La dépêche de l'Aube n°858 du Vendredi 3 mars 2006

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Grand meeting régional avec Marie George Buffet Secrétaire nationale du PCF
Mardi 7 mars 2006 19 h Maison des Syndicats Châlons-en-Champagne
Départ en car organisé en partance de Troyes et de Romilly - Réservez votre soirée

Marie George Buffet Secrétaire nationale du PCF

CHIKUNGUNYA
Mieux vaut être poulet en métropole… que créole sous les tropiques

Le chikungunya provoque des douleurs articulaires terribles, mais c'est à croire qu'il a aussi paralysé le gouvernement français et son ministre des doms toms, François Baroin, accessoirement maire de Troyes, président de la Communauté d'agglomération Troyenne (CAT)
Un an après l'apparition du virus à la Réunion, le Premier ministre a fait une opération marketing ce week-end dans l'île meurtrie. Quel moustique a donc piqué les autorités de notre pays pour qu'enfin elles semblent prendre la mesure de la catastrophe humaine, économique et écologique qui se déroule dans l'océan indien ?
En fait, il semble urgent de dissiper le parfum de scandale parvenu jusque sous nos latitudes.
Car de la gestion de la crise, on retiendra surtout jusqu'ici la volonté de camoufler l'ampleur de l'épidémie et la sous-estimation systématique de ses conséquences tant pour l'homme que pour le pays. Cette grippe, sévère ma foi, mais qu'un créole pouvait supporter stoïquement, ne devait pas survivre à l'hiver austral. Il était alors de bon ton de minimiser la dureté des symptômes. En octobre 2005 F. Baroin parlait avec insistance d'une "mauvaise grippe". Bouffis de condescendance, nos métropolitains lançaient donc l'été dernier l'opération " Fleur de sable " : remplacer l'eau des pots de fleur par du sable humide, inhospitalier aux larves de moustique. Opération dont le seul mérite aura été de culpabiliser les Réunionnais quand les services de l'État regardaient voler les moustiques.
Le gouvernement a sous-estimé l’ampleur de la situation
Jusqu'à aujourd'hui, le nombre officiel de personnes atteintes par le mal reste outrageusement inférieur aux estimations du corps médical sur place. Jusqu'au vénérable président de l'ordre des médecins de la Réunion qui avance le nombre de 260 000 malades quand François Baroin, ministre de l'Outre-Mer, n'en repère que la moitié.


Le moins que l'on puisse dire, c'est que le gouvernement n'a pas vu venir ou voulu voir venir cette crise sanitaire majeure. Baroin déclare à présent nécessaire de la traiter comme "une catastrophe naturelle". La nature a bon dos. Dès le mois d'octobre, les élus communistes réunionnais tentaient vainement de dessiller les ministres, au Sénat comme à l'Assemblée ; ils avançaient la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le chikungunya. Mais l'équipe Villepin ne réagissait pas. Cela aussi alimente les douleurs des Réunionnais qui n'en peuvent plus de voir des gens qui ne font que passer, décider de ce qui est bon ou pas pour eux. Qui n'en peuvent plus d'apprendre, via un quotidien parisien, qu'on parle officiellement de 20 000 cas supplémentaires.
A la Réunion comme à Troyes, Baroin n’écoute que lui
Le parfum de scandale est tenace. Paul Vergès (PCR), président du Conseil régional, n'est pas seul à parler de " dix mois perdus ". Ce sont des médecins qui interrogent : pourquoi une aussi longue inertie ? " Pourquoi projeter sur les Réunionnais la responsabilité de la propagation du virus alors que les choses dès le départ n'ont pas été prises au sérieux par les autorités ? "
Depuis l'île, on observe les précautions prises pour contrer la grippe aviaire, les décisions qui suivent immédiatement la progression de l'épizootie. Le parallèle est édifiant : mieux vaut être poulet en métropole que créole sous les tropiques.
L'amertume est d'autant plus grande à la Réunion que cette île recèle intelligence, savoir et expérience. Il est normal qu'elle reçoive l'aide de la métropole, qui le lui doit bien, mais elle sait ce qui est bon pour elle. Si cette crise majeure a pris une telle dimension, c'est aussi parce que la parole de ses habitants et de ses élus n'a pas été entendue par le gouvernement. Tiens tiens à Troyes aussi ils y a beaucoup de gens qui ont le sentiment de ne pas être entendu par F. Baroin

LDA

Gare de troyes
Service réduit aux guichets la colère monte

Que la SNCF utilise les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour promouvoir le transport ferroviaire est une bonne chose.
Amener de nouvelles personnes à utiliser le train pour ses déplacements professionnels et personnels est nécessaire pour permet-tre au service public de transport de se développer. Mais reprendre d'une main ce que l'on donne de l'autre, en diminuant continuellement la présence d'agents en gare et dans les trains, va à l'encontre des ambitions affichées de la SNCF de devenir une entreprise européenne de service public de référence. Ce n'est certainement pas en adoptant le comportement d'une entreprise privé que la SNCF réussira ce défi.
La gare de Troyes : un exemple parfait d'absurdité
Surprise par le succès remporté par la vente de billets en ligne, la SNCF a depuis tablé sur une baisse des ventes aux guichets de 50 %, ce qui représentait l'occasion inespérée pour elle de réduire ses effectifs en orientant les voyageurs vers les bornes automatiques si besoin. A la fin de l'année 2005, 2330 emplois étaient menacés dans les gare la baisse des ventes en guichets a obligé la SNCF à revoir ce chiffre à la baisse, mais sur Troyes cela n'a pas empêché la fermeture le samedi du BIR (Bureau Informationr Réser-vations), chargé d'informer les voyageurs, et de réduire la durée d'ouverture des guichets le dimanche sans même en informer le Conseil régional chargé du transport ferroviaire de voyageurs qui investit massivement pour améliorer la qualité de l'offre sur la ligne Paris-Troyes-Bâle, il est d'ailleurs heureux que la CGT Cheminots ait pu alerter le public de ce problème lors de la réunion du CLAD (structure de concertation mise en place par le Conseil régional) du 2 février dernier… Lorsque Louis Gallois, président de la SNCF annonce qu'il souhaite redynamiser l'offre commerciale sur la ligne, le minimum serait que les faits n'aillent pas à l'encontre de cette déclaration d'intention. Or pour rendre le train attractif et permettre l’accès du plus grand nombre d'usagers, il faut d'autres moyens que ceux mis actuellement à disposition. Cela passe comme le confirme, l'enquête lancée par une réouverture du buffet de la gare, une meilleure information des voyageurs en gare par les agents présents (encore faudrait-il qu'il y en ait) et surtout plus de guichets ouverts pour réduire les durées d'attente pouvant aller jusqu'à 30 minutes certains samedis.


La SNCF sur la mauvaise voie
En cherchant à améliorer sa compétitivité, en faisant comme si l'ouverture à la concurrence était inéluctable, l'entreprise ferroviaire "se tire une balle dans le pied". En répondant de moins en moins aux besoins élémentaires des usagers (tels que celui d'informations sur les tarifs et les horaires, ou l'assistance physique aux personnes à mobilité réduite…), la SNCF ne fait que renforcer le sentiment qu'une concurrence est nécessaire alors que ce serait un remède pire que le mal…
L'aiguillage dangereux du gouvernement et de la commission européenne
Voir dans ces choix de réduction d'effectif, et de concentration sur des lignes rentables via le TGV uniquement des choix stratégiques serait une erreur. Derrière tout cela se cache une véritable volonté politique de démanteler le service public pour laisser la place aux opérateurs privés contrôlés par des grands groupes exerçant un lobbying efficace sur la Commission Européenne et le gouvernement français qui est l'autorité de tutelle de la SNCF. C'est bien le gouvernement qui dicte cette politique directement à la SNCF en lui imposant l'équilibre de ses comptes, ou bien indirectement en lui laissant la charge (comme à Réseau Ferré de France) d'une dette qui pénalise sérieusement le développement du transport ferroviaire.
Le gouvernement doit lui aussi donner les moyens à RFF et à la SNCF de répondre à leur mission de service public, non seulement en ne réduisant pas les dotations nécessaires, mais également en prenant à sa charge le remboursement de la dette car cela entre pleinement dans la compétence de l'Etat en matière d'aménagement du territoire. Sans cela, ces entreprises publiques ne pourront pas créer de façon durable, les conditions nécessaires pour rééquilibrer les modes de transports routiers et ferroviaires.
Les moyens pour financer une véritable politique de transports collectifs existent il n'y a qu'à voir les profits engrangés par Total et les grandes compagnies pétrolières pour s'en convaincre… ces entreprises doivent être mises à contribution car elles engrangent des résultats faramineux grâce aux transports individuels qui pallient souvent les manques de solutions de transports collectifs

FLOB

Humeurs...

BOURSE DU TRAVAIL : LOCOMOTIVE COMMERCIALE
C'est décidé, arrêté, ficelé, on n'y reviendra plus, d'ailleurs c'est en UNE de Press' Troyes, le futur passage entre Bourse et boulevard V.-Hugo s'appellera passage Saint-Nicolas. Il passera même à travers la Bourse, haut lieu des luttes ouvrières qui reçoivent là une bénédiction inattendue. Nous avons beaucoup de gratitude pour Saint-Nicolas qui ressuscita au IIIe siècle 3 enfants égorgés par un boucher, mais on ne lui demandait pas d'aller jusqu'à sanctifier la CGT et les revendications populaires.
C'est sans doute ce que François Baroin appelle "respecter l'histoire du lieu". Il l'a écrit. Il a même affirmé au Conseil Municipal , en réponse à Anna Zajac, que la mémoire ouvrière serait respectée. Ce respect est bien mal engagé. N'y a-t-il pas là comme un mépris de l'histoire et de l'intelligence. et la mémoire bafouée.
Quant à la démocratie, la voilà qui boite. Autrefois le Conseil Municipal décidait après avis d'une commission de dénommer les rues, places et passages. André Beury (1) souhaitait même l'unanimité de la commission ce qui supposait qu'elle écartât les noms qui fâchent. Il faut croire que les règles de la démocratie ont changé depuis que les marchands du temple ont pris le pouvoir. C'est le cas de la Bourse et de son environnement puisque le lieu a été offert à Altaréa, grand groupe "foncièrement créateur" comme il se nomme. On voit qu'ici le fric serait plutôt destructeur de l'histoire. L'argent n'a pas d'odeur. Il n'a pas non plus de mémoire.
Mais si, mais si, je me trompe, il y aura bien quelque chose pour rappeler par exemple les grandes luttes des cheminots : Altaréa a dit qu'il allait installer une "locomotive commerciale" !

Malicette

(2) Décédé en 1996.

SNCF : ligne Paris-Bâle
Vers une nouvelle dynamique

En ce moment la ligne Paris-Bâle fait couler beaucoup d’encre...
Les initiatives prises par la Région Champagne Ardenne, sous l'impulsion de Pierre Mathieu, son vice-président chargé des transports et des infrastructures, y est sans doute pour beaucoup. La Dépêche de l'Aube fait le point sur un dossier complexe, aux multiples facettes. En effet, la Région n'est responsable que du transport régional de voyageurs (TER). Toutes les autres liaisons restent sous la responsabilité nationale de la SNCF. Ce point est essentiel. Il constitue d'ailleurs une première victoire de tous ceux qui se sont mobilisés pour que cela reste ainsi. En effet, en 2005, sous l'impulsion du gouvernement, la SNCF avait comme projet de transférer aux régions ses lignes "Corail"déficitaires. Au premier rang de celles-ci figurait la ligne Paris Bâle avec un déficit de 26 millions d'euros. Sur ce point le gouvernement a dû reculer. Cependant il n'a pas donné à la SNCF les moyens financiers d'assurer pleinement sa mission. Dès lors le risque était grand de voir la SNCF réduire de manière drastique le nombre de liaisons offertes aux habitants de l'Aube et de la Haute-Marne. C'est ce qu'a rappelé Pierre Mathieu, lors de l'importante réunion des Comités Locaux d'Animation et de Développement (CLAD) du transport régional de l'Aube et de la Haute-Marne, qui s'est tenue à Bar-sur-Aube au début du mois de février. Le vice président en charge des transports a indiqué que durant l'été les régions Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Alsace et Ile-de-France avaient décidé de "boycotter" la participation à une réunion programmée par la SNCF en juillet parce qu'elle s'inscrivait dans un processus de régression. Les régions ont demandé à être reçues par le président de la SNCF, Louis Gallois, pour lui faire part d'un projet de développement de la ligne. Cette rencontre a eu lieu le 30 novembre à Paris , y participait Louis Haenel représentant le président de la région Alsace, Raymond Forni président de la Région Franche-Comté ainsi que Pierre Mathieu et Jean Paul Bachy pour la Champagne- Ardenne. Les élus ont exigé, malgré la mise en service du TGV/EST puis du TGV Rhin Rhône, le maintien d'une desserte de Paris à Mulhouse, qui soit dense et de meilleure qualité, la possibilité d'arriver avant neuf heures à Paris pour les voyageurs au départ de Mulhouse, Vesoul. Les régions ont aussi demandé que soit mis fin aux arrêts en Ile-de-France, que l'on réduise les temps de parcours et que l'on améliore la régularité et la qualité du service. Enfin ils ont plaidé pour la mise en œuvre d'une véritable politique commerciale. Lors de cette rencontre Pierre Mathieu a particulièrement insisté et fait des propositions pour que les villes de Romilly-sur-Seine et de Nogent-sur-Seine soit mieux desservies en 2007 et que la SNCF s'engage à présenter ses propositions aux structures de concertations.
De manière très claire, Louis Gallois a indiqué qu'il avait bien entendu ces propositions et déclaré s'inscrire désormais pour la ligne Paris Bâle dans un scénario de reconquête et de nouveau dynamisme. "Mesurez bien qu'il s'agit pour la SNCF d'un virage à 180°" a souligné le président de la SNCF auprès de ses interlocuteurs, précisant que la nouvelle offre pour juin 2007 traduirait cette volonté. Il reste maintenant à la SNCF à produire les actes traduisant cette nouvelle orientation dont on ne peut que se féliciter, même si la vigilance demeure de rigueur

La desserte envisagée par la SNCF pour juin 2007...

Le directeur pour l'Est de la France de l'activité SNCF "CORIAL INTERCITE" a présenté au CLAD de l'Aube et de la Haute-Marne le projet de desserte envisagé pour juin 2007. En préambule celui-ci indiquait que la SNCF "s'engage sur la ligne 4 dans une démarche de développement avec la volonté d'assurer son avenir" par une nouvelle desserte riche en volume et améliorée en positionnement horaire et annonce "une politique commerciale agressive". Avant de présenter le projet de grille le représentant de la SNCF précise que celle-ci répond "aux attentes exprimées par les régions" par une étape significative de séparation des clientèles (beaucoup moins d'arrêts en Ile-de-France) et par une arrivée avant 9 h à Paris pour Vesoul et Belfort. Loin des scénarios catastrophes prévus il y a encore peu il annonce le maintien de la desserte de Troyes et de Culmont-Chalindrey, une amélioration de l'offre pour Belfort et une recherche d'amélioration des temps de parcours.

Les arguments de Pierre Mathieu pris en compte
Concernant l'Aube l'offre est globalement maintenue et améliorée en positionnement horaire. Du lundi au vendredi Troyes disposera de 15 allers et retours qui seront repositionnés pour mieux répondre aux besoins de déplacements. Bar-sur-Aube et Vendeuvre gardent leurs 6 allers et retours par jour. Les arguments de Pierre Mathieu pour l'amélioration de la desserte de Romilly-sur-Seine et Nogent ont, malgré de fortes réticences au départ, finalement été pris en compte par la SNCF. Sans pénaliser le temps de parcours des Troyens, ces deux villes disposeront en juin 2007 de 3 allers et retours supplémentaires avec Paris en semaine avec, si les propositions sont validées, la possibilité d'arriver à Paris à 6 h 45 et en milieu d'après midi et, avec aussi la possibilité d'arriver à Nogent et à Romilly en partant de Paris un peu avant 11 h ainsi que des possibilité nouvelles d'arrivées en fin d'après midi plus importantes qu'aujourd'hui. Il s'agit là d'une amélioration très sensible pour laquelle le conseil régional s'est très fortement mobilisé. Avant de formuler son avis sur le nouveau projet de desserte qui est de la responsabilité nationale de la SNCF, le conseil régional a sollicité l'avis écrit de toutes les collectivités concernées ainsi que de tous les participants de la structure de concertation qui ont globalement apprécié positivement les propositions faites même si d'ultimes améliorations seraient encore souhaitables


LDA

CLAD de l'Aube :
Premier bilan d'une concertation inédite.

Le Conseil régional a mis en place des CLAD, Comité Local Animation et de Développement du transport régional. Questions au président du CLAD de l'AUBE qui impulse une démarche novatrice.
La Dépêche de l'Aube : Quel est l'objectif de cette structure de concertation ?
Pierre Mathieu : Rassembler tous les acteurs concernés par le transport régional, les informer le plus complètement possible, recueillir en amont de toutes les décisions importantes leurs avis, travailler à des propositions pour améliorer l'efficacité et la qualité du service public ferroviaire. La participation des usagers à ces structures de concertation est primordiale.
L.D.A : Qu'elle est la composition des CLAD ?
PM : Nous avons souhaité une composition équilibrée et la plus large possible. Aux côtés des représentant du conseil régional, qui a pleine compétence pour le transport régional ferroviaire des voyageurs, on retrouve des représentants de la direction régional de la SNCF qui a en charge l'exploitation du service défini et financé par la région, des représentants des usagers par le biais des associations constituées, des représentants du personnel de la SNCF par le biais de leurs organisations syndicales, des représentants des collectivités locales concernées (communes et leurs groupements, conseillers généraux des cantons traversés par la ligne….) des représentants du monde économiques (CCI), de l'activité touristique (Office du Tourisme), du monde associatif : associations de parents d'élèves, d'étudiants, des handicapés... Sont également invités tous les parlementaires et les conseillers régionaux du secteur concerné ainsi que les représentants des différentes autorités organisatrices de transport : l'Etat, le Département, la CAT et toutes les sociétés de transports. A chaque fois nous recherchons la présence effective des usagers en les informant directement de la tenue des réunions afin qu'ils puissent faire part de leurs demandes en participant à la réunion ou sous tout autre forme.
L.D.A : Par exemple ?
PM : Pour la réunion qui a eu lieu à Bar-sur-Aube au début de ce mois, nous avons édité une information et un questionnaire pour recueillir les insatisfactions et les avis des voyageurs. Nous sommes même allés à leur


rencontre dans les trains. Les CLAD ont pour mission de traiter tout ce qui touche à la qualité du service rendu
D’évidence les usagers sont les mieux placés pour parler et nous aider à améliorer l’efficacité du service.
L.D.A : Cela ne s'était jamais fait auparavant en Cham-pagne-Ardenne ?
PM : Non. Sous le mandat précédent les rares réunions qui se tenaient étaient plus "des réunions d'information" des décisions déjà prises qu'une réelle concertation. Le nombre de participants était très restreint, les syndicats par exemple n'étaient pas invités. Les réunions se tenaient dans la journée ne favorisant pas la participation la plus large qui n'était d'ailleurs pas recherchée. Notre démarche est tout autre. Nous, nous jouons la transparence totale, nous souhaitons des échanges en amont des décisions en donnant à chacun, sans démagogie, toutes les données des dossiers pour qu'ensuite le conseil régional, qui décide, puisse prendre en toute connaissance de cause les décisions les plus pertinentes en fonction des moyens financiers dont il dispose. Nous souhaitons enfin suivre et évaluer avec les CLAD l'impact des décisions prises pour, si besoin, les modifier.
L.D.A : Un premier bilan ?
PM : C'est un peu tôt. Je dois dire qu'il a fallu un peu batailler pour faire vivre cette démarche. La démocratie participative, beaucoup en parlent mais trop peu s'emploient à la faire vivre concrètement. 85 personnes étaient présentes à la deuxième réunion du CLAD de l'Aube. C'est très encourageant. Tous les acteurs du transport étaient bien représentés. Plus de cent usagers ont apporté des contributions écrites dont nous avons fidèlement rendu compte. Ce qu'ils décrivent, révèle avec une force incroyable une situation qui s'est dégradée avec le quasi abandon de cette ligne ces dernières années. Incontestablement les premières réunions des CLAD de l'Aube et de la Haute-Marne ont contribué à commencer à faire évoluer la SNCF sur le dossier de la ligne Paris Bâle. Mais, ce n'est à mes yeux qu'un début.Il y a encore, sur tous les sujets beaucoup, beaucoup à faire. Le CLAD qui rassemble de façon constructive tous les acteurs peut apporter beaucoup pour dynamiser une ligne ferroviaire vitale pour les territoires qu'elle traverse.

Le 7 mars 1942,Pierre Semard Secrétaire général de la Fédération C.G.T des Cheminots était fusillé à Evreux par les nazis.
Une cérémonie souvenir
aura lieu le Mardi 7 mars 2006 à 16 h
Salle des Pas perdus de la gare de Troyes

Nogent-sur-Seine
Le cadeau du Conseil général à SAIPO/DIESTER Industrie
Une plate-forme de 13 millions d’euros pour 1€ symbolique

Incroyable, cette décision scandaleuse du Conseil général de céder pour l’euro symbolique la plate forme devant accueillir la future usine de diester installée sur les communes Le Meriot/Nogent-sur-Seine.
Cette décision fut le 6 février dernier, en commission permanente au cours d’une réunion à huit clos, c’est à dire non publique. En quelques minutes, pratiquement sans aucun débat, à partir d’un rapport d’une page à peine que les Conseillers généraux ont découvert le matin même de la réunion, l’affaire était «pliée».
Cette plate-forme cédée à SAIPOL/DIESTER Industrie, émanation du Groupe Soufflet coûte la bagatelle de 13 millions d’euros ; 5 provenant du Conseil général, 4 des communes Le Mériot/Nogent-sur-Seine et les 4 autres de la région qui n’a pas encore définitivement statuée sur l’opportunité d’accorder ce financement. En prenant cette décision, le Conseil général a décidé d’accorder pour l’euro symbolique les 4 millions d’euros du Mériot/Nogent et les4 millions de la région. Mais ces collectivités ont elles vraiment été associées à ce choix ? La question mérite d’être posée car si ce n’était pas le cas, cela poserait un réel problème. En effet, est-ce logique qu’un équipement financé à plus de 60% par d’autres puisse être cédé à l’euro symbolique sans que les communes et la Région en débattent et soient associées à ce choix ?
Le Conseiller général communiste, Joë Triché veillait au grain
A la commission permanente du 6 février, il a été le seul à intervenir pour expliquer les raisons de son refus de voter un tel cadeau à un groupe dont le PDG détient la plus grande fortune de l’Aube, classée au 100ème rang au niveau national. Selon l’élu communiste, SAIPOL/DIESTER Industrie aurait dû rembourser le coût de cet équipement en prenant en charge chaque année, l’annuité d’emprunt jusqu’à son remboursement.
L’assemblée départementale pouvait éventuellement prendre à sa charge le coût des intérêts bancaires des emprunts réalisés à cet effet. Déjà en mai 2005, au cours de la session du Conseil général, Joë Triché s’était inquiété des conditions de cession de cette plate forme. Comme le notait Jorge D’Hulst dans Libération-Champagne du 24 mai 2005 : «en posant toutes ces questions, Joë Triché a engendré un certain embarrassement au sein du Conseil général. Philippe Adnot a éprouvé quelques difficultés à lui répondre de façon précise».
Concurrence quand tu me tiens
Devant la difficulté de justifier un choix pas facile à assumer face à la population, certains invoquent la surenchère faite par d’autres collectivités locales. Les communes Le Mériot/Nogent-sur-Seine auraient été soi-disant concurrencées par la ville de Montereau.


Cette concurrence sans aucun doute orchestrée par les promoteurs du projet avait pour eux l’objectif d’obtenir le maximum des collectivités auboises. Pourtant sur ce projet, il était évident que le nogentais disposait de plus d’atouts avec la trimodalité -fer route fluvial- D’ailleurs, Gérard Ancelin répondant à Joë Triché l’a bien reconnu au cours de la session du Conseil général de mai 2005. Alors pourquoi avoir cédé à ce chantage ?
Et puis, comment admettre que les collectivités locales puissent entre elles effectuer de la surenchère et se mettre en concurrence car seuls les patrons en profitent ? Elles feraient mieux de s’entendre pour résister à ces chasseurs primes.
Une décision qui a bien du mal à passer
Dès qu’elle fut connue elle suscita bien des réactions de condamnation. Aujourd’hui pour avoir de l’emploi, les collectivités locales doivent augmenter les impôts locaux pour accorder des aides aux entreprises et les salariés se trouvent contraints d’accepter les pires conditions de travail, les bas salaires, la précarité, la retraite à plus de 65 ans et de travailler 40 heures et plus. Ces 13 millions d’euros qui proviennent de la poche des contribuables ont bien du mal à passer

LDA

Des agriculteurs mécontents l’ont fait savoir à Joë Triché

«Je suis agriculteur du sud de l’Aube et je vous félicite d’avoir pris position contre le don de 13 millions d’euros pour la région de Nogent si vous n’aviez pas été seul, hélas pour les autres. Vous comprendrez également que je veux l’huile carburant sur mon exploitation et là on ne nous aide pas on nous interdit alors y’en a marre des dons aux pétroliers.»
«Merci d’avoir fait entendre votre voix (et la nôtre par là-même). En dehors de toute polémique politicienne, il est aberrant de subventionner une entreprise privé pour s’installer gagner de l’argent. Si le projet est rentable, il existe des systèmes pour soutenir l’investissement (cela s’appelle des banques...), sinon cela s’appelle du gaspillage. Les agriculteurs sont capables aujourd’hui de fournir à la France un moteur énergétique répondant aux accords de Kyoto, libre des dérives des pays de l’OPEP. Leur seul souhait est de pouvoir travailler sereinement. Merci de ne pas ajouter à leur désarroi une concurrence déloyale et largement subventionnée.
Vous aussi vous souhaitez réagir. Faites le en vous adressant à Joë Triché, Conseiller général
66 rue de la Boule d’or 10100 Romilly-sur-Seine».
Adresse email : joe.triche1@wanadoo.fr

Bar-sur-Seine
Permettre aux collectivités locales de répondre aux besoins des habitants et de lutter vraiment contre les inégalités

"Les collectivités locales se heurtent à des difficultés financières d'une exceptionnelle gravité.
La loi de finances 2006 accélère la spirale qui étouffe les collectivités et la démocratie locale. La réduction de la progressivité de l'impôt, l'application du "bouclier fiscal" financé par les communes, des nouveaux abattements de l'impôt sur la fortune, la réforme de la taxe professionnelle condamnent à transférer sur les ménages l'explosion de la fiscalité locale.
Si à Bar-sur-Seine nous maintenons une pression fiscale directe modérée, nous transférons d'autres charges, en particulier sur les ordures ménagères et sur l'eau.
C'est pourquoi les communistes au niveau national proposent notamment de taxer modestement de 0,5 % les actifs financiers, en particulier des banques et des assurances, ce qui rapporterait 25 milliards d'euros aux collectivités locales, soit 400 euros par habitant, et permettrait de baisser les impôts des ménages.
Nous proposons également :
-que l'évolution de la dotation globale de fonctionnement soit égale à la croissance du produit intérieur brut (et non 50 % en 2006) ;
-que soit remboursée intégralement et immédiatement la TVA sur les investissements et sur certaines dépenses de fonctionnement ;
-que cessent les hausses injustifiées et répétitives de la cotisation employeur à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales ;
-que soit garanti le maintien, voire la réduction des taux d'emprunts et l'allègement des annuités.
Si ces mesures étaient appliquées, cela donnerait davantage de financement aux communes qui ne seraient pas obligées de faire de la gymnastique financière pour équilibrer le budget.


En conclusion, notre groupe, communistes et apparenté, votera le budget général avec réserve car nous pensons qu'il faut informer la population des conséquences de la politique nationale actuelle qui frappe les plus faibles mais qui avantage les plus riches "
Concernant la gestion publique de l’eau :
Nous pensons que Bar-sur-Seine doit se donner comme objectif la création d'une régie municipale dès la fin du contrat qui nous lie avec la société actuelle.
Cela nécessitera un vaste débat avec la population, les consommateurs, les élus locaux et peut-être l'aide du Syndicat Départemental des Eaux de l'Aube.
En définitive, par solidarité municipale nous nous abstiendrons, bien que notre conscience nous pousserait plutôt à voter contre. "
Le groupe a adopté la même position concernant la redevance d'enlèvement des ordures ménagères

Soirée choucroute
organisée par la section barséquanaise
du Parti communiste français
Samedi 11 mars à 20 h

Salle polyvalente de Bar-sur-Seine
suivie d’une soirée dansante
Menu : Kir, entrée, choucroute,
fromage, dessert, café
Adultes : 13€• Moins de 12 ans : 6€
Réservations
auprès des militants ou 03.25.73.43.40.
Assemblée-débat
avec un dirigeant national du PCF à partir de 18 h

Romilly-sur-Seine
Labouze licencie 150 salariés et puis s’en va

Les vrais raisons du départ précipité de Gérard Labouze, PDG du Groupe Jacquemard en poste depuis seulement septembre 2005 n’ont sans aucun doute pas été données.
En fait, il est parti comme il est arrivé, au terme d’une mission bien remplie que lui avait confiée Dominique Jacquemard : liquider le restant de la production de chaussettes fabriquées à Romilly et licencier 150 salariés.
Ainsi, tout s’est déroulé comme initialement prévu, d’un commun accord entre le PDG et l’actionnaire unique du Groupe Jacquemard. Le motif invoqué de ce départ, un manque de relations avec les ca-dres apparaît donc pour le moins futile.
En effet, après avoir été encensé durant dix huit mois et présenté comme le sauveur suprême, notamment par Michel Cartelet et Sarah Auzols, Gérard Labouze serait d’un seul coup devenu indésirable. Quelle supercherie ! Les communistes n’ont pas été trompés dans cette affaire. Dans un communiqué publié dans la presse du 27 septembre 2004, la section de Romilly du PCF écrivait :
«Dominique Jacquemard, seule actionnaire du Groupe Olympia, vient d’engager un nouveau PDG pour défendre ses intérêts. La feuille de route confiée au nouveau coach du premier fabricant de chaussettes est sans doute des plus simples : rechercher les moyens les plus efficaces pour faire fructifier son capital. Et dans ce domaine, tous les coups sont permis donc attention, vigilance». Cette remarque de l’époque vaut aujourd’hui pour la nouvelle nominée : Catherine Rambaud jusque là avocate du Groupe Jacquemard.
Toujours contre les salariés
Dans le sérail des différentes directions, depuis plus de 10 ans, elle a toujours défendu avec acharnement les intérêts de Dominique Jacquemard contre les salariés et les licenciés qui «osaient» saisir les tribunaux pour défendre leurs droits. Tout récemment encore, devant la cour d’appel de Reims, dans une affaire qui concerne un peu plus d’une vingtaine de salariés refusant leur licenciement prononcé en 2000. Elle a participé à l’élaboration de tous les plans de licenciements depuis 1998. Maître Raimbaud a apporté ses compétences pour trouver la meilleure organisation juridique des différentes sociétés du Groupe afin de bénéficier du maximum d’avantages et aides publiques. En 2000, le plan de licenciements massifs fut l’occasion d’un transfert de personnel Jacquemard vers Aube-Chaussettes pour permettre à cette dernière de bénéficier du maximum d’aides de l’Etat dans le cadre des 35 heures.
Quand on ne veut plus de son chien, on dit qu’il a la rage
Cet adage souvent entendu peut s’appliquer chez Jacquemard. Avec la poursuite de la délocalisation, le développement de la sous-traitance et des importations, la charge de travail des usines romillonnes s’est trouvée en diminution. Elle est devenue insuffisante par rapport au personnel. A partir de 1998, il y a eu double charge financière.
D’un côté, on a rémunéré le personnel privé d’une partie de travail et dans le même temps on a payé l’achat des chaussettes importées de Turquie, du Portugal, etc. On a ensuite rémunéré les salariés de l’usine en Roumanie.
Des travaux importants et coûteux ont été réalisés dans des services aujourd’hui fermés. Pas étonnant dans ces conditions que les usines romillonnes se soient trouvées en difficultés financières depuis que le choix de la


délocalisation a été fait il y a huit ans. Avant le Groupe Jacquemard réalisait chaque année de confortables bénéfices entre 15 et 20 millions de francs chaque année. Il possédait un véritable «trésor de guerre» en réserve 140 millions de francs. Il comptait à l’époque 1 000 salariés contre 250 aujourd’hui à Romilly.
Le Groupe a bénéficié de 10 millions d’euros d’aides de l’Etat, subventions d’équipements, exonérations pour les35 h et participation financière de l’Etat pour les licenciements.
Une commission d’enquête s’impose
L’ampleur de ce désastre pour les salariés licenciés, pour les finances publiques, pour la ville de Romilly et son commerce justifie donc la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire ou désignée par le préfet pour contradictoirement analyser la stratégie de la délocalisation du Groupe.
D’autre part, les difficultés financières annoncées lors du dernier plan pouvaient être surmontées non pas en liquidant la production réalisée à Romilly mais en augmentant au contraire la charge de travail en faveur des usines romillonnes. Cela supposait que l’engagement pris en 2003 par Dominqiue Jacquemard de maintenir 30/% de production à Romilly soit respecté et donc que soit rapatriée de Roumanie une partie de la production délocalisée. Cette hypothèse mériterait d’être mise à l’étude.

Section PCF Romilly et ses élus

 

L’après licenciements - Témoignages

Le temps des compassions et des belles paroles passé, le vécu des ex-salariés rime bien souvent avec galère, précarité et baisse de revenus, quelques exemples :
C. P. : licenciée de Jacquemard en 2000 à 45 ans et 15 ans d’ancienneté. Aujourd’hui sans travail, en fin de droits même pas le RMI, son conjoint dépasse de quelques euros le plafond.
D. M. : licenciée de Jacquemard en 2000 à 47 ans, plus de 25 ans d’ancienneté, de nouveau licenciée de Barbara en 2005 avec en plus une épreuve familiale douloureuse. Aujourd’hui, je travaille en intérim au gré des besoins, un salaire en bas de l’échelle, la peur au ventre de ne pas être reprise.
V.J. : licenciée de Barbara en 2005, je retrouve un boulot de service. Aujourd’hui, en plein déprime après des conditions de travail harcelantes.
G. S. : licencié de Jacquemard en 2000 à 49 ans et 20 ans d’ancienneté, petits boulots et la crainte de la fin de droits minant peu à peu la santé. Aujourd’hui en A.E.R. mais le moral en a pris un sérieux coup.
A. I. : licencié de Jacquemard en 2000 à 42 ans et 25 ans d’ancienneté, petits boulot, accident. Aujourd’hui sans droits.
D. M. : licenciée de Jacquemard en 2000 à 49 ans et 32 ans d’ancienneté. Petits boulots de service avec une perte considérable de salaire.
Et combien d’autres ? Mais comme diraient le maire Michel Cartelet et les dirigeants gouvernementaux, pour justifier les employeurs qui licencient : «il faut être réaliste, aller de l’avant». Pour les salariés, cette «modernité» ne rime pas avec un progrès social

Nouveau Romilly 30 millions d’euros

C’est pour l’instant le coût annoncé de la requalification urbaine de ce quartier né il y a une quarantaine d’années pour répondre à la crise du logement qui sévissait à Romilly ; 1200 demandes de logements étaient en attente.
Ainsi, la réalisation de ce qu’on appelle toujours le «Nouveau Romilly» a permis d’offrir une qualité de vie pour les ménages incomparable à ce qu’ils connaissaient auparavant, salle de bain, wc, salle à manger, chauffage collectif...
C’était aussi l’époque où Romilly, flirtait avec les 17 000 habitants et connaissait un réel développement. La municipalité était vraiment à gauche avec à sa tête un maire communiste, Maurice Camuset.
Depuis les choses ont bien changé, l’UMP pavoise aux côtés de M. Cartelet et S. Auzols, le nombre d’habitants est de 14 500, toutes les entreprises de l’époque ont pratiquement fermé leurs portes et la casse des logements du Nouveau Romilly est entreprise. Mais depuis que ce chiffre de 30 millions d’euros est connu de la population, beaucoup s’interrogent sur la nécessité


d’une telle dépense compte tenu de la situation financière de la ville et de la crise de l’emploi à Romilly.
D’ailleurs, tout récemment la presse locale s’est fait l’écho de ces nombreuses interrogations de la population. Beaucoup reconnaissent qu’il y avait sans doute des choses à faire comme dans tous les quartiers mais sans réaliser de telles dépenses.
Ce dossier pose en plus, une autre question, celle du financement (1) promis par l’ANRU (Agence Nationale pour le Renouvellement Urbain). En effet, Sarah Auzols a beau dire à chaque fois qu’elle est interrogée par les élus communistes qu’il n’y a pas de problème et qu’en décembre le dossier de Romilly a été retenu par le comité d’engagement. Sauf que pour l’instant, Romilly ne figure toujours pas parmi la liste des 163 dossiers retenus en comité d’engagement. Espérons pour les finances de la ville que c’est un oubli de l’ANRU !


(1) L’ANRU a promis un financement de plus de 10 millions d’euros

REFORME DU FINANCEMENT :
PRIORITE AUX EXPERTS
Le gouvernement donne la priorité à l'expertise

Les groupes de travail chargés de réfléchir à la réforme de certaines cotisations patronales, assurance maladie et famille, devront rendre leurs conclusions avant l'été. Pour Matignon, cette réforme doit servir la compétitivité du pays, favoriser l'emploi et garantir un financement pérenne de la protection sociale. Le chef du gouvernement a fait savoir comment il entend piloter la réforme de l'assiette des cotisations patronales. Ce sont les experts du conseil d'orientation pour l'emploi, du conseil d'analyse économique et enfin de l'ex-commissariat général au Plan qui vont plancher. Pour l'heure, rien n'est prévu concernant la délibération démocratique. Voilà pour les recettes. Du côté des dépenses, les syndicats médicaux, qui sont dans une année électorale, repartent sur le sentier de la guerre des honoraires avec notamment le dossier très épineux de la création d'un secteur optionnel pour les chirurgiens du secteur 1.
La réforme de l'assiette des cotisations patronales sera-t-elle prête à temps pour intégrer le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2007 ? Toujours est-il que le premier ministre, après avoir réuni un comité interministériel à la fin du mois de janvier , a mis en place un groupe de travail animé par le ministre de l'économie et par celui de la santé avec à leurs côtés Jean François COPE pour le budget et Philippe BAS pour la sécurité sociale. Pour les aider à rendre leurs conclusions avant l'été, le chef du gouvernement a commandé deux expertises : l'une au conseil d'orientation pour l'emploi, l'autre au conseil d'analyse économique. La synthèse de ces expertises a été demandée à Sophie BOISSARD, qui dirige le centre d'analyse stratégique (ex-commissariat général au Plan).
Selon l'hôte de Matignon, l'étude " d'un nouveau mode de calcul des cotisations employeurs reposant sur la valeur ajoutée des entreprises devra répondre à trois exigences : concourir à la compétitivité de notre pays, préserver le financement durable de notre protection sociale et favoriser l'emploi. ". Dans cette feuille de route - où la technostructure étatique se taille la part du lion et le débat démocratique la part du pauvre - il est simplement question, même si la somme n'est pas anodine, de ventiler différemment les cotisations patronales versées au titre de l'assurance maladie et de la branche famille - soit environ 80 milliards d'euros.


C'est cela le périmètre officiel du débat tel qu'il a été tracé par le président de la République à l'occasion des
vœux présentés aux forces vives de la Nation. Voilà donc pour les recettes. Du côté des dépenses, du moins en assurance maladie, les syndicats médicaux sont à nouveau sur le sentier de la guerre tarifaire. Ces syndicats sont en effets entrés en campagne électorale puisque cette année vont avoir lieu les élections de renouvellement des Union régionales des médecins libéraux (le dernier scrutin avait été marquée par une forte poussée des listes de la CSMF et par un recul de celles présentées par MG-France). L'élément nouveau c'est que ce débat n'est plus uniquement circonscrit aux seuls acteurs de la négociation conventionnelle.
En effet, le 8 février, la réunion a bien eu lieu entre le ministre de la Santé, les représentants de l'UNCAM, ceux de l'UNOCAM et les syndicats médicaux. Au cours de cette réunion il s'est agi moins de négocier -ni l'assurance maladie ni les complémentaires n'avaient de mandat pour le faire - que de se mettre d'accord sur un calendrier et sur un contenu de négociation.
Certes, la création d'un secteur optionnel (avec dépassements négociés en volume et en prix) pour les chirurgiens installés en secteur 1 figure bien dans l'accord signé en août 2004 avec l'accord du ministre de tutelle. Cependant, ce texte, qui implique les complémentaires, a été négocié et paraphé sans elles. Donc, aucun acteur du complémentaire ne peut se sentir engagé par une signature qu'il n'a pas donnée. C'est le moins que l'on puisse exiger dans un état de droit. Ensuite, depuis cet accord, les choses ont changé pour les chirurgiens sur secteur 1. C'est d'ailleurs la CSMF qui le leur fait remarquer : "Après neuf mois de recul depuis la mise en place de la CCAM technique, plusieurs études rigoureuses et convergentes portant sur l'activité exhaustive d'un certain nombre de chirurgiens, concernant plusieurs milliers d'actes chirurgicaux, ont été effectuées. Elles démontrent, de façon incontestable, que les revalorisations obtenues en un an correspondent bien à 25% pour les chirurgiens secteur 1 et à 12,5% pour les chirurgiens secteur 2. Par contre, leur impact peut, pour certains, ne pas avoir encore été perçu, ce qui devrait rapidement rentrer dans l'ordre.