La dépêche de l'Aube n°806 du Vendredi 3 mars 2005

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Référendum LE " NON " A LA CONSTITUTION GISCARD DOIT L'EMPORTER, POUR CONSTRUIRE L'EUROPE DE L'EMPLOI, DU PROGRES SOCIAL, DE LA COOPERATION… POUR REJETER L'EUROPE DU CHOMAGE, DE LA PRECARITE ET DU RECUL SOCIAL…?

Pour mieux comprendre les enjeux du référendum sur la constitution européenne,
LUNDI 14 MARS 18 H 30
Antenne Universitaire de l'Hôtel Dieu, Place du Préau
TROYES
GRANDE REUNION PUBLIQUE
avec
FRANCIS
WURTZ
Député européen du PCF Président du Groupe de la gauche unie au parlement

FRANCIS WURTZ Député européen du PCF Président du Groupe de la gauche unie au parlement
UN GRAND DEBAT DEMOCRATIQUE ET PLURALISTE EST INDISPENSABLE
Pourquoi le PCF appelle à voter « Non »

C’est ce que souhaite le Parti Communiste Français car notre peuple doit pouvoir voter en toute connaissance de cause. François Baroin a été ainsi sollicité pour participer à une confrontation d'idées avec Francis Wurtz sur le projet de Constitution Européenne de Giscard. Pris par ses engagements, il a décliné l'invitation. Raffarin a pourtant invité "son état major" à battre campagne pour promouvoir ce projet de constitution européenne qui semble aller si bien au MEDEF. Les Aubois ont droit à ce débat contradictoire. Il doit être répondu à leurs interrogations.
La Fédération de l'Aube du PCF s'est donc adressée aux autres parlementaires aubois. Ce serait bien désolant s'il n'y avait pas un seul d'entre eux pour accepter de verser ses arguments au pluralisme du débat. Eux qui viennent justement de voter la modification de la constitution française pour mieux la dissoudre dans celle de l'Europe et cela avant même que les Françaises et les Français aient choisi.
Une chose est sûre, F. Wurtz sera bel et bien présent pour informer les Auboises et les Aubois des enjeux de ce référendum et répondre aux questions qu'ils se posent. Nous vous invitons nombreux à ce débat public.

Parce que nous voulons l'Europe de la solidarité et du progrès partagé, nous refusons ce traité qui oppose les Européens entre eux et organise les délocalisations et la régression sociale !
Parce que nous voulons une Europe de l'emploi et du développement humain, nous refusons ce traité qui rend intouchable les instruments de domination de la finance, telle la banque centrale européenne indépendante !
Parce que nous voulons une Europe de droits et de pouvoirs élargis pour ses citoyennes et citoyens, nous refusons un traité qui les limite et soumette leur exercice au respect de la loi de la concurrence !
Parce que nous voulons l'Europe de la Paix, nous ne voulons pas un traité qui l'enchaîne à l'OTAN !
Parce que nous voulons un accès égal à la santé, à l'éducation, au logement, à l'eau, à l'énergie, aux transports, à la culture, à l'information, nous refusons un traité qui en fasse des marchandises et condamne les services publics.
Parce que nous voulons une autre politique, rompant avec celle de la droite, nous refusons un traité qui donne raison au choix du gouvernement et du MEDEF et qui demain enfermerait la gauche dans un carcan "libéral".

Constitution européenne :
question réponse....

FRANCIS WURTZ Député européen du PCF Président du Groupe de la gauche unie au parlement

Chaque semaine, Francis Wurtz, député européen communiste, président du groupe GUE/NGL au parlement européen, répond à une question de la Dépêche de l’Aube

LDA : Des craintes s'expriment quant aux conséquences de l'entrée de dix nouveaux pays dans l'Union le 1er mai dernier, notamment du fait de leur niveau de vie moindre que les plus anciens pays membres. La Constitution crée-t-elle les conditions pour une harmonisation vers le haut des acquis sociaux ?
F. Wurtz : L'élargissement est un magnifique projet car il peut conduire à l'unification du continent, au rapprochement des peuples et des cultures. Il peut donner à l'Union un poids plus grand pour faire émerger d'autres règles sur le plan mondial, pour une mondialisation plus équitable. Mais cela suppose des moyens pour combattre les inégalités, des projets dans lesquels les populations se reconnaissent, une vision


politique d'avenir - autrement dit, des ruptures claires avec le modèle libéral qui ne vit que par la mise en concurrence et l'évacuation de tout volontarisme politique au profit des exigences du "marché". La réussite de l'élargissement suppose donc des transformations de fond de l'Europe actuelle, alors que le projet de traité constitutionnel veut en pérenniser durablement les règles perverses actuelles.
Dans son article III-209, la constitution s’en remet au marché pour «favoriser» l’harmonisation des systèmes sociaux. Soumise à «la nécessité de maintenir la compétitivité de l’économie de l’Union», cette harmonisation n’échappera donc pas à l’alignement sur les niveaux de salaires les plus bas et les législations sociales les plus défavorables aux peuples et ce d’autant plus que n’existe dans ce texte aucune clause interdisant la régression sociale. Tout est dit.

Humeurs...

ILS ONT OSÉ !...
Le courrier de l'environnement de l'INRA vient de publier un long article qui concerne les expériences sur pommiers transgéniques résistants à la tavelure. Pour bien comprendre la bêtise pour ne pas dire l'incohérence de telles recherches, il faut savoir qu'il existe de nombreuses variétés fruitières qui résistent à la tavelure, maladie cryptogamique qui tache le fruit et le rend impropre à la consommation. La pomme Jolibois de l'Aube, fruit magnifique et délicieux fait partie de ces fruits résistants. L'aberration vient de ce qu'on ne la cultive pas et qu'on la chercherait en vain sur les étals. Les marchands ont décidé depuis des décennies que la pomme à vendre était la Golden et quelques autres du même tonneau car, disent-ils, c'est ce que veulent les consommateurs !
Les producteurs reconnaissent le coût énorme de la lutte anti-tavelure et la nécessité de ne pas changer les habitudes de production ni les variétés de fruits. La lutte contre la tavelure représente à peu près 75 % du coût total de la production (10 à 20 traitements par an soit 60 % des traitements totaux, ce qui représente 15 à 40 Kg de produits à l'ha.)
Alors, puisqu'on ne changera pas la Golden, la Gala ou la Pink Lady (la plus sensible à la maladie et la plus sponsorisée !) on n'a plus que le choix de déverser des tonnes de produits chimiques sur les arbres ou… oh ! miracle de la science, de fixer un gène d'orge dans le génome des pommiers.
Il y a là un parfum de scandale pour tous les amoureux de la nature et de la biodiversité. Le consommateur est roi dit-on. S'il accepte un tel défi, il n'est que le sujet du roi de la contrebande et de l'arnaque.

Jean Lefèvre .

ANPE,
emploi et Europe

Florent Ballanfat

Alors que l’on ap-prend que le taux de chômage vient de passer le seuil des 10 % en France (chiffres très éloignés de la réalité), la droite fanfaronne en nous donnant des chiffres d'une croissance qui ne fait qu'accroître les inégalités sociales.
Entre les mesures annoncées pour combattre le chômage et les moyens accordés à cette lutte, il y a là aussi un énorme décalage.
Les projets de "Maisons de l'Emploi" à Troyes et à Romilly ne consistent qu'en un regroupement d'entités administratives en un même lieu. En soi, l'idée n'est pas si mauvaise, mais les intentions qui se cachent derrière, elles, sont dangereuses pour ceux qui sont touchés par la précarité de l'emploi et le chômage.
En effet, tout est fait pour accentuer le contrôle sur ces personnes socialement fragilisées en leur imposant des contraintes administratives et financières telles qu'elles seront dans l'obligation d'accepter des contrats précaires et sous-payés. On reste dans une logique de réduction des coûts au détriment de la qualité des

services publics qui veut que l'on accorde toujours moins de temps aux personnes qui en ont besoin, et que l'on limite les dépenses en faveur de l'accompagnement au retour à l'emploi.
La fin du monopole de l'ANPE dans le placement sur le marché du travail est une première étape dans la libéralisation, qui aboutira à une situation où les personnes qui ne pourront accéder à un service payant devront se contenter d'un service gratuit laissé à la charge des collectivités locales et territoriales.
Là encore, la constitution Giscard ne cherche pas autre chose que l'ouverture du marché de l'emploi à la "libre concurrence non faussée" faisant ainsi du "droit au travail" un "droit de travailler".
Payer pour accéder à l'emploi, plus que le rêve du MEDEF, une réalité rendue possible par ce projet de Constitution !!!

Florent Ballanfat

Joë Triché
Point de vue...

Espagne : Quand les abstentionnistes font gagner le Oui

Soixante pour cent des électrices et des électeurs espagnols se sont abstenus à l’occasion du référendum sur le traité constitutionnel de Giscard.
Parmi eux, beaucoup sont des exclus, des chômeurs, des précaires, des habitants des quartiers populaires, des salariés de conditions modestes. C’est-à-dire celles et ceux qui souffrent le plus des politiques anti sociales mises en oeuvre en Europe avec le traité de Maastricht et le pacte stabilité dont la démarche est reprise dans ce projet de constitution.
En fait, cette abstention massive est l’expression de nombreuses colères, de nombreuses frustrations et de beaucoup de désespoir. Mais en restant à la maison, les abstentionnistes permettent la victoire d’une politique qui les met dans les difficultés et surtout ils permettent sa poursuite.
L’abstention est en effet inefficace car à l’arrivée elle ne compte pas, seul les votes exprimés font la décision.
S’agissant du référendum en France, la victoire du «Non» est possible à condition de ne pas laisser la décision entre les mains des partisans du Oui. Cette


victoire du «Non» contre les tenants de l’argent roi et des puissants serait la première depuis des années et des années. Elle est tellement attendue par celles et ceux qui souffrent des choix de la droite et du MEDEF qu’il ne faut pas gâcher cette occasion. Et cette victoire sera utile surtout si elle a lieu en France car personne ne pourra l’ignorer à droite comme à gauche. Elle ne sera pas le chaos pour les peuples mais pour les banquiers et les actionnaires des multinationales capitalistes.
Pour les exclus, les chômeurs, les précaires, les habitants des quartiers populaires, les salariés de conditions modestes, cette victoire du «Non» sera au contraire porteuse d’espoir pour construire l’Europe sociale, de l’emploi, de la coopération..., elle sera porteuse d’espoir pour battre la droite en 2007 et pour mettre en oeuvre une politique cette fois vraiment à gauche. Ce que ne permettra pas l’adoption de la constitution Giscard...

Joë Triché

Mon appel au NON,
Estéban Alonso Avocat à Troyes: Halte au projet constitutionnelFossoyeur d'une civilisation de progrès...
Estéban Alonso Avocat à Troyes

Le traité constitutionnel que les partisans d'une Europe ultra libérale prônent en revêtant la peau de l'agneau est en réalité la jungle de la grande finance où règne en maître absolu le calcul glacé du profit.
C'est la loi d'airain, bien connue, de l'offre et de la demande avec son impératif économique : laisser la domination du marché des multinationales et laisser passer les cruelles injustices générées par le capitalisme à outrance.
Cette Europe là, je n'en veux pas parce qu'elle est celle du chômage, de la précarité et de l'exclusion.
Je suis résolument pour une Europe de justice sociale, une Europe où le déshérité prend conscience de ses droits et de sa dignité, une Europe où l'étranger sera désormais traité avec humanité par les instances administratives et ce quelle que soit sa race ou sa couleur.

La constitution est la loi des lois, la norme des normes. Elle doit rendre l'homme libre sur le plan économique et non pas consacrer en droit des états de faits intolérables. Au XXI siècle, les forçats de la faim sont toujours là à côté du superflu des autres hommes. Un orateur de talent a écrit qu'entre le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. C'est cette liberté constitutionnelle là que l’on nous propose, cette liberté d'une libre concurrence effrénée qui constitue un grave danger pour le peuple européen. Le Non dans l'urne sera contre cette Europe là le plus solide rempart....

Estéban Alonso
Avocat à Troyes

Soirée choucroute
organisée par la section barséquanaise du Parti communiste français
Samedi 23 avril à 20 h 00

Salle polyvalente de Bar-sur-Seine
suivie d'une soirée dansante
Menu : Kir, entrée, choucroute,
fromage, dessert, café
Adultes : 13 €
Moins de 12 ans : 6 €
Réservations jusqu'au 18 avril auprès des militants ou au 03.25.73.43.40
Assemblée-débat avec un(e) dirigeant(e) national(e) du PCF à partir de 18 heures
Ecoutez-voir

DEBAT CADENASSÉ.....
Lors de l'émission de M.C Messénier sur FR3 Champagne-Ardenne, une discussion eut lieu entre plusieurs participants dont M. Chytelmann, un ancien déporté, un professeur d'histoire et Anna Zajac qui tenta d'aborder à la fin les questions d'histoire par le biais du MRAP. Le débat fut bloqué et même cadenassé parce que l'animatrice resta sur le fait de la déportation sans tenter d'aborder les causes premières. Il faut répéter que nous ne manquons ni d'images ni de témoignages pour affirmer l'existence de l'holocauste. Par contre on a du mal à extirper les raisons profondes qui ont mené les fascistes à prendre le pouvoir un peu partout. L'antisémitisme était répandu dans toute l'Europe. Le traité de Versailles avait humilié l'Allemagne. Les mouvements sociaux, la crise de 1930, la montée du communisme ont décidé les dirigeants bourgeois et les capitalistes à confier le pouvoir à Hitler, à Mussolini, à Franco sans parler des autres dictatures européennes. C'est la France qui a le mieux et le plus longtemps résisté à la vague fasciste, justement à cause de l'alliance des forces démocratiques et au Front Populaire. D'ailleurs Vichy a tout fait ensuite pour casser les acquis et l'image du F.P.

Jean Lefèvre

Courrier des lecteurs.

Piscines troyennes :saturation.....
Je vais depuis plusieurs années, deux fois par semaine à la piscine et je constate que les conditions d’accueil se sont dégradées.
D’abord, la fermeture de la piscine du Vouldy les week-end et toutes les vacances scolaires est contraire au bien être des enfants en vacances et cause une augmentation de la fréquentation de la piscine des Chartreux (800 entrées certains jours de l’été!).
Ensuite les bassins sont le plus souvent saturés car s’y trouvent rassemblés les scolaires (ce qui est normal), les clubs mais aussi les pompiers, les gendarmes, les CRS, etc... en entraînement. Cela fait beaucoup de monde pour un si petit espace.
Enfin le créneau d’ouverture 12h -14h qui convient si bien à celles et ceux qui travaillent, n’est pratiqué qu’une seule fois par semaine dans chacune des deux piscines. J’en conclus donc qu’il y a besoin dès maintenant d’une nouvelle piscine qui pourrait être l’oeuvre de la CAT et serait implantée dans l’une ou l’autre commune de l’agglomération. Entre le temps de la décision, de la conception, du financement, il est à craindre que la piscine du Vouldy n’ait rendu l’âme. Il y a donc urgence !

Madame P .

Troyes Agglo

Manif pour l’école.
Parents d’élèves, syndicats de profs, élus se sont retrouvés devant la Préfecture pour protester contre les fermetures de classes. Le CDEN qui devait se tenir ce jour-là a été annulé faute de quorum.

Peut-on s'étonner des fermetures de classes dans un pays où le gouvernement de droite considère l'Education comme un coût ?
C'est pourtant contre cette logique que s'insurgeaient les parents d'élèves, représentants syndicaux et membres du PCF présents à la manifestation du 25 juin devant la préfecture à Troyes.
En tout, près de 50 personnes sont venues se masser devant la préfecture pour signifier leur mécontentement suite à de nouvelles fermetures de classes programmées à la Chapelle Saint-Luc et à Romilly.
A peine écoutées par les responsables, ces revendications légitimes pour réclamer l'abandon des projets de fermeture, se sont heurtées à un mur de mépris et à une attitude scandaleuse de M. Frédéric Benard, inspecteur d’Académie, parlant de "handicapés mentaux" pour qualifier les enfants des classes concernées. Ces propos blessants pour les parents d'élèves aussi bien que pour ceux qui sont touchés de près ou de loin par ce terrible mal sont à condamner sans réserve, tout comme la raison "officieuse" de ces fermetures.
Au-delà d'une logique gestionnaire ridicule, qui sacrifie la qualité de l'éducation de nos enfants sur l'autel de la rigueur budgétaire, c'est une nouvelle atteinte portée à un service publique indispensable pour ne pas hypothéquer l'avenir de notre pays.

Fragiliser le système éducatif semble être donc la stratégie adoptée par le gouvernement et les parlementaires de la majorité. L'objectif est clair : montrer les limites du service public de l'éducation (auquel on refuse de donner les moyens de bien fonctionner) pour préparer l'ouverture du "marché" de l'éducation aux investisseurs privés.
Une vision mercantile de l’éducation
C'est vers cela, que la constitution Giscard veut nous mener, au nom de la libre concurrence. Le privé pourra alors profiter pleinement d'un marché juteux avec la bénédiction des libéraux, ce qui aura pour effet d'accroître encore davantage les inégalités entre les enfants issus de milieux favorisés et les autres qui profiteront d'un service public au rabais, sous prétexte de contrainte budgétaire due aux critères de convergences européens.
La manifestation des lycéens contre la réforme Fillon, le 8 mars, sera à nouveau l'occasion de s'opposer à cette vision mercantiliste de l'Education. Il s'agit là d'un droit fondamental devant favoriser l'égalité des chances et non accentuer les disparités sociales par la réforme de l'Ecole voulue par le gouvernement. Il est donc nécessaire aujourd'hui plus que jamais d'unir les forces d'opposition à cette logique de rentabilité de l'Education, dans un collectif soudé

Florent Ballanfat.

Ecole
INVESTIR DANS L’INTELLIGENCE

Le Parti communiste français vient de rendre publiques 27 propositions qui sont une contribution pour élaborer avec les citoyens, les syndicats et les associations, un programme de vrai changement pour les échéances électorales de 2007, présidentielles et législatives.
Dans toute la France, il va organiser des forums programme, au cours desquels seront élus des délégués qui se retrouveront le 19 novembre prochain à Paris. Ainsi, ce sont des milliers de délégués qui convergeront vers la capitale avec l’objectif de bousculer la politique afin de faire naître un véritable changement. Au moment où les questions de l’école font l’actualité avec la réforme Fillon dont l’objectif est de faire des

économies sur l’éducation et la formation des jeunes, le Parti communiste français pense au contraire qu’il faut investir dans l’intelligence. Dans ce document que vient d’éditer le PCF, il expose une vision globale de l’éducation. Ecole, université, recherche, des propositions précises sont présentées.
Après l’exposé des objectifs que les communistes s’assignent, il est développé un certain nombre de propositions pour l’école, sur lesquelles nous nous sommes arrêtés. Dans un autre numéro de la Dépêche de l’Aube, nous aurons l’occasion de revenir sur celles concernant l’enseignement supérieur et la recherche.

Coup de gueule...
Quel avenir pour les salariés dans la jungle de l’Europe de «la libre concurrence» Michelin et Petitjean dans l’œil du cyclone.

Plus un jour sans l’annonce d’une fermeture d’entreprises. Pas un fleuron de l'industrie française qui ne soit menacé, bradé et ses salariés humiliés. Pas une ville, pas un département, pas une région qui ne soit rongé par le fléau du chômage. Pas une famille qui n'en soit épargnée. Dans l'Aube aujourd'hui, c'est Michelin et Petitjean qui sont dans l'œil du cyclone. La France n'a plus de politique industrielle. Elle s'est égarée dans la jungle de l'Europe de Maastricht. Demain, elle n'aura plus de politique du tout. Elle s'en remettra définitivement à la loi du marché qui est gravée dans la constitution européenne de Giscard et à sa devise ravageuse : "la concurrence est libre et non faussée".C'est du moins ce que souhaitent ou font mine d'ignorer celles et ceux qui de l'UMP à l'UDF en passant par le PS et les Verts, veulent nous vendre à tout prix cette constitution européenne si chère au MEDEF. Questions : Quel avenir dans cette Europe de "la libre concurrence", par exemple pour les 6000 salariés qui résistent encore dans le textile aubois ? La constitution européenne va t'elle favoriser la pérennisation de l'emploi des 1500 salariés des usines Petitjean et Michelin qui viennent d'être

revendus ? Va t'elle permettre de déjouer le scénario classique de ce type d'opération qui veut qu'à chaque fois les salariés paient la facture sociale pendant que les patrons empochent le gros lot ? C'est dans l'interview de Danuta Hubner, commissaire européen à la politique régionale dans le journal La tribune du 8 février 2005 que l'on peut trouver en partie la réponse des promoteurs du "oui" à ces interrogations concrètes : "Prévenir les délocalisations, les stopper par des règles artificielles travailleraient contre la compétitivité des entreprises. Ce que nous devons faire au contraire, c'est faciliter les délocalisations à l'intérieur de l'Europe"
On attend avec impatience qu'un partisan du "OUI" ait le courage de venir expliquer cela aux salariés aubois
Toute honte bue, les bonimenteurs de Maastrich sont de retour pour donner le coup de grace à l’idée même d’une Europe sociale. La victoire du «Non» aurait un double intérêt : mettre sur les rails, l’Europe du progrès social et de la coopération. Nous débarrasser pour longtemps de ses béni-oui-oui.

JP Cornevin

Ecole, université, recherche
investir en grand dans l’intelligence.

A l’heure où la connaissance joue un rôle croissant dans la société, la qualité du système éducatif et de la recherche est l’atout essentiel d’un pays développé. Elle permet l’épanouissement et le développement des capacités de chacun-e. Elle conditionne directement notre aptitude à faire face à l’évolution accélérée des nouvelles technologies pour développer la productivité du travail et produire efficacement. Contre les logiques financières qui conduisent aujourd’hui à réduire les moyens de l’école, de l’Université et de la recherche, nous proposons au contraire d’investir en grand dans l’intelligence.
L’école de la réussite pour tous :
Contre la volonté des forces libérales de faire de l’école un lieu de sélection d’une élite, bâtir une école de la réussite pour toutes et tous;
Contre le socle commun à minima nous opposons une culture commune de haut niveau;
Face à l’échec scolaire, créer un Fonds national d’action con-tre les inégalités permettant de financer les mesures de gratuité, la formation des enseignants confrontés à ce travail, la recherche et la lutte contre les inégalités territoriales;
Porter à 7% du PIB le budget de la nation consacré à l’éducation et adopter un plan de recrutement et de formation sur 5 ans de 150 000 enseignants et 45 000 personnels d’accompagnement;
Instaurer une gestion démocratique des lieux d’études.

Paix et désarmement
Notre «Non» c’est aussi cela.

Le vieil adage romain «si vis pacem para bellum» (si tu veux la paix, prépare la guerre) est-il entrain de revenir d’actualité ?
Les tenants du «Oui» s’approprient le désir de paix des peuples d’Europe si longtemps déchirés pour prôner l’adoption de la constitution européenne à la mode Giscard. Ce qu’ils oublient de dire, c’est que cette constitution là précise «qu’il faut renforcer les capacités militaires» (autrement dit augmenter les budgets de guerre des pays) et que les coopérations dans le domaine de la défense doivent être conformes aux engagements souscrits dans l’Otan «fondement de la défense collective et instance de sa mise en oeuvre»... «pour une durée illimitée». En langage clair, c’est le retour à l’atlantisme, à la domination de l’Otan (dont un certain général de Gaulle avait libéré la France). Oublié le passé.
La récente visite de Bush est éclairante à ce sujet. Le gendarme du monde voudrait faire de l’Europe sa

gendarmette. Ce retour sous la coupe de l’Otan s’il avait eu lieu plutôt, aurait-il permis lors du conflit Américain contre l’Irak, à plusieurs pays européens -dont la France- d’exprimer la volonté de milliers d’européens mobilisés contre la guerre ? Qu’en sera-t-il demain ?
La vraie question posée, c’est une Europe forte, active pour la paix, agissant pour le renforcement de l’ONU, pour le désarmement. Une Europe enfin libérée de la tutelle de l’Otan et ne s’inscrivant pas dans le croisade guerrière de G. Bush.
Dire «Non» à une Europe ultra libérale, ultra militarisée, soumise à la tutelle des Etats-Unis.
Dire «Non» c’est créer les conditions d’un nouveau traité de paix d’une Europe indépendante et solidaire. Si tu veux la paix, prépare la paix. Notre «Non» à la constitution Giscardienne, c’est aussi cela !

Geneviève Delabruyère

Cérémonie du souvenir des cheminots
le Lundi 7 Mars 2005 à 16 h.
Salle des Pas Perdus de la gare de Troyes
Commémoration de l’assassinat de Pierre SEMARD
le 7 mars 1942 à Evreux
Secrétaire Général de la Fédération C.G.T. des cheminots
Romilly sur Seine
UPA/BARBARA 87 emplois menacés
Réaction de Joë Triché.

Après Jacquemard, Sorotex, Mutextil, la catastrophe continue pour les salariés.
Je ne m’en réjouis pas bien sûr car je sais trop les drames qu’occasionne la perte d’un emploi pour une famille. La situation est telle au niveau de l’emploi à Romilly que c’est maintenant pratiquement une condamnation à «mort» que de se retrouver à l’ANPE.
Au Conseil général depuis que j’y siège, je ne cesse de réclamer que des mesures soient prises pour lutter contre les délocalisations. Par exemple, à la session des 17 et 18 janvier dernier, j’ai réclamé la création d’un groupe de travail avec tous les intéressés, Conseil général, Etat, syndicats, afin d’anticiper les conséquences de la suppression des quotas textiles. La droite est restée sourde à cette proposition.
Avec Pierre Mathieu, Vice-président du Conseil régional, nous avons sollicité une réunion de travail au président de la région Champagne-Ardenne et Pierre Mathieu s’est adressé au Premier ministre pour que des

mesures de sauvegarde en faveur du textile soient mises en oeuvre au niveau européen. Ma colère est très grande, car avec ce gouvernement, le patronat à les mains complètement libres pour agir à sa guise dans le mépris le plus total à l’égard des salariés. La preuve chez UPA, les décisions envisagées par la direction n’ont sans doute pas été prises ce week-end mais depuis quelques semaines. Tout est donc fait pour tenir les salariés à l’écart, c’est inadmissible. Raffarin, c’est le gouvernement de tous les droits pour les patrons et de la soumission des salariés au profit roi. Après tout cela, on voudrait que les salariés votent pour une constitution européenne ou la concurrence serait «libre et non faussée» et où le marché primerait sur l’intérêt des individus mais ce serait une catastrophe pour l’emploi et notre potentiel industriel.
Ceci étant rappelé, je reste bien évidemment à la disposition des salariés (es) d’UPA -pour envisager s’ils le désirent- les démarches à entreprendre ensemble.

A. Pétrequin
Femme de droite aux dents longues.

Alexandra Pétrequin vient d’être élue au Conseil national de l’UMP, le parti de Sarkozy.
Cela lui a sans doute été plus facile qu’aux élections cantonales de 2004 face à Joë Triché où elle n’était pas arrivée à se qualifier pour le deuxième tour. Elle avait en effet été coiffée sur le fil par Sarah Auzols qui a bénéficié d’une partie des suffrages de l’UDF, privant la candidate de F. Baroin d’un duel face aux communistes Romillons.
Mais pas plutôt élue au Conseil national de l’UMP, Alexandra Pétrequin annonce la couleur et distribue ses conseils à ses amis UMP du Conseil municipal en l’occurence T. Lucas, jugée bien molle quand il s’agit de défendre la politique du gouvernement Raffarin. Et puis elle prévient :
avec le départ de M. Cartelet, il faudra redistribuer les cartes pour les prochaines élections municipales. Après dix-huit années de bons et loyaux services rendus à M. Cartelet, il serait temps de renvoyer l’ascenseur à la droite, pense la nouvelle dirigeante nationale de l’UMP.


LDA

Elles et ils n’oublient pas !
Il y a trois ans, Maurice Camuset nous quittait

 

Il y a trois ans, Maurice Camuset nous quittait. Mercredi 23 février, ses amis ont déposé une gerbe sur sa tombe avec Gisèle son épouse, accompagnée de quelques uns de ses petits et arrière petits-enfants.

A NE PAS MANQUER
60ème Anniversaire des camps et de la victoire sur la barbarie nazie
QUATRE HEURES EN LA MEMOIRE DE MAURICE CAMUSET
Résistant - Maire de Romilly de 1949 à 1984
Vendredi 18 mars - 18 h 30-22 h 30
Salle F. Mitterrand à Romilly S/Seine

Film réalisé par Claude Patin
Conférence présentée par Guy Lamothe, ancien résistant, vice-président d’honneur de l’association républicaine des anciens combattants.
Collation
Chants et poèmes interprétés par Jean Lefèvre et ses amis.
Entrée libre
Comité pour le souvenir de Maurice Camuset

Pour un nouveau combat féministe.

Parce que nous voulons réaffirmer la liberté durement acquise des femmes à disposer de leur corps.
Parce que les idées universalistes ont changé radicalement la condition des femmes, et qu'elles nous ont appris qu'un sexe ne devait pas prédéterminer un destin.
Parce que les principes de laïcité et de mixité qui en découlent sont les garants de l'égalité des sexes.
Parce qu'il n'y a pas de combat plus urgent pour l'émancipation des femmes que celui de la lutte contre toutes les formes d'intégrisme et d'obscurantisme.
Aujourd'hui face aux nouveaux dangers qui planent sur nos vies et nos droits, nous ne pouvons plus nous taire sans être complices.

La loi du silence fait subir à de trop nombreuses femmes victimes de violences un quotidien humiliant dans la sphère privée ou professionnelle. Cela se passe en France.
Partout dans le monde des femmes et des hommes contestent les valeurs archaïques qui les étouffent

contribuant ainsi par leur combat pour l'égalité des sexes à l'avènement de sociétés égalitaires, libres et démocratiques.
Sous la pression des intégrismes, la mixité gagnée par les luttes émancipatrices est attaquée jusque dans la sphère publique.
Il est temps de rejoindre toutes celles et ceux qui se battent pour les droits des femmes, l'égalité des sexes, toutes les discriminations et toutes les formes de violences.
Par ce nouveau combat nous nous engageons pour l'émancipation des femmes et des hommes, ici et ailleurs.
C'est pourquoi le mouvement mutualiste et la SO.MU.CO. se joignent à l'appel à manifester pour réaffirmer leur attachement à la laïcité, la mixité et à l'égalité des sexes.

Le DIMANCHE 6 MARS 2005, départ 14 heures Place de la République à PARIS