à la population


Jeudi 5 décembre 2002
à 18 heures - Centre aéré de la Béchère à Romilly


Réunion d’échange, de travail et de solidarité


Pour construire ensemble des propositions novatrices garantissant l’emploi et les revenus des salariés.
Avec la participation de Yves Dimicoli
dirigeant national du PCF, économiste,
de Pierre Mathieu
dirigeant national du PCF, conseiller régional,
et de Joë Triché
Conseiller général de Romilly-sur-Seine.

A ne pas manquer
Art et savoir-faire des retraités...

L’association “Loisirs - Solidarité Retraite” présentera sa 14ème exposition à la Bourse du Travail de Troyes. C’est une exposition gratuite, ouverte à tous les âges, où l’on pourra découvrir - et acquérir ! - de nombreuses créations réalisées par les “seniors” : peintures, patchworks, sculptures, crochet, macramé, émaux, etc. Les exposants-es et les amis de LSR seront heureux de vous y accueillir. Catalogues numérotés, tirage de lots offerts pour les exposants.
Les 22, 23 et 24 novembre 2002 de 14 h à 18 h 30

Humeurs
Politiciens

Ce qui dégoûte dans le politique, c’est le politicien. Un type toujours souriant, toujours ravi de vous rencontrer, s’inquiétant même parfois de votre famille et connaissant vos vaches par leur nom. Il ne dira de mal de personne, y compris de ses ennemis, sauf méchant coup de pied de l’âne qu’il réserve à ses alliés. Il aime les gens, c’est clair. Il leur serre généreusement la main, il inaugure, il coupe les rubans, il est, dit-il, près du peuple, loin des jeux politiciens et sans ambition personnelle, ah mais !
Michel Alseda n’est pas comme ça. Le socialiste romillon est un politique carré, concret, désignant son ennemi et lui disant son fait. Il stigmatise Cartelet, «opportuniste, contorsionniste, conduisant Romilly à la faillite». Il l’accuse même d’aller à contre-courant d’Adnot, un vrai créateur d’emplois celui-là ! De plus, Alseda, s’il ne s’occupe pas beaucoup des misères populaires, affirme «jouer pleinement la carte de l’union de la gauche». et «construire une opposition éloignée des jeux politiciens et des ambitions personnelles».
La preuve, il vous la donne illico. L’union, il est pour, à 100 % : Alseda sera maire et Joë Triché adjoint ! Pourquoi pas Joë Triché maire, pensez-vous ? Non, répond Alseda, qui sort son coup de pied de l’âne : les communistes, nos alliés, sont trop systématiques dans l’opposition, entendez par là, trop staliniens. Ce qu’il faut aux Romillons, c’est «une nouvelle alternative gagnante, un rénovateur». Un coup d’Océdar, et ça repart !
Tout cela n’est pas politicien du tout, hein ? Et, comme disait autrefois Cartelet, l’homme qui a tellement aimé l’union qu’il a fini par la faire avec la droite : «je joue pleinement la carte de l’union de la gauche et j’affirme que je suis éloigné des jeux politiciens et des ambitions personnelles.» .



Malicette

32è congrès du Parti communiste
Préparation inédite

Dans la préparation de son 32è Congrès, au printemps prochain, le PCF vient de publier "l'état des débats" des communistes.
Ce texte, qui va être adressé à tous les communistes, s'articule autour de trois grandes séries de questions :
les résultats des élections de 2002 et la période dans laquelle nous sommes entrés ;
la perspective de transformation de la société et du monde ;
la question du Parti communiste.

Dès à présent, toutes les contributions des camarades aubois sont les bienvenues ; elles seront, bien évidemment, versées au débat national et notre hebdomadaire s’en fera largement l’écho dans les semaines qui viennent. Pourquoi cette façon de faire ? Parce que les communistes ont été en grand nombre insatisfaits de la façon dont les derniers congrès ont été abordés.
Deux changements ont été apportés
D'une part, le point de départ du débat préparatoire n'est plus un texte que la direction adresse aux adhérents mais l'ensemble des idées, des critiques et des propositions émises par les communistes eux-mêmes depuis l'élection présidentielle. Une Commission de la transparence a dressé un état de ces débats à partir des procès-verbaux des réunions tenues dans les fédérations et des contributions individuelles et collectives parues dans l'Humanité tous ces derniers mois.

D'autre part, ce point de départ du débat n'exprime pas seulement les "opinions majoritaires", mais toutes les opinions émises sur chaque problème posé. Aucun point de vue n'est gommé, aucune contradiction édulcorée. Car ce n'est que d'une confrontation claire entre les différentes opinions en présence que peuvent émerger les convergences souhaitables. Naturellement, il ne s'agit pas de figer les contradictions ; il faut savoir écouter les autres et, si possible, dépasser les contradictions "par le haut". Mais le débat doit avoir lieu dans la clarté.
À présent, il est important que chaque adhérent-e lise attentivement cet "état du débat" et réagisse. Cela demande un effort, mais il est bon que chaque communiste possède ces informations et intervienne personnellement. C'est une des conditions pour que les communistes soient réellement maîtres de bout en bout de ce congrès. Intervenir, cela signifie : faire savoir si toutes les préoccupations sont bien exprimées dans cet "état du débat" et si le texte reflète les discussions en cours ; s'interroger sur les conséquences à en tirer ; dire quelles attentes sont mises dans ce congrès. Les mesures sont prises pour créer les conditions d'une participation effective du plus grand nombre de communistes à la préparation du congrès. À partir de la mi-décembre sera élaborée une "base commune" sur laquelle tous les communistes seront, le moment venu, appelés à se prononcer.

Lettre de Robert Hue à Marie-George Buffet

La Dépêche publie de larges extraits de la lettre de R. Hue à M.G. Buffet suite à son annonce de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat de président du PCF en avril prochain.
“Comme je l'ai plusieurs fois souligné, c'est à toi, secrétaire nationale, qu'incombe la responsabilité de conduire l'action et la réflexion du parti pour le prochain congrès. Je partage ta volonté de laisser les communistes s'exprimer pleinement. [...] Je suis personnellement placé dans une situation différente. Pour deux raisons.
La première, c'est que je suis interpellé dans le parti dont j'ai été pendant huit ans le premier dirigeant, et aussi hors du parti, en tant que l'un des principaux responsables de la "gauche plurielle", dans le débat sur l'avenir de la gauche. La seconde, c'est que je participe, ainsi, au débat ouvert dans le parti. Et répondant [...] aux questions du Parisien, j'ai été amené à dire pour la première fois publiquement que j'ai décidé de ne pas solliciter ma reconduction à la responsabilité de Président du parti lors du prochain congrès [...]. Tu sais avec quelle insistance j'ai plaidé, ces dernières années, pour le renouvellement et une bien plus grande rotation des dirigeants, dans toutes nos instances, à tous les niveaux de direction. C'était à mes yeux une obligation, un élément important de la "mutation" du parti.
C'est donc logiquement qu'après avoir exercé la responsabilité de secrétaire national pendant près de huit ans, j'ai choisi de la quitter et proposé qu'elle te soit confiée. Nous avons alors décidé d'engager une expérience de "codirection", avec l'idée qu'elle te permettrait d'exercer pleinement ta nouvelle responsabilité, tandis que l'expérience que j'avais acquise pourrait continuer à être utile à la direction du parti. Nous n'ignorions pas, toi et moi, que l'on n'a jamais su, dans notre parti, régler correctement la question de "l'utilisation" des compétences d'un dirigeant ou d'une dirigeante dès lors qu'il ou elle a quitté ses responsabilités ! En fait, l'expérience n'a tout simplement pas eu lieu ! Tu as été, pendant six mois, secrétaire nationale et ministre, tandis que j'étais président et candidat [...].
Nous n'avons donc pas expérimenté réellement nos choix de congrès. Mais j'ai quand même acquis la conviction que la "codirection" n'était pas la bonne réponse à la question qui nous était posée. En tout cas, elle ne me paraît pas appropriée à la nouvelle situation dans laquelle se trouve aujourd'hui le parti. Nous avons voulu ensemble que le poste de président du parti soit prévu dans nos statuts comme une possibilité mais pas comme une obligation. Je propose que le prochain congrès n'élise pas de président et constitue autour de toi si tu es, comme je le souhaite, candidate au renouvellement de ta responsabilité de secrétaire


nationale, une direction collective efficace pour mettre en œuvre des décisions et des orientations clairement définies par le congrès.
Deux mots, à présent, sur les raisons pour lesquelles j'ai choisi de rendre publique maintenant ma décision. [...] nous sommes, après les scrutins du printemps dernier, dans une situation difficile : pour le parti, pour la gauche en général, pour notre peuple et notre pays. Et je demeure persuadé, s'agissant du parti, qu'elle appelle ni je ne sais quel retour en arrière, ni le repliement sur une sorte de "populisme communiste" qui ne ferait que nous éloigner des réalités de la société, et nous isoler davantage. Au contraire, nous avons un devoir d'innovation politique [...]. C'est évidemment ce débat vital pour le parti et son avenir qui doit être, selon moi, au cœur du congrès.
C'est à l'impulser, le nourrir et y faire participer le plus grand nombre de communistes que doivent être consacrés tous nos efforts. C'est cela que les communistes attendent de la direction du parti. Et c'est dans ce cadre que doivent être posées les questions relatives à la conception et à la composition des directions qui ne doivent résulter que des décisions politiques arrêtées par les communistes eux-mêmes. J'ai la certitude que c'est ce qu'ils souhaitent plutôt qu'un débat "en soi" sur ces questions, qui tournerait alors immanquablement aux problèmes de personnes et de pouvoir. Ce serait non seulement subalterne, mais de surcroît le congrès passerait alors "à côté" des enjeux et défis politiques auxquels nous sommes confrontés.
J'ajoute que les évolutions, les mûrissements de ces dernières années nous permettent de faire en sorte qu'il en soit bien ainsi. Rien ne doit nous détourner du nécessaire débat d'idées débouchant sur des décisions de congrès claires et convaincantes. Surtout pas ce qui pourrait être assimilé à des oppositions de personnes pour des enjeux de pouvoir. [...] Le fait de ne pas solliciter le renouvellement de mon mandat de président du parti ne signifie nullement que j'ai l'intention de renoncer à mon engagement politique. J'ai acquis, au fil des années - cela fera près de dix ans lors du prochain congrès - une expérience dont je souhaite qu'elle soit utile au parti, à l'ensemble des militantes et des militants communistes. Comme nous l'avons évoqué à plusieurs reprises, j'entends me consacrer à la mise en place d'une Fondation politique, qui pourrait être un carrefour de recherches, de coopérations internationales, de confrontations théoriques et de formation pour contribuer à une alternative citoyenne et sociale à l'actuelle mondialisation capitaliste. Et puis, je suis naturellement au service du parti et de son futur collectif de direction. Ce sera au congrès d'en décider.”