La Dépêche de l'Aube n°702 du Jeudi 6 mars 2003 La Dépêche de l'Aube n°702 du Jeudi 6 mars 2003

La dépêche de l'Aube n°702 du Jeudi 6 mars 2003

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Télécharger la pétition Non à la guerre en Irak

Fonds publics :
Pour un contrôle efficace

Le gouvernement Raffarin veut apparaître comme celui qui lave plus blanc que blanc, être perçu comme le champion de la transparence.
En vérité, c’est tout le contraire. Les premiers actes sont nets : mettre à bas ce qui aurait pu devenir des outils de connaissance et d’action comme la loi de modernisation sociale et la loi Hue. Telle est la réalité du libéralisme.
Or, toute utilisation de fonds publics attribués aux entreprises doit pouvoir être contrôlée et évaluée afin de développer l’emploi, la formation dans la sécurité et l’équilibre des territoires. C’est une exigence de transparence, de démocratie et d’efficacité.
L’abrogation par la majorité actuelle et le gouvernement, sous la pression du Medef, de la loi du 4 janvier 2001 sur le contrôle des fonds publics attribués aux entreprises, qui commençait à aller dans ce sens et à s’appliquer, constitue un défi pour la grande majorité des salariés et des populations.
Des personnalités, syndicalistes, élus, responsables associatifs, universitaires, juristes, économistes ont précisément appelé à relever ce défi. Pour cela, ils invitent :
- à porter ces exigences partout où les décisions d’aides publiques se discutent ou se prennent (collectivités, Conseil économique et social, tables rondes

départementales...)
- à utiliser les droits existants des comités d’entreprise imposant à l’entreprise de les informer sur les aides publiques reçues et leur usage pour l’emploi, en quantité et en qualité, et la formation
- à exiger la mise en place immédiate d’instances citoyennes de contrôle et d’évalutation de ces fonds, en fonction d’objectifs de créations d’emplois et/ou de sécurisation d’emplois, de mises en formation efficaces par les entreprises dans le cadre de la loi de décentralisation
- à exiger le rétablissement et l’élargissement des droits des comités d’entreprise, des syndicats, des organisations de chômeurs, des jeunes, des habitants et des élus au-delà de ceux qui étaient prévus par la loi de 2001 sur le contrôle des fonds (notamment leur remboursement en cas de non respect des engagements) et abrogée
- à favoriser les échanges d’informations et d’expérience, mobiliser les compétences et contribuer à l’aide aux interventions citoyennes des salariés et des populations.

Vous pouvez vous associer à cet appel en écrivant à Joë Triché 22 ter av. A. France 10000 TROYES.

32ème congrès du PCF
Le pluralisme sans les tendances.

Du 18 au 26 février , les adhérents du parti communiste français ont été consulté sur le choix du texte qui leur servira de "base commune" dans la dernière étape de la préparation du 32ème congrès.
Ont obtenu :
Proposition de base commune adoptée par le CN
"Communisme: écrire ensemble une page nouvelle"
22 633 soit 55,02% des exprimés
Texte alternatif présenté par le Conseil départemental du Pas de Calais
"Reconstruire le PCF et réunifier les communistes sur des bases révolutionnaires"
9708 soit 23,60% des exprimés
Texte alternatif présenté par un collectif de plus de 200 communistes
"Ensemble, une nouvelle orientation pour un nouvel élan du PCF"
8794 soit 21,38% des exprimés
C'est donc la proposition de base commune: "Communisme: écrire ensemble une page nouvelle" que tous les communistes sont appelés à amender comme ils ou elles l'entendent, jusqu'au Congrès national, afin de définir les orientations futures de leur parti.
Les idées exprimées par les autres textes ne disparaissent pas pour autant! Elles peuvent nourrir les débats, et, si des communistes en décident ainsi, être à l'origine d'amendements au texte de la base commune.
Comment apprécier cette consultation et ses résultats?
Un adhérent sur trois s'est exprimé. Dans la période difficile que traverse notre parti et le contexte de crise de la politique qui caractérise notre société, il s'agit d'un taux de participation fort honorable, même si notre objectif est de créer les conditions d'une implication de plus en plus large des adhérent(e)s dans la vie de leur parti.
Plus généralement, quelle évaluation pouvons-nous faire de cette expression tout à fait inédite du pluralisme des communistes? "Pluralisme" et non "diversité", parce que la diversité des communistes ne se résume naturellement pas au choix entre trois textes. C'est maintenant que nous entrons dans la phase où tous les communistes

vont pouvoir préciser leur opinion sur chaque question en débat. En outre, les motivations des votes qui viennent d'être émis sont vraisemblablement multiples. Enfin, l'objet de cette consultation n'était pas de choisir une orientation globale mais de déterminer le cadre commun le plus approprié à la poursuite du débat, ensemble, dans l'étape décisive qui s'ouvre.
Cela étant, ce pluralisme est une réalité dans le parti. Le fait qu'il vienne de s'exprimer librement et sereinement constitue, un signe positif, encourageant et de grande portée de la volonté des communistes d'assumer cette innovation majeure dans le fonctionnement de notre parti: le pluralisme sans les tendances. C'est une expérience sans précédent dans le parti et sans équivalent dans la vie politique française. Il faut tout faire pour que cette expérience puisse se développer avec succès jusqu'au Congrès et au-delà.
Cela suppose d'abord, à nos yeux, de considérer que si cette consultation a abouti à un choix, elle n'a conduit ni à des gagnants ni à des perdants. Tous les communistes sont gagnants si nous réussissons à construire du commun en reconnaissant nos différences, voire nos divergences.
Conduire cette dynamique naissante ou renaissante jusqu'à son terme suppose enfin, que la phase nouvelle, et décisive, du débat qui s'ouvre à présent, puisse porter en toute clarté sur les grandes questions stratégiques sur lesquelles les communistes vont désormais avoir à faire des choix: le principe même de la "mutation", sa conception, sa mise en oeuvre; la politique d'union et de rassemblement à promouvoir à la lumière de l'expérience; la vision d'un communisme de notre temps; le parti communiste dont nous avons besoin.
A travers les amendements qui vont être présentés; les propositions de décision retenues, modifiées ou rejetées; ainsi que les votes émis par les communistes dans les assemblées générales de section, les congrès départementaux et au Congrès national, apparaîtront les orientations futures du Parti communiste français.


Jean Lefèvre

Les résultats dans l'Aube

Les résultats dans l'Aube : (sur la base des listes électorales dressées par les sections -adhérents réglant des cotisations)


Votants : 271
28,08%% des inscrits

Proposition de base commune adoptée par le CN
"Communisme: écrire ensemble une page nouvelle"
156 soit 60,70% des exprimés

Texte alternatif présenté par le Conseil départemental du Pas de Calais
"Reconstruire le PCF et réunifier les communistes sur des bases révolutionnaires"
55 soit 21,40% des exprimés

Texte alternatif présenté par un collectif de plus de 200 communistes
"Ensemble, une nouvelle orientation pour un nouvel élan du PCF"
46 soit 17,90% des exprimés.

Les dates des conférences de section
Bar/Aube : vendredi 14 mars
Troyes : samedi 15 mars
Brienne : vendredi 21 mars
Romilly S/Seine : samedi 22 mars
Bar S/Seine : samedi 22 mars

Humeurs

L’idéologie ....
La fin des idéologies est partout claironnée, entendez par là, pour les partisans du capitalisme, la fin du communisme. Car, pour ne prendre qu’un exemple, les idéologies religieuses se portent à merveille, merci pour elles.
Parfois le «libéralisme» qui semble aujourd’hui triompher, se présente, non comme une idéologie, mais comme un bon gros système de marché, innocent et naturel, orienté bien sûr vers la seule satisfaction des besoins de tous, et raflant en passant un peu de profit, mais faut bien que tout le monde vive.
Le libéralisme bien sûr, secrète aussi son idéologie. Il est né de la Révolution Française , époque où la bourgeoisie exigeait l’égalité citoyenne en même temps que la liberté de fabriquer et de vendre ( «laisser faire et laisser passer»). Cette exigence fort pertinente brisa l’oeuf féodal et le trône royal en mille morceaux. La République, elle, put éclore et déployer ses ailes.
Depuis, le libéralisme a perverti le mot liberté et tenté d’exploiter pour son seul profit toutes les ressources de la planète, l’eau, l’air, l’info, l’image, la pensée en sus. Tout fait ventre. Tout fait or.
Le libéralisme a meilleure mine dit-on, sous sa forme républicaine, mais il s’accommode aussi bien des dictatures. Bush qui est un grand démocrate devant l’univers a aperçu un dictateur en Irak, ce pourquoi, il a chaussé les rangers. Le libéral en lui a également senti du pétrole et le moyen de contrôler les bonnes petites affaires du monde. Tout fait or brun. .

(1) ensemble des idées propres à une société.


Malicette

.
Bar-sur Seine
150 personnes à la choucroute organisée par les communistes

Cette année encore, le repas choucroute organisé par la section du PCF du Barséquanais aura connu un succès important.
150 convives se sont retrouvés autour des tables dressées par les militantes et les militants, alors que dans les cuisines notre ami Jean-Claude jonglait avec les gamelles. Et comme les autres années, tout était parfait. La choucroute bien sûr, le service et l’ambiance.
A nouveau, chapeau aux camarades qui en ont fait une soirée conviviale réussie. D’ailleurs, pour celui qui a l’habitude d’y participer, il retrouve d’année en année les mêmes têtes. La preuve qu’on y est bien. Mais comme c’est aussi l’habitude convivialité et détente n’empêchent pas d’aborder des préoccupations extrêmement sérieuses liées à l’actualité directe du moment. Et comme devait le souligner Joë Triché à qui il revenait de dire quelques mots au nom de la direction départementale du PCF «La première d’entre elles c’est bien celle du danger de guerre en Irak. Une guerre qui aurait des conséquences incalculables pour cette région et le peuple Irakien qui subit depuis dix ans l’embargo. Danger aussi pour l’ensemble de la planète car si elle devait avoir lieu, les tensions et le terrorisme s’en trouveraient renforcés».
En s’en félicitant, le Conseiller général comuniste notait que «la volonté de domination du capitalisme américain représenté par Bush se heurtait à une très très forte opposition des opinions publiques de part le monde. Les manifestations du 15 février en furent l’illustration. A Troyes, le PCF en proposant à d’autres, l’organisation d’une telle initiative a permis à 3.000 personnes de manifester contre cette guerre». Mais comme Bush continue de menacer et de la préparer, il est indispensable de se mobiliser d’avantage encore.
Difficile de ne pas évoquer également la politique du gouvernement Raffarin avec ses conséquences pour les gens. «Une politique que vous subissez de plein fouet et qui reçoit le soutien sans faille des parlementaires aubois
Baroin, Mathis, Micaux, Gaillard et Adnot. Servir les intérêts égoïstes du Médef telle est leur mission. Pour eux, toute activité humaine doit être convertie en profits. Les jeunes, les retraités, les salariés, personne

n’y échappent. Par exemple, le plus grand plan de casse de l’emploi est l’oeuvre de Raffarin avec la suppression des emplois jeunes. Sa politique, c’est aussi faire les poches des personnes âgées avec la réforme de l’APA et la suppression de tout ce qui protégeait un peu les salariés contre les licenciements. Le Médef demandait de pouvoir licencier à tout va, le gouvernement détruit tout ce qui pouvait l’en empêcher. Dans le même temps, il fait un cadeau de 500 millions d’euros à ceux qui paient l’impôt sur la fortune» devait insister Joë Triché en appelant à se mobiliser contre cette politique de droite dont le seul objectif est de servir les intérêts du capitalisme mondialisé.
La démocratie et le pluralisme sont aussi attaqués par Raffarin qui a imposé, sans débat ni vote à l’Assemblée nationale, en utilisant le fameux 49,3 la réforme du scrutin électoral pour les régionales et les européennes. Face à cette société du fric pour le fric qui écrase tout sur son passage, les communistes veulent travailler avec d’autres à la construction d’une société ou l’épanouissement des individus en sera le coeur et le moteur. «Nous communistes, nous militons pour une société de coopération, de partage et de mise en commun des richesses, des savoirs, des avancées technologiques et scientifiques pour le bien de l’ensemble de l’humaanité. Et le moyen pour y parvenir, c’est selon nous un développement sans précédent de la démocratie et une conquête de droits et de pouvoirs nouveaux pour les individus. Tel est le sens que nous voulons donner au communisme du 21 ème siècle» devait affirmer Joë Triché en incitant les participants à y réfléchir et à rejoindre les communistes afin d’être plus nombreux pour mener ce combat d’avenir. Après un bon moment passé ensemble à une heure tardive, il a fallu à nouveau retrousser les manches pour laisser place nette et nettoyer la vaisselle. Mais ce qui restera avant tout, c’est d’avoir une nouvelle fois réussi dans un moment politique pas facile, en pensant déjà à celle de l’année prochaine.


Joë Triché

Après la mutinerie de Clairvaux
La CGT s’exprime et préconise des solutions.

Le centre de détention pénitencière de Clarvaux a été le théatre d’une nouvelle mutinerie il y a quelques semaines et sans l’esprit de responsabilité et le professionnalisme des surveillants sur place au moment des faits, les choses auraient pu être bien plus graves.
En effet, en dehors de dégâts matériels certes très importants, cette mutinerie n’a fait heureusement aucune victime. C’est ce qu’a rappelé d’entrée de jeu Joseph Seghetto, responsable CGT de la Centrale de Clairvaux et secrétaire général adjoint au niveau régional de ce syndicat, au cours d’une conférence de presse tenue le 27 février dans les locaux de la Bourse du travail de Troyes. Pour l’occasion, il était entouré de François Hulot, secrétaire national de la CGT pénitentière, de Fabrice Orthwein, secrétaire de l’UD CGT et de Claude Beau.
Malheureusement, ces évènements dramatiques qui se sont déroulés les 18 et 19 février à Clairvaux et qui ont impliqué une cinquantaine de détenus, surviennent après d’autres, dans d’autres prisons françaises. Il est ainsi constaté par les surveillants et les syndicalistes une forte tension dans les différents établissements, maisons d’arrêt et centrales qui n’est sans doute pas étrangère aux conditions d’hébergement. Actuellement, notre pays compte 50.310 détenus pour 47.000 places et les récentes prospectives envisagent 52.000 détenus pour l’été.
Pourquoi y a t-il eu cette mutinerie à Clairvaux ?
A cette interrogation, il y a plusieurs réponses devait indiquer Joseph Seghetto. «Tout d’abord le manque d’écoute de la direction à l’égard du Personnel et des syndicats. Les doléances qu’ils présentent ne sont jamais prises en compte». Et à cela, s’ajoute bien évidemment le manque de personnel à tous les échelons.
«Cela fait des années que nous alertons notre direction et les autorités sur cette situation. Mais la prison est un tout. Nous estimons que le personnel socio-éducatif a un rôle très important à jouer. Or, il y a aussi pénurie dans ce secteur ; pas de directeur pour organiser les activités, pas de secrétaire, ce qui conduit les conseillers

d’insertion et de probation à consacrer 20% de leur temps de travail à du secrétariat.
D’autre part, il y a de plus en plus de détenus qui relèvent du domaine psychiatrique, ce qui augmente les tensions entre le personnel et la population pénale et aussi entre les détenus» devait encore souligner Joseph Seghetto.
Ayant conscience d’avoir frôlé une véritable catastrophe avec le personnel médical, service qui a subi des dégâts extrêmement importants, la CGT de Clairvaux réclame qu’avant la réouverture du bâtiment incendié, soient mis en place des systèmes de sécurité pour les agents pénitentièrs et qu’une révision de la protection du personnel médical soit rapidement décidée et concrétisée.
Une question de moyens et de mission des personnels
François Hulot devait quant à lui, revenir sur la gestion des longues peines et la mission des surveillants. «Les peines sont de plus en plus lourdes mais tout n’est pas prévu pour les gérer, ce qui conduit la prison à fabriquer de la récidive» devait-il souligner. Or, chacun doit savoir que tout détenu est appelé à retrouver la liberté. Dans quelle situation sera t-il au moment de sa libération ? Comme il est arrivé, voir pire, ou sera t-il un individu pouvant se réinsérer dans la société ? C’est une vraie question pour le secrétaire général de la CGT pénitentiaire qui pose tout le problème de comment est utilisé le temps passé en incarcération pour y purger sa peine. «Cela ne doit pas être l’école du vice mais un temps où les individus doivent pouvoir se reconstruire pour ne pas commettre de nouveaux délits Cela suppose de ne pas s’en tenir qu’à une politique sécuritaire à court terme, mais de donner de réels moyens en personnels dans les différentes disciplines et que celui-ci soit correctement formé pour assurer cette mission dans un cadre pluridisciplinaire» insista-t-il.


Joë Triché

La Section de Troyes
tiendra sa conférence le samedi 15 mars
22 ter avenue Anatole France
Déroulement des travaux :

9h - Accueil des participants autour d’un petit déjeuner
9h30 - Début des travaux , débat pour le 32ème congrès
13h - Déjeuner sur place
14h30 - Reprise de la discussion
17h30 - Point financier
18h - Election de la direction
18h30 - Apéritif convivial et ouvert aux familles
Mars : des initiatives multiples

Mercredi 5 mars :
Conférence de presse des élues et responsables communistes parmi lesquelles Marie-Françoise Pautras, Anna Zajac, Chantal Gervais, Ginette Triché, Josette Dollat, Angélique Cheikh.
Samedi 8 mars de 15 à 17 h :
Goûter Tam-Tam sur le forum de l’Hôtel de ville de Troyes
Pour l’égalité et la paix , organisé par le collectif des auboises et des aubois en faveur des droits des femmes.
Dimanche 9 mars dès 11 h 30 : Maison de Quartier des Marots :
11h30 - Débat après projection d’une vidéo
12h30 - Buffet du monde (plats des différents pays - à petits prix)
15h00 - Animations culturelles : chants, danses Hip Hop (association 3 concept), animations théâtrales, collectif des auboises et des aubois en faveur des droits des femmes

8 Mars,
Journée internationale des femmes.

Elues et responsables communistes répondent à l’insultante question du Préfet de l’Aube «Mais qu’est-ce qu’elles veulent encore?».
On a peine à y croire, mais le fax est là qui le précise. Le fil rouge proposé par le Préfet de l’Aube est (sic) «après la légalisation de l’IVG, le libre accès à la contraception, à l’heure où les filles réussissent mieux dans les études que les garçons, où les femmes grâce à la loi sur la parité semblent promises aux plus hautes sphères politiques» «Mais qu’est ce qu’elles veulent encore ?»
On pourrait sourire de la question, croire qu’un Préfet puisse faire de l’humour... Mais dans ce département de l’Aube où des centaines de nouvelles femmes sont actuellement sur le point de perdre leur emploi, rejoignant les près de 20.000 travailleuses du textile disparues, où 10.242 femmes sont au chômage, où les salaires - et tout particulièrement féminins - sont les plus bas de France

- dans ce département, mal classé pour l’instruction donnée à ces jeunes, où les nouveaux diplomés sont obligés de partir faute d’emplois qualifiés
- dans ce département où les insuffisances en matière de santé sont si criardes (urgences, planning familial, maison de retraite, etc),
- dans ce département où la parité est si mal respectée (0 députée, 0 suppléante, 1 femme au Conseil régional sur 33, 3 au Conseil général, 0 maire parmi les villes de 10.000 habitants...)
- dans ce département, l’un des derniers en France pour le «bien être», selon les enquêtes,
comment un Préfet peut-il poser une si insultante question ?
C’est pour lui répondre qu’élues et responsables communistes de l’Aube ont organisé mercredi une conférence de presse dont nous rendrons compte la semaine prochaine