La dépêche de l'Aube n°863 du Vendredi 7 avril 2006

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A Romilly la manifestation a rassemblé près de 800 personnes et beaucoup de jeunes lycéens.

Ni CPE Villepin, ni CPE Sarkozy Mobilisés jusqu’au retrait du CPE

mardi 4 avril nouvelle grande mobilisation à Troyes
Pour tous renseignements concernant le lieu et l’heure des rassemblements, téléphoner au 03 25 73 42 40.

"Dans les principaux pays de l'Union européenne, il y a un consensus politique, incluant les sociaux-démocrates, le centre gauche, et la droite, sur l'idée que les travailleurs européens gagnent trop d'argent, que les syndicats sont trop forts, et que les changements sont trop coûteux, ou trop lents. La réponse serait alors le modèle américain : affaiblir les syndicats, réduire l'État social, réduire la taille du secteur public. "

John Monks, Secrétaire général de la confédération européenne des syndicats

A ceux qui prédisaient la fin du mouvement anti-CPE suite aux aménagements demandés par Chirac, la rue a donné une réponse sans équivoque.
Pas d'essoufflement pour un rendez-vous presque devenu rituel sur la place de la Bourse qui reste un lieu symbolique des luttes sociales et que les jeunes lycéens, étudiants et salariés sont également en train de s'approprier.
Place de la bourse - vers 13h45…
La place de la Bourse est encore peu animée, certains jeunes s'inquiètent "c'est bien aujourd'hui la manif ? ", "il y avait plus de monde la semaine dernière, non ?"…
Le stand du PCF est quasiment monté. Les manifestants y viennent pour signer des pétitions contre le CPE, récupérer des tracts et rechercher les derniers autocollants Contrat Poubelle Embauche qui étaient partis comme des petits pains au cours de la manif du 28 mars.
Place de la Bourse - aux alentours de 14h00
Les syndicats sont déjà prêts, le camion des électriciens-gaziers de la CGT diffuse déjà du Manu Chao qui soutient ouvertement la cause des anti-CPE…
Des groupes de jeunes se forment ici et là. Tous prêts à donner de la voix… et leur voix d'électeur ou d'électrice… comme le rappellent certaines pancarte : "je vote en 2007". Un message clair pour les politiques dont ils attendent beaucoup. La distribution de tracts le montre, ils sont attentifs aux propositions qui seront faites concernant l'emploi des jeunes.
Une lycéenne qui vient de recevoir le tract des Jeunes Communistes, tient à signaler qu'elle met les tracts dans son sac mais qu'elle les lit le soir en rentrant de la manif "ça m'intéresse de savoir ce qu'on propose" dit-elle…
Place de la Bourse - entre 14h30 et 14h45
Le départ est donné, les jeunes en tête suivis des organisations syndicales… comme à toutes les manifestations l'ensemble des partis politiques de gauche sont présents (et notamment le PCF comme depuis le début du combat), tout comme ATTAC… Parmi les manifestants, certains sont vêtues d'un t-shirt rouge CCCPE (comité contre le cpe) dont les stocks sont déjà épuisés.
Place de la préfecture - environ 15h15
La queue du cortège atteint à peine la préfecture que déjà la tête a disparu derrière le théâtre de champagne pour remonter le boulevard Gambetta sans doute pas loin de 3000 personnes sont présentes sous le soleil troyen…
Sur le chantier du parking, les archéologues affirment leur soutien par des banderoles dont une qui donne à réfléchir : " le code du travail : vestige archéologique ".


Place de l'hôtel de ville - environ 17h30 Paroles de jeunes
Fatigués mais contents, les manifestants s'installent devant la mairie…Parmi eux beaucoup de lycéen-ne-s …
Notamment Vanilla, 18 ans, qui participe à sa première manif qu'elle a trouvée " trop super ", elle se sent concernée parce qu'elle ne veut pas "pouvoir être virée sans raison" et puis "c'est l'avenir des jeunes" qui est en jeu ici…
C'est aussi l'avis de deux autres lycéens de 16 et 18 ans, venus eux aussi de Marie de Champagne. " on est là depuis le début même aux premières manifs où on n’était qu'une trentaine " disent-ils en chœur… ils s'opposent à ce projet " sur la forme et sur le fond ", pour la façon dont ça s'est fait " dans notre dos " précise la jeune fille… en plus ajoute le jeune homme, c'est fait par " un gouvernement qui a été élu par 82 % des électeurs ", qui a été "désavoué par les dernières élections et pendant la campagne référendaire" et qui "n'est (donc) pas légitime pour faire ça". Les deux réaffirment leur détermination à ne pas lâcher. Ils seront présents tant qu'il y aura quelqu'un pour manifester avec eux. "Et ça peut durer longtemps."
Renaud, 18 ans et Brice, 19 ans du lycée Gabriel Voisin, qui n'en sont pas non plus à leur première manif et sont tout aussi déterminés à aller "jusqu'au retrait" ils seront présents "de la première à la dernière" pour manifester contre "ce truc" qui ne leur convient "déjà sur le fait de pouvoir être virés comme ça, sans raison valable… enfin valable pour nous " Ils disent vouloir "autre chose" sans trop savoir quoi mais ils sont à l'écoute des propositions qu'on peut leur faire.
Plus loin un autre groupe de jeunes étudiants et lycéens (entre 18 et 20 ans) venu de Paris, des Ardennes, du Sud… "de toute la France quoi", trouve que ce CPE "c'est de la connerie en serre", parce que "déjà de la précarité il y en avait avant, maintenant ça va être pire ", "on va se battre jusqu'au retrait" parce que "si on ferme notre bouche, le gouvernement ne fera rien".
De Villepin est donc prévenu, la détermination est grande du côté de la jeunesse qui sait qu'elle peut compter sur le soutien de l'ensemble des générations qui ne veulent pas croire que la précarité est la seule voie possible… comme disait cette étudiante à Paris à qui le journaliste demandait pourquoi "les jeunes s'opposaient systématiquement aux changements" : "et pourquoi ça changerait toujours de la même façon, pourquoi pas dans l'autre sens ?"


Florent Ballanfat

Déclaration des organisations syndicales d’étudiants, de lycéens et de salariés UNEF, CÉ, UNL, FIDL, CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

Déclaration des organisations syndicales d’étudiants, de lycéens et de salariés

UNEF, CÉ, UNL, FIDL, CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

Les formidables mobilisations unitaires de ces deux derniers mois, le succès encore plus important des arrêts de travail, grèves et manifestations du 4 avril, avec plus de 3 millions de manifestants, le développement du mouvement dans les universités et les lycées, confirment la conscience profonde de la gravité de la situation par les salariés, les étudiants, les lycéens.
Rien et notamment pas les manœuvres gouvernementales n'entame la détermination croissante à obtenir le retrait du CPE, revendication commune depuis le début de la crise.
Les organisations syndicales d'étudiants, de lycéens et de salariés rappellent qu'elles avaient, ensemble, demandé au Président de la République de ne pas promulguer la loi et d'éviter tout passage en force.
Elles dénoncent l'imbroglio créé par les décisions des pouvoirs publics et prennent acte des initiatives parlementaires. Elles exigent des réponses claires et rapides.
L'objectif des organisations syndicales n'est pas de négocier des aménagements au CPE mais d'obtenir son abrogation.


Elles rappellent que, pour permettre l'ouverture de discussions ou de négociations sur l'emploi et la formation des jeunes, la précarité et le chômage, l'hypothèque du CPE doit être, très rapidement, levée. Ce qui passe par le vote, avant les vacances parlementaires (le 17 avril) d'une loi abrogeant le CPE.
Dès aujourd'hui et avant le 10 avril, elles appellent leurs organisations locales à rencontrer dans l'unité les députés et les sénateurs pour exiger le retrait du CPE et à rendre publiques les réponses.
L'intersyndicale affirme son soutien aux mobilisations étudiantes et lycéennes et, notamment, à la journée d'action du 11 avril.
Afin de maintenir et développer partout la pression, les organisations appellent leurs structures locales à donner la plus grande visibilité à leur exigence.
Pour les 12 organisations, la mobilisation n'est ni suspendue ni abrogée. Elles conviennent de rester en contact permanent et de se retrouver en intersyndicale le 10 avril 2006. Elles se déclarent prêtes, faute d'une décision rapide de retrait du CPE, à décider d'un nouveau temps fort de mobilisations, sans exclure aucun moyen d'action

Soyons audacieux !

Alors que Chirac, De Villepin et Sarkozy se débattent dans de pitoyables luttes internes en vue de l'élection présidentielle, la jeunesse est dans la rue et signe le retour de la politique avec un grand P. En refusant la précarité que le gouvernement voulait lui imposer comme un moindre mal, notre jeunesse a ouvert en grand le débat de fond sur notre société. L'enjeu de la lutte dépasse maintenant largement la seule loi du CPE. Ce qui est profondément contesté, comme le 29 mai dernier, c'est l'essence même du système capitaliste. C'est ce débat là qu'attend la population française car il y a urgence. Des syndicats, des salariés de plusieurs pays européens soutiennent ce mouvement et s'engagent eux-mêmes. Ils refusent aussi ce modèle ultralibéral de précarisation des vies. Ce niveau d'exigence bouscule le cadre libéral dans lequel voulaient nous maintenir enfermés les partis qui ont noué un consensus autour de la soumission à la mondialisation capitaliste.
Toutes ces questions étaient bien sûr au cœur du congrès du Parti communiste français.
L'analyse que nous avons menée sur l'état du monde nous renforce dans notre raison d'être communiste. Nous sortons de notre congrès avec des proposition fortes, structurées qui permettent de répondre à cette attente largement exprimée de profonds changements. De cette envie de battre durablement la droite et d'engager une politique de gauche réussie. Dans notre programme nous disons les urgences sociales auxquelles la gauche ne peut se dérober, mais aussi les réformes économiques, institutionnelles (fonder une VI ème république) démocratiques, européennes qui nous paraissent incontournables pour y parvenir. La sécurisation de l'emploi que la jeunesse plébiscite en disant non au CPE est une proposition centrale que le PCF formule. Nous expliquons aussi les moyens financiers nouveaux nécessaires à sa mise en œuvre. Ce que les communistes ont produit collectivement à leur congrès nous permet dès maintenant de faire une offre politique qui peu déboucher sur un rassemblement populaire antilibéral victorieux à l'image du 29 mai 2005. La populariser va demander une intervention militante forte des communistes.
Une chose est sûre ; il n'y a pas de petite réponse aux problèmes que rencontre notre pays. Soyons audacieux !


Jean-Pierre Cornevin
secrétaire départemental du PCF

Humeurs...

.....MORPHOSES ET DEMOCRATIE
Michel Vinot expose actuellement au CDDP des "anamorphoses numériques ". L'artiste s'empare d'une photographie quelconque : bouteille d'eau minérale ou étoile de mer ; il triture l'image dans son ordinateur, la déforme, la reforme, la coupe et la rassemble. A la fin, ça n'a plus rien à voir avec la bouteille ou l'étoile de départ. Mais l'image a acquis la poésie en se détachant du réel. Allez voir ; il vous reste encore quinze jours. L'exposition est ensuite demandée à Reims.
L'UMP et le MEDEF s'essaient aussi aux anamorphoses. Ils saisissent des idées, des idéaux : démocratie ou code du travail. Ils font des lois sans discussion, prétendent réduire la citoyenneté à un vote tous les cinq ans, méprisent la contestation de la rue comme ils méprisent le vote d'un référendum. Contre toute évidence, leur presse désigne comme "minoritaires" ceux qui s'opposent à leurs volontés. Le Président de la République promulgue un nouveau dicton : " Nul n'est censé appliquer la loi " et son parti juge ostensiblement que le Premier ministre n'est plus le chef du gouvernement. Leur comportement n'a plus rien à voir avec la démocratie. Ils sont tristes et sans imagination : ils ne font que copier Blair et Schröder, Falloux et Guizot. Ils ne méritent même pas le souvenir d'un musée.

Guy Cure

Ecoutez-voir.......

. Premier C P E...
Le saviez-vous ? C'est à Nogent-sur-Seine que le CPE a été expérimenté pour la première fois. Si, si !!! C'est M. Suzanne, le précédent sous-préfet qui a servi de cobaye. Il a été viré, sans motif, au bout de 4 mois !


Laurent Levasseur


. Et de 4....
"Les usines-relais (bâtiments industriels mis à la disposition d'un entrepreneur sous forme de crédit-bail) à Nogent, ça marche", claironnait pourtant, hier, Gérard Ancelin… THRIGE, FAURECIA, SAVEURS DE CHAMPAGNE et aujourd'hui CONDITIONNEMENT SERVICES, 4 usines-relais qui, pour une raison ou une autre (délocalisation, liquidation judiciaire…) ont mis les voiles ou la clé sous la porte, laissant des centaines de salariés à la rue et, parfois, une jolie ardoise à la commune.
L'an passé, nous avions pointé du doigt l'échec express de la 1e usine SAVEURS DE CHAMPAGNE et demandé à M. Neeser, grand argentier de la commune, de nous communiquer les conséquences financières pour notre collectivité et pour les contribuables (nous attendons toujours !).
A ses fidèles, il paraît que Jésus disait : "Si on te frappe sur la joue, tend l'autre joue"… Aux grands patrons, Gérard Ancelin dit : "Si on te met mille balles dans la main, tend l'autre main "…

Romilly sur Seine
Le grand écart du maire, Michel Cartelet...

Depuis le début de l’année, les syndicats de lycéens, d’étudiants, de salariés demandent le retrait du CPE.
Alors qu’à chaque étape de cette lutte le mouvement s’amplifie, Romilly n’échappe pas à ce phénomène :
- 150 manifestants le 7 février, 400 à 500 le 7 mars, 600 à 700 le 28 mars, près de 800 le 4 avril.
A la veille de la dernière mobilisation, le groupe Communistes et Partenaires a proposé un voeu au Conseil municipal pour le retrait du CPE. Le maire Michel Cartelet a écarté toute discussion et vote sur cette question qui aurait pu poser une contradiction d’ordre stratégique au sein de sa majorité municipale. En compensation, l’UMP aurait-elle accordée un bon de sortie à Michel Cartelet et à quelques-uns de ses adjoints pour une séance de prise de photos pendant la manifestation ?
Sa présence a posé quelques questions aux salariés licenciés de chez Jacquemard, d’UPA, Barbara... qui n’ont pas eu ce même soutien. Cette manoeuvre ne pourrait-elle pas être interprêtée comme une opération de communication et d’une volonté de récupération d’un mouvement qui se développe et grandit notamment parmi la jeunesse et cela à quelques mois d’échéances électorales importantes.
La section de Romilly du Parti Communiste Français se félicite de la participation intergénérationnelle des Romillons qui savent ainsi montrer leur solidarité avec la jeunesse et défendent en même temps les droits du code du travail.


Féthi Cheikh, secrétaire de la section du PCF

Non à l’immigration jetable
Succès du rassemblement contre le projet gouvernemental

E ntre 10 000 et 15 000 personnes se sont rassemblées dimanche pour le concert initié par Les Têtes raides contre le projet gouvernemental sur l'immigration.
Sur scène, musiques et textes de protestation condamnent la nouvelle réforme du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Passé en Conseil des ministres le 29 mars, ce projet de loi restreint radicalement le droit au séjour pour les étrangers en fonction de leurs "compétences et talents". Une vision inacceptable selon le collectif Uni(e)s contre une immigration jetable soutenu par plus de 350 organisations politiques, syndicales et associatives et dont la pétition a déjà été signée par 22 000 personnes .
"En France, on considère que l'immigration est un problème, dénonce, sur scène, les porte-parole du collectif. Les pratiques administratives et policières n'ont jamais été aussi dures et aussi illégales". Et de rappeler les arrestations dans les écoles et les enfants en bas âge placés dans les zones d'attente. "Après le CPE et le CNE qui créent des travailleurs jetables, on crée les immigrants jetables !", dit le collectif.
Le rendez-vous était aussi musical : Bernard Lavilliers, Cali, Didier Lockwood, Dionysos, Louis Attaque, Souad Massi, les Têtes raides… Tous ont chanté leur refus d'une immigration choisie. "Elle est belle la France avec son cortège d'indécence" tempête le Ministère des affaires populaires.
"Le respect de la vie et de la dignité humaine est un principe auquel on ne peut pas déroger, assènent Les Têtes raides. Il faut réaffirmer la conviction en l'homme car aujourd'hui elle est mise en danger. C'est le règne de la précarité. Suspicion envers la jeunesse, suspicion envers les chômeurs, suspicion envers les étrangers…"


LDA

CPE : Course à la Précarité Européenne ?

Le mouvement de résistance à la précarisation du travail lancé par les jeunes Français n’est pas sans écho, dans une Europe libérale obsédée par la baisse du «coût» du travail.
300 manifestants contre le CPE le 28 mars. Où ça ? Devant l’ambassade de France à Copenhague. Etonnant, au Danemark, ce pays dont les «grands médias» et les «experts» qui s’y expriment à tout propos ne cessent de nous vanter le «modèle social» et sa fameuse «flexi-sécurité» ? Pas tant que ça. D’abord parce que le système d’indemnisation du chômage, sur lequel repose la «flexi-sécurité», est financé uniquement par les salariés eux-mêmes, et pas du tout par les entreprises. Et ensuite parce qu’au Danemark la précarité est une réalité en pleine explosion, sous la forme du temps partiel imposé. Le temps partiel est à ce point favorisé par la loi qu’il se généralise et que de plus en plus de Danois sont obligés d’occuper... deux emplois pour vivre. Mais le Danemark n’est pas un cas isolé. Aux Pays-Bas, le patronat de la métallurgie vient ainsi de proposer une réforme du licenciement des moins de 23 ans directement inspirée de l’exemple français. L’idée a suscité une levée de boucliers : elle intervient en plein débat sur le salaire minimum pour les jeunes, que les patrons veulent supprimer. Payés au moins 49,6 euros par jour à partir de 22 ans, les jeunes Néerlandais subissent la «concurrence» des... plus jeunes, «bradés» à 17,5 euros/jour entre 15 et 22 ans. L’idée ? Niveler par le bas, au nom de l’égalité des chances.
Dernier exemple : l’Allemagne. Dans leur «programme commun» adopté en novembre, CDU (Droite) et SPD (Sociaux-Démocrates) avaient la réplique exacte du CPE : un contrat avec une période d’essai de deux ans. La mise en oeuvre devait avoir lieu en mars mais le ministre (SPD) du Travail a annoncé le 29 mars que le processus était «stoppé». Mais y voir une reculade par crainte d’une contagion de la révolte des jeunes Français est sûrement une vue de l’esprit


LDA

Troyes
La Bourse Les évènements (5e partie)

J’ai essayé de réunir à partir de différents textes ( [1]) quelques dates importantes qui vont émailler la vie de la Bourse du Travail Il faudrait que ce modeste travail puisse évoquer d’autres souvenirs afin de compléter l’histoire de ce bâtiment qui est avant tout l’histoire du mouvement ouvrier. Il s’agit de montrer la richesse des manifestations nombreuses qui s’y sont déroulées afin que ce passé historique ne soit pas anéanti par la volonté iconoclaste des marchands du temple. La CGT et ses secrétaires départementaux. 1923-1930 Secrétariat de Marcel Cuny, libraire à Sainte-Savine 1930-1950 secrétariat d’Adrien Gennevois 1950-1985 secrétariat de René Jourdheuille. 1986-2001 secrétariat de Marcel Renaud

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1836 : Construction du bâtiment qui est affecté à la vente de bonneterie
1848 : Révolution de 1848
1864 : Droit de grève reconnu
1871 : 18 mars au 21 mai : la Commune de Paris
1880 : Jules Guesde tient plusieurs réunions ou meetings à Troyes. L’Aube est guesdiste !
1887 : Première Bourse du travail de Paris
1892 : Fédération des Bourses du travail par Fernand Pelloutier
1895 : Romilly-sur-Seine se donne un maire ouvrier, Henri Millet.
1900 : Grandes grèves de la bonneterie.
1905, 11 février : le bâtiment devient la Bourse du travail.
1908 : Comme en 1900, grève massive des bonnetiers (ières), des rebrousseurs et des cafards.
1919 : C’est l’année des grèves multiples et victorieuses. Garçons bouchers, coiffeurs, bonnetiers. Longuet, Cachin, Frossard animent des meetings.
1919 : 23 avril, la journée de 8 heures chantée par Pedron est adoptée.
1919 : 1er mai, malgré l’interdiction, 20 000 ouvriers manifestent à Troyes.
1919 : 3 novembre, 15 000 personnes se rassemblent " pour saluer les victimes de la guerre impérialiste ".
1920 : 31 janvier rassemblement de plusieurs centaines des Jeunesses Socialistes (SFIO) ( [2]) contre le militarisme. La majorité des socialistes adhérera au P.C.F en fin d’année.
1920 : 20 septembre 2000 personnes pour applaudir les citoyens Cachin et Frossard. 1920 : 7 décembre, naissance de la Dépêche de l ‘Aube.
1920 : Décembre, création du P.C.F à Tours Dans l’Aube il y a 24 mandats pour le PCF et 12 pour la SFIO.
1925 : Meeting contre la guerre du Rif (Maroc)
1925-1931 : nombreuses réunions pour appeler à l’arrêt de la répression anticommuniste : une trentaine de dirigeants emprisonnés (Navoizat, Planson, Cuny, Menault etc.)
1932 : René Plard député.
1934 : 12 février grève générale "pour le pain, la paix, la liberté ".
1936 : Le Front Populaire.
1939 : 14 mai , dernier Congrès de la CGT avant la guerre.
1940-1944 : CGT et PCF sont interdits. La Bourse est utilisée pour les "Fêtes du Maréchal", "Arbres de Noël du Maréchal", rassemblements des partis collabos : RNP, Rassemblement National populaire (Déat-Albertini et Boudin de Troyes), PPF, Parti Populaire Français (Doriot, Voillequin et Gaussot de Troyes), MSR (Deloncle), JNP (Silly) et la sinistre Milice. En 1945, 79 membres de ces partis seront condamnés. Pendant cette même période, le PCF est clandestin. Maurice Romagon devient secrétaire fédéral après le départ de Jean Flavien. Il organise la Résistance dès le 4 septembre 1940. ( [3]) Il est fusillé le 7 mars 1942.
1945 : 8 juillet, 1er Congrès de la CGT d’après guerre avec Benoît Frachon
1946 : 28 janvier, Grand gala artistique du PCF pour vieux travailleurs sous la présidence du préfet Petitbon.
1946 : Élections législatives. Meeting à la Bourse et débat entre Raymond Guyot (PCF) et André Mutter (RPF)
1947 : 26 avril, Mort de Lucien Planson ses funérailles de la Bourse le 27.
1947 : novembre , scission de la CGT (CGT et FO)
1948 : 17 et 18 avril Congrès CGT après la scission.
1948 :19 décembre Fête de la solidarité pour mineurs en grève.
1949 :15 et 16 janvier Conférence fédérale du PCF avec Maurice Thorez
1952 :meetings contre la guerre d’Indochine. 2000 jeunes rassemblés.
1953 : Grève chez Lambretta (photo)
1968 : Mi-juin occupation permanente de la Bourse.
1985 : 15 juin Journées portes ouvertes de la CGT avec R Jourdheuille

Jean Lefèvre

Communiqué de l’USR CGT Aube

Retraites complémentaires :
pas d’augmentation au premier avril
Contrairement aux années précédentes, les retraites complémentaires ne seront pas revalorisées au premier avril, sans que l’on sache à quel moment elles le seront.
La prochaine réunion paritaire nationale n’est prévue que pour le mois de juin.
Après l’augmentation de 1,8% des retraites du régime général au 1er janvier (ce qui est loin de correspondre aux exigences), les retraités ne vont pas attendre pour voir leur retraite complémentaire augmenter ! La CGT exige une augmentation immédiate. C’est pourquoi, la commission paritaire doit se réunir dans les plus brefs délais et l’augmentation devra avoir un effet rétroactif.
Lors des diverses réunions avec le MEDEF, la CGT a exigé 10% d’augmentation des complémentaires, la fixation d’un minimum de retraite et l’indexation de celles-ci sur les salaires. Ces revendications demeurent.
Face à la dégradation du pouvoir d’achat de l’ensemble des retraités, accentuée par l’augmentation des prélèvements de toutes sortes et des prix ; face à la précarité institutionnalisée, il y a urgence à élargir la mobilisation.