La dépêche de l'Aube n°859 du Vendredi 10 mars 2006

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De villepin désavoué

Le CPE massivement rejeté par la population

Les députés et sénateurs UMP de l’Aube ont agi en godillots du gouvernement, ils sont eux aussi désavoués par la population.

La démonstration était attendue. Elle est faite. Elle est éclatante.
Quoi qu’aient pu dire le gouvernement et Dominique de Villepin ces dernières semaines, ce qui reste à l’ordre du jour pour la majorité de nos concitoyens, c’est bien le retrait du contrat première embauche. A l’image des défilés aubois, à Romilly et à Troyes, qui ont rassemblé 3000 personnes, la rencontre des salariés et de la jeunesse à bien eu lieu.
Le premier enseignement de la journée d’action de mardi dernier est désormais peu contestable. Le CPE est massivement rejeté dans le pays. Il l’est par les jeunes qui constituaient le gros des troupes dans les défilés un peu partout en France. Il l’est par les salariés, du public comme du privé, qui ont notablement accru leur participation aux mouvements et aux manifestations par rapport à la précédente journée d’action du 7 février.
Le deuxième enseignement de la mobilisation est la mise en échec de la politique du fait accompli menée par le gouvernement. L’adoption au pas de charge du projet de loi en pleines vacances scolaires était censée tuer le mouvement dans l’oeuf. L’ampleur des manifestations montre que cette tentative d’intimidation a avorté. les députés et sénateurs de la majorité au premier rang desquels G Menuel, F Mathis, P Micaux, Ph Adnot, Y Gaillard ont agi en godillots du gouvernement. Ils sont désavoués. La gifle est cinglante.
Le troisième enseignement est un message pour les jours et les semaines à venir. Jeunes, salariés, syndicats, partis de gauche sont décidés à maintenir la pression jusqu’au retrait du CPE. Tout au long du mois écoulé, la


mobilisation a été grandissante. Le vote du projet ne les a pas dissuadés de l’amplifier encore. L’action engagée est appelée à connaître de nouveaux développements. Le gouvernement se prétend inflexible. Il pourrait bien déchanter.
L’argumentation de la droite et du patronat, qui pensaient faire accepter le CPE au nom de l’idée qu’un contrat de ce type «c’est mieux que rien dans un pays où le chômage touche autant de jeunes», est doublement mise en pièces. Les dangers du CPE, largement camouflés au lancement du projet, ont été peu à peu mis au jour. La précarité extrême, le chantage auxquels ce contrat soumettrait tous les jeunes de moins de vingt-six ans sont établis. La menace qu’une extension du CPE ferait dès lors peser sur l’ensemble des salariés condamnent par avance cette éventualité, comme l’a confirmé un sondage CSA publié par l’Humanité et la Nouvelle Vie ouvrière la semaine dernière.
Mais une deuxième idée commence à faire son chemin et à déverrouiller l’étau de fatalité dans lequel le gouvernement pensait étouffer la contestation. Oui, d’autres solutions sont possibles pour s’attaquer au chômage de masse des jeunes. Allocation d’autonomie pour les jeunes, sécurité sociale professionnelle, sécurisation des parcours emploi-formation dès l’entrée dans la vie active, contrôle et refonte des aides publiques à l’emploi, création d’un fonds national pour l’emploi et la formation des jeunes. Le débat commence à s’animer pour imaginer des solutions en dehors des chemins balisés par les recettes libérales du Medef. Elargir ce débat sur les contre-propositions à opposer au CPE ne peut que consolider la mobilisation engagée.

LDA

Pauvreté en France

Augmentation alarmante

Distribution de vivre aux Restos du coeur

Selon le dernier rapport de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, la France comptait 3,694 millions de pauvres en 2003.
Ce chiffre correspond au nombre de personnes dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté fixé à 50% du revenu médian, soit 645 euros par mois pour une personne seule. Ce chiffre augmente de 4% par rapport à 2001. Cependant, le nombre de pauvres double quasiment, 7,015 millions, si l'on prend pour référence le seuil de pauvreté utilisé en Europe qui correspond à 60% du revenu médian !
Mais, au-delà des chiffres, c'est la tendance générale qui ne laisse pas de préoccuper. Alors que la pauvreté dite "monétaire" baissait régulièrement depuis plusieurs années, le rapport constate que depuis 2003 elle augmente . de plus la hausse sensible du nombre de bénéficiaires de minima sociaux semble indiquer une "aggravation de la pauvreté entre 2003 et 2005".
Parmi les pauvres, les femmes sont sur-représentées notamment parce qu'elles sont plus souvent chef de famille monoparentale que les hommes, mais aussi en raison de l'écart salarial qui persiste entre les deux sexes. Les travailleurs à bas salaires sont à 80% des femmes ! Même augmentation chez les très jeunes et les très âgés.
Les traditionnels indicateurs monétaires (seuil de pauvreté) sont "incontournables" pour suivre les évolutions de la pauvreté dans le temps. Cependant, ces outils ne rendent pas forcément compte "des populations les plus en difficulté ou marginales qui échappent largement à l'appréhension de la statistique publique ".
En outre, ces indicateurs ne permettent pas d'éclairer sur


le caractère récurrent ou permanent des phénomènes de pauvreté et donc de "cerner correctement les trajectoires et les dynamiques des individus". Enfin, ils échouent à rendre compte du vécu des populations pauvres, en particulier dans l'accès aux droits fondamentaux.
Le risque de pauvreté monétaire est fortement lié à une situation de non-emploi. Même si le fait d'avoir un emploi ne préserve pas de la pauvreté.
Le rapport critique les politiques actuelles de l'emploi. L'abaissement du coût du travail par les exonérations de charges et les réformes favorisant la reprise d'une activité salariée peuvent avoir des conséquences défavorables sur la situation des personnes en difficulté. En particulier lorsqu'elles s'accompagnent d'un repli des contrats aidés alors que ceux-ci permettent "le plus souvent d'améliorer sensiblement les conditions de vie de la personne".
On note donc une sensible aggravation de la pauvreté en France ces trois dernières années. Le durcissement des conditions d'indemnisation du chômage a été à l'origine d'une vive augmentation du nombre d'allocataires de minima sociaux, ce qui est tout sauf un progrès.
Pour l'Observatoire, il faut intervenir en même temps dans les différents domaines de la lutte contre la pauvreté : "lutte contre l'illettrisme, formation, santé, logement, emploi"
Face à cette dégradation massive de la situation sociale en France, il faut pour rétablir la justice sociale et l’espoir, des réformes d’un haut niveau n’hésitant pas à aller prendre l’argent là où il est.

Petite histoire de la Bourse du travail de Troyes

Petite histoire de la Bourse du travail de Troyes

Située place Jean Jaurès (anciennement place du marché au blé), la Bourse a été construite en 1835 par l'architecte Portret à l'emplacement des auberges incendiées en 1686. Elle s'est appelée Halle de la Bonneterie ou Halle aux tissus car elle servait de marché aux tissus chaque vendredi et samedi.
En 1905 elle a été transformée en Bourse du travail pour les syndicats et flanquée d'une salle des fêtes en 1932. Voilà plus de cent ans que cet édifice abrite les luttes syndicales et politiques. Il est donc devenu le symbole du mouvement ouvrier. De grands meetings, des rassemblements immenses y ont eu lieu. Les grandes figures du mouvement ouvrier y ont été accueillies. Ce fut aussi un lieu de culture puisqu'il a accueilli des décennies durant des expositions, des bals, des concerts ou des conférences, qui allaient d'ailleurs en se raréfiant les dernières années, tant le lieu a été négligé par nos édiles troyens.
Or, nous apprenons par la presse que le maire va transformer cet espace en centre commercial et en donner la gestion au groupe Altaréa (1). Non seulement la Bourse va perdre son caractère syndical, mais le lieu sera rebaptisé et le passage qui joindra la place Jean Jaurès au Bd Victor Hugo (2) devrait s'appeler Passage Saint- Nicolas ! Mieux, ce passage traversera la Bourse. Des protestations n'ont pas manqué de s'exprimer ainsi que des propositions afin que soit conservée la mémoire de ce lieu. Anna Zajac l'a vigoureusement rappelé au dernier Conseil Municipal.
Lucien Desfêtes nous a confié les notes qu'il avait prises au cours de sa vie militante de responsable de la CGT. Ce sont ces notes que nous utiliserons ces jours prochains pour rappeler ce que fut, à partir de ce lieu, le combat des militants ouvriers. Nous avons également retrouvé celles que René Jourdheuille avait écrites lors d'un important meeting à propos de la Bourse du Travail.
Nous serions heureux que nos lecteurs nous fassent part également de leurs souvenirs et si possibles de notes, articles, photos qu'ils auraient en leur possession.
Que la Bourse rénovée retrouve un autre destin, on peut l'admettre, mais que la mémoire ouvrière en soit exclue, c'est tout à fait inconcevable.
On notera cependant que les travaux intérieurs et extérieurs de rénovation toujours demandés, n'ont jamais été réalisés. D'où ce bâtiment devenu assez banal et dégradé. Vous verrez cependant que l'argent sera trouvé pour faire fonctionner sans pudeur la " locomotive commerciale " et transformer la Bourse en précieux bâtiment. (À suivre)


J. L.

(1) Ce groupe possède 20 % de capital américain.
(2) Deux personnalités qui sont venues à la Bourse.
Humeurs...

.....REVES D'ANAR
On ne parle plus de la maladie de la vache folle. Il faut croire que les mesures draconiennes mises en œuvre ont été efficaces : isolement des régions à risque, abattage systématique…. Avec la grippe aviaire, on a l'impression d'une reprise d'un ancien scénario : isolement, abattage… Et à chaque fois, les consommateurs réagissent par un boycott des produits.
Alors forcément, ça donne des idées. Si on réagissait avec la même vigueur à chaque fois que la vie des hommes est en danger…
Des gens sont empoisonnés par des rejets industriels ; l'agriculture pilotée par les banques pollue les nappes phréatiques ; la destruction de la couche d'ozone a des répercussions sur la santé ; le climat est déréglé et les responsables nient l'évidence. La question de la survie de l'humanité est posée. A côté de ces fléaux générés par une poignée de financiers à courte vue, la grippe aviaire, c'est de la roupie de sansonnet.
Comment mettre fin aux méfaits du capitalisme ?

Guy Cure

Ecoutez-voir......

Il y a vraiment des coups de pieds aux culs qui se perdent !
J'étais mardi dernier au meeting régional avec MG Buffet à Châlons-en-Champagne. J'y ai entendu des choses qui donnent espoir et envie de s'engager afin de - comme l'a dit MG Buffet- battre la droite et faire réussir la gauche. C'est vrai que si tout le monde le voulait à gauche, on pourrait vraiment changer la vie. Impulser une autre logique économique en France et en Europe. J'y ai entendu aussi quelque chose qui m’a fâché tout rouge. MG Buffet a déclaré que les bonnes résolutions prises à la réunion des partis de gauche le 8 février vont avoir du mal à s'appliquer localement. Le PS ayant passé la consigne à ses fédérations que lors des réunions publiques co-organisées avec les autres partis de gauche, il est exclu de parler des moyens financiers (pourtant nécessaires à l'application d'une autre politique) et de l'Europe.
MG Buffet a décidé de dénoncer cet état de fait publiquement et elle a raison ! Il y en a vraiment qui n'ont encore rien compris ou plutôt si, qui ont tout compris et qui pensent que pour 2007 le fruit est mûr, que les gens en on tellement marre de la droite qu'ils vont se précipiter sur le premier candidat socialiste et l'élire président sans être trop regardant sur son programme quitte à être terriblement déçus après. Alors ce programme, il ne faut pas trop en parler publiquement et surtout pas le confronter aux propositions des communistes des fois que cela donne des idées. Vous savez comme pour le référendum du 29 mai 2005. Il y a vraiment des coups de pieds aux culs qui se perdent !


KON

19 Mars ESTISSAC
Hommage à Betty Dié.

La journée du dimanche 19 mars sera consacrée à Betty Dié, ancien maire d'Estissac, héroïne de la Résistance.
Toute la journée des cérémonies se dérouleront dans la ville. L'après-midi, dès 15 heures, un diaporama monté et commenté par Robert Dié, le fils de Betty, sera projeté. Il sera suivi par un spectacle, donné par le Théâtre Populaire de Champagne.
Au programme des chansons par Marie Durati et Philippe Cuisinier, une scène extraite de B.Brecht, " le Référendum ", par le T.P.C et des textes et poèmes d'Eluard, Aragon, Desnos, Brecht, Prévert, Max Jacob ou G.Guillemot. La coordination est assurée par Jean Lefèvre.
Inscriptions : Me Anita Flament 1 place de la Mairie 10 440 La Rivière de Corps.


LDA

Quand EDF favorise les profits, c’est la sécurité des personnels qui baisse

Quand EDF favorise les profits, c’est la sécurité des personnels qui baisse

En moins de quatre mois, 3 incidents se sont produits à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine.
A chaque fois, la direction minimise la gravité de ces incidents. Pour preuve, suite à l’incident du 18 février 2006, la direction évoque «un écoulement d’eau !» Mais la réalité, selon le syndicat CGT d’EDF, c’est environ 15 000 m3 d’eau provenant de l’aéroréfrigérant qui se sont déversés et dans la salle des machines. L’eau a atteint «1 m 50 inondant divers matériels».
Toujours, selon les responsables syndicaux «l’îlot nucléaire n’a pas été épargné par cette inondation. En effet, l’eau a rompu l’intégrité des bâtiments auxiliaires nucléaires pour pénétrer dans certains locaux de l’îlot nucléaire... Cet évènement aurait pu avoir des conséquences dramatiques pour le personnel intervenant. En effet, l’inondation des locaux aurait pu provoquer l’électrisation voire la noyade de certains intervenants». La CGT qui organisait une conférence de presse publique le 22 février dernier a exposé toutes les économies que réalise EDF au nom de la rentabilité et du profit maximum. Ainsi, la qualité et la sûreté du travail ne sont plus assurées pour les salariés d’EDF et des entreprises sous traitantes, 43 % de formation en moins au service «conduite» en quelques années suite aux réductions budgétaires. A cette situation, s’ajoutent le manque de pièces de rechange et la multiplication des sous-traitants qui ne forment pas assez leur personnel.
C’est pourquoi la CGT demande un statut unique pour les travailleurs nucléaires EDF et sous traitants ; une formation tout au long de la vie pour que ces salariés évoluent en même temps que la technologie. A Joë Triché qui demandait si EDF envisageait une politique d’énergie renouvelable, la réponse de la CGT «EDF a fait le choix d’une rentabilité rapide». Joë Triché déclarait que s’il y a un secteur industriel qui doit être en dehors du secteur marchand, c’est ben le secteur nucléaire et l’indépendance énergétique. Pour cela, le PCF propose de renationaliser EDF-GDF et s’engage résolument en faveur d’une mixité énergétique préparant la société est-pétrolière sur la base d’énergie non productrice de gaz à effet de serre : les énergies renouvelables mais également l’énergie nucléaire à


propos de laquelle il faut ouvrir un débat citoyen transparent afin d’avancer grâce à la recherche vers un nucléaire propre, sécurisé durable et surtout 100% public.


Jocelyne Pochinot

Quelques réflexions entendues :
«Toujours plus vite au moindre coût.» «On est dans une politique pleine de paradoxes, il faut aller toujours plus vite avec moins de moyens mais au bout de 10 jours, une fois sur deux, les tranches arrêtent à nouveau.»
«Des cadres démissionnent, d’autres se suicident» «Il y a une telle pression sur eux pour qu’ils aillent toujours plus vite qu’ils sont pris entre les risques à ne pas prendre pour assurer la sécurité nucléaire et les ordres de faire vite, car le parc énergétique est insuffisant pour pouvoir arrêter les tranches suffisamment longtemps pour réaliser de bons travaux avec le temps qu’il faut, sans mettre en cause la production nécessaire d’énergie.»
«1500 zlotys (400 euros) c’est le salaire que perçoivent les salariés polonais qui travaillent dans des entreprises sous traitantes pour EDF à la centrale de Porcheville».

A cette conférence de presse de la CGT, avaient été invités : Philippe Adnot président du Conseil général, Gérard Menuel député, Gérard Ancelin maire de Nogent, président de la CLI (Commission locale d’information), les Conseillers généraux tous membres de la majorité gouvernementale Jean Botella et Joë Triché PCF, ainsi que tous les maires du secteur Romilly-Nogent. Seul Joë Triché, toujours à l’écoute des problèmes des salariés et de la sécurité, était présent.
L’absence des autres élus, en particulier de Gérard Ancelin maire de Nogent-sur-Seine et de Michel Cartelet maire de Romilly-sur-Seine a été criante. Leur mépris envers les syndicats et surtout de la CGT l’a emporté sur leurs responsabilités dues aux populations qui les ont élus

Paris-Bâle
Des améliorations immédiates vivement attenduess

Une semaine avant la tenue du CLAD les présidents des structures de concertation de la Haute-Marne, Jean Claude Dammerey et de l'Aube, Pierre Mathieu accompagnés des Conseillières régionales Line Bret et Laurette Joly sont allés à la rencontre des voyageurs dans les trains de fin de journée entre Nogent-sur-Seine et Chaumont, puis entre Chaumont et Troyes. Ils tenaient à avoir un échange direct avec les voyageurs pour recueillir leurs avis, leurs propositions, leurs attentes. A l'aide d'un questionnaire ils ont noté soigneusement tout ce qui leur a été dit. "Les voyageurs étaient vraiment très contents de notre initiative", "de voir les élus sur le terrain", "de pouvoir échanger avec nous" témoignent les élus qui ont participé à cette initiative inédite. "Les utilisateurs souhaitent être informés des suites qui seront données à leurs demandes", "ils sont vraiment en attente d'améliorations sensibles particulièrement en ce qui concerne la ponctualité des trains, l'information, la qualité du service dans les trains et les gares" précise Pierre Mathieu qui indique que de nombreux usagers font aussi des propositions concernant la politique d'arrêt, les horaires, les tarifs...
Tous les questionnaires recueillis lors de cette initiative, ou qui ont été renvoyés à la Région ont été dépouillés. Les demandes des utilisateurs ont été portées à la connaissance de chaque participant de la structure de concertation ouverte à la presse. La liste des insatisfactions est longue. Elle montre l'ampleur des efforts à produire par la SNCF pour améliorer sans tarder la situation. Concernant les retards des trains et leurs causes le CLAD a entrepris un travail pour qu'au-delà des chiffres globaux produits par la SNCF, une présentation lisible soit rapidement faite pour connaître,


train par train et gare par gare, les retards et leur importance (plus de 5 minutes, plus de 15 minutes, plus d'une demi-heure, trains supprimés…) et leurs causes. C'est ainsi qu'il est apparu, que pour de nombreux trains les retards de plus de 5 minutes en moyenne sur l'année étaient très élevés. Et, fait aggravant, ces retards se produisent souvent sur des trains très fréquentés qui sont utilisés pour les déplacements domicile/travail et domicile/étude. Des taux de retards souvent au dessus de la barre des 10%, et frôlant parfois les 20%, en moyenne annuelle ! Les chiffres présentés pour le mois de décembre 2005 sont assez catastrophiques. A titre d'exemple nous citerons le Paris-Culmont de 18 h 44 qui enregistre 38 % de retard. Nous sommes là dans l'inacceptable. En 2005, 33 trains ont aussi été supprimés sans que des moyens de substitution ne soient toujours mis en place alors que cela était parfois possible. Face à un tel constat, et alors que la Région a engagé de très lourds investissements, 50 millions d'euros, pour acquérir 8 AGC (autorails de grande capacité), Pierre Mathieu a indiqué que la région "exige sans attendre que la SNCF produise un effort pour améliorer tout ce qui peut l'être". Pour que les choses bougent et que cela soit mesurable, l'élu régional à proposé à Louis Gallois d'aller dès que possible vers la certification qualité de la ligne 4. L'objectif "est d'identifier les problèmes et d'y apporter des remèdes" Tant pour améliorer la régularité que la qualité du service offert dans les gares. Et sans attendre le CLAD a constitué en son sein un groupe opérationnel de travail pour à partir du constat dressé mesurer les progrès réalisés

LDA