La dépêche de l'Aube n°808 du Vendredi 18 mars 2005

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Salaires, emploi, durée du travail

La colère aussi dans les urnes
le 29 mai?
Francis Wurtz lors de son exposé, à ses côtés J.P. Cornevin

La fédération de l'Aube du parti communiste français à réussi le pari de remplir l'amphithéâtre de la fac de l'hôtel-Dieu.
Est ce un signe prometteur pour la victoire du "NON" le 29 mai prochain ? Quoi qu'il en soit cette première réunion publique consacrée au référendum dans l'Aube est un double succès. La foule était au rendez-vous et la qualité des débats également grâce notamment à la prestation de F.Wurtz. Posément et avec une argumentation implacable il a d'abord expliqué comment la construction européenne si "nécessaire pour affronter la mondialisation libérale" a dérivé au point d'en arriver aujourd'hui à proposer aux peuples d'Europe un projet de constitution qui sacralise le libéralisme et porte en lui la régression sociale.
Deux événements majeurs
A ce sujet, pour lui, deux évènements majeurs nous ont conduits là où nous en sommes : "L'acte unique" signé en 1986 sans consultation du peuple et qui a autorisé la libre circulation des capitaux. "Seuls les élus communistes s'y étaient opposés" et le traité de Maastricht en 1992 qui a jeté les bases juridiques permettant de s'attaquer à la casse des services publics. Pour F.Wurtz, c'est en vertu de ces deux événements qu' "une libéralisation effrénée décidée par les gouvernements de l'union européenne a permis aux grands groupes privés de venir concurrencer les entreprises publiques dans les secteurs de l'énergie, du transport, de la communication. Le bilan est catastrophique : le principe fondamental du service public -l’égalité d'accès pour tous- a été foulé aux pieds, l'emploi a été laminé, et une grande partie du secteur public a été privatisé ou en voie de l'être. Or aujourd'hui, le projet de constitution européenne vise à pérenniser et à aggraver ces choix libéraux en Europe,
en proclamant la suprématie du marché sur le citoyen"
La victoire du "NON" changerait tout
Parmi les nombreuses questions posées au député européen, celle concernant les conséquences d'une victoire du "NON". Francis Wurtz a répondu en affirmant que contrairement a ce que certains en manque d'argument tentent de faire croire : "ce ne sera pas le chaos. Il n'y aura au contraire pas une seconde de vide juridique. Tout simplement parce que les traités actuels resteront en vigueur." L'Europe est actuellement sous les règles du traité de Nice. La droite et le PS qui ont signé ce traité le qualifient maintenant d'abominable. Francis Wurtz à torpillé cette petite stratégie en précisant que : "le traité de Nice n'est qu'un amendement de

Maastricht. Seulement les partisans du oui ne peuvent pas le dire. Sinon ils ne feraient pleurer personne" En revanche il a précisé qu' a ces yeux "une victoire du NON en France changerait tout. Car elle proviendrait d'une grande nation fondatrice de l'Europe. Même si l'aboutissement d'une Europe sociale resterait un combat, tous les espoirs seraient alors permis"
Le député communiste a souhaité également s'exprimer sur "l'escroquerie" qui consiste à laisser penser que "la charte des droits fondamentaux" serait une avancée sociale. ( Voir l'encadré) Que cette charte reçoive le consentement de la CES (confédération européenne des syndicats) n'est pas un gage de progrès social. Comme la souligné F. Wurtz : "il siège dans la CES des syndicats très divers dont certains, c'est le moins que l'on puisse dire, n'épouvantent pas le patronat" Les témoignages qui se sont succédés à la tribune de cette réunion publique provenant des syndicalistes du textile, de EDF, de la SNCF, d'un jeune chercheur de l'UTT, d'un metteur en scène ou d'une femme engagée dans le combat féministe ont été en tout cas sans concession sur cette charte.
Le vote du rassemblement de la gauche
A l'issue de la réunion qui à vraiment semblé répondre aux attentes des participants, JP Cornevin le secrétaire départemental du PCF a déclaré que : "la multiplication partout en France de ce type de rencontre est nécessaire pour amplifier la dynamique du "NON de gauche". Tout comme le rassemblement de toutes celles et ceux qui à gauche veulent construire la victoire du "NON" est un des éléments majeurs de cette campagne" Il a également appelé les personnes présentes à rejoindre "le collectif pour le NON de gauche" dans le cadre duquel peut s'envisager des meeting communs a ceux qui à gauche appelle à voter "NON". "Le vote NON c'est le vote du rassemblement de la gauche pour aujourd'hui et pour demain" a-t'il conclu devant une assemblée ou avaient pris place des militants socialistes dont le premier responsable, Jaim Myaras
Pour l'Aube les prochains grand rendez vous sont le 20 avril avec la venue à Romilly S/Seine de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et le 22 avril à Bar S/Seine ou Brigitte Darreau, membre de l'exécutif national participera à la soirée choucroute qui réunit traditionnellement chaque année près de deux cents personnes.

LDA .

La charte des droits fondamentaux : une escroquerie !....

Lundi soir, lors de la réunion publique, Francis Wurtz a souhaité prendre le temps de l'explication concernant " La chartre des droits fondamentaux " et souligné l'escroquerie qui consiste à laisser croire aux françaises et aux français que cette charte est porteuse d'avancée sociale.
Contrairement au reste du projet de constitution, cette charte, à la première lecture, sonne bien. On en ressort d'une lecture plus attentive avec une impression plus mitigée. Par exemple, sur la laïcité, les droits des femmes, ou encore le remplacement du "droit au travail " par le "droit de rechercher un emploi". Avec une lecture plus précise, on découvre l'article 111 qui stipule
que cette charte "ne crée aucune compétence ni aucune tâche nouvelle pour l'Union". Enfin, cerise sur le gâteau, il se trouve dès le préambule de la charte, un élément beaucoup plus subreptice : il y est stipulé que "la charte sera interprétée par les juridictions de


l'Union et des États membres en prenant dûment en considération les explications établies sous l'autorité du presidium de la convention». En fait, il s'agit d'un texte "d'explications" annexé, totalement méconnu, qui annihile, voire dit quasiment le contraire de la plupart des droits énoncés dans la charte. Cette charte est donc réduite à une peau de chagrin. Elle est mise en avant par les partisans du "OUI" pour illustrer de prétendues "avancées" qui seraient de nature à contrebalancer la logique libérale du traité. C'est faux. Cette charte vise avant tout à faire passer la pilule de la partie III, qui est une véritable matrice ultra-libérale. C'est, pour l'essentiel, de la pou-dre aux yeux.
Voilà une démarche pernicieuse et inacceptable du point de vue de la démocratie. Une raison de plus d'aller aux urnes le 29 mai.


JP Cornevin

PCF/LOGEMENT Rendre les expulsions illégales

Quinze mars : cette date sonne comme l'hallali pour les quelques 715 000 personnes en situation d'être expulsées en France, à cause d'un retard de loyer.
L'an dernier, le maire communiste de Bobigny prenait un arrêté anti-expulsion dans sa commune, à l'instar d'autres maires de l'hexagone dont beaucoup de communistes. Une quarantaine de villes en effet ont suivi. Ces arrêtés ont été suspendus en référé par la justice administrative, mais aucun jugement sur le fond n'a été pour l'instant rendu. Ces actions ont permis un moratoire de fait pour une bonne partie des gens concernés et l'arrêté sur l'interdiction des coupures d'eau à Saint-Denis a été jugé légal.
Le maire compte récidiver cette année en souhaitant voir des centaines de villes s'associer à sa démarche et il entend fonder ses arrêtés en invoquant d'autres motifs juridiques. Par exemple, la Convention internationale des droits de l'enfant, la loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les expulsions et la Constitution française. Il compte aussi faire référence au récent article 1er de la charte de l'environnement intégré à la Constitution qui stipule que " chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ".
Il faut sortir du Moyen Age
Cette semaine, le groupe communiste à l'Assemblée nationale défend une proposition de loi visant à garantir à chacun " le droit à vivre dans la dignité " en inscrivant une série de mesures reconnaissant " l'existence de droits inaliénables: le droit au logement; le droit au maintien de la fourniture en énergie et en eau; le droit à un revenu décent ".
Parmi ces mesures figure notamment " l'interdiction des expulsions locatives pour des motifs économiques et sociaux " et " l'interdiction des coupures de fourniture en énergie et en eau ".
" Il faut sortir du Moyen Age ", explique JC Sandrier, qui présente la proposition; il rappelle que le droit au logement est inscrit comme droit social depuis 1946 et qu'on le retrouve dans la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. " Mais le défaut prolongé de paiement du loyer aboutit toujours, en dernière extrémité, à l'expulsion, faute en particulier de la reconnaissance et de la mise en place d'un authentique service public du logement ", dit-il. Pour prévenir cette situation, qui serait rendue illégale, le texte propose, à compter de deux loyers impayés, que " le bailleur soit tenu de saisir une commission départementale dite de solidarité, chargée de statuer sur les dossiers, et notamment sur la solvabilité du débiteur. " Cette commission serait présidée par le préfet, précise le député, qui y voit le moyen d'impliquer l'État.
Le PCF s'engage résolument dans cette grande bataille du droit à l'habitat et invite chacune et chacun à agir afin, dans un premier temps, d'empêcher toutes les expulsions et dans le même temps d'imposer la création d'un service public du logement et de l'habitat, garant de l'égalité républicaine à ce sujet sur tout le territoire

LDA

Marc Gehin Militant d’Attac Aube

Mon appel pour le NON


Marc Gehin Militant d’Attac Aube

Militant d’Attac Aube, je suis convaincu qu’un «Non» majoritaire au référendum sur le traité constitutionnel serait salutaire pour le mouvement social.
Dans cette heureuse hypothèse, tout resterait cependant à construire, mais l'espoir renaîtrait parmi les rangs des trop nombreux convertis au fatalisme. Accepter la ratification de ce traité, en votant «OUI» ou en n'allant pas voter, c'est lancer un message de confiance aux politiques menées actuellement. Or, dans mon entourage, je ne trouve personne qui en soit satisfait. Comme mon voisin me dit : "Tout va mal, c'est une régression sociale jamais vécue, on envisage l'avenir avec tristesse !" A ce constat, se joint un grand mouvement de résignation. "Les syndicats, les partis politiques, les manifestations dans les rues, ça ne sert à rien. Une journée de grève, c'est insuffisant, plusieurs


jours, c'est intenable…." Bref mon voisin n'y croit plus ! Pour lui répondre, je lui ai montré combien était lié son vécu quotidien aux décisions qui seront prises par cette Europe que dessine le traité constitutionnel proposé. Son travail sera mis en concurrence avec celui de tous les autres entraînant baisse du pouvoir d'achat, réduction de la protection sociale, précarisation de sa situation, son statut de salarié sera mis à mal par les vrais détenteurs du pouvoir que sont les patrons des entreprises multinationales et dont les profits énormes riment avec le développement de la pauvreté. Le référendum donne à mon voisin la possibilité de dire modestement son désaccord avec ça. Je crois qu'il va aller voter.

Marc Gehin

Humeurs...

FONCTIONNAIRES
M Hervé Mariton qui est député UMP mais qui n'est pas rien dans les allées du pouvoir vient de trouver une solution ingénieuse pour augmenter les salaires des fonctionnaires. "Moins il y aura de fonctionnaires, mieux ils seront payés" a t-il déclaré sur France-Inter lundi.
Il a raison. Une simple règle de trois du niveau du Certificat d'études vous confirme que dix salades ne peuvent nourrir un régiment de lapins et que la solution est d'en tuer (pour les manger ou s'en débarrasser) si votre jardin à légumes est trop petit.
Pour les fonctionnaires, ce n'est pas aussi facile. Je ne vois pas Mariton se munir d'un fusil à lunettes et se poster à la sortie des bureaux. Il y a des lois, comme dirait Bernard Dimey.
La bonne solution pour dégraisser c'est encore la méthode légale. Les partisans du OUI au projet de constitution s'y emploient. Les services publics et leurs personnels sont dans leur ligne de mire. Mais ce pauvre M. Mariton n'aura pas gain de cause sur les salaires : les fonctionnaires, même réduits, ne seront pas mieux payés..

Malicette.

Ecoutez-voir.....

Ça circule sur le net
Rouler en feux de croisement (codes) entraîne une consommation électrique de 250 Watts, générant une surconsommation de 0,1 à 0,2 litres au 100 Km. Il y a environ 30 millions de véhicules en France roulant en moyenne 13 000 Km par an surconsommant ainsi 780 millions de litres à 1 Euro le litre, sur lesquels l'état ponctionne 80% de taxes, soit une petite rentrée fiscale de 624 millions d'Euros.
Est-ce vraiment pour la sécurité routière ?
Qui sont les pigeons (voyageurs) ?
Et l'environnement là-dedans ?

Malicette.

Courriers des lecteurs...Réponse à Marc Bret
Suite à l’éditorial signé par Marc Bret dans le journal Libération-Champagne du samedi 12 mars, un lecteur de la Dépêche de l’Aube a souhaité que cette réponse soit publiée dans ce même journal. Il a demandé également à la Dépêche de l’Aube de la publier.

Je suis l'un des interpellants de M. BRET du jeudi 10 mars, un syndicaliste parmi tant d'autres, qui appelle à voter NON au projet de constitution européenne.
Il me paraît démocratique, qu'un journal tel que Libération Champagne, grand quotidien de la démocratie socialiste, puisse laisser la parole aussi bien à citoyen lambda, qu'à un élu local comme M. Bret.
S'il m'est permis dans vos lignes, d'attirer l'attention de vos lecteurs sur la fausse route empruntée par M. Bret et son aveuglement, j'aimerai pour cela répondre à son seul véritable argument.
Le projet serait un simple cadre juridique ?
M. Bret semble considérer le projet de constitution européenne comme un simple cadre juridique, sans conséquence politique. Pour lui c'est un texte neutre, une règle du jeu, à l'intérieur duquel, lui et son parti politique se font forts de faire triompher l'Europe Sociale que toute la gauche réclame.
- NON ce projet est un carcan libéral.
lIl institutionnalise le marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée (article I-32). Cette expression est répétée soixante quatre fois, excusez du peu !
Toute mesure, de quel état qui viendrait aller à l'encontre de ce principe, se verrait rétorquer que la Constitution et le droit adopté par les institutions de l'Union priment sur le droit des Etats (article I-16)
En conséquence il interdit toute velléité des Etats de recourir aux aides publiques, donc de faire de la politique, sauf à titre exceptionnel et dérogatoire. Le même sort est réservé aux services publics soumis à la concurrence (article II 166.2); sans aides des états ( III 167.1et III 148)


-NON cette constitution n'est pas démocratique
Le Parlement n'aurait pas l'initiative des lois (article I-26.2), ne pourrait se prononcer que sur les dépenses, mais pas sur les recettes.
Le droit de pétition existe, mais les doléances qui s'exprimeraient, ne doivent pas entraver la libre concurrence du marché intérieur.
Donc aucune obligation de répondre aux besoins de justice sociale des européens.
Voici donc les règles avec lesquelles M. Bret veut jouer, lui et son parti, avec les détenteurs de capitaux, mais pas avec le monde du travail, ni celui des PME qui seront tous les grands perdants de ce jeu de massacre social.
Il n'est pas venu à l'esprit à M. Bret que les citoyens ne veuillent pas jouer avec ces règles, ne veuille pas jouer au "Monopoly" avec les grandes entreprises dont le seul intérêt est la seule rentabilité de leur capital, sans considération du travail des femmes et hommes qui contribuent à la création de richesse.
Mais je crois savoir pourquoi, il me l'a dit : il ne l'a pas lu !
Moi si ! Alors comme père de famille, syndicaliste, citoyen engagé, européen.
Je dis halte là M. Bret ! je ne voterai pour une Europe ultra libérale inscrite dans cette constitution.


Steve Bonnevie

UPA
Les salariées ont rencontré le député UMP de la circonscription

Vendredi 11 mars, une délégation de salariées d’UPA et de syndicalistes accompagnées par Joë Triché, a été reçue par François Baroin député UMP.
Y participaient, Mesdames Fernande Durand, Danielle Saussageot, Diana Couchot ainsi qu'Olivier Gâteau pour la CFDT et Didier Liebart pour la CGT. L'objectif de cette rencontre faisait suite aux graves menaces qui pèsent sur les 87 emplois que compte l'entreprise UPA, filiale du groupe Barbara. Deux exigences précises ont été présentées au député de la 3ème circonscription :
1) Qu'aucun licenciement ne soit prononcé pendant la période d'observation.

2) Qu'une table ronde soit organisée au plus vite par le Préfet (voir courrier de Joë Triché ci-dessous).
F. Baroin s'est engagé à intervenir auprès du représentant de l'Etat dans ce sens. Espérons surtout que cette intervention soit efficace pour les salariées d'UPA. Comme elles le lui ont souligné, le personnel entend rester mobilisé comme il l'a démontré en prenant la tête de la manifestation romillonne le 10 mars. Dans cette seule journée, elles ont aussi recueilli plus de 1500 signatures sur la pétition qu'elles proposent aux autres salariés et à la population

 

Monsieur Le Préfet,
L'avenir de l'entreprise UPA de Romilly, filiale du groupe Barbara et celui des 87 emplois que compte cette société, est en très grand danger. Après la fermeture de Sorotex, Mutextil et les licenciements importants chez Jacquemard, c'est un nouveau coup dur pour la ville de Romilly qui se profile. Après avoir construit de leurs mains la réputation de la marque Barbara et la prospérité de ce groupe, les salariés ne peuvent accepter d'être jetés à la rue comme des "kleenex" au prétexte que dans d'autres pays, les profits seront plus importants. Visiblement, le personnel de la société UPA et des autres filiales se trouve au cœur d'un véritable "complot" monté depuis des années par les actionnaires de Barbara. La séparation des activités et des responsabilités n'avait en effet pas d'autre objectif que de s'inscrire dans une stratégie de développement des délocalisations tout en protégeant les intérêts des actionnaires de chez Barbara. C'est pourquoi leur responsabilité est pleine et entière dans les menaces qui pèsent sur l'avenir de l'entreprise romillonne. Ils ne sauraient y échapper.
Le gouvernement prétend vouloir faire de la lutte pour l'emploi sa priorité. Pour cela, il doit commencer par refuser tous les projets de délocalisation en cours. Le remboursement des fonds publics qu'il a accordés aux entreprises qui délocalisent est un moyen de pression qu'il doit utiliser pour obtenir des employeurs que l'emploi et les intérêts des salariés soient préservés.
La société UPA a été mise en redressement judiciaire avec poursuite de l'activité pendant six mois.
Cette période devrait être mise à profit pour rechercher des solutions qui permettent de relancer l'activité et garantir l'emploi. Cette responsabilité ne devrait pas incomber seulement à l'administrateur désigner par le Tribunal de Commerce.
C'est pourquoi, je vous demande, Monsieur Le Préfet, de réunir au plutôt une table ronde sur ce dossier avec toutes les parties concernées ; les actionnaires de chez Barbara, ceux d'UPA, les représentants des salariés de cette société, les services de l'Etat, le Conseil régional, le Conseil général et les banques.
L'article 118 de la loi de modernisation sociale vous permet de réunir une table ronde quand une entreprise occupant entre 50 et 1 000 salariés, procède à des licenciements économiques susceptibles par leur ampleur d'affecter l'équilibre économique du bassin d'emploi considéré. Après les licenciements massifs réalisés, il y a deux ans sur Romilly, ce serait bien le cas si le pire devait arriver chez UPA. Dans la situation de cette
société, attendre que cette période de six mois soit écoulée pour réunir cette table ronde serait à coup sûr un véritable handicap pour le maintient de l'emploi.
Je voudrais également vous demander Monsieur Le Préfet, que tout soit mis en œuvre pour qu'aucun licenciement ne soit annoncé pendant cette période d'observation décidée par le Tribunal de Commerce.
De tout cela, les salariés d'UPA souhaitent pouvoir vous entretenir au cours d'une rencontre qu'ils sollicitent au plus vite.

Dans l'attente...
Joë Triché

Stage de formation

 

Un stage de formation suivi par dix sept militants communistes s'est déroulé au siège de la fédération les samedis 26 février et 12 mars dernier.
La direction nationale du parti communiste français a décidé de donner un nouvel essor à la formation en direction des adhérents. Cette volonté vise à la fois à répondre à une forte demande des militants déjà en responsabilité et à permettre de donner des points de repère aux nouveaux adhérents afin qu'ils soient à même de s'emparer et de mener les débats d'actualité.
C'est à partir des besoins de formation qui s'expriment dans notre fédération, que la direction départementale a décidé de s'inscrire dans cette démarche.
Dans une ambiance très fraternelle, les stagiaires ont durant ces deux journées abordés les thèmes suivants : Lutte de classe, Capitalisme ; l'histoire du communisme ; le parti communiste français et son organisation ; la stratégie du PCF.