La dépêche de l'Aube n°861 du Vendredi 24 mars 2006

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Contrat Première Embauche

Alerte au virus de la précarité !

La lutte pour le retrait du CPE continue !
La fédération de l'Aube du PCF appelle tous les communistes aubois, ainsi que l'ensemble de la population auboise hostile au CPE à se mobiliser à nouveau pour exiger son retrait par le gouvernement le mardi 28 mars 2006
Pour tout renseignement concernant le lieu et l'heure du rassemblement Tel : 03 25 73 43 40

"La dernière fois que j’ai manifesté, c’était contre Le Pen. Je ne voulais pas d’une société raciste. Aujourd’hui, je ne veux pas d’une société qui fonctionnera sur la peur d’être licencié à tout moment "

Céline (21 ans) Etudiante

Présenté par le médecin charlatan De Villepin comme un remède au chômage, le CPE est au contraire une forme virulente de précarité qui touche les moins de 26 ans.
Virus proche de celui du CNE, et issue de la même souche: le capitalisme, cette maladie se transmet à la société de façon progressive en attaquant tout d'abord le code du travail. Une fois le système immunitaire des travailleurs atteint, les contrats précaires prennent la place des formes stables d'emplois et provoquent de nombreux dégâts chez leurs victimes... pouvant provoquer une rupture du contrat de travail sans motif apparent, le CPE empêche les jeunes contaminés de faire des projets pendant une durée de deux ans, pas question pour eux non plus de revendiquer quoi que ce soit avec cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête.


Les laboratoires du MEDEF déjà responsables d'une grande partie de la maladie du chômage sont les principaux bénéficiaires de la diffusion de ce nouveau germe de précarité. Les premiers tests effectués avec la version CNE sont sans appel, la précarité s'attaque aux patients et non à la maladie... elle est aussi inefficace contre le chômage que dangereuse pour ceux qu'elle touche.

 


Le docteur De Villepin propose donc un choix aussi attrayant que celui entre la peste et le choléra : chômage ou précarité... oubliant qu'il existait une solution alternative pourtant bien simple : l'emploi stable.
Pas la peine d'avoir fait 10 ans d'étude de médecine pour trouver le remède, la jeunesse l'a bien compris. Avec l'appui entre autres des médecins syndicalistes et des Jeunes Chercheurs (JC) venus des laboratoires progressistes, les jeunes ont entamé une mobilisation pour la mise en quarantaine de l'UMP et du reste de la droite, principaux foyers de contamination du CPE. Cela ne suffira pas à éradiquer totalement le virus, pour cela il faudra un médicament qui se nomme Gauche ... mais pour que cette Gauche soit efficace il faudra qu'elle soit capable non seulement d'empêcher la prolifération des virus que sont le chômage et la précarité mais également qu'elle mette en place le vaccin pour faire disparaitre ce fléau: une véritable sécurité d'emploi et de formation tout au long de la vie sur le modèle de ce que la France a su faire après guerre dans des conditions pourtant bien plus difficiles avec le système de protection sociale.
Ce n'est qu'avec cette ambition que la Gauche pourra redonner une bonne santé à toutes les générations et particulièrement les plus jeunes et confiance en un avenir enfin dégagé des incertitudes causées par le Capitalisme.

FB

Les délégués au congrès départemental lors d’un vote.

Congrès départemental du PCF
Les communistes aubois ont voté les textes d'orientation politique et élu leur direction départementale

Avant le Congrès national du PCF qui se tiendra au Bourget du 23 au 26 mars, les communistes aubois ont tenu le week-end dernier leur conférence départementale.
Cinquante et un délégués mandatés par leurs sections ont débattu une journée entière des orientations de leur parti pour les trois années à venir.
Le *contexte politique n'était pas absent des débats, il en était même au cœur comme l’a rappelé Jean-Pierre Cornevin dans son intervention d'ouverture du congrès : "… Ce qui est remarquable dans ce mouvement contre le CPE, c'est qu'à travers ce refus de la précarité qu'on leur présente comme un moindre mal, la jeunesse ouvre en grand le débat de quelle société voulons-nous ? Dans quel monde voulons nous vivre ? Le travail, l'argent, le profit, pour quel but ? A la mise en concurrence généralisée des hommes et des marchandises que propose le patronat et l'UMP, des millions de jeunes et leurs familles répondent : nous voulons un autre monde, un autre avenir, la solidarité et une place pour chacun. C'est ce débat qu'attendent les Français et c'est justement ce débat qui est au cœur de notre congrès afin d'apporter des réponses concrètes d'alternative politique applicable aujourd'hui et maintenant si une majorité de Français décide de nous en donner le pouvoir… "

Les sections de Romilly et de Troyes ont dorénavant à leur tête deux jeunes responsables respectivement âgés de 27 et 25 ans. Nous souhaitons à Fethi et à Florent plein succès dans leurs nouvelles responsabilités.

L’occasion pour le PCF d’affirmer quels sont ses objectifs
Les communistes ont bien conscience que leur congrès est attendu par ceux qui espèrent beaucoup du PCF. Par les communistes bien sûr mais aussi par tous les citoyens de gauche et au-delà qui ont apprécié le rôle moteur qu'a joué le PCF pour la victoire du NON au référendum, les acteurs des mouvements sociaux, tous ceux qui souffrent.
Il est attendu aussi par ceux qui ont beaucoup à craindre de la progression du PCF : la droite, le MEDEF, la bourgeoisie, tous ceux qui voudraient voir le libéralisme triompher pour accélérer encore l'emprise du capitalisme financier sur la planète.
Le 33 ème congrès doit donc être l'occasion pour le PCF d'affirmer quels sont ses objectifs :
-Va-t-'il réaffirmer haut et fort toute l'actualité du communisme face à un capitalisme de plus en plus prédateur et destructeur d'humanité ?
-Va-t-'il réussir à synthétiser le contenu de ses propositions, de ses réflexions de ces dernières années dans un programme populaire, combatif qui fait la démonstration que l'on peut battre la droite durablement et mettre en œuvre une véritable politique de gauche ?


-Que proposent les communistes pour changer l'Europe, pour un monde de paix, pour préserver la planète ?
-Quelle stratégie doit-il adopter pour battre la droite et faire réussir la gauche ? Va-t-'il s'appuyer sur l'élan de la victoire du 29 mai pour rassembler celles et ceux qui n'en peuvent plus de cette logique libérale. Est ce un ou une communiste qui portera ce rassemblement à l'élection présidentielle, les candidatures pour les législatives seront-elles à l'image de ce rassemblement ?
-Pour mettre en œuvre ses objectifs fait-il le choix d'un parti militant, créatif, rebelle, un parti à l'image de la population avec plus de jeunes, de salariés, de femmes. Va-t-'il redynamiser ses structures de proximité, dans les quartiers, les entreprises afin de retisser des liens avec cet électorat populaire qui le boude encore. Le droit de vote, de se porter candidat, etc... doit-il être lié au fait d’être à jour de ses cotisations ?
C'est la somme de toute cette réflexion que les adhérents mènent déjà depuis quelques mois qui au final constituera les orientations politiques du parti communiste français pour les trois prochaines années qui verront se succéder élections présidentielles, législatives, municipales, cantonales et sénatoriales ce qui risque de bouleverser les rapports de forces politiques.

J.-P. Cornevin, ici au côté de P. Mathieu, a été réélu secrétaire départemental du PCF.

On mesure donc l'importance de ce congrès.
Après amendements, les orientations adoptées par les délégués
Les délégués du congrès départemental ont mené ce débat avec passion mais dans un esprit toujours très fraternel. Vingt-cinq amendements concernant le texte d'orientation ont été adoptés. Au final l'ensemble du projet a été adopté par 95 % des délégués.
Jean-Pierre Cornevin a été réélu dans ses fonctions de secrétaire départemental. Il sera à la tête d'une direction départementale rajeunie de trente-sept camarades, qui comptera notamment dans ses rangs les nouveaux secrétaires des sections de Troyes et Romilly-sur-Seine âgés de 25 et 27 ans ainsi que le nouvel animateur des jeunesses communistes qui est âgé de vingt ans.
Huit camarades ont été désignés pour représenter la fédération de l'Aube au congrès national.


* une délégation du congrès était présente à la manifestation contre le CPE à Troyes. La pétition anti-CPE a été signée par 400 personnes

L’air du temps
Le PCF est toujours là

Politologue, professeur à l’université de Princeton, Ezra Suleiman fait partie de ces persona grata que les médias se disputent quand ils ont besoin d’un regard étranger sur notre pays en crise, forcément en crise. Notre gourou, donc, dans Le Figaro du 10/3, dit tout le bien qu’il pense du CPE et de De Villepin, regrette «l’exception française» et cet attachement à l’Etat, à la fonction publique, fustige «cette exigence irréaliste qui ne se manifeste dans aucun autre pays : échapper à la précarisation inhérente à tout parcours professionnel».
Il pointe «l’antilibéralisme hégémonique en France», «cet antilibéralisme spontané de larges franges de la société, inculqué dès le plus jeune âge. Et le beau mot de libéral est presque devenu une insulte !». Il faudrait tout de même que ces maudits Français comprennent que la mondialisation a ses exigences au lieu de se complaire dans des «crispations altermondialistes».
Et comme on lui demande pourquoi il en est ansi, il regrette que la gauche française ne suive pas le même chemin que ses voisins sociaux-démocrates allemands, italiens ou anglais. La raison ? Suleiman concède : «Le PCF est toujours là et les socialistes font la course à l’échalote vers la gauche dure».
Le PCF est toujours là : trois petits mots qui ressemblent dans la bouche de notre expert à un soupir, une plainte, un dépit. Mais ce fiel est du miel à nos oreilles, non ?


Gérard Streiff

Humeurs...

.....C'EST BON POUR LE MORAL
Le meurtre du jeune ILAN a été vite oublié. Le sadisme et la torture n'indignent pas durablement. Signe des temps ? Quand le crime ne suffit pas, quand les assassins y trouvent leur plaisir, on tremble pour l'avenir. Et si la cruauté était le propre de l'Homme ?
Notre société baigne dans le mépris. Il faut écraser pour exister. En n'écoutant aucune plainte, aucune souffrance, nos ministres donnent l'exemple du cynisme. Ils sont suivis. Au-delà de leurs espérances ? Voire…
Les lois détissent les liens de solidarité. Le mérite n'est que l'art de plaire à un supérieur. Peu à peu, les ingrédients sont apportés pour qu'un nouveau fascisme se mette en place. Le moule de la servilité fonctionne déjà. La cruauté est le seul espace d'initiative qui reste pour briller.
L'insécurité règne même dans les courriers administratifs. Cette ouvrière vient d'être licenciée. Elle demande à bénéficier d'un stage. Sa demande est acceptée. Elle pourrait s'en réjouir, sauf que la lettre de l'ANPE qui la convoque se termine par "Au cas où vous ne donneriez pas suite à ce courrier, je serais conduit à ne plus vous considérer comme demandeur d'emploi". Une sorte de soutien psychologique ? Les ordinateurs de la CAF sont programmés aussi pour la menace de sanction. Qu'une employée oublie de décocher une case après réception d'un courrier, et c'est un enchainement ubuesque qui s'enclenche automatiquement. Les exemples abondent de menaces inutiles en guise de formules de politesse, comme s'il était nécessaire de remettre une couche de difficulté sur la détresse.
Il parait que le Premier ministre a parlé de tendresse au cours de ses vœux de nouvel an…

Guy Cure

Foire en Champagne
Lettre posthume et amère d’Homère, inédite, en complément de l’Iliade.......

"De la part de nous Autres en l’AU DE LA VIE "
M. HUN 1er, Maire de TROIE.
M. le Maire,
Un fait de fin d’hiver résonna dans nos nues
Et nous nous réveillâmes encor tout éberlues
Pensez donc mon cher vous bien qu’ vous ne soyez qu’un
J’en ai l’âme fripée, couché dans mon linceul...
Qu’entends-je de la ville dont vous êtes Prélat
Les rumeurs de forains qui agacent vos chats !
Heureusement des chiens ont mit fin à la chose
En promettant quelqu’os à partager, si j’ose...
Mais l’auront-il cet os ces fouteur de bordel
En ce lieu que l’oiseau évite à tire d’ailes.
A moins que dans le c... comme en ruelle des chats
Cette promesse auront nos faux reins d’ici bas...
La chose est grave c’est sur, faudrait être sérieux !
Mais je le suis mon brave comme vous l’êtes pour eux.
Et si par ce poème j’exprime le courroux
à cause des poulets que savez, vous, mettre où...
Au côté de ma tombe Victor HUGO se marre
De vous voir en larron dans tout ce tintamarre
Et d’affirmer bien fort à qui voudra vous croire
"Que l’affaire est réglée, que chacun regagne foire... "
JAURES ne rit pas lui qui vous lorgne aussi.
Il est fort mécontent de vos sournoises lubies
En particulier celle de "rénover"
Les lieux et la place où son nom est gravé...
Il me fait part d’ici, que cela vous déplaise
Que si vous vous partiez, nous n’en serions pas aise.
De quel droit disposez, monsieur numéro un
De livrer cet endroit à des marchands de riens ?
Pour se faire à sa barbe des grosses couilles en or
Alors que le commerce est en péril dehors ?
Que carrosses en la place ont mal à s’arrêter,
Sauf bien sur si EUROS peut lui, les accrocher ?
"A, monsieur le premier que notre ville est vile que faux barbiers
se présentent en Sibylles raseront gratis tout en rasant le coin
Même SAINT NICOLAS vous juge très mesquin. "
C’est dire combien ici ceux qui n’ont pas radis
Voient toutes vos manœuvres comme de basses œuvres
Pour livrer au marchants le temple de leur histoire
Celle pour qui JAURES en fut assassiné.
Il vous conjure Monsieur de ne pas le retuer...
En conclusion cher Maire, puis-je vous rappeler
Qu’au paradis sans doute pensez-vous y aller
Ne comptez pas sur moi pour vous recommander
Auprès d’QUI vous savez si projet ne changez...


JM Rance .

La Bourse du Travail.

Nous avons déjà parlé ici de l’histoire de la Bourse du Travail de Troyes et sollicité des témoignages.
Ceux-ci nous arrivent enrobés d'une bonne dose de crainte de voir ce lieu sacrifié sur l'autel du veau d'or. Ce bâtiment n'a jamais été vanté pour ses qualités architecturales d'autant plus que les municipalités précédentes l'ont totalement délaissé, mais c'est sa mémoire qu'il nous faut conserver.
Laide : "Ce n'est pas un monument, mais son utilité et la vulgarité de ses destinations l'en dispensent", écrivait A.Aufauvre en 1860, plus de 20 ans après sa construction (1836). V.Hugo avait déjà condamné l'esthétique de la Halle de la bonneterie en 1839 : "Une grande vilaine halle au blé, toute blanche, dans le chétif goût officiel d'à présent. " Faut-il ajouter que la Bourse n'a jamais connu ni transformation, ni réparations, ni aménagement malgré un vaste espace disponible.
Combative : "Froide l'hiver, tiède l'été, combien de fois a t-elle connu, les grandes chaleurs lors des manifestations qui ne pouvaient être contenues dans le seul bâtiment de la Bourse... " explique René Jourdheuille. (1)
Effectivement ce que la mémoire troyenne doit conserver c'est son histoire intérieure. Le seul coeur qui ait battu en ce lieu c'est celui du monde ouvrier. La vraie vie fut celle de la lutte syndicale. Le seul sang qui ait coulé (parfois du vrai sang rouge d'ouvrier), c'est le sang des revendications. Ajoutons aussi une vie culturelle intense bien que les salles utilisées ne soient pas adaptées à ces activités.
Festive : La Bourse, surtout depuis 1945 a connu les bals populaires nous raconte Lucien Desfêtes. Les Swing-Partners et leur chanteuse Micheline Viratelle, l'orchestre des Francs-Tireurs (souvenir de la Résistance) avec Jeanny et Bizzari, celui d'Edmond Lepont. On chante Fleur de Paris et Lily Bye Bye. On danse Caminito, car le tango refait surface. Tous les accordéonistes sont sacrés "rois du musette" Jean Courtois, Bobby Blondin, Blandino, Caporini, Joë Rossi etc.
Autres artistes locaux, les ballets ukrainiens initiés par Ostap Kuzma, Résistant, et ses parents, tailleurs rue des 3 Ormes ; Jack Marlys et sa troupe, Myl Myl, le roi des gosses.
On projetait des films à la gloire de l'armée Rouge. La salle évidemment était comble : Zoïa, Camarade P., le Député de la Baltique…
Syndicale :"Le 8 juillet 1945, dit Lucien Desfêtes, l'U.D.CGT qui avait tenu son dernier congrès le 14 mai 1939 tint le premier d'après la Libération. C'était le congrès de l'unité retrouvée pour la remise en route du pays et la mise en place des dispositions du C.NR. (2) : nationalisations et Sécurité sociale.
L'objectif de la CGT était de gagner la bataille de la production, de l'énergie, des transports et du charbon."
Le gouvernement provisoire du Gal De Gaulle comprenait 5 ministres communistes (3) à qui l'on doit (est-il nécessaire de le rappeler !) la Sécurité sociale, le vote des femmes, les nationalisations et les droits syndicaux etc.
"La Bourse du travail vivait à pleins poumons avec Adrien Gennevois, secrétaire général. Marcel Mathieu et Lucien Planson étaient secrétaires du textile, Théo Cladt, trésorier et la secrétaire, l'adorable Germaine Moreau, résistante de la première heure." ajoute Lucien.
La vie syndicale était intense puisqu'en dehors des grands syndicats du textile ou de la métallurgie, on trouvait aussi ceux du papier carton (chez Bolloré), des tuileries (St Parres les Vaudes ou Mesnil St Père). Même les bûcherons, les tréfileurs, les ouvriers agricoles avaient leur syndicat CGT.
Tous réclamaient le pain, le beurre, la viande, le minimum vital, la suppression des abattements de zone et d'âge. Pas besoin de dire que la Bourse respirait à pleins poumons. Les syndicalistes étaient respectés et le Préfet, M. Petitbon, répondait aux invitations d'autant mieux que le maire Fernand Giroux était communiste (4).
Une date mémorable, celle du gala artistique au profit des vieux travailleurs le 28 janvier 1946, organisé par le P.C.F.
Une autre celle de l'enterrement de Lucien Planson, tué le 27 avril 1947 dans des circonstances non élucidées. Le cercueil de ce grand dirigeant du textile fut exposé sous le hall de la Bourse puis accompagné par des milliers de personnes et par l'Harmonie syndicale, groupe musical, initié par Adrien "qui y tenait comme à la prunelle de ses yeux."
Politique : La Bourse sans meetings ne serait pas la Bourse. Je crois que tous les grands ténors politiques s'y sont affrontés. Un des plus célèbres d'après guerre fut le débat Raymond Guyot, communiste André Mutter, RPF qui était un débatteur aussi coriace que René Plard avant-guerre. (Voir à ce sujet le livre de Denis Coton).
(À suivre).


Jean Lefèvre

(1) Discours du 15 juin 1985. Journées Portes ouvertes. René fut secrétaire
départemental de la CGT de 1950 1986
(2) Conseil National de la Résistance.
(3) Maurice Thorez (statut de la Fonction Publique), Ambroise Croizat (Sécurité sociale), Fernand Grenier (vote des femmes), Marcel Paul (EDF-GDF), Charles Tillon (aéronautique), François Billoux. Joliot-Curie crée le Commissariat à l'énergie atomique
(4) Nommé en 1944 par le Préfet, il est élu maire le 18 mai 45 jusqu'au 26 octobre 47..

Ecoutez-voir

. Pièces jaunes
Bernadette Chirac est venue à Montélimar faire son cinéma pour récolter ses pièces jaunes.
200 kg de pièces ont été recueillies ( correspondant à environ 10 000 ? ).
J´ai interrogé M. le Maire (UMP) de la ville pour savoir combien
cette opération nous avait coûté.
Sans compter le prix de l´affrètement du TGV spécial, du détournement de plusieurs trains sur l´Ardèche, le coût du personnel des services techniques et de la police municipale etc..., la ville a déboursé 80 000 ? (pris sur nos impôts locaux, bien sûr). Mais, plus choquant encore, les chambres et repas, dans un des meilleurs hôtels-restaurants de le région, pour "la première dame de France" et son aréopage de 130 personnes ont été réglés avec un chèque de l´association "Opération Pièces Jaunes". Quand on pense à tous les petits enfants qui ont cassé leur tirelire pour faire de la publicité à Mme Chirac, au Maire de Montélimar et payer ces agapes ! Certains n´ont pas beaucoup de vergogne.

Marcel Magnon
Conseiller municipal de Montélimar