La Dépêche de l'Aube n°635 du 22 Novembre 2001.......La Dépêche de l'Aube n°635 du 22 Novembre 2001

La dépêche de l'Aube n°635 du Jeudi 22 novembre 2001

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Edito
Scandaleuses pressions du patronat sur les salariés et leurs représentants

Josette Dollat, qui a su avec un courage, une détermination et un dévouement qui forcent le respect porter sur le devant de la scène la lutte et la détresse des salariés de Aubelin, honteusement mise au ban des accusés par Pacreau,.

le chasseur de primes. Avec elle, s'est l'ensemble de ces femmes et de ces hommes qui ont mené la lutte pour continuer de vivre et travailler dans leur localité que l'on salit une seconde fois. Tout le monde sait pourtant que ces salariés, comme les autres de Devanlay auparavant, ont été licenciés, sacrifiés sur l'autel du profit, par quelques actionnaires sans scrupules qui s'en mettent plein les poches en toute impunité. Scandaleuse, mais pas surprenante, la méthode employée par la direction de Mon Logis pour licencier trois employés. Cela fait déjà quelques années que nous dénonçons l'impunité permanente qui permet aux dirigeants de cette société satellite du Médef aubois de semer la terreur au sein de son personnel et d'afficher un manque total de respect envers ses locataires. Toutes celles et ceux qui ne font pas allégeance sont harcelés. On ne compte plus les procès perdus par la direction de Mon Logis ; un comité de défense des victimes de la direction de Mon Logis s'est créé. Le bilan de la direction de cette société est accablant, pourtant elle est toujours en place et les collectivités continuent de travailler avec sans sourciller. De quels appuis bénéficie donc Mon Logis pour pouvoir se permettre de tels débordements ?

Les plans de restructuration, chacun sait comment cela commence,
mais jamais comment cela se termine. Les exemples ne manquent pas de promesses non tenues, de repreneurs bidon, etc. Le démantèlement du groupe Devanlay en est un triste témoignage. La secrétaire du CE de Valéo a

donc fait son travail : elle a demandé des garanties concernant les 340 emplois de son entreprise qui est en restructuration. Pour le patron de Valéo, c'est trop demander, il l'assigne devant le tribunal de Grande Instance. Et chez Kléber, c'est l'ensemble des avantages acquis qui sont dans le collimateur de la direction. Cela en représailles pour un certain nombre de procès gagnés par la représentation du personnel !

Les patrons entrent en campagne électorale
Ernest-Antoine Seillière, le patron du Médef vient d’exhorter ces troupes à entrer en campagne. «On nous a harcelé ? Et bien maintenant, c’est nous qui allons harceler !» La conscription est instaurée pour les patrons : «entrez dans la cité ! Allez dans les partis ! Il faut parler, écrire, s’exposer...» Cette invitation à s’engager dans les partis de droite est martelée dans les réunions patronales. Si le Médef sait que la droite est très attentive à ses propositions, il lui envoie ses «conseillers militaires» afin que cette dernière porte bien le projet qu’il veut imposer en France. Un monde où des plans «Danone» ou «Moulinex» passeraient comme une lettre à la poste ; où un président du Médef n’aurait aucun compte à rendre sur les licenciements chez Air Liberté ou Valéo. Assiste-t-on dans l’Aube aux premiers dommages colatéraux de l’appel du baron Sellière ? Quoi-qu’il en soit, les pressions qu’exerce le patronat aubois sur les salariés et leur représentation sont scandaleuses. Ce sont là des méthodes d’un autre âge. à l’occasion des élections présidentielles, le Parti communiste et son candidat iront à la rencontre des salariés afin de leur proposer un projet ouvrant la perspective de nouveaux droits et de réels pouvoirs d’intervention des salariés dans les choix opérés par leurs entreprises.

Jean-pierre Cornevin

Election présidentielle

Lancement de la campagne de Robert Hue
La France, c’est vous !

Inaugurant jeudi 15 novembre le local de campagne, Robert Hue, candidat présenté par le Parti communiste français à l'élection présidentielle de 2002, a déclaré qu'il engageait dès maintenant, "tambour battant", une intense campagne de proximité, d'écoute et de dialogue.
Et d'abord une série de rencontres avec les communistes de toutes les régions de France (Voir encadré). «Je veux une campagne offensive et dynamique, a-t-il noté. Une campagne des communistes rassemblés. Une campagne des militantes et militants; des élu-e-s; des responsables à tous les niveaux; des candidates et candidats communistes aux élections législatives.»
Etre utile
Plus que le bilan des uns et des autres pour le passé, c'est du présent et de l'avenir que le candidat entend parler. Pour lui, sa candidature doit être utile aux femmes et aux hommes qui veulent exprimer et faire respecter leur exigence de réponses concrètes et rapides aux problèmes auxquels ils sont confrontés. Utile à toutes celles et tous ceux qui veulent dire qu'une autre politique à gauche est nécessaire et qui veulent être entendus.
La priorité, c'est vous
"La France, tout le monde en parle, a-t-il ajouté. Moi, je veux d'abord dire aux hommes et aux femmes de notre pays deux choses :
• premièrement : la France c'est vous. Vous toutes et tous qui y vivez. Vous qui y travaillez, qui y avez travaillé toute votre vie, vous qui y créez, vous qui y étudiez. Et aussi vous qui subissez le chômage,

l'insécurité, la précarité, les discriminations.
• deuxièmement : la France ne peut être forte et confiante que si vous devenez la priorité des priorités. Vous: votre vie, celle de vos proches, votre avenir, et non plus l'argent et le pouvoir des privilégiés, des puissants.
Des actions concrètes
Cela veut dire pour chacune et chacun le droit au travail, à la sécurité, à la santé, à la qualité de la vie, au logement, à la formation, à la culture. Cela veut dire le droit à son identité, à son épanouissement et à sa responsabilité. Là où vous vivez, là où vous travaillez, là où vous étudiez. Cela veut dire, enfin, le droit à une France forte, active en Europe et dans le monde, pour le dialogue et la paix entre les peuples. Comment ne pas mesurer aujourd'hui à quel point le monde a besoin que la France soit active et efficace dans ce sens ! Ce ne sont pas les beaux discours mais les actions concrètes en réponse aux questions que vous vous posez qui sont importantes. C'est pour vous proposer ces actions concrètes que je mène campagne à partir de ce jour.
"La France, c'est vous" ,
ce mot d'ordre lancé ici, aujourd'hui, cela veut dire: le peuple français appelé à voter pour se faire respecter et se faire entendre. Et cela exprime aussi ma volonté déterminée de tout faire pour permettre l'irruption citoyenne des femmes et des hommes de notre pays eux-mêmes dans la campagne présidentielle, et de répondre ainsi aux attentes de celles et ceux qui veulent encore ne pas avoir à désespérer de la politique".

 

Election présidentielle ROBERT HUE
à la rencontre des communistes
«J’attends de ces rencontres que les communistes se comportent en actrices et en acteurs de cette campagne» a déclaré le candidat du PCF à l’élection présidentielle qui vient d’entamer une série de 18 rencontres avec les communistes dans toute la France.
Pour notre fédération, une rencontre avec le candidat communiste est organisée le Mercredi 12 décembre à Stains (Seine-Saint-Denis)
Un car partira de la Bourse du Travail de Troyes à 17 heures
Prix 60 F par personne.
Réservation Nom - Prénom : Adresse : Localité :
• Je participe à la rencontre avec Robert Hue organisée à Stains.
Ci-joint mon chèque de 60 F x personnes, soit ......... F
Libellez vos chèques à la fédération de l’Aube du PCF et
retournez-les 16-18, rue du Palais de Justice 10000 - TROYES

Humeur

La ville des singes

La page huit de l'Observateur de Troyes m'a enchanté: notre capitale est la 2éme ville de France parmi celles où il fait bon vivre. Troyes arrive devant Chartres qui a sans doute eut le tort de ne pas faire nettoyer une des tours de sa cathédrale. Je savais bien que ce nettoyage boiteux avait son utilité. La restauration des visiteurs et des bâtiments y bat son plein, ce qui remplit le ventre des convives et des promoteurs. Les autoroutes sillonnent la campagne dans lesquelles on pense maintenant installer les villes. L'Estac se défonce avec un petit budget, bien que boudée par les médias. Les «attraits naturels» de Troyes nous valent 26 points grâce au départ de quelques très vieux élus qui simulaient le simiesque et à l'arrivée d'un jeune maire, frais comme un bouquet de persil. Côté négatif, Troyes n'est pas terrible côté «matière grise», mais c'est de ma faute. à un sondage sur l’«homme politique le plus intelligent», j'avais répondu un peu vite : Jacques Chirac. On a perdu là au moins 10 points. ça ne sert à rien de vouloir subvertir les sondages. Qu'importe Troyes est devenu(e) le Poulidor des villes. «il y fait bon vivre et travailler» titre l'hebdo.
Alors pourquoi se contredit-il ,page six, en montrant que l'emploi est en chute libre ? Voilà une page étonnante et qui se rebiffe. La logique existe cependant : Troyes est attractive pour les patrons et répulsive pour les ouvriers. La taxe professionnelle par ex. y est tellement basse qu'elle réjouit le patronat. Tout a été mis en oeuvre pour lui faire plaisir. Mais rien n'interdit à un chômeur de devenir patron (appelé aussi singe). Le fameux (fumeux ?) Raymond Barre avait lancé l'idée autrefois. Alors Troyes, grise au licencié, redeviendrait rose au créateur d'entreprise.

Jean Lefevre

 

Ecoutez-voir ...St-André
...à changer....Promessesaire....Passerelles

• à changer
C’est l’histoire d’une dame qui va effectuer la vidange de sa voiture chez son garagiste : «vous pouvez me regarder mes amortisseurs, ajoute-t-elle, c’est fou comme je suis secouée là-dedans !» Là-dedans, c’est bien sûr dans sa voiture. Quand elle revient, le garagiste lui signale le bon état de ses amortisseurs, mais lui fait remarquer que les rues troyennes sont très abimées. C’est vrai, dit la dame. Il faudra changer Baroin, alors.

Malicette

Promesses
«Les promesses n’engagent que ceux qui les croient» aurait déclaré Charles Pasqua, fin connaisseur en la matière. Il y a un an, Michel Cartelet, annonçait la fusion entre l’hopital et la clinique et l’arrivée d’une enseigne commerciale dans l’ancien magasin Prisunic en centre ville. Aujourd’hui, compte-tenu des difficultés financières

de la clinique, de fusion il n’est plus question bien que 3,7 millions de francs aient été dépensés en études. Quant au dossier de la reprise de Prisunic, une «petite» ligne dans un article anodin, annonçait qu’il est désormais pour le moins problématique. On est bien loin des manchettes de presse électorales
Passerelles
Trois anciens proches de Charles Pasqua - Florence Kuntz, William Abitbol et Paul-Marie Coûteaux -, des membres de la Nouvelle Action royaliste et de l’Action Française, fondée par Maurras, Michel Pinton, l’un des fondateurs de l’UDF : décidément, Jean-Pierre Chevènement ratisse large autour de son «pôle républicain». Il faut dire que son programme qui comprend, entre autre, la baisse des charges des entreprises et la fin de la retraite à 60 ans, a de quoi séduire la droite, la droite de la droite et même les royalistes ! Les soutiens et l’électorat de gauche de Chevènement pourront-ils s’accomoder de telles passerelles ?


Elections communaux Romilly

Succès de la CGT

Depuis son arrivée à la mairie, Michel Cartelet cherche à porter des coups à la CGT. Il a même traîné Christian Laurent et Thierry Schneider devant les tribunaux où il a été débouté. Envers le personnel, c’est le mépris ; il use des employés comme de pions qu’il déplace sans motif d’un service à un autre. Battu au tribunal de Nogent s/Seine, il vient de l’être à nouveau par le personnel qui a massivement voté pour la CGT aux élections au CTP.
Inscrits : 330 - Votants : 213 - Exprimés : 204
CGT : 139 voix (68,14%) soit 4 sièges. Ont été élus : Ghislaine Schuster, Marie-Angélique Lefur, Thierry Schneider, Bruno Dalara, titulaires. Ghislaine Jankieves, Joël Gaudot, Catherine Prot, Rachid Lakdar, suppléants (il y a parité).
FNA : 65 voix (31,8%) soit 1 siège. Maryvonne Cousin, titulaire, Jean Oudin, suppléant

Culture

Nuits de Champagne

Les 14èmes Nuits ont donc emporté leurs dernières harmoniques et se sont éloignées « comme le cri du diapason ».
Comme les autres années, ce sont les spectacles «mineurs» qui ont davantage plu aux gens avertis. Ils sont le fait d'artistes moins connus mais plus soucieux sans doute de présenter la qualité plus que la quantité, je veux dire le gros son rond, les déluges de lumières, les plateaux chargés. J'ai beaucoup apprécié Jacky Terrasson qui fait du jazz en queue de pie, fraîcheur, virtuosité, maîtrise. J'ai frissonné avec Galliano et Eddy Louiss. Richard Galliano reste debout pour jouer de l'accordéon ce qui n'est pas bon pour ses reins mais excellent pour nos oreilles. Il parcourt son clavier comme une volée de moineaux primesautiers, volubiles et fous. Mais il s'arrête soudain pour becqueter la mélodie, se déhancher, se placer, se remettre dans le sillon d'un jazz bien musclé, moulé à la louche . Il a remis le musette dans le bon rail. Les vieux l'avaient sorti pour en faire une musique soi-disant populaire. Le public avait fini par cracher dessus. Ya avait plus moyen de sortir le biniou de la boîte. Plus bon à jeter aux chiens. Azzola n'avait pas cédé. Ce grand artiste flirte avec le classique, le jazz et la qualité. D'autres ont affiné leur discours musical et Galliano est arrivé, sans se presser,


le Concorde du New musette
Linda Lemay
Elle a été une révélation. Pratiquement inconnue pour moi. Honteux d'entendre la salle chanter avec elle. Beaucoup de gentillesse avec une pointe de méchanceté pour les chiens et les hommes. Beaucoup de métier, d'humour, d'intelligence. Du travail bien fait. Certes, elle aime son père, sa mère, ses enfants, le coin du feu. Elle ne part pas en campagne politico-anarcho- humaniste. 68, c'est le passé. Je regrette, croyez le bien, les gens quoi ont un discours, une philosophie, une simple colère même. Ogeret, Solleville, Fanon, Juliette, Aubret, Gréco ça chantait juste et peuple. Linda Lemay est québécoise. De la vieille et bonne France en somme. Voilà encore un mystère à percer. Quel gène mystérieux et miraculeux du chant ils ont ces provinciaux du grand nord pour nous fabriquer tous les cinq ans une armada de chanteurs à voix et à texte ? Pas de la chansonnette bouiboui, de la tarte à la crème pour midinette, non, mais de la vraie chanson taillée dans l'éternel. Je suppose qu'on chante au Québec et qu'on ne contente pas de gratouiller les guitares. Ou alors c'est que les petits ruisseaux de gratouilleurs font les grandes rivières de la chanson.

Jean Lefevre

Sans-papiers

Les immigrés ne sont pas des marchandises Régularisons les sans-papiers

Ensemble, nous devons gagner le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers, ainsi que la régularisation de tous les sans-papiers", affirme la résolution adoptée par le 31ème congrès du PCF.
Malgré des grèves de la faim, les pétitions et les initiatives de personnalités, d'intellectuels, d'associations, malgré les souffrances des dizaines de milliers d' hommes, de femmes, d'enfants, les sans-papiers attendent toujours d'avoir une carte de séjour.
Pour le respect des droits humains
La loi de 1998 - que les parlementaires communistes n'ont pas votée - n'a pas constitué une rupture avec la logique de contrôle policier, d'arbitraire, de dissuasion de l'immigration qui caractérisent la législation sur l'entrée et le séjour des étrangers depuis des dizaines d'années. Même la carte d'un an, attribuée avec parcimonie et au cas par cas, ne permet pas de sortir de la précarité. Des hommes, des femmes, des enfants sont laissés dans une situation de non-droit, exclus de toute protection et aide sociale, situation dont profitent les employeurs et les marchands de sommeil. Il faut régulariser les sans-papiers, avec des cartes de résidents de dix ans, mesure bénéfique à tous parce qu'elle favorisera les luttes contre la précarité, pour l'égalité et la promotion des droits de tous les salariés, de tous les citoyens.
Un contexte inquiétant
En France, la grande majorité des sans-papiers est originaire des pays musulmans du Maghreb, d'Afrique noire et, à un moindre degré, d'Asie. Tous présentent une caractéristique commune: les peuples de ces pays y sont, le plus souvent, méprisés, humiliés; ils vivent

dans un état de misère, de dénouement renforcé par le pillage de ressources qui pourraient leur procurer les moyens de leur développement .Les partisans de la mondialisation capitaliste veulent relancer une immigration par quotas, en fonction des fluctuations du marché du travail, sans droit à l'installation ni à la citoyenneté pour le migrant. Plutôt que de piller les cerveaux de pays en difficulté, pourquoi ne pas reconnaître à tous les immigrés présents en France le droit à la sécurité, à l'emploi, à la formation ? Nous disons non au terrorisme, non à la guerre. Et parmi les conséquences de la situation actuelle, le sort des migrants les plus démunis est sans doute le plus terrible. En France, en Europe, les décisions législatives liées à la sécurité engendrent de graves pratiques discriminatoires. Des milliers de sans-papiers sont exclus du droit d'asile. La suspicion, la peur de telle religion, de tel faciès, le racisme, deviennent des critères de contrôle social. Ce climat est propre à remplir les centres de rétention, favoriser les expulsions, fermer encore plus les frontières, restreindre les libertés de tous. C'est notre civilisation, notre société, multiculturelles, qui sont menacées de régression. Au même moment, monte l'exigence que la France assume son passé colonial, en tire toutes les leçons au prix d'un travail de mémoire avec ceux qui en sont les victimes, assume son devoir de réparation afin de dépasser la honte et la rancœur, de construire ensemble une société sans haine et sans racisme, de changer vraiment les relations avec d'autres peuples, d'autres pays. Cela n'en rend que plus cruciale, en France et en Europe, l'action pour une autre politique de l'immigration, qui considère le migrant avant tout comme un être humain, sujet de droit.

 

Environnement

ICOA à Crancey Une lettre ouverte adressée au Préfet

Le collectif «environnement - cadre de vie» de la section de Romilly du PCF, qui a tenu sa première réunion le 7 novembre, vient d’interpeller, dans une lettre ouverte, le préfet de l’Aube sur les problèmes de sécurité liés à l’usine ICOA de Crancey, classée site à risques de type «Seveso». «L'usine ICOA de CRANCEY entre dans la classification des sites à risques de type "SEVESO II".
Après l'émotion suscitée par la catastrophe de Toulouse, un certain nombre d'habitants du secteur de Romilly-Nogent s'inquiètent des éventuels risques ou nuisances qui pourraient être occasionnés par l'unité de production ICOA qui utilise et stocke des produits dangereux.
Ce sentiment est, par ailleurs, accru du fait de l'organisation régulière à quelques dizaines de mètres de ce site industriel de rave-parties auxquelles participent de nombreux jeunes dans des conditions de sécurité pour le moins mal définies. La catastrophe de l'usine AZF doit, de notre

point de vue, marquer un tournant dans la sécurité des industries à risques.
Ne pourrait-on pas ainsi créer des comités locaux autour des entreprises dangereuses associant riverains, salariés, élus locaux et directions d'entreprises ? De plus, des règles d'urbanisation autour de telles industries existent. A-t-on veillé, dans le cas de l'usine ICOA, à leur strict respect ? Quelles seraient les dispositions mises en oeuvre en cas de sinistre et quelle est la nature des mesures opérationnelles prises aujourd'hui en termes de prévention ? Ce sont autant de questions sur lesquelles nous souhaiterions obtenir informations et éclaircissements. Autre sujet de préoccupation, les mesures de sécurité prises dans et autour de la centrale nucléaire de Nogent - sur - Seine pour éviter un attentat terroriste. L'écho fait par la presse locale de l'intrusion sur ce site sensible, sans autorisation, d'un militaire, ne va bien évidemment pas dans le sens de l'apaisement des inquiétudes légitimes de nos concitoyens»

Alain Keslick