La Dépêche de l'Aube n°705 du Jeudi 27 mars 2003 La Dépêche de l'Aube n°705 du Jeudi 27 mars 2003

La dépêche de l'Aube n°705 du Jeudi 27 mars 2003

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Refusons la guerre
Interwiev de Daniel Cirera dirigeant national du PCF. Extrait de l’Humanité du 24 mars.
La France doit continuer à marquer son opposition. Pour Daniel Cirera, «les Etats-Unis ne font pas cette guerre sans l’ONU, ils la font contre l’ONU».
Malgré une mobilisation mondiale sans précédent, malgré l’ONU, l’administration Bush a déclenché la guerre. Est-ce que cela veut dire qu’il est impossible de les arrêter ?
Daniel Cirera. La décision de l'administration Bush de passer outre les décisions de l'ONU et de ne pas tenir compte de l'opinion internationale rend la crise encore plus aiguë. Paradoxalement, je pense que cela indique aussi le chemin pour arrêter la guerre. L'objectif du mouvement antiguerre et de tous ceux qui se sont opposés au déclenchement du conflit, y compris les Etats, devrait être de tout faire pour que la question irakienne entre dans le cadre international. Ces six derniers mois, la conjonction d'un certain nombre de facteurs a été déterminante : d'abord et fondamentalement, l'expression par l'opinion publique, notamment en Europe, d'une opposition à la guerre et à la politique américaine. D'autre part, les tensions qui ont surgi entre un certain nombre d'Etats européens et les Etats-Unis. Nous devons utiliser cette situation comme un point d'appui pour continuer à faire grandir la protestation contre la guerre et son cortège de destructions et de morts, mais aussi protestation contre cette arrogance, cette brutalité américaine.
Le mouvement antiguerre doit continuer à s'élargir. Je trouve que les manifestations de ce week-end après celles du jour du déclenchement des hostilités prouvent qu'il n'y a pas de découragement. Il y a un choc, mais la volonté d'arrêter cette guerre est bien présente.
Mais comment ce mouvement, qui n'a pas réussi à empêcher la guerre, peut-il être capable de l'arrêter ?
Daniel Cirera. Le mouvement antiguerre a déjà gagné quelque chose de fondamental. C'est grâce à son importance et sa détermination qu'a pu s'affirmer, au niveau du Conseil de sécurité de l'ONU, une opposition nette à la politique américaine. C'est pour cela que les Etats-Unis sont aujourd'hui isolés, que la guerre est non seulement illégitime, mais aussi illégale. Ils conduisent cette guerre dans les pires conditions politiques. La presse américaine note d'ailleurs que c'est un échec diplomatique majeur pour George Bush. Cette situation peut donner des points d'appui pour continuer et gagner l'arrêt de cette guerre. Est-ce que l'Europe, la France, les autres Etats dans le monde vont entériner cette guerre qui viole la charte de l'ONU?
Ou est-ce que ces pays vont continuer à marquer leur opposition et contraindre les USA à rentrer dans le cadre le la légalité internationale, les contraindre donc à arrêter la guerre ?
La position de Jacques Chirac semble pourtant montrer qu'il entérine l'état de guerre...
Daniel Cirera. La France, son opinion publique et ses représentants ont joué un rôle majeur dans la dernière période, notamment grâce à la "clé" du veto. Mais on

voit bien aujourd'hui qu'il y a une volonté de se "raccommoder" avec les Américains et donc de "mettre la pédale douce". Ce n'est pas pour rien que les oppositions conservatrices et atlantistes donnent de la voix. Il faudrait au contraire que la France soit
déterminée à chercher des appuis pour que s'affirme une opposition claire et nette à cette violation brutale du droit international. Les arguments qui ont été développés contre ce conflit restent valables. Cette guerre est illégitime, illégale, elle aura des conséquences mondiales catastrophiques donc c'est le moment de multiplier les pressions.
L'ONU peut-elle jouer encore un rôle ?
Daniel Cirera. Les Etats-Unis ne font pas cette guerre sans l'ONU, ils la font contre l'ONU. Pour l'une des premières fois dans l'histoire des Nations unis, l'ONU a été un lieu où se sont affirmées des oppositions à la volonté de domination mondiale américaine. L'ONU y a gagné en crédibilité. C'est pour cela que la France devrait pousser pour remettre immédiatement la question de la guerre et de la paix en débat au Conseil de sécurité, mais aussi à l'Assemblée générale des Nations unies. Cela peut mettre en difficulté les USA qui, malgré tout, continuent à ne pas pouvoir se passer complètement de l'ONU puisse qu'ils se réfèrent sans cesse à une vieille résolution de 1991. Surtout si l'ONU décide de remettre la question de l'avenir de l'Irak entre les mains des Irakiens, et garantie la démocratie et leur souveraineté, politiquement mais également sur les ressources.
Vous avez évoqué l'Europe, mais l'Europe est l'une des premières victimes de la guerre, alors que peut-elle faire ?
Daniel Cirera. On pourrait dire, sous forme de boutade, qu'avant il y avait une politique européenne : la politique atlantiste. Or, Il vient de se produire une rupture qui a versé le débat de la guerre contre l'Irak dans une confrontation sur les rapports avec les USA. Les opinions publiques ont, elles aussi, fait entendre leur voix en portant l'idée d'une Europe qui doit se construire pour la paix et contre la domination et la guerre. Une Europe forte, pacifique et non inféodée aux Etats-Unis. Pas question d'une Europe clone des USA. L'objectif de l'Europe ne doit pas être de se militariser à outrance pour faire "la guerre aussi bien que les Etats-Unis". C'est, au contraire, de peser dans le monde pour changer les rapports de forces et imposer d'autres choix que la guerre et la domination. Cela pose bien évidemment la question de la construction européenne.
Entretien réalisé par Stéphane Sahuc
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Daniel Cirera est responsable du secteur «Politique et coopérations internationales» du PCF

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AIX-EN-OTHE - AGOFROY
Nouvelle disparition Est-ce vraiment un hasard ?

Pour la 3ème fois depuis le début 2003, le couperet est tombé.
Il s’agit maintenant de la fermeture de l’usine Agofroy d’Aix-en-Othe qui fabriquait - elle aussi - des chaussettes -Marque Kindy -. Est-ce un hasard si disparaissent en même temps les entreprises du chaussant.
N’y a-t-il pas en fait une stratégie, mise en place pour déposséder le département de l’Aube de toute une production qui se fera désormais.ailleurs, là où les hommes et les femmes employés vivent de quelques miettes de riz ou de cous-cous, sans protection ni droits sociaux, c’est la «mondialisation» de l’exploitation.
Si l’on plongeait quelques années en arrière, on retrouverait la même démarche calculée qui a fait disparaître la production des bas et collants (autre activité du «chaussant» tout comme d’autres fabrications ont pu être touchées (sous-vêtement, pull, etc).
Derrière les mots de «crise du textile», n’est-ce pas plutôt toute la stratégie patronale d’envergure qui se dessine, finement mise en place, calculée, orchestrée.
Pression sur les salaires (le département de l’Aube est classé l’un des derniers en France) conditions de travail difficiles, augmentation constante de la productivité. Cela ne semble plus suffire au patronat. C’est le travail même que l’on arrache pour le faire exécuter ailleurs dans des conditions encore plus exécrables.
En France, les travailleurs, depuis des décennies, ont avec leurs luttes arrachés des améliorations considérables :
- protection sociale de santé, congés payés, réduction du temps de travail, retraite à soixante ans.
Il est difficile de tout reprendre à un peuple qui s’est tant battu, pour imposer des lois sociales et malgré les mauvais coups des gouvernements successifs (Raffarin force la mise). Moins de salariés, moins de charges. Il fallait y penser ! C’est en réalité une façon illégale de contourner les lois françaises.
La production de chaussettes va continuer, augmenter peut-être, les prix de vente ne vont pas

diminuer et pourtant les coûts de fabrication seront moins élevés. Où donc iront les bénéfices si facilement réalisés? A qui profiteront-ils ? Aux travailleurs aubois chassés de leurs emplois ? Aux travailleurs sur-exploités des pays de délocalisation ? Allons donc ! Ils se retrouveront sur les marchés financiers où l’argent fait toujours plus d’argent pour les uns et toujours plus de pauvreté pour les autres. La bourse ou la vie.
Alors la petite ville d’Aix-en-Othe est à son tour touchée. «Agofroy» comme on dit là-bas ferme ses portes et c’est la commune toute entière qui en subira les conséquences. Ce n’est pas la première fois que des emplois disparaissent. De nombreuses petites entreprises ont licencié tout au long des années. Agofroy, aussi avait déjà perdu des emplois. La lutte des travailleuses et travailleurs d’Aix-en-Othe est brave et fière : défilé, occupation des locaux, démarches de toutes sortes. Elles et ils ont raison de se révolter, le bon droit est de leur côté comme il est du côté des Jacquemard, des D.D. Si l’on veut répondre de façon moderne et efficace à leur attente, il faut exiger des mesures d’envergure contre les délocalisations et pour la protection et la promotion des travailleurs. Des lois sociales qui tiennent comptent de la modernité.
Les communistes proposent que soit créée, en France une sécurité d’emploi ou de formation qui permettrait aux salariés de ne connaître ni licenciement et ni chômage. Tout au long de leur vie active, ils seraient en situation d’emploi ou de formation avec garantie de revenu.
Dans l’immédiat, il faut exiger pour les «Agofroy» que soient trouvées des solutions de réemploi sur place, la retraite pleine et entière pour toutes celles et ceux qui ont cotisé pendant quarantes annés. Beaucoup ont même commencé à travailler à seize ans, voir quatorze ! Quant aux nouvelles mesures Raffarin qui réduisent la durée du bénéfice de l’assurance-chômage, elle doit être purement et simplement supprimée.


G. Delabruyère

Marie-Françoise Pautras conseillère générale toujours dans l’action pour défendre les droits des habitants.

La Chapelle-Saint-Luc


Mobilisation pour l’école

Parmi les question figurant à l’ordre du jour du Conseil municipal du 18 mars, il y avait celle de la carte scolaire.
Les mesures de suppressions envisagées pour la rentrée de septembre suscitent bien du mécontentement.
Marie-Françoise Pautras en a été le relais au cours de cette session du Conseil municipal où elle déclara :
«Le Ministère de l’éducation nationale cherche discrètement à réduire ses effectifs
C’était un gros titre dans le journal des échos. Voilà la méthode du gouvernement, les MP de Monsieur Raffarin, que vous soutenez, Monsieur le Maire.
Théâtralement, il appelle à la mobilisation nationale pour l’école de la République, annonce qu’il n’y aura pas de politique d’austérité et fait tout le contraire. Voilà la duperie par le biais du discours et le passage en force sournois pour imposer aux français une régression sociale. Car, pour ce gouvernement, l’éducation n’est pas une priorité, c’est inadmissible.
Ce n’est pas le gouvernement UMPde Monsieur Raffarin qui se mobilise pour l’école de la République aujourd’hui, mais les enseignants en grève, la fédération de parents d’élèves FCPE.
Ce gouvernement supprime des surveillants, les aides éducateurs, s’attaque à la scolarisation des enfants de deux, trois ans, ferme des classes dans les zones rurales, les zones d’éducations prioritaires, pénalise l’accès des jeunes des milieux populaires pour accéder aux études supérieures. La mobilisation pour l’école de la République, c’est aussi les parents de l’école Bartholdi qui signent une pétition pour dénoncer la fermeture de l’école Bartholdi à La Chapelle-St-Luc,

c’est aussi les enseignants du collège Brossolette qui refusent les suppressions des moyens pour les classes à projet.
Puisque vous soutenez ce gouvernement, vous êtes de ces choix politiques, face aux châpelains dûrement touchés par le chômage, la précarité, les difficultés sociaux économiques. Ces fléaux ont une incidence sur les difficultés scolaires des élèves. Nous ne saurions accepter des fermetures d’écoles, la suppression de dix postes d’enseignants dans les écoles et les collèges situés à la Chapelle-St-Luc.
Car, la mission de l’école, c’est d’orienter tous les élèves vers la réussite scolaire. Il faut lui en donner le moyen. Monsieur Luc Ferry, Ministre de l’éducation nationale préconisait d’expérimenter des effectifs de classes de dix élèves au C.P. Dans l’intérêt des élèves châpelains, cette expérimentation doit être menée et ne pas rester au stade d’effet d’avances mensongères.
La France reste au 6ème rang au sein des pays d’OCDE pour les dépenses par élève. Rien ne justifie que l’on relâche les efforts, surtout en 2003. L’échec scolaire est dramatique pour l’enfant, ijuste, socialement inquiétant pour l’avenir.
L’école doit être le rempart pour combattre les inégalités sociales. Par ailleurs, pour permettre à chaque personne l’emploi et la formation tout au long de la vie, il ne faut pas rater - l’étape - de la formation initiale. En 2003, l’éducation prioritaire compte tenir des difficultés d’apprentissage des élèves, il est impératif de baisser le seuil des vingt cinq élèves par classe. C’est un combat à mener»
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Humeurs

Avez-vous lu Marx ?....
Est-on toujours marxiste demandent certains camarades ? Est-on toujours révolutionnaire ? Je me suis aussi posé la question un jour. Va-t-on tout droit dans le cloaque réformiste ? C’est la pire des insultes pour un rouge : réformiste ! et pourquoi pas réac pendant que vous y êtes !
Mais se demander si nous sommes encore marxistes c’est comme de se demander si on vénère toujours Diderot, Hugo, Vallès, Rimbaud, A. France, Eluard, Aragon et même Léo Ferré ou Jean Ferrat, toujours oublié par les chansonologues. Tous ces gens-là sont notre pain quotidien avec bien d’autres. Ils nourrissent notre différence, notre résistance, notre dissidence, notre rébellion.
Est-on toujours marxiste ? La question est mal posée. IL faut se demander si on a bien lu Marx, si nous avons été marxistes du bon Marx. Certains n’ont-ils pas eu une lecture perverse du grand maître ? Marx est étudié aujourd’hui par de nombreux chercheurs (dits marxiens) et ils découvrent un penseur riche, ouvert et plutôt interrogateur que directif sur les questions politiques. Il n’a jamais dit par exemple que le bonheur de chacun était conditionné par le bonheur de tous, ce qui sous-entendrait la dictature faisant le bonheur des peuples malgré eux. Il a même dit le contraire. Marx pensait que la lutte de chacun pour des améliorations matérielles, les initiatives originales, les liens tissés avec d’autres sont un moteur puissant menant aux luttes collectives ( «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous») ! Il partait de l’individu pour arriver au collectif. Il partait de l’homme. Le stalinisme qui fut une abominable perversion du marxisme avait décrété le général au-dessus du particulier. Il avait écrasé l’individu. La question est de savoir si ce n’est pas à partir d'opinions semblables que se comportent encore aujourd’hui nombre d’entreprises(1) et d’Etats capitalistes.

(1) une usine qui délocalise sa production dit le faire dans l’intérêt collectif, pour la survie de l’entreprise, ce qui écrase les salariés qui sont jetés à la rue


Jean Lefèvre

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Maison de retraite à deux vitesses
Le tollé des directeurs d’établissements

Le gouvernement Raffarin a décidé de remettre en cause le plan de modernisation et d’amélioration de l’accueil dans les maisons de retraite.
Il espère d’ici 2005, réaliser une économie de cent quatre vingt trois millions d’euros chaque année.
Pourtant, ces moyens supplémentaires mis en oeuvre depuis deux ans, ont permis aux maisons de retraite ayant conclu une convention avec l’Etat et le département, de bénéficier de personnels supplémentaires représentant une bouffée d’oxygène. Dans l’Aube, quatorze établissements ont ainsi signé une convention.
Mais la situation se gâte pour les vingt-trois autres. Six sont en attente de signature, mais sans aucune garantie de financement et pour les autres, c’est la grande inconnue.

Ce mauvais coup de la droite contre les personnes âgées les plus fragiles a suscité un veritable tollé chez les directeurs de maisons de retraite. Récemment, au cours d’un mouvement national lancé par douze organisations professionnelles, ils ont réclamé du gouvernement qu’il tienne ses engagements. Ils craignent en effet des établissements à plusieurs vitesses. «Nous souhaitons que le gouvernement cesse de prendre les personnes âgées comme source d’économies budgétaires» ont-ils indiqué au cours d’une conférence de presse.
Alors qu’actuellement, dans la grande majorité des institutions, il n’y a qu’une personne la nuit pour encadrer une soixantaine de lits, ces moyens supplémentaires étaient les bienvenus. En les supprimant la droite de Chirac, Raffarin en a décidé autrement.

Joë Triché

Samedi 29 mars Congrès départemental
Salle de l’ADPS 18 avenue des Lombards
8h30 - Accueil des délégués
9h00 - Début des travaux
A l’ordre du jour, débat et vote des orientations du PCF, élection de la direction départementale et de la délégation auboise au congrès national

32ème congrès.

Les cinq sections de la fédération de l’Aube du PCF ont tenu leurs conférences.
Après les communistes de la section de Bar-sur-Aube qui s'étaient réunis le vendredi 14, ce sont plus d'une centaine d'adhérents des sections de Brienne, Bar-sur-Seine, Romilly-sur-Seine et Troyes qui planchaient ce week-end sur le document leur servant de base commune pour le congrès.
A l'ordre du jour le débat, l'enrichissement du texte, puis le vote sur les cinq grands chapitres du document ; les causes profondes de notre échec ; un changement d'époque ; nos objectifs essentiels ; notre stratégie politique ; l'organisation politique dont nous avons besoin.
Les sections ont également procédé à l'élection de leurs directions.
Ont été élu secrétaires de section :Bar/aube : Claude Petiot, Bar S/Seine : Roland Leloup, Brienne : Philippe Vagner, Troyes : Anna Zajac, Romilly S/Seine : Jacky Moroy

La qualité des débats qui se sont tenus lors des conférénces est à souligner. Ils ont été passionnés, parfois passionnants, mais divergeants également sur des sujets comme la mutation, et notre conception des alliances et des rassemblements. Mais il en ressort une volonté partagée, celle de construire une alternative au capitalisme. Une nécessité d'autant plus forte que la guerre de domination que mène l'Amérique actuellement en Irak, au mépris de l'opinion mondiale, de l'immense majorité des peuples, des états et de l'ONU, confirme la nécessité de construire à l'échelle planétaire une autre société.
Les débats se poursuivront ce week-end avec le congrès départemental. Les délégués des cinq sections devront y mettre leurs choix en commun avant de les verser au débat national. Ils auront également à élire la future direction départementale ainsi que la délégation auboise qui se rendra du 3 au 6 avril au 32ème congrès national..

Jean-Pierre Cornevin

Lettre ouverte à Michel Cartelet.
L’ANACR et la FNDIRP de Romilly n’oublient pas.

I l y a un an, le 23 février 2002, notre ami Maurice Camuset nous quittait .
Il y a un an, le 24 mars 2002, les comités de Romilly de l’A.N.A.C.R, de la F.N.D.I.R.P et des (amis de la résistance A.N.A.C.R) émettaient le voeu que le nom de Maurice soit donné à la rue Gornet Boivin (de la Mairie à la rue Simone Hersckowicz) conformément aux souhaits qu’il avait lui même émis.
Or, à ce jour, aucune décision allant dans ce sens n’a été prise par les élus de Romilly.
Rappelons à ceux-ci, le modèle de vie intense et courageuse de Maurice pendant plus de soixante ans :
- d’abord, au cours de la deuxième guerre mondiale, son engagement contre l’envahisseur nazi, pour le retour aux libertés, à la démocratie, à la paix, son activité importante dans la résistance.
- puis après la libération du pays, fidèle aux valeurs du programme du Conseil national de la résistance (C.N.R)
- après avoir été porté à la tête de sa ville, il

transforma celle-ci très fortement par des réalisations sociales d’une grande ampleur, gérant les affaires de sa ville d’une façon exemplaire, comme personne ne l’a fait, avant, ou après lui.
Respectueux et fidèles lui même à tous ses camarades fusillés et morts en déportation, où personnalités ayant fait preuve de courage et d’abnégation, il a marqué Romilly de leur souvenir par :
-soit l’opposition de plaques, soit des noms de rues, de stade, de piscine, etc.
C’est pourquoi, nos comités A.N.A.C.R, F.N.D.I.R.P, amis de la résistance (A.N.A.C.R) de Romilly, réunis ce jour en assemblée générale commune demandent, que le plus rapidement possible, reconnaissance et respect soient rendus à notre ami Maurice Camuset, personnalité importante du département de l’Aube, qui a marqué Romilly, qui a marqué notre époque et qui mérite que son nom et son souvenir soient intégrés d’une manière indélébile au centre de sa ville, au coeur de notre ville.

Ne pas se tromper de combat

Dans son communiqué du 22/2/03 intitulé «ne faisons pas de choix irresponsables ni politiques», l’intersyndicale Aube Chaussettes s’en prend à la CGT Jacquemard.
Nous trouvons, comme de nombreuses personnes, cette mise en cause injuste et les arguments avancés inacceptables
Nous tenons à rappeler la réalité des faits. A Aube Chaussettes, personne ne peut se prévaloir de représenter le syndicat CGT, le délégué syndical ayant démissionné auparavant pour des raisons strictement personnelles. La CGT du Groupe Jacquemard a toujours été présente dans toutes les manifestations et actions menées. Ses représentants, tout en s’opposant au projet de la Direction, ont assumé avec.responsabilité toutes les réunions de C.E.
La CGT est restée jusqu’au bout fidèle aux engagements pris devant les salariés et avec l’accord de l’intersyndicale du Groupe à savoir défendre des propositions efficaces face au projet de la Direction de deux cent quatre-vingt licenciements et le développement de la délocalisation de notre production. Propositions qui prenaient en compte le devenir des six cent quatre-vingt personnes du groupe avec :
- le gel des délocalisations
- un plan de formation ouvert à tous, par roulement, avec maintien du statut de salarié et la garantie d’un emploi qualifié
- la recherche de nouvelles activités
- des mesures d’âges et des aides pour les projets individuels
- des indemnités pour le préjudice subit depuis des années
En résumé, la CGT a continuellement défendu des mesures qui sortent du cadre traditionnel des plans de licenciements et des mesures d’accompagnement qui ont montré leurs insuffisances et leurs nocivités pour les emplois et pour les industries.
Contrairement à ce que laisse penser le communiqué, en défendant ces propositions, la CGT n’outrepasse ni son rôle syndical, ni les droits attribués aux comités d’entreprise. En effet, même si elle était insuffisante, la Loi de Modernisation (qui nous était encore applicable)

donnait des pouvoirs renforcés au C.E et notamment le droit d’opposition et la possibilité de faire des contre propositions.
Nous ne pensons pas non plus, qu’utiliser avec conviction et détermination les quelques droits que nous possédons pour défendre le droit des salariés de travailler et de vivre décemment, soit une position irresponsable.
Le Maire de Romilly qui ne nous paraît pas enclin à une bienveillance démesurée envers la CGT a trouvé ses propositions de formations intéressantes. Même un Sénateur, hors réunion, s’est déclaré séduit.
Les représentants du gouvernement dénoncent les drames de licenciements, admettent le manque de formation et le droit au travail.
Ceux qui détiennent le pouvoir de décisions (responsables, élus politiques dirigeants) étaient présents à la table ronde, ils avaient là l’occasion de concrétiser leurs belles paroles. Alors pourquoi les propositions défendues à cette table ronde n’ont-elles pas été retenues ? Pourquoi ont-ils encore une fois soutenu Mme Jacquemard, encouragé ses délocalisations avec à la clé beaucoup d’argent public sans garanties réelles pour l’avenir des salariés, les emplois et pour notre industrie ?
C’est à eux qu’il faut poser la question de leurs choix politiques qui consistent concrètement à supprimer des droits aux C.E, aux salariés, à supprimer le contrôle des fonds publics, à faciliter les licenciements, les délocalisations et favoriser les plus riches. C’est aux patrons, à Mme Jacquemard, à la grande distribution qui font le choix des délocalisations qu’il faut demander des comptes.
Devant le déferlement des plans de licenciements, des dépôts de bilans, de fermetures d’usines et de remise en cause des acquis, l’unité et la mobilisation de tous s’imposent contre les responsables de cette casse. Il ne faut pas se tromper de combat. La CGT unie et solidaire met et mettra tout en oeuvre pour la conquête du progrès social..

Syndicat CGT du Groupe Jacquemard
Union locale et Union départementale CGT