La dépêche de l'Aube n°812 du Vendredi 15 avril 2005

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Jean-Pierre Cornevin Secrétaire départemental du PCF
Le NON a besoin de vous pour gagner

Cher(e)s camarades,
cher(e)s ami(e)s lecteurs de la Dépêche de l'Aube,

Face à l'armada de moyens qui va être mise à disposition des tenants du oui dans les prochains jours, et dont le déluge de propagande actuelle ne donne encore qu'une faible idée, celles et ceux qui voient en la victoire du «NON» un espoir pour une politique de progrès en France et en Europe vont devoir se mobiliser jusqu'au 29 mai. Cette mobilisation peut être immense, car elle vient du peuple. Elle part du vécu de toutes celles et ceux qui chaque jour font l'amère expérience des ravages que sème la fièvre libérale des Chirac, Raffarin, Sarkozy, Berlusconi, Blair dans leurs pays respectifs et qui risque d'infecter pour longtemps la politique européenne. Cette immense chaîne militante qui partout dans le pays appelle à refuser ce projet constitutionnel fait loin du peuple et contre le peuple, je vous propose de la rejoindre. Vous, bien sûr mes camarades communistes aubois, qui peuvent être satisfaits de voir leur parti rassembler à chacun de ses meetings la gauche qui dit NON, mais également vous les deux mille sympathisants, fidèles lecteurs de la Dépêche de l'Aube qui êtes sans doute convaincus de l'espoir que porterait en lui un «NON» triomphant. Vous représentez une force importante qui peut s'avérer décisive. Malgré leur dévouement, les militants communistes ne peuvent pas couvrir l'ensemble du département. Des centaines de familles auboises risquent de n'avoir comme seule source d'information que la propagande éhontée des tenants du «Oui». Ces derniers n'hésitent pas à se lancer dans un véritable "terrorisme intellectuel" afin de détourner le raisonnement et la lucidité de celles et ceux qui s'apprêtent à voter «Non». Si dans votre village, dans votre quartier, devant votre entreprise, les tracts du PCF ne sont pas distribués, c'est parce que l'organisation de nos forces ne nous ne le permet pas. Vous pouvez à la fois participer concrètement à rééquilibrer le déni de démocratie qu'impose le gouvernement aux Françaises et aux Français et œuvrer à cette victoire qui vous tient à cœur.
Tous les moyens d'Etat sont utilisés au service du OUI.
Pour la première fois, le matériel électoral reçu à domicile par chaque électrice ou électeur inscrit ne comportera aucune dimension alternative. Le seul commentaire accompagnant l'envoi du texte constitutionnel est un exposé simpliste des motifs que pourrait signer des deux mains n'importe quel partisan du "oui». Aucune électrice, aucun électeur ne pourra donc se forger son opinion en toute connaissance de cause. Cette fois, pas de profession de foi, tout juste une profession de mauvaise foi ! C'est du jamais vu.
Enfin, trois fois plus de place sera accordée dans la campagne officielle au «NON» de la droite extrême


qu'au «NON» de la majorité des électrices et des électeurs de gauche qui serait représenté par le seul Parti communiste. Ce qui a conduit le PCF à décider
de partager son temps d'antenne avec les autres forces de gauche pour le non qui en étaient privées (Les minoritaires PS et vert, Attac, le MRC, la LCR etc..). Une décision dont l'impact est particulièrement positif dans l'électorat de gauche et dont les communistes peuvent être d'autant plus fiers que leur parti est lui-même régulièrement boycotté par les médias.
Cher(e)s camarades, cher(e)s ami(e)s, une page nouvelle de l'histoire de la gauche est peut-être en train de s'ouvrir dans notre pays. La victoire du "NON" nous permettra de l'écrire en toute liberté. Ne la laissons pas passer. Je compte sur vous.


Jean-Pierre Cornevin
Secrétaire départemental du PCF

Vous les deux mille sympathisants,fidèles lecteurs de la Dépêche
de l'Aube qui êtes sans doute convaincus de l'espoir que
porterait en lui un «NON» triomphant, vous représentez une force importante qui peut s'avérer décisive.

Le Non a besoin de moi pour gagner
Je souhaite distribuer dans :
Mon quartier
Mon village
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Sur le marché
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Communiqué de la Fédération de l’Aube du PCF
Textile : Il y a une urgence absolue à agir.

La suppression depuis janvier 2005, des quotas d'importation de textile, est en train de déclencher une véritable catastrophe industrielle, sociale et humaine.
Si rien n'est fait pour faire face à la déferlante croissante d'importations en provenance d'Asie, plus d'un million d'emplois de ce secteur risquent de disparaître, dans l'Union européenne, d'ici la fin 2006. Aux dires mêmes du syndicat patronal textile européen Euratex, 1000 emplois sont actuellement détruits par jour ouvrable. Cela risque d'être le coup de grâce pour le textile aubois. Il y donc état de crise manifeste, urgence absolue, à agir avant qu'il ne soit trop tard. La responsabilité du gouvernement français, comme celle de la Commission européenne sont engagées.
Les députés communistes ont alerté la Commission européenne, sur la gravité extrême de la situation, en lui demandant quelles mesures elle comptait prendre. Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional a écrit au Premier ministre pour lui demander d'intervenir afin que l'Union européenne se déclare "en état de crise manifeste", et la mise en place d'un moratoire suspensif sur toutes les décisions de délocalisation dans ce secteur.
Mais la Commission se limite à "surveiller le niveau des importations dans l'Union européenne et d'aider le secteur à renforcer sa compétitivité". Le Gouvernement français, relayé dans l'Aube par F. Baroin et P. Adnot, se contente quant à lui de ressortir la vieille lubie ultra-libérale que constitue la TVA "sociale". Le Patronat du textile pousse, certes, quelques cris, mais dans les faits, il n'hésite pas à délocaliser et à exporter des capitaux en Asie.
Cette catastrophe sociale et industrielle qui frappe le secteur textile européen, ne doit rien au hasard. Elle résulte de l'application planifiée par l'Union européenne des décisions de l'OMC (Organisation mondiale du commerce). Elle s'inscrit parfaitement dans la philosophie, que le Traité constitutionnel voudrait institutionnaliser comme loi fondamentale de l'Europe.

En effet l'article III-314 de la Constitution prévoit que "L'Union contribue (…) à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux, et aux investissements étrangers directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres ".
Maintenant, il est de la responsabilité et du devoir de l'Union européenne, de la Commission, du Conseil et du Parlement, de prendre toutes les mesures nécessaires pour arrêter ce désastre social annoncé. Sinon l'expression "Europe sociale " deviendra un slogan électoral mensonger, tout en traduisant un terrible manque d'ambition industrielle pour l'Europe.
Nous pensons en particulier :
lA l'application des clauses de sauvegarde.
lA un moratoire immédiat sur la levée des quotas d'importation.
A la garantie du maintien du niveau des fonds structurels européens, passé 2006, dans toutes les grandes régions textiles européennes.
A des dispositions pour interdire l'importation de marchandises produites par des enfants, des prisonniers ou des travailleurs forcés ou privés de droits syndicaux, et pour taxer le dumping social.
A la mise en place de crédits bonifiés pour les PME/PMI du secteur favorisant l'emploi, la recherche et la formation.
A l'instauration d'une taxe sur les profits des entreprises textiles qui délocalisent et/ou réimportent leurs produits en Europe, dont le produit serait versé aux entreprises du textile qui investissent dans la recherche, la formation et l'emploi en Europe.
Et enfin, il faut une véritable démarche de l'Union européenne pour aider au développement des marchés intérieurs des pays émergeants, afin que leurs industries répondent en priorité aux gigantesques besoins des populations, au lieu de se focaliser sur le "tout pour l'exportation". C'est le seul moyen durable de sortir du cercle vicieux des délocalisations en cascade.

Référendum du 29 mai
Pour que chacune et chacun puisse décider de son vote
Mercredi 20 avril 18 Heures Salle des Fêtes F. Mitterrand ROMILLY Grande réunion publique contradictoire
AVEC Patrick LE HYARIC Directeur du journal l’HUMANITE et François BAROIN ou un responsable de l’UMP ?
Jeudi 21 avril 2005 • 20 h 30 Marie-George BUFFET A FRANCE2 «100 minutes pour comprendre»

Soirée choucroute organisée par la section barséquanaise
du Parti communiste français

Samedi 23 avril à 20 h 00 Salle polyvalente de Bar-sur-Seine suivie d'une soirée dansante
Menu : Kir, entrée, choucroute, fromage, dessert, café
Adultes : 13 €- Moins de 12 ans : 6 €
Réservations jusqu'au 18 avril auprès des militants ou au 03.25.73.43.40
Assemblée-débat avec Brigitte DAREAU Membre de l’exécutif national à partir de 18 heures

Humeurs...

.....UN "OUI" REFLECHI !
C'est le titre que donnait récemment à un article paru dans la presse locale le coordinateur de la campagne pour le Parti socialiste. Deux arguments de poids justifient sa décision :
1/ "L'Europe sera plus démocratique." Il y en a qui n'ont sans doute pas vu cette avancée : Chirac, Raffarin, Fillon, qui ne veulent jamais entendre parler de concertation et de dialogue social, et qui pourtant appellent à voter oui.
2/ "L'Europe sera plus sociale." Il y en a qui n'ont sans doute pas eu la même lecture : les dirigeants du MEDEF, qu'ils soient baron ou petit frère de Sarkozy, qui cassent la production française et planifient les souffrances et la misère, et qui pourtant appellent à voter oui.
Ainsi, ils n'auraient rien compris… Voilà quelques décennies, il était de bon ton de railler "la droite française, la plus bête du monde ". Mais finalement, qui n'a rien compris ? Et qui prend-on pour des imbéciles ?

Guy Cure ..

Nouvelle augmentation du chômage
Le PCF pour une sécurité d’emploi ou de formation ........

L’échec du gouvernement est patent. La promesse de ramener le taux de chômage de 10% à 9% en 2005 ne serait «probablement pas tenue».
L'aveu est signé Jean-Louis Borloo, ministre de la cohésion sociale. La hausse du nombre des chômeurs est en effet de 0,5% en février. Le nombre officiel des chômeurs s'établit à 2 481 100 personnes, soit 10,1% de la population active selon les statistiques du ministère du Travail. Les jeunes sont les plus touchés. Le nombre de demandeurs d'emploi de seize à vingt cinq ans explose en février de +0,9%. Toutes les catégories connaissent une augmentation (+0,8% en moyenne) sauf celle des cinquante ans ou plus.
Le mauvais chiffre de février arrive après +0,7% d'augmentation du taux de chômage en janvier. Comme pour souligner son échec, Jean-Pierre Raffarin est poussé à réviser mois après mois ses promesses. Après s'être engagé à ramener le taux de chômage à 9% cette année, le chef du gouvernement n'annonce plus que "la perspective d'une réduction significative du chômage en 2005 ".. Rejetant comme à son habitude la responsabilité de la situation française sur "l'extérieur", il a fait des "hausses récentes de l'euro et du pétrole" les causes d'une mauvaise croissance européenne et des faibles créations d'emploi. Autrement dit, la politique économique menée en France comme dans l'Union européenne n'y serait pour rien.
Le gouvernement persiste à mettre la tête dans le sable.
Or, si le taux d'emploi (nombre d'emplois rapportés à la population active) est en France l'un des plus faibles des grands pays industriels, le problème se situe au niveau d'une politique qui aide les entreprises à faire du coût du travail la variable d'ajustement. Comme l'indique d'ailleurs le ministre délégué aux Relations du travail, il n'y a "pas de créations d'emplois dans le secteur

marchand". Pour contrebalancer la situation, en espérant arriver en 2007 sans trop d'encombres, le gouvernement mise tout sur les "contrats d'avenir".
Ouverts aux allocataires du RMI et de l'allocation spécifique de solidarité (ASS), ils sont destinés à un million de personnes en quatre ans. Ce contrat de 26 à 35 heures rémunérés au SMIC horaire serait signé pour deux ans, reconductibles un an. Ils seraient financés par de nouvelles exonérations de cotisations sociales patronales. Le pouvoir dit espérer voir leur nombre dépasser les 185 000 prévus cette année, comme pour tenter un ultime recours face à un mécontentement de plus en plus important. Parviendra-t-il ainsi à "redonner confiance" comme il le prétend ? L'Insee semble répondre déjà par la négative, indiquant ces jours-ci une nouvelle dégradation du moral des ménages français en mars après celle de février.
Pour les communistes, il est possible d'aller vers la disparition de toutes les formes de chômage et de précarité en conciliant sécurité de vie, hausse des qualifications et efficacité. Ils proposent pour cela un système de sécurité d'emploi ou de formation (avec de nouveaux contrats de travail, de nouvelles institutions, un nouveau financement) et des mesures immédiates contre les licenciements et la précarité: améliorer la situation des chômeurs (revaloriser les taux d'indemnité; suppression du PARE); lutter contre l'insécurité de l'emploi (moratoires des décisions de licenciements, propositions alternatives, nouveaux pouvoirs des comités d'entreprise); transformer les emplois précaires en emplois stables( résorption de l'emploi précaire, pénalisation des employeurs qui précarisent, lutte contre les abus d'intérim…)

Concurrence bienfaitrice,mais pour qui ?

 

L'article I-3 du projet de Constitution européenne érige la concurrence au rang d'objectifs de l'Union, de quoi faire disparaître les derniers monopoles publics ce qui ravit les libéraux.
Pourtant si socialement la concurrence n'est évidemment pas souhaitable pour l'ensemble des effets néfastes qu'elle apporte, elle n'est pas non plus économiquement souhaitable contrairement à ce que l'on essaye de nous faire croire.
A en croire les économistes libéraux, la concurrence présente deux avantages : la baisse des prix et l'innovation. Oubliant volontairement les conséquences indirectes - pressions sur les salaires, délocalisations, recours aux formes de travail précaire, etc. - ils affirment des contre-vérités avérées.
La concurrence ne fait pas baisser les prix : en effet, qui dit concurrence dit marché sur lequel il faut faire sa place. Pour obtenir des parts de marché, les entreprises utilisent les moyens à leurs dispositions : publicité et marketing. Ces dépenses sont répercutées dans le prix de revient des produits et il faut donc trouver une "variable d'ajustement" : bien souvent les salaires et

l'emploi, jusqu'à la délocalisation… Si dans un premier temps, les prix baissent, ils augmentent très vite au fur et à mesure de la disparition des plus petites entreprises. Les seules baisses de prix constatées se font en faveur des gros clients au détriment des clients les moins favorisés. (cf. marchés de l'électricité ouverts à la concurrence chez nos voisins européens,…)
lLa concurrence ne permet pas l'innovation : en situation de concurrence les entreprises n'ont pas de visibilité sur l'avenir, elles sont donc réticentes à investir tant en facteurs humains (recrutements, augmentations salariales, formation) qu'en recherche et développement ou en infrastructures (sous-investissement dans les réseaux électriques italiens et les réseaux ferrés au Royaume-Uni, …).
Pourquoi alors rechercher la concurrence à tout prix ? Parce qu'elle permet aux Etats de se désengager des Services Publics qui ont un coût inacceptable pour les libéraux, cela permet aux gouvernements de baisser les impôts pour les plus fortunés et achève de dégoutter les plus défavorisés de la politique… mais de ceux-là, les libéraux ne s'en préoccupent pas.


Florent Ballanfat

Mon appel pour le NON :

Parce que l'éducation ne doit pas devenir une marchandise, j'appelle à voter «Non»

Olivier Sicot Ingénieur de Recherche à l'Université de Technologie de Troyes (UTT)

Sous couvert de modernité et de compétitivité, l’entreprise de démolition de l’université et de l’enseignement supérieur est engagée depuis maintenant plusieurs années.
L'Etat supprime des postes et se désengage financièrement au profit de partenariats avec les entreprises qui imposent des critères de rentabilité hors de propos dans le cadre universitaire.
L'Europe que l'on nous propose à travers cette constitution s'inscrit dans la même logique libérale. Il est encore temps de réagir pour que l'enseignement supérieur public demeure indépendant et soucieux du bien commun.
La recherche publique n'est pas en reste. Au lieu d'investir massivement dans la recherche, qu'elle soit fondamentale ou appliquée, le gouvernement Raffarin soutenu par le MEDEF préfère aider et subventionner la recherche privée de messieurs Dassault, Lagardère et consorts. On privatise les bénéfices obtenus à partir de recherches financées par le budget de l'Etat (nos impôts !!!). Plutôt que d'investir dans la recherche, malgré


les profits records qu'elles enregistrent, nos "grandes" entreprises préfèrent distribuer de confortables dividendes à leurs actionnaires.
Le projet de constitution pour lequel nous allons prochainement devoir nous prononcer reprend cette logique de privatisation de la recherche et de l'enseignement public pour l'inscrire dans le cadre européen. Le principe de "concurrence libre et non faussée" présenté comme l'alpha et l'oméga de la construction européenne ne répond en rien aux exigences et aux attentes des étudiants et des personnels de l'enseignement supérieur.
Pour toutes ces raisons et afin de promouvoir une Europe du savoir et de la connaissance pour tous, je voterai «Non» lors du référendum du 29 mai.

Olivier Sicot
Ingénieur de Recherche à l'Université de Technologie de Troyes (UTT)

 

Rejoignez l’appel à voter Non au référendum sur le traité constitutionnel

Le collectif pour le «NON» de Gauche vient de sortir son journal. Tiré à 15 000 exemplaires, il a pour but d'amplifier la campagne pour la victoire du «NON» en démultipliant le nombre de militants investis puisque le collectif compte pas moins de 200 appels. Le journal annonce à sa «Une», un grand meeting de rassem-blement de la gauche pour la victoire du «NON» avec la participation de dirigeants nationaux du PCF, du PS, du MRC et d'ATTAC le mardi 24 mai à 18 h 30 à la bourse du travail de Troyes.

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