La Dépêche de l'Aube n°707 du Jeudi 10 avril 2003 La Dépêche de l'Aube n°707 du Jeudi 10 avril 2003

La dépêche de l'Aube n°707 du Jeudi 10 avril 2003

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Les communistes avec les salariés de chez Jacquemard en délégation au Conseil Général
TEXTILE Raffarin à Troyes
Les communistes s’adressent au Premier ministre
Notre département compte encore 7.500 emplois dans l’industrie textile.
Rompre avec ce qui ne marche pas.

Mais avec l'élargissement de l'Europe et la fin de l'accord multifibres en 2005, ils risquent d'être sérieusement menacés de disparition avec le transfert des productions vers les pays où la main d'œuvre est sous payée et sans droits sociaux. Actuellement dans l'Aube, avec Jacquemard, Sorotex, D.D et Agofroy, des centaines d'emplois sont en train de disparaître mettant en cause l'équilibre de bassins économiques.
C'est particulièrement vrai pour celui de Romilly-sur-Seine/Nogent où 1.000 emplois sont sur le point d'être rayés de la carte. Votre gouvernement ne peut pas se résigner à cette situation et se contenter seulement d'accompagner cette casse dont le seul objectif est la recherche de profits faciles par l'exploitation de la misère et du sous développement de certains pays.
Il doit agir, en n'hésitant pas à rompre avec tout ce qui s'est fait jusque là et qui n'a pas marché, pour défendre nos atouts industriels. Notre savoir faire au niveau du textile et la qualité de la main d'œuvre sont très largement reconnu de part le monde. Cette industrie à encore un avenir dans notre pays.
Cela suppose d'agir dans plusieurs directions.
Le textile peut avoir encore un avenir. Agir au plan national.
Des mesures sont à prendre à l'égard de la grande distribution qui avec sa politique de marges arrières se trouve coresponsable de la casse de l'emploi en poussant au développement des importations et de la délocalisation des productions. L'aide au développement des textiles techniques et aux entreprises ayant fait le choix de produire en France doit être mis en œuvre dans le cadre d'une nouvelle politique du crédit à l'investissement avec des taux d'intérêts abaissés, à condition qu'il y ait de réels objectifs d'emplois et de formation. Des moyens de contrôle de leurs réalisations par les salariés et leurs syndicats sont à mettre en œuvre.


Protection et promotion des salariés.
D'autre part, quand une restructuration s'avère inévitable, elle ne doit pas se traduire pour les salariés par des licenciements et du chômage. Tout doit être mis en œuvre afin qu'ils gardent leur contrat de travail au sein de leur entreprise et qu'une partie de celui-ci soit consacré à une formation leur permettant d'évoluer vers des emplois plus qualifié et mieux rémunérés. C'est pour cela que nous préconisons la création de fonds régionaux impliquant l'Etat, l'Europe, les Régions, le Département, les banques, les actionnaires et la grande distribution.
Le textile peut avoir encore un avenir. Agir au plan Européen.

Cette dimension nous semble incontournable compte tenu de la situation actuelle de l'industrie textile et de la perspective proche de l'élargissement de l'union Européenne. La France doit agir au sein de l'union afin que l'industrie textile soit déclarée en " état de crise manifeste " et pour que des mesures protectrices adaptées à cette situation exceptionnelle soient étudiées, en concertation avec les acteurs sociaux et les élus concernés. Le gel temporaire des importations et des délocalisations devrait être décidé afin de pouvoir organiser en coopération une maîtrise des marchés, une évolution des productions et des emplois vers de plus hauts niveaux de valeur ajoutée et de qualification dans la sécurité des salariés et des bassins d'emplois concernés.
Monsieur le Premier Ministre avec votre gouvernement soutenu par une très large majorité à l'Assemblée nationale, vous disposez de tous les moyens pour agir dans ces directions.
La population auboise et les 7.500 salariés du textile attendent des actes concrets.
Dans l'attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre à l'expression de notre haute considération


Joë Triché.

De gauche à droite : Jacky Moroy, Fethi Cheikh, JP Cornevin, Anna Zajac, Danièle Bourbon, Philippe Vagner
32e congrès du PCF
Paroles de délégués aubois
C’est toujours quelque chose de très grand, et de très émouvant de pouvoir participer à un congrès.
Ce congrès auquel j’ai eu le bonheur d’assister, a été certainement le plus riche en évènements.
Après le séisme du 21 avril, il fallait s’attendre à un congrès pas comme les autres. Mais samedi après midi a dépassé tout ce que pouvais imaginer. Un sentiment de peine et d’incompréhension devant l’acharnement de quelques délégués bien décidés à créer une fissure au sein même de notre parti. Heureusement, la raison l’a emporté, une seule liste a été adoptée.
Tout dans ce congrès en a fait pour moi, un congrès exceptionnel. La richesse des ateliers, celui de l’emploi auquel j’ai participé, qui s’est terminé par l’adoption d’une conférence nationale de deux jours. Le premier jour avec nos partenaires sociaux, le second jour en séance plénière.
La richesse des interventions des invités représentant des pays qui souffrent actuellement de la guerre. Tout dans ce congrès restera gravé dans ma mémoire.

.D. Bourbon

La vie de déléguée au congrès n’est pas toujours facile, très fatigante mais aussi et surtout très enrichissante.

J'ai personnellement participé à la commission chargée d'examiner les quelques 2000 amendements retenus par les conférences fédérales. Nous avons débattu et travaillé sept heures durant sur les propositions travaillées par la commission transparence. C'est impressionnant de diversités, de richesses et de sérieux.
J'ai également participé à la commission du congrès chargée d'examiner les candidatures pour le conseil national. La réunion commencée à 9 heures pour se terminer à plus de 3 heures du matin. Les interventions ont été quelques fois vives mais après débat, une liste de candidatures a pu être arrêtée. Je regrette que les auteurs d'une liste alternative qui participaient à cette commission n'aient pas fait connaître leurs éventuelles revendications et propositions. C'est choquant d'apprendre par la presse, le lendemain, l'existence d'une autre liste. Il a donc fallu une nouvelle réunion de la commission. Après un débat très vif, il a été malgré tout possible de construire une seule liste de candidatures pour la direction nationale.
Ce 32 ème congrès a connu des débats, vifs, passionnés, des moments d'émotion intense. Ce qui est important, c'est que les délégués ont chanté avec énergie et fraternité, "motivés, motivés", pour tous ensemble, différents, mais tous ensemble , être encore et toujours plus communistes.

Anna Zajac

Jean-pierre Cornevin , secrétaire départemental de la fédération de l'Aube du parti communiste français

32e congrès du PCF
Une base solide et motivante pour aller de l’avant

Au lendemain de la claque des élections présidentielles, les communistes avaient décidé de la tenue d'un congrès extraordinaire afin de bien analyser les causes de cet échec. N'éluder aucune question, construire en commun pour aller de l'avant, pour travailler à une nouvelle dynamique, à un nouvel élan, telle était la farouche volonté des communistes. Le texte adopté par le congrès national est le fruit de leur réflexion commune. Deux milles amendements de la base commune avaient été adoptés par les congrès départementaux. Il n'aura fallu pas moins de douze heures de débat aux 769 délégués du congrès national pour finaliser le projet avant qu'il ne devienne le socle commun du travail et de l'action des communistes pour la période à venir.
Certes, le congrès ne va pas tout régler, les défis sont encore devant nous. Il faut que toute cette richesse de débats devienne initiatives politiques, mais ce congrès est une base solide et motivante pour aller de l'avant.
Nous sortons de ce congrès avec des choix clairs, des initiatives fortes sur l'emploi, l'Europe, la jeunesse, avec un potentiel militant qui demeure toujours une force que beaucoup nous envient mais qu'il nous faut renforcer en ouvrant en grand les portes de notre parti à tous ceux qui partagent notre combat.

Nous sortons de ce congrès renforcés dans notre choix du communisme et cela d'autant plus que l'idée d'un autre monde, dans une société libérée du capitalisme n'a jamais été autant partagé.
Une nouvelle direction nationale émane de ce congrès. Anna Zajac, Pierre Mathieu et moi-même y avons été élus par les congrèssistes. Nous mesurons bien évidemment les responsabilités qu'incombe un tel mandat en cette période charnière pour notre parti. Cette direction reflète la diversité que nous voulons désormais faire vivre dans notre parti. Elle devra s'engager à la transparence, à la rigueur autant qu'a l'audace. Les communistes veulent une direction militante. Une direction qui se place au service de l'initiative communiste et qui devra s'entourer de toutes les énergies.
Dans ce cadre, les directions départementales et de section du parti communiste français nouvellement élues ont une importance primordiale pour ancrer dans la vie et dans les luttes, cette idée ressourcée, revitalisée du communisme qui a pris corps à notre 32ème congrès

J.P Cornevin

Solidarité avec le peuple Irakien Jeudi 17 avril un n°exceptionnel de l’humanité Prix: 2 euros. Les sommes collectées versées au Secours Populaire

Humeurs

Que vienne l’homo sapiens sapiens....
La France est contre la guerre mais pas la télé. La télé est en guerre et va que je te montre, char après char, la toute puissance américaine. Et va que je t’étale le sang à la une sans jamais rappeler qu’il s’agit d’une invasion sans aucune légalité internationale, faite à tout un peuple civilisé.
L’homo erectus américain est un scaphandrier descendu tout droit de Mars ou Pluton, dieux de la guerre et de la mort. Il a coûté 100 milliards de dollars. (2) Il est alimenté par tuyaux, en essence, bière, corned-beef, balles, bombes, voix de Bush. Le G.I porte la technologie de pointe comme le nuage porte l’orage de la destruction. Si c’est ça la modernité, l’homo sapiens n’a plus de références humaines ?
En face, il y a le peuple irakien que Blair et Bush considèrent comme des Australopithèques nus à éliminer parce qu’ils se permettent de pleurer devant les cadavres d’enfants, sûrement pour nous apitoyer. Ces sauvages ont des femmes fières et cultivées, des vieillards courageux et des fusils anciens pour leurs soldats, intifadistes à leur façon. Les invasions, ils connaissent, ils ont subi les Romains, les Turcs, les Mongols et, en 1920, les Anglais (déjà !) qui gazèrent 20 000 personnes. Autrefois leurs aïeux de Mésopotamie avaient inventé l’algèbre, l’écriture et l’astronomie. Pour leur malheur, ils avaient découvert déjà Mars et Pluton. Mais Vénus aussi qui est la déesse de l’amour et du renouveau.

(1) l’homme moderne.
(2) c’est ce que coûte la guerre aux Américains, le double de ce que prêtent les pays riches aux pays en voie de développement.


Jean Lefèvre

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Ecoutez-voir

Nos élus (de droite)....
"Surtout, n'ayez pas peur du peuple, il est plus conservateur que vous ". Napoléon III.
Comme ils sont jolis les élus de notre pays ! Je lis comme vous les portraits de nos conseillers généraux dans "Mon week-end" (journal du dimanche) et j'en suis bouleversé. Nos élus aiment leurs électeurs (et trices je suppose), se consacrent entièrement à eux, regrettent de ne pas être tout dévoués à leur famille mais circonstances favorables, la porte dans leur cœur. Ils adorent en outre leur canton, furent autrefois sportifs, dévorent les journaux locaux et les plats traditionnels que leur femme accommode à merveille, enfin, ils sont fidèles à leur département, ne le quittant que rarement, comme avec regret.
Fort heureusement quelques élus, généralement de gauche, apportent parfois une touche originale à ce questionnaire d'ailleurs très réducteur. Originalité qui peut faire espérer que la France ne soit pas totalement conservatrice.


Malicette

Logique journalistique....
Moi qui suis un fana de l’Estac, je suis comme vous affolé par les déboires de cette pauvre équipe. Mais je suis confiant tellement je les aime et je suis certain qu’elle réussira à revenir en première division à la fin d’une prochaine saison !
Restons dans le sport. Pour le Pécé, ce n’est pas tout à fait pareil. D’abord, les joueurs sont bien moins payés et les animateurs n’ont pas de sifflet pour mettre tout le monde en rangs. Ce n’est pas ce que pensent quelques commentateurs un peu surréalistes. Moi, je crois que c’est une bonne équipe avec une femme en tête pour monter les cols. Et il y en a des cols. Et des faux-cols même. Le col Gremetz, 4807 mètres, neige éternelle et tout, c’est le plus dur. Si j’écoute les infos, donc, pas toujours originales ni logiques, la glaciation continue avec Marie-Georges et le 32e Congrès. C¹est déjà bien, remarquez, de reconnaître qu’il y a eu un Congrès et donc des congressistes qui ont voté ! «Les «orthodoxes» ont perdu leur challenge dit la charmante speakerine, c’est bien la preuve que rien ne bouge ! » Or, la logique veut que si l’orthodoxie gagne c’est que le parti reste gelé. Mais si l’orthodoxie perd ça va dans le sens du réchauffement, comme celui de la planète. C’est la preuve d’un changement, d’une avancée, comme disait ce bon M. Marchais. Donc la charmante journaliste se goure. Tu te goures, charmante journaliste. Elle a reçu la logique avant de partir au Congrès, mais quand elle a ouvert le paquet, elle n’a pas trouvé la notice pour la faire marcher.


Malicette

 

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Romilly-sur-Seine
Table ronde sur l’emploi : réactions de Joë Triché Conseiller général

Vendredi 4 avril, se déroulait en mairie de Romilly une importante réunion dont l’objectif était de donner une suite à la table ronde du 3 février concernant le dossier Jacquemard.
Y participait, le Président du Conseil régional, le sous-Préfet , le Maire et ses adjoints, les Conseillers généraux de Romilly, les services de l’Etat, ainsi que le président de l’Union patronale.
Philippe Adnot était représenté par Gérard Ancelin, vice-président du Conseil général. A noter que Michel Cartelet a refusé aux élus de l’opposition de la commission des affaires économiques d’y participer. Les organisation syndicales avaient été également évitées. Pourtant, l’ordre du jour de cette table ronde les concernait tout autant, car il était en prise directe sur les graves problèmes rencontrés par les salariés et la ville en matière d’emploi. Formation, licenciements, friches industrielles, zones d’activités économiques, reclassement, diversification industrielle étaient en effet au menu.
Si au terme de cette réunion de travail rien de précis ne fut encore annoncé en dehors des dispositifs habituels, on ressent tout de même une certaine prise de conscience concernant la situation romillonne.
Reste à voir les mesures concrètes pour y faire face. A l’issue de cette rencontre, Joë Triché, Conseiller général de Romilly devait déclarer : «Après la tenue de la table ronde du 3 février à la préfecture que j’avais sollicité par courrier dès le 5 novembre dernier, je me félicite de l’organisation de cette réunion à Romilly. Je l’a réclamais depuis des mois. La situation économique de la ville de Romilly et celle de l’emploi nécessitaient de telles initiatives. Je m’en félicite d’autant plus que notre groupe au conseil municipal en avait fait la demande au Maire le 9 janvier dernier. D’autre part, au cours de


notre rencontre du 20 décembre avec le Président du Conseil régional, nous avions obtenu son en gagement d’y participer et à la table ronde du 3 févrie, j’ai à nouveau remis l’ouvrage sur le métier. Un regret tout de même : celui que cette réunion de Romilly ne s’est pas faite avec l’ensemble du conseil municipal et que les organisations syndicales de salariés n’y étaient pas conviées alors que celle du patronat y était représentée par son président. Je considère également que la lutte des «Jacquemard» n’aura pas été inutile pour favoriser cette prise de conscience d’une mobilisation nécessaire sur tous les fronts de l’emploi.
Au cours de cette réunion, de bonnes intentions ont été à nouveau affichées mais pour l’heure elles restent à concrétiser. Le Conseil régional et le Conseil général affirment vouloir être de réels partenaires de notre ville pour l’aider à faire face à la situation difficile qu’elle connait, tant mieux. C’est une demande que je formule à chaque séance de l’assemblée départementale.Au cours de cette réunion, j’ai rappelé qu’il fallait des mesures exceptionnelles pour Romilly et ne pas s’en tenir qu’aux dispositifs traditionnels souvent inefficaces. Compte tenu des mutations en cours et à venir, un vaste plan de formation est nécessaire pour l’ensemble des salariés et notre bassin et pas seulement pour les licenciés. Leur protection et leur promotion doivent être assurées. Cette formation doit être pensée dans le cadre de la diversification économique nécessaire à Romilly. Dans ce cadre, j’ai redis mon souhait de voir se créer une zone d’activités économiques à Romilly en partenariat avec le Conseil régional, le Conseil général et l’Etat et de réaliser l’inventaire des locaux industriels disponibles pouvant accueillir des activités industrielles porteuses d’emplois qualifiés et bien rémunérés. Romilly ne s’en sortira qu’à cette condition»
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Fethi Cheikh
Mon premier congrès.

Je suis content d’avoir participé au congrès, pour moi, ce fut une découverte.
J'ai 24 ans, travaillant comme cadre VRP à la S.P.D.P, j'ai eu le privilège de participer au 32e Congrès. "Quelle chance et quel privilège ?" c'est une occasion qu'il ne faut surtout pas refuser car cela n'est pas offert à tous.
J'ai vécu des moments particulièrement forts et émouvants de solidarité avec les peuples irakiens, palestiniens et tous les porteurs du mouvement progressiste dans le monde à l'écoute de ces interventions pour un projet de liberté, d'égalité et de fraternité. Ce Congrès m'a apporté un enrichissement personnel. On a le sentiment d'être plus proche de ce parti, on se sent citoyen et en même temps plus encré dans les décisions du PCF. Celui-ci respecta la liberté d'expression même si parfois ces débats laissaient place à des divergences d'opinion entre les délégués (es) entraînant souvent des critiques positives qui se

terminaient par un vote de tous les participants. Débats ouverts à tous sans discrimination ou censure dans un temps restreint sur des points précis "enrichir le texte par des amendements, vote des membres du CN ".
"Tous ensemble !" était le slogan de tous les congressistes, ce qui prouve l'ampleur de la solidarité dans le parti malgré la diversité d'idées qui a été une volonté d'avancer ensemble pour reconstruire un nouveau projet communiste.
Le congrès donne rendez-vous aux jeunes à la fête de l'Humanité pour un grand forum politique et social rassemblant tous les jeunes européens…A cette occasion, j'espère être accompagné de certains jeunes aubois (es). Pour cette initiative je les invite à participer car l'action est positive…


Fethi Cheikh

Pour l’arrêt immédiat de la guerre en Irak Rassemblement
Samedi 12 avril 15 Heures Place de l’hôtel de ville à Troyes
Mouvement anti-guerre
Citoyens du monde

Cetains peuvent bien dire et écrire que les mobilisations dans le monde «s’essoufflent» ou «faiblissent». Rien n’y fait : ces centaines de milliers de manifestants cherchent dans leurs rassemblements, sur tous les continents, de nouvelles formes d’expression, de nouveaux slogans.
Ces peuples-là, dressés, debout, sont l'honneur du monde contre le déshonneur d'une sale guerre. Le "monde libre", ce sont eux qui l'inventent chaque jour un peu plus et personne d'autre.
Bien sûr on comprend que ces foules unies dans un même combat mondial en irritent plus d'un. De même on se doute que la puissance, la pugnacité et la jeunesse aussi de ces mouvements anti-guerre laissent un goût amer à quelques bien-pensants qui n'imaginent pas d'alternative au monde tel qu'il est. D'où, ces derniers jours, cette floraison de pensées rases et d'idées plus proches du conditionnement estampillé Maison-Blanche qu'autre chose. Les manifestants dérangent et vous savez pourquoi ? Parce que leur indignation comme dénominateur commun, à n'en pas douter, dépasse l'enjeu immédiat pourtant tragique de la guerre en Irak.

Les opposants à la guerre américano-britannique, en effet, ne disent pas seulement stop à la "Busherie", stop au conflit, stop aux bombardements. Non, ils portent en eux, parfois confusément, une espérance universelle: le monde doit changer de socle et ne plus tourner sur un seul axe, celui de la puissance américaine mais tourner pour lui même. Voilà ce qui ne plaît pas. Voilà le "crime" des peuples: ils refusent l'hégémonie américaine et sa nature économique, écologique, politique et militaire ! Bref ils s'indignent du futur qu'on nous promet.
Depuis la chute du Mur, et plus encore depuis la tragédie du 11septembre, jamais le monde n'avait été à ce point traversé par une aspiration au changement, même si les formes et les philosophies ne s'expriment pas toujours de la même manière - n'est ce pas d'ailleurs une richesse ? Ces citoyens du monde refusent la domination hégémonique et rêvent d'un avenir débarrassé des conflits, enfin consacré au développement durable et partagé pour tous: n'est-ce pas de fait une sorte de prolongement des rassemblements altermondialistes de Seattle, de Porto Alegre, de Gênes et bientôt de Saint Denis ?.