La Dépêche de l'Aube n°709 du Jeudi 24 avril 2003 La Dépêche de l'Aube n°709 du Jeudi 24 avril 2003

La dépêche de l'Aube n°709 du Jeudi 24 avril 2003

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 1995, contre le plan de casse des retraites de Juppé, aujourd’hui contre celui de Raffarin.
RETRAITE : Scénario catastrophe
Le ministère des Affaires sociales avance un schéma financier pour sa réforme en voulant baisser le niveau des pensions.
Refusant d’envisager tout financement complémentaire, M. Fillon cherche à présenter comme inéluctable une baisse du niveau des pensions. Après avoir tenté de focaliser le débat sur la question de l'équité public-privé, le gouvernement s'emploie à décrédibiliser les revendications syndicales visant à conforter et améliorer les droits actuels à la retraite, en avançant, à sa façon, l'obstacle du financement.
Lors de la dernière réunion du "groupe de travail confédéral" a été présenté le schéma d'un équilibre financier pour la réforme de M. Fillon. Sur certains points, il confine à l'apocalypse dans le but de déstabiliser le système et d'imposer des mesures d'austérité, selon la CGT. Les besoins de financement supplémentaire pour le régime général du secteur privé, dus à l'évolution démographique, sont évalués à 15 milliers d'euros à l'horizon 2020, sur la base d'un taux de chômage qui serait ramené à 4,5% en 2010.
Pour y faire face, le gouvernement envisage trois sources d'économies: une modification des règles de calcul des pensions, obtenue en durcissant les mesures Balladur de 1993 qui rapporterait 1,7 milliards d'euros (ou plus exactement qui les retirerait de la poche des retraités); un allongement progressif, lié à l'espérance de vie, de la durée de cotisation à quarante-deux ans, qui ferait gagner 3,3 milliards d'euros; une incitation à travailler au delà de soixante ans (sous la forme d'une surcote) qui permettrait d'économiser 1 milliard (compte tenu d'une durée de cotisation plus longue et d'une période de service de la pension plus courte).


Une seule contrepartie est prévue à l'heure actuelle: la suppression du préjudice subi par les retraités ayant cotisé dans plusieurs régimes (les pluripensionnés) qui entraînerait un surcoût de 1 milliard d'euros. Au final, il faudrait donc trouver encore dix milliards d'euros pour assurer l'équilibre. François Fillon ayant par avance pratiquement fermé la porte à une augmentation du taux de cotisation ("une solution de dernier rang", selon lui), comme à toute autre forme de prélèvement supplémentaire, un tel schéma signifierait "une baisse des pensions à l'avenir", selon la CGT. Une baisse d'environ 10% venant s'ajouter à la chute de 20% déjà enclenchée par les mesures Balladur. Dans ces conditions, il serait bien sûr vain de prétendre vouloir apporter des améliorations au système, par exemple en accordant un départ anticipé pour les carrières longues (coût estimé par les services de F. Fillon : de 4 à 12 milliards d'euros) et les travaux pénibles.
Tous les syndicats ont exprimé leur déception et inquiétude à l'issue de la réunion et s'inquiètent d'une réforme qui tire vers le bas. Une chose paraît certaine: l'obsession de la baisse des prélèvements obligatoires, conjuguée à l'absence d'une véritable politique de développement de l'emploi fait du financement de la retraite une équation impossible à résoudre. À moins d'abaisser le niveau des garanties.
Ou alors ce scénario catastrophe est-il destiné à mieux valoriser d'éventuelles concessions du ministre ? En tout état de cause, le meilleur moyen de faire bouger sensiblement les positions gouvernementales est encore la mobilisation des salariés qui devrait gagner en puissance à l'occasion du 1er mai .


Joë Triché

Assurance maladie :
Début de privatisation
Après la réforme des retraites, qu’il compte boucler avant l’été, le gouvernement veut s’attaquer d’ici à l’automne à celle de l’assurance maladie.
Motif avancé par Jean-François Mattéi, le ministre de la Santé: le déficit chronique des comptes de la branche maladie de la Sécurité sociale, y compris en temps de croissance économique.
Contrairement à ses prédécesseurs, il reconnaît que l'inflation des dépenses de santé qui plombent les finances de l'assurance maladie est, sous la pression du vieillissement de la population et des progrès thérapeutiques, inexorable. Cet état d'esprit l'incite à une politique différente de celle pratiquée jusque-là, mais non moins dangereuse: à la pression sur les dépenses de santé privilégiée par les précédents ministres, il préfère la tactique qui soulage l'assurance maladie d'une partie de ses charges. Ce qui ferait reculer la prise en charge pour les assurés. Cette piste est explorée dans le rapport Chadelat, commandé par le ministre, et qui vient d'être rendu public. Les propositions qui en sont issues mettent clairement à mal les principes de solidarité fondateurs de la Sécurité sociale.
Chadelat, ancien cadre d'Axa, était ainsi chargé par le ministre de "redéfinir la place de la solidarité nationale, de s'interroger sur les champs de compétence de l'assurance de base et de l'assurance complémentaire". Son rapport suggère une assurance maladie rebâtie sur trois socles: l'assurance maladie obligatoire (AMO) qui relève des caisses, l'assurance maladie complémentaire de base (AMCB), contractée auprès de mutuelles et des assurances, facultative mais aidée par l'État via les caisses d'allocations familiales, et l'assurance supplémentaire, laissée à l'initiative des ménages. Les charges revenant à chacune de ces branches seraient.

définies par une négociation entre les différents partenaires.
Cette nouvelle organisation, plaide le rapport, ne fait qu'entériner une situation existante: les mutuelles et organismes d'assurance complémentaire occupent en effet une place importante dans le remboursement des soins, en raison du recul des taux de remboursement du régime obligatoire. Mais cette nouvelle architecture s'assortit de la définition d'un "panier de soins" qui permettrait, certes, de distribuer plus clairement les responsabilités entre les caisses et les organismes d'assurance complémentaires, mais qui officialiserait surtout dans le même temps l'entrée du secteur privé dans la gestion et la définition de l'assurance maladie. Les organismes privés pourraient ainsi se voir attribuer la charge de secteurs entiers de la santé, trop coûteux pour l'assurance maladie, comme l'optique ou les soins dentaires. En outre, l'existence d'une "assurance complémentaire" liée à des dépenses "moins prioritaires", et à ce titre laissée entièrement à la charge des ménages, confirme que certaines pathologies ne seraient plus du tout dans le champ du remboursement. Toutes ces évolutions signent un début de privatisation de la Sécurité sociale, ce que tous les syndicats, à l'exception de la CFDT, n'ont pas manqué de souligner.
Rendu prudent par ces réactions d'hostilité, le ministre pourrait ne pas retenir l'ensemble des propositions Chadelat. Mais il ne renonce pas à l'idée d'alléger les charges incombant à l'assurance maladie; cette logique constituerait une sérieuse entaille dans le principe de solidarité nationale qui régit la Sécurité sociale ..
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Emploi - Protection sociale - Retraite
Au coeur des rassemblements du 1er mai

Troyes - Romilly 11 h Bourse du Travail A l’appel de la CGT, CFDT FSU, UNS........

Le muguet du 1er mai
Comme chaque année, les militants communistes seront présents sur tous les lieux de rassemblement du 1er mai. Ils vous proposeront le traditionnel bouquet de muguet.
Plus que jamais cette initiative militante vise à donner au parti communiste français les moyens financiers de son activité.
Nous comptons sur vous pour que la fleur fragile du muguet soit plus que jamais le symbole d’un avenir de progrès, de fraternité et de paix.

Que reste-t-il du 21 avril 2002 ?
par Marie George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste Français.

Le 21 avril 2002, lors des présidentielles, un séisme a ébranlé notre démocratie.
Nous avions dit alors que ce n'était pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Un an après, que reste-t-il de cet événement ?

Quand d'autres ont bien vite tourné la page, nous avons décidé de ne pas jouer la fuite en avant. Nous avons réfléchi, nous nous sommes tournés vers notre peuple pour comprendre et aller de l'avant. Dans le même temps, nous avons amorcé la riposte face à cette droite autoritaire, antidémocratique et antisociale, qui avait raflé la mise au milieu d'un champ de ruines. Il ne fallait pas rester l'arme au pied, il ne fallait pas attendre.
Un an après, nous continuons à être marqués par la profondeur du désarroi qui s'est exprimé ce jour-là. Abstention massive, haut niveau de l'extrême-droite… Qui aurait imaginé cela après cinq ans de gouvernement de gauche ?
La gauche a perdu parce qu'elle avait en réalité abandonné toute volonté de transformation sociale tangible. Elle a perdu parce qu'elle n'a pas répondu aux attentes populaires en même temps qu'elle brisait les rêves au nom d'un prétendu réalisme économique. Elle a perdu parce qu'elle s'est trop retranchée dans un monde clos et protégé, trop loin des citoyennes et des citoyens. La gauche a produit des avancées, d'ailleurs souvent contradictoires, mais elle n'a pas changé le quotidien. Et dans ce contexte, le parti communiste a, lui aussi, déçu.

Nous en sommes conscients. Il n'a pas ouvert suffisamment d'autres horizons, il n'a pas su porter assez fort son idéal communiste.
Personne ne pourra faire l'économie d'un travail en profondeur : le replâtrage ne suffira pas. C'est le sens de ce que nous avons entamé depuis ce jour et que nous entendons poursuivre sur la lancée de notre congrès. Des centaines de forums citoyens se sont tenus à l'initiative du Parti communiste sur le thème : "Comment résister et construire un vrai changement". Ce mouvement va se poursuivre.
Nous entendons porter haut les idéaux qui nous ont conduit en politique : ceux d'un monde de justice et de paix, ceux d'une contestation de ce système capitaliste. Nous entendons au quotidien arracher tout ce que nous pouvons arracher, gagner tout ce que nous pouvons gagner : le progrès n'est pas à prendre ou à laisser en bloc. Nous entendons faire de la politique à ciel ouvert, mettre tous les choix sur la place publique : il n'y a pas de domaines réservés.
En un mot, c'est le courage qui ne doit pas, qui ne doit plus, nous faire défaut. Le courage de nos idées, le courage de mener les batailles concrètes qui s'imposent, le courage d'une vraie pratique démocratique qui permet à chacun de s'approprier le monde. Le courage de changer la société.
Nous croyons que c'est ainsi, que nous pourrons faire face au désespoir, au renoncement qui se sont révélés ce triste jour d'avril.

Humeurs

Déambulateur
Quand on évoque la crise de l'école et les retards scolaires qui touchent les enfants des milieux populaires, on a en tête quelques idées simples mais pas forcément justes. On se dit qu'il existe des règles scolaires rigoureuses et équitables car républicaines, appliquées pour distribuer le savoir à égalité. On pense à des enseignants quasiment parfaits, laïques et pour le moins de bonne volonté. Et, comme ça ne marche pas, comme les petites têtes ne se remplissent pas égalitairement, on considère que le mal vient de l'enfant. Si, malgré tous nos efforts, l'école produit du "déchet" c'est que l'enfant est fautif ! Et sa famille avec. Il n'y aurait donc de réponse que génétique ou environnementale.
Comme je ne crois nullement à la transmission héréditaire des dons et des tares (sauf cas médicaux avérés), je ne retiens que le rôle du milieu dans le modelage bon ou mauvais des esprits. Les savants ont d'ailleurs tous abandonné l'idée des gènes transmettant intelligence ou bêtise au hasard des hybridations humaines. Le poids de la société, de son organisation, de ses règles n'en est que plus évident et notre rôle de citoyen plus nécessaire.
Et si le milieu fabrique donc ces inégalités, pourquoi ne seraient frappés que les enfants ? Les parents, les responsables de tous ordres, les élus, les maîtres ne subiraient-ils pas eux aussi quelque déformation citoyenne, quelque anamorphose (1) du jugement, quelque corruption de l'intelligence ?
Dans une société qui boite, tout le monde boite. L'école aussi qui a beaucoup usé de béquilles appelées aussi réformes. Il faudrait donc avoir le courage de tout rebâtir, et la société et l'école et le savoir et les méthodes qui vont ensemble comme terre, lune et soleil. Mais tandis que terre et soleil vont l'amble(2), nos sociétés usent de déambulateur.


Jean Lefèvre

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IRAK :
la guerre demeure illégitime.

Certains commentateurs, hommes politiques et personnalités médiatiques, partisans indécrottables des guerres américaines, nous convient à un curieux aggiornamento.
Ceux qui ont manifesté contre une guerre injuste et criminelle devraient battre leur coulpe. La majorité des États membres de l'ONU, qui, comme la France, ont préféré la poursuite du désarmement pacifique de l'Irak à l'aventure militaire, auraient fait fausse route.
Le long règne de Saddam Hussein a été marqué par la terreur et le sang. L'effondrement de la dictature ne fournit a posteriori aucune légitimité à la guerre de Bush. Personne ne doutait qu'elle aboutirait à une victoire militaire américaine et, conséquemment, à la déroute du régime baasiste. Les commentaires sur la facilité avec laquelle les marines sont entrés dans Bagdad font peu de cas des trois semaines de bombardements qui avaient affaibli les défenses irakiennes mais aussi fait de nombreuses victimes dans la population civile. Les images des hôpitaux laissent redouter que le bilan sera une fois de plus très lourd.
Les motifs énoncés par Bush pour tenter de faire accepter la guerre à la communauté internationale ne doivent pas être oubliés.
La possession par l'Irak d'armes de destruction massive ? Les militaires américains et britanniques n'ont fait aucune découverte probante et le régime irakien,

bien qu'aux abois, n'a pas utilisé de telles armes contre les troupes de la "coalition". Mais le pouvait-il?
L'Irak aurait eu partie liée avec les terroristes islamistes d'al Quaida ? La Maison-Blanche n'a jamais pu apporter le moindre élément susceptible d'apporter un semblant de crédibilité à cette fable.
L'Irak menaçait-il la sécurité des États-Unis ? Les trois semaines qui viennent de s'écouler ont montré qui était capable de menacer l'autre.
En fait, comme le constate le chef des inspecteurs de l'ONU, Hans Blix, "la guerre était planifiée depuis longtemps". Pour d'autres objectifs: asseoir l'hégémonie américaine dans l'esprit du "siècle américain" préconisé par les néo-conservateurs de Washington, se payer sur le vaincu en s'accaparant le deuxième gisement pétrolier au monde. Cette guerre de conquête ne peut déboucher, dans l'esprit des dirigeants américains, que sur un après-guerre d'occupation plus ou moins déguisée. Paul Wolfowitz, le numéro deux du Pentagone, explique sans détour qu'il faut écarter l'ONU des vraies décisions.
Si Saddam est tombé, l'Irak n'est pas encore libéré et la situation humanitaire y est catastrophique. Autant de raisons pour le mouvement antiguerre d'amplifier sa mobilisation afin de mettre un terme à la guerre et pour que le peuple irakien accède à la souveraineté.

N’oublions jamais

Nous publions aujourd’hui la suite du travail effectué par quatre étudiants de Troyes sur la résistance dans l’Aube et les massacres dont ont été victimes celles et ceux qui avaient décidé de ne pas capituler face aux nazis.
22 Août 1944 : Le massacre de Creney
Ce fut ce jour que la Gestapo de Rennes repliée sur Troyes décidait de vider la prison où se trouvaient 167 détenus. Un sous-officier appela 50 détenus auquel on signifia qu'ils allaient creuser des tranchées. L'un d'eux ne répondit pas à l'appel. Lorsque les camions de la Gestapo arrivèrent au champ de tir de Creney il était 17h. Là , on fit asseoir les 49 prisonniers au bord de 3 tranchées et 14 allemands passèrent derrière eux pour les cribler de balles avec leurs armes. Aucun n'avait été jugé et la plupart avaient été arrêtés pour des motifs insignifiants. Le massacre accompli les Allemands retournèrent à Troyes pour exécuter les autres détenus , mais heureusement , tous s'étaient enfuis , aidés par les voisins de la prison.
24 Août 1944 : Le massacre de Buchères
Ce fut le plus gros massacre qui eut lieu dans l'Aube pendant la seconde Guerre Mondiale . 200 SS ont tué 66 personnes , ont fait 14 blessés , ont brûlé des maisons laissant pour tout compte un village détruit.
C'est en effet en ce 24 août 1944, que les Allemands ont ravagé le village de Buchères, parce que l'un d'entre eux avait été tué par des hommes de la résistance. Les soldats ont envahi le village , se sont jetés sur les habitants , ont fait irruption dans les maisons. En quelques minutes 67 hommes , femmes et enfants, dont une quinzaine d'enfants de 2mois à 12ans , ont été tué. Les Allemands jetaient des grenades dans toutes les caves; il y eut des actes de sauvagerie inouïe : des enfants , des bébés ont été écrasés sur le sol. Ils

faisaient sortir les habitants des caves et les tuaient sous les yeux de ceux qui venaient après, en obligeant les derniers venus à enjamber les cadavres de ceux qui venaient d'être tués. Une fois cela fait , les Allemands ont brûlé une quarantaine de maisons.
Voici en quelques mots, les massacres les plus importants qui ont eu lieu dans l'Aube pendant la Seconde Guerre Mondiale. Celle-ci fut la première guerre à avoir eu autant de désastre matériel , économique, social et démographique. De ce fait, la description des massacres permet de rappeler à chacun la cruauté, la violence et la déshumanisation des hommes pendant une période de guerre. Cette inhumanité peut donc entraîner l'homme à un stade infini; c'est pour cela que chacun d'entre nous ne doit pas oublier ou ignorer ce qui s'est passé pendant ces cinq longues années. Car non seulement des villes entières ont été détruites mais il y a eu aussi ces millions d'hommes tués au combat, ces millions de femmes et d'enfants enfermés, martyrisés et tués en camps de concentration. Nous souhaitons donc à tous, de se rendre compte de l'importance du maintien de la paix car sans elle, l'harmonie ne peut perdurer. Voir des populations se battre, mourir de faim, de torture ou d'une simple balle dans la tête, ce ne sont pas des scènes à renouveler. L'humain par définition se différencie de l'animal par sa morale, sa conscience et son intelligence; par conséquent toutes ces choses n'auraient jamais dû se passer. C'est donc, à nous tous, aujourd'hui, de réagir pour la paix et contre l'oppression.
N'OUBLIONS JAMAIS ET CONTINUONS D'APPRENDRE