La Dépêche de l'Aube n°634 du 15 Novembre 2001.......La Dépêche de l'Aube n°634 du 15 Novembre 2001

La dépêche de l'Aube n°634 du Jeudi 15 novembre 2001

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Classement des entreprises françaises
2000 : l’année de l'explosion des profits

La revue l’Expansion vient de publier le palmarès des entreprises françaises. Sanofi-Synthélabo (pharmacie) et Total-Fina-Elf décrochent le jackpot des dix plus fortes hausses de profits pour l’année 2000.

L’envolée des profits...
Avec des profits en hausse de 147,23% par rapport à 1999, l’industriel pharmaceutique et du cosmétique, Sanofi-Synthélabo est en tête de peloton, talonné de près par Total-Fina-Elf [+ 134,25%] et STMicroelectronics [+131,17%]. Et l’Expansion de commenter : «En France, 1999 avait été l’année de la hausse des chiffres d’affaires, le gigantisme des entreprises françaises franchissant un nouveau seuil. Ce n’est donc pas une surprise, 2000 est l’année de l’explosion des profits. La plus spectaculaire est sans doute dûe à Total-Fina-Elf ; le groupe pétrolier a en effet affiché l’an dernier un bénéfice de l’ordre de 50 milliards de francs, un reccord historique dans l’industrie française [...] La tendance à l’amélioration des profits est globale [...] cette année le progrès moyen [des dix plus fortes hausses de profits] est de près de 79 %» contre «seulement» 47% l’année précédente. Les explications de ces envolées ? Les fusions «qui ont permis de combiner puissance et gains de productivité» et la forte croissance de la consommation. Pour les actionnaires de Sanofi, les résultats avant impôts passent de 631 milliards d’euros en 1999 à 1.560 milliards d’euros en 2000 ; pour ceux de Total-Fina-Elf, ils grimpent de 6.354 milliards d’euros à 14.884 milliards d’euros [97.633 milliards de francs, on en a le tournis !]. Et cela à quel prix ? La politique de «fusions et de gains de productivité», traduisez de rachats, de restructurations, d’externalisation de productions, se traduit toujours par des licenciements massifs. Ce palmarès est particulièrement édifiant et va tout à fait dans le sens de ce que disent depuis longtemps les communistes : les entreprises produisent de la richesse - bien souvent en bénéficiant d’aides et de fonds publics importants -, il faut orienter cette richesse vers

l’emploi durable et la formation. La loi de modernisation sociale et les dispositifs qu’elle contient, à l’origine desquels sont les députés communistes, et la loi «Hue» sur le contrôle et l’utilisation des fonds publics prennent tout leur sens dans un tel contexte. De la même façon, comment ne pas être légitimement «choqués», comme l’a déclaré Robert Hue, de l’octroi par Elisabeth Guigou de trois milliards de francs au cliniques privées alors qu’il y a tant de moyens à mobiliser pour répondre aux besoins de la santé publique ?

... et des taux de rentabilité
Est-ce un hasard d’ailleurs, si dans la catégorie «chimie-pharmacie-cosmétiques» des vingt groupes les plus rentables, on trouve dix laboratoires pharmaceutiques, dont quatre en haut du tableau ? Alors que Kodak-France, le «mauvais élève» du bas de classement, n’affiche que - pourrait-on dire - 11% de rentablité, le laboratoire Merck-Lipha caracole en tête avec un taux de rendement de 26,64%, suivi par Sanofi [26,16%], Upsa [25,11%] et Wyeth-Lederle [21,29%]. Des «médicamentiers», est-il utile de le rappeler, qui, il y a peu et malgré une santé financière insolente, s’opposaient comme un seul homme à la fabrication de traitements génériques pour lutter contre le sida dans le continent africain. «2000 restera l’année des marges de rentabilité record» déclare encore l’Expansion qui relève «une progression quasi générale, au pire une stabilisation à haut niveau. Y compris dans l’industrie.» Mot d’ordre unique pour ces champions de la «croissance rentable» : «la création de valeur» pour l’actionnariat «sous forme de dividendes et de progression des cours de l’action supérieure au coût du capital» et pour les fonds «spécialisés», entendez les fonds de pension. En résumé, les entreprises françaises dans leur «course à la puissance» par la multiplication des fusions et acquisitions connaissent une ère «glorieuse». Les salariés de LU, Moulinex, Aubelin et autres dans notre département, l’auront sans doute remarqué. à leurs dépens.

Alain Keslick

Nogent-sur-Seine

Emploi L’hécatombe nogentaise

On la pensait inoxydable, écrivait l’Est-Eclair, à propos de l’économie nogentaise.
Mieux : alors que les plans sociaux se multiplient à travers l’hexagone, le maire de Nogent-sur-Seine, Gérard Ancelin, paradant tel un chef gaulois sur un bouclier porté par ses fidèles lieutenants, clame à qui veut l’entendre que son village d’irréductibles nogentais résistera encore et toujours à la crise ! Mais les légions capitalistes ont eu raison de ce chantre de l’autosatisfaction et du libéralisme, qui défend les collectivités «pompes-à-fric» pour financer les usines-relais, sans garanties d’emplois et de pérennité. Au Conseil municipal de Nogent, Françoise Mériaux et moi-même, défendons la loi «Hue» et le principe argent public contre emplois, sinon remboursement des subventions. La droite nogentaise ne fait rien. Elle a rejeté notre voeu de soutien aux salariés de LU, refusé le débat au moment des 236 licenciements chez Faurecia, refusé d’intervenir pour soutenir les jeunes licenciés de la centrale nucléaire. Elle ne répond pas à notre demande de convocation d’un conseil municipal extraordinaire sur l’emploi, ouvert aux salariés et à la population.

 

Plus de 300 emplois perdus en trois ans,
Knauf-Pia qui vient d’entamer une vague de licenciements, Saveurs de Champagne en redressement judiciaire (36 emplois), la Poste locale en restructuration (menaces sur les contractuels), etc. Il y a urgence à se mobiliser. Les communistes nogentais, et leurs deux conseillers municipaux, ont commencé à rencontrer les salariés. Ils ont interpellé le préfet et ont diffusé un appel à la mobilisation. «Priorité à l’emploi» clame Thierry Neeser, premier adjoint en charge de l’économie. Chiche ! La municipalité doit mettre en place les 35 heures dans ses services d’ici la fin de l’année. Combien d’emplois vont-ils être créés ? L’hôpital de Nogent souffre d’un manque de personnel ; au maire, président du conseil d’administration d’agir. En mars dernier, les communistes sont entrés au conseil municipal de Nogent pour changer la politique municipale, les priorités et défendre enfin la justice sociale. Aucun réglement intérieur sur mesure, aucun baillon, ne les empêchera de défendre les valeurs de la gauche plurielle.

Laurent Levasseur

 

Kléber La Chapelle-St-Luc

Les élus communistes s’adressent au maire de La Chapelle-St-Luc

Lors du Conseil municipal du 6 novembre, les élus du groupe communiste et républicain ont adressé une question écrite au maire de La Chapelle-St-Luc.

«La situation de l'entreprise Kléber et de ses salariés nous préoccupe tout particulièrement. Cette entreprise, située sur le territoire de notre commune, a subi en quelques années une hémorragie d'emplois que l'on peut qualifier de catastrophique. En 1996, son effectif salarié était de 1.676 personnes, pour 2002 les chiffres annoncés par 1a direction de l'entreprise sont de 800. La catastrophe se situe donc aussi bien sur le plan économique que social et humain.Cette situation n'est pas due au hasard. Elle n'est pas non plus justifiée par des difficultés économiques dans le marché du pneumatique ni par des difficultés financières. Kléber est un groupe multinational qui se porte bien. Ses actionnaires peuvent se frotter les mains, leurs intérêts financiers se portent à merveille.
La situation actuelle nous rappelle étrangement celle de Benetton. Comme sa cousine italienne, cette entreprise a profité à fond des aides publiques et exploité des années durant le savoir-faire des salariés. Maintenant, pour mieux répondre à leurs appétits financiers, les dirigeants du groupe liquident sans aucun état d'âme les productions et les salariés. La loi du 5 janvier 2001, relative au contrôle des fonds publics accordés aux entreprises, à été initiée pour mettre un terme à de telles pratiques. Il appartient à chaque citoyen, à chaque salarié, à chaque élu, en

s'appuyant sur cette loi, de défendre l'emploi et les intérêts économiques de notre pays.
Les aides financières accordées par l'état ou les collectivités territoriales ne doivent pas jouer contre l'emploi, la recherche et l'innovation. Il est scandaleux qu'une partie du patronat utilise l'argent public pour augmenter le nombre des chômeurs, accroître la flexibilité, la précarité, et vouer des centaines de familles à s'enliser dans des situations sociales insoutenables. Au contraire, comme l'a rappelé le syndicat CGT de Kléber, l'argent public doit servir à soutenir le développement économique, l'emploi, la recherche et la formation. Notre groupe demande au premier magistrat de notre commune, ainsi qu'à chaque membre de notre conseil, de soutenir la lutte des salariés de Kléber en exigeant la mise en oeuvre de la loi «Hue» du 5 janvier 2001.
Nous vous demandons, monsieur le Maire, quelles sont les mesures que vous entendez prendre pour exiger, conformément à la loi, que l'argent public donné au groupe Kléber soit utilisé pour l'emploi et non contre l'intérêt des salariés et de leurs familles. Nous vous demandons si vous avez l'intention d'intervenir pour que soit saisie la commission régionale, en application de la loi du 5 janvier 2001, afin que soit mise en place et contrôlé tout l'argent public dont bénéficie Kléber (suivant les organisations syndicales près de 5 millions de francs d'allègement de charges et d'exonérations depuis le 1er janvier 2001 et ce jusqu'au 30 septembre).

Alain Keslick

Afghanistan

Une bonne nouvelle

Au nom du PCF, a déclaré M.G. Buffet, j’exprime la joie profonde et le soulagement que fait naître l’espoir, enfin, d’une libération et d’un retour à la paix pour le peuple afghan. Que la vie puisse reprendre, que les filles et les femmes sortent de la nuit dans laquelle les avait plongées le régime abject et totalitaire des taliban – un régime qui n’a cessé de soutenir et d’héberger les réseaux terroristes de Ben Laden –, que soient restaurés les principes élémentaires de respect des droits humains réjouissent celles et ceux qui, comme les communistes français, déploient depuis des années la solidarité pour le peuple et tout particulièrement les femmes d’Afghanistan.
Pour toutes ces raisons, la chute de Kaboul et la défaite annoncée des taliban est une bonne nouvelle. Il faut maintenant avancer le plus rapidement possible vers une solution politique impliquant l’ensemble des afghans, à l’exclusion des taliban, et qui ouvre la voie à un Afghanistan vivant en paix, souverain et démocratique. L’ONU est aujourd’hui le seul cadre permettant d’avancer dans cette voie. Il est de la responsabilité de tous les états d’appuyer ses efforts. La reconnaissance de leur rôle dans une situation si incertaine est encourageante. La France, indéniablement, doit continuer à jouer un rôle actif dans un processus qui ne pourra aboutir que si, en fin de compte, il est l’œuvre des Afghans eux-mêmes.»

Humeur

Le bruit qui pense

L’an prochain, nous fêterons le 200ème anniversaire de la naissance de Victor Hugo. Il aura marqué son siècle comme Aragon le 20ème. Mais ça, nous ne le saurons que plus tard. Aragon est boudé par l'institution. On ne jure plus que par ce salaud de Céline. Hugo fut de tous les combats pour la dignité , la justice, la république. Il aurait combattu l'injustice qui frappe Gisèle Fondio, cette jeune femme qui doit encore se cacher pour rester là où elle a décidé de vivre avec ses enfants. Et vendredi, la mairie de Sainte-Savine avait offert sa salle des fêtes pour un concert en faveur de Gisèle. Plusieurs orchestres bénévoles y avaient joué fort tard.
Fort tard et fort fort. Car, en même temps qu'on vante le génie du facho raciste, la jeunesse musicale tire la grosse Bertha des sons en affirmant que c'est la nouvelle musique. Ces musiciens là ont le tintamarre pour souci. Le cri et le bruit comme message, comme on lance des pierres sur les flics, la violence pour dialogue et le public la reçoit comme une râclée maso. ça pince les oreilles. ça arrache la cage thoracique. Thorax - concert. On ne comprend pas les mots vomis, vociférés. La guitare est au cran du cri, à fond, à l'infini de la douleur. Elle éructe et récure les tympans. Tu sors abasourdi et t'as perdu tes sonotones. Hugo disait «la musique, c'est du bruit qui pense». Le bruit de la jeune contestation pensait bien faire. Big Mama a su charmer certains. Le Hula Hop valait le détour. Cela a permis d'offrir une somme coquette à Gisèle. Parfois, je n'ai rien de méchant à dire contre le bruit quand il sauve la vie.

Jean Lefevre

 

Ecoutez-voir ...St-André
Aux portes de l’hiver, le Secours Populaire privé de local ?

M. Balland, nouveau maire RPR de Saint-André, vient de faire savoir par courrier au président du Secours Populaire que le local mis à disposition pour entreposer les réserves de vivres devra être «libéré» pour le 31 décembre !
M. Balland n’aime pas les pauvres, apparemment ; ni le Secours Populaire. La date qu’il a choisie pour son mauvais coup en est la preuve. Le local de Saint-André, rue Planche Clément, sert de lieu de stockage avant les distributions alimentaires faites l’hiver aux familles. Il est donc actuellement rempli de boîtes de lait, de sucre, de farine, etc. Vouloir le récupérer à cette période, sans offrir d’autres possibilités d’hébergement, c’est prendre délibérement la décision de gêner l’aide humanitaire.

Les bénévoles du Secours Populaire qui donnent d’eux-mêmes temps, fatigue, générosité, ne méritent pas ce geste méprisable. Il faut savoir d’autre part que ce local sert de réserve à l’ensemble des communes de l’agglomération troyenne. C’est donc à la CAT de réagir, d’offrir pour l’avenir un local convenable, gratuit, pour entreposer les stocks alimentaires et d’obtenir - dans l’immédiat - du maire de Saint-André un délai jusqu’au printemps prochain. Jean-Pierre Cornevin, conseiller municipal de Saint-André, a adressé un courrier en ce sens à M. Balland.

Geneviève Delabruyère

Santé

Trois milliards d’aide aux cliniques privées Choquant !

Le gouvernement, sous la pression patronale, vient d'accorder une aide totale de 3,1 milliards de francs aux cliniques privées afin de revaloriser les salaires des personnels.

Robert Hue a déclaré: "Les personnels des cliniques privées vont bénéficier de légitimes augmentations de salaires. Je m'en félicite d'autant plus que j'avais soutenu leurs revendications tout en ajoutant que les infirmières et infirmiers des hôpitaux publics méritaient aussi d'être augmentés. La crise du recrutement que connaît leur profession en témoigne. Mais il est pour le moins paradoxal de constater que les dirigeants des cliniques privées et les médecins actionnaires qui y exercent se tournent vers le gouvernement pour réclamer de l'argent publiccelui des contribuables - alors que beaucoup d'entre eux ont bénéficié pendant des années de revenus très élevés et de profits substantiels qui auraient pu être utilisés à améliorer les rémunérations de leurs personnels. Chacun connaît les efforts et la détermination qu'aux côtés des salariés, les parlementaires communistes ont dû déployer pour arracher une rallonge de 4 milliards de francs qui sera utile à l'hôpital public mais qui, face à l'ampleur des besoins de santé, reste insuffisante. Et aujourd'hui, le gouvernement cède 3 milliards aux dirigeants des cliniques privées sans trop se faire prier.

Cela est choquant !" L'utilisation de l'argent (pris sur les fonds de la protection sociale) doit être contrôlée, tout à la fois par le personnel et les représentants desassurés sociaux, afin qu'il aille bien aux personnels soignants. Il serait un comble qu'il serve aux restructurations ou à augmenter les profits des actionnaires. Cette aide gouvernementale attribuée aux cliniques privées pose avec force :
l'exigence de transparence des budgets des cliniques privées;
la question de droits nouveaux pour les salariés et les assurés sociaux afin qu'ils contrôlent l'utilisation de l'argent de l'assurance maladie;
la non-marchandisation de la santé. Il n'est pas tolérable que la Générale de Santé spécule en bourse avec l'argent des assurés sociaux.

Cette aide aux cliniques relance le débat parlementaire au Sénat et en deuxième lecture à l'Assemblée nationale sur la loi de financement de la sécurité sociale: la finalité de ses dépenses, ses ressources. Comment sera financée cette dotation auprès des cliniques privées qui ont par ailleurs déjà perçu des aides pour la mise en place de la réduction du temps de travail ? Les députés communistes ne cessent de demander la taxation des revenus financiers et la réforme des cotisations sociales. Ils ne sont malheureusement pas entendus par le gouvernement

 

Gisèle Fondio n’est pas seule

Vendredi soir à la Maison pour Tous de Sainte Savine, un concert de soutien à Gisèle Fondio et à ses deux filles, Joanna et Diane, a réuni près de 400 personnes.

La Municipalité avait gracieusement mis sa salle et ses techniciens au service du collectif de soutien qui comprend la CFDT, la CGT, le M.R.A.P, les Verts et le PCF et la Pastorale des Migrants ainsi que des femmes et des hommes à titre individuel. On aurait aimé que toutes les activités de la soirée se fassent au seul nom du collectif mais tel ne fut pas l'avis de la CNT qui installa un stand. Une lettre émouvante de Gisèle fut lue par Jean-Luc Collin. Elle y explique que «la clandestinité lui interdit l'éducation de ses filles et elle souhaite qu'elles sortent psychologiquement indemnes de cette histoire.»
Le dossier de régularisation évolue très lentement, certes, mais évolue et on constate que la défense des Droits de l'Homme mobilise beaucoup plus le Président de la République que le ministre de l'Intérieur ou celui


de la Justice. Certains pensent même que les atermoiements et les hésitations de ces derniers vont permettre à Jacques Chirac d'apparaître comme le chevalier blanc. Outre ce concert qui a permis de récolter quelque argent pour Gisèle et ses filles, il faut encore une fois remarquer le soutien d'un large public et la détermination, l'abnégation même des quelques personnes qui assurent journellement la vie de cette famille (conduite à l'école, courses, démarches, courriers, surveillance, etc). Qu'elles en soient remerciées.
Le concert était assuré par quatre formations dont Big Mama , venu de Paris. Les jeunes des Sénardes , férus de danses modernes et acrobatiques avaient tenu à démontrer leur étonnante virtuosité dans ce domaine. C'est surtout un public jeune qui a participé à cette rencontre de la solidarité, mais les nombreux adultes présents, issus du monde associatif ont démontré que la véritable défense des Droits de l'Homme passait par la mobilisation militante.

Jean Lefevre

Jeunesse

Pour une vraie autonomie de la jeunesse

Ce manuel est le reflet par sa couleur des ambitions politiques d'un parti qui se veut le porte-parole des jeunes et refusant de sacrifier la jeune génération aux aspirations du capitalisme libéral.

C'est pourquoi, ce manifeste intitulé "Autonomie, j'écris ton nom" aspire au versement d'une allocation d'autonomie dédiée au 16-25 ans. Cette allocation serait versée sous la forme d'une prestation destinée à favoriser l'accès des 16-25 ans à une pleine et entière citoyenneté. Certains nous affirmeront que c'est une théorie, utopique sans lendemain, mais nous leur répondront que cette proposition de loi a été déposée par le groupe communiste.
Le 4 juillet 2001, la majorité de la gauche à l'Assemblée Nationale a décidé la création d'une commission nationale pour l'autonomie des jeunes. Elle a pour mission, d'ici le 31 décembre 2001, d'élaborer un rapport avec des mesures concrètes et devra le remettre au premier ministre Lionel Jospin avant cette date pour qu'il soit ensuite transmis au Parlement. Si la loi est adoptée, elle serait une aide formidable pour accéder à l'autonomie. Elle s'inscrira en rupture avec l'immobilisme social du libéralisme. Cette loi se traduirait pour les jeunes de 16-25 ans, par le versement d'une allocation mensuelle basée sur 4.500 F somme nécessaire à l'autonomie d'un jeune pour l'accès aux droits existants ou à définir. Lorsqu'on mentionne "droits à définir" cela veut dire qu'il faut aller plus loin qu'un

versement d'une allocation d'autonomie, il faut y voir la gratuité de l'éducation, de la santé ou de nouvelles dispositions concernant l'accès à la culture, aux loisirs.L'allocation d'autonomie n'est pas tout à fait une idée neuve. En effet, elle a longtemps été l’apanage des mouvements lycéens et étudiants, objet de confrontations en leur sein. Par exemple, sur la question de considérer ou non la jeunesse comme un corps social à part entière qui motive une aide universelle. Pendant des décennies, les assemblées générales étudiantes se sont affrontées inexorablement sur les mêmes problématiques "bourses ou allocations ? justice sociale ou autonomie ?".Que vous soyez concernés (es) ou non par cette allocation d'autonomie, je vous invite à vous procurer ce petit manuel le plus rapidement. Il est accessible à tous et à toutes car il coûte la modique somme de 30 F soit 4,57 Euro. Il est facile à lire tant sur le plan de l'écriture que sur le temps à le parcourir ? (il ne faut pas plus de 2 heures) : ce n'est pas un bourrage de crâne, mais des idées neuves pour que les jeunes puissent vivre leur autonomie et construire leur vie.

Angélique Pochinot

Disponible à la fédération du Parti communiste
16-18, rue du Palais de Justice
10000 - TROYES tél : 03 25 73 43 40